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Après la Chine, c’est au tour de la Corée du Sud d’annoncer l’extension de sa zone de défense aérienne en mer de Chine. Ces deux zones empiètent désormais l’une sur l’autre. L’annonce de l’expansion de la zone chinoise avait suscité le mécontentement de la Corée du Sud, du Japon et de leur traditionnel allié, les Etats-Unis. Cette annonce par Séoul ravive les tensions dans cette région déjà très disputée, même si, cette zone sud-coréenne n’implique pas de restrictions pour les vols commerciaux, contrairement à la zone chinoise.
6731537-la-coree-du-sud-etend-sa-zone-de-defense-aerienneL’archipel Diaoyu-Senkaku, revendiqué à la fois par Pékin et Tokyo, en mer de Chine orientale. La Corée du Sud a annoncé dimanche l’extension de sa zone de défense aérienne qui désormais empiète sur une zone récemment imposée par la Chine à l’origine de tensions en Asie et avec les Etats-Unis.
La zone sud-coréenne de défense, contrairement à la zone chinoise, n’implique pas de restrictions pour les vols commerciaux, précise dans un communiqué le ministère de la Défense sud-coréen. Le porte-parole du ministère affirme également avoir pleinement expliqué la décision de l’extension de la zone aux pays concernés, en l’occurrence la Chine et le Japon.
Seul souci, et de taille, cette expansion de la zone sud-coréenne inclut désormais dans son périmètre deux îles situées au sud de la Corée du Sud ainsi qu’un rocher revendiqué par Pékin, mais contrôlé par Séoul.
Créée à l’origine en 1951 pendant la guerre de Corée, la zone de défense aérienne sud-coréenne, désormais élargie, va également chevaucher celle du Japon. Pour l’instant, ni Pékin ni Tokyo n’ont réagi.
La Corée du Sud a annoncé dimanche l’extension de sa zone de défense aérienne qui désormais empiète sur une zone récemment imposée par la Chine à l’origine de tensions en Asie et avec les Etats-Unis.
La zone aérienne d’identification et de défense instaurée le 23 novembre par Pékin en mer de Chine orientale, au-dessus de l’archipel Diaoyu-Senkaku, revendiqué à la fois par Pékin et Tokyo, a suscité le mécontentement des Etats-Unis et de ses alliés japonais et sud-coréen. Washington a clairement fait savoir qu’il ne reconnaissait pas cette zone. Le porte-parole de la Maison blanche, Jay Carney, a qualifié sa création de mesure dangereuse et provocatrice.
En annonçant l’expansion de sa propre zone, qui recouvre désormais deux îles situées au sud de la Corée du Sud ainsi qu’un rocher immergé revendiqués par Pékin, Séoul a estimé que cette décision ne portait pas atteinte à la souveraineté des pays voisins. « Nous pensons que cela n’aura pas de conséquences significatives sur nos relations avec la Chine et avec le Japon alors que nous essayons de travailler pour la paix et la coopération en Asie du Nord-Est », a déclaré le chef de la politique du ministère de la Défense, Jang Hyuk, lors d’un point de presse.
Le ministère affirme avoir pleinement expliqué sa décision aux pays concernés.
« Dans l’ensemble, ils sont d’accord pour dire que cette décision est conforme aux règles internationales et n’est pas une mesure excessive », a ajouté Jang Hyuk.
La priorité du ministère de la Défense, a-t-il ajouté, est de travailler avec les pays voisins pour éviter une confrontation militaire.
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La Corée du Sud avait estimé la décision chinoise du 23 novembre inacceptable parce que la zone chinoise comprend un rocher maritime du nom de Ieodo, contrôlé par Séoul et sur lequel une station de recherche a été aménagée. La Chine revendique aussi ce rocher submergé.
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La réaction de la Corée du Sud a toutefois été plus mesurée que celles de Tokyo et de Washington. La Chine est le principal partenaire commercial de la Corée du Sud.
La zone de défense aérienne de la Corée du Sud a été créée à l’origine par l’armée de l’air américaine en 1951 lors de la Guerre de Corée. L’extension de la zone ne comportera pas de restriction aux vols commerciaux, précise le ministère de la Défense dans un communiqué. La décision est applicable à partir du 15 décembre. L’extension va également se traduire par un chevauchement avec la zone aérienne de défense japonaise, a déclaré Jang Hyuk. La Chine n’a pas réagi dans l’immédiat. Vendredi, alors qu’il est apparaissait que la Corée du Sud étudiait la question en matière de zone de défense, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, avait déclaré : « La Chine souhaite maintenir ses communications avec la Corée du Sud sur la base de l’égalité et d’un respect mutuel. » Selon la réglementation chinoise, tous les aéronefs doivent communiquer leurs plans de vol aux autorités chinoises, garder le contact radio et répondre rapidement aux demandes d’identification.
Les appareils militaires américains, japonais et sud-coréens sont toutefois entrés dans la zone sans en informer Pékin depuis que sa création a été annoncée.
Les avions civils sud-coréens et japonais ont également reçu le conseil de leurs gouvernements de ne pas appliquer les règles.

Un téléphone rouge pour la mer de Chine

Vendredi dernier, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères avait déclaré que son pays «souhaitait maintenir ses communications avec la Corée du Sud sur la base de l’égalité et d’un respect mutuel». Mais la décision de Séoul de monter d’un cran dans la dispute que se livre la Chine, le Japon et la Corée du sud ne risque pas d’apaiser les tensions, bien au contraire.
L’idée émise samedi 7 décembre par Washington de mettre en place un téléphone rouge entre ces trois puissances afin de gérer les conflits diplomatiques semble, à l’heure actuelle, la seule solution pour tenter de mettre un terme aux tensions en mer de Chine.

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jrePourquoi l’EPR de Taishan démarrera avant ceux de Flamanville et de Finlande
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Lancé plus de trois ans après l’EPR finlandais, un an après celui de Flamanville, l’EPR en construction en Chine devrait être le premier au monde à démarrer, fin 2013. La cuve de son réacteur a été mise en place ce mardi.

Les derniers seront décidemment les premiers. L’outsider chinois va finalement coiffer sur le poteau les deux autres EPR en construction, dont les chantiers ont pourtant démarré bien avant lui. Construit en Chine par l’électricien local CGNPC et son associé EDF, l’EPR Taishan 1 a franchi une étape décisive aujourd’hui avec la mise en place de sa cuve dans le bâtiment réacteur.
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lancé fin 2008, un an après le coulage du premier béton de l’EPR de Flamanville, trois et demi après celui de Finlande, le réacteur de Taishan devrait être mis en service fin 2013. La connexion au réseau du second réacteur EPR de Taishan, qui sort de terre à côté, est elle, prévue en 2014. Des chantiers qui auront duré cinq ans.

Flamanville plus laborieux encore que OL3

De quoi faire blêmir de jalousie les équipes d’EDF qui ont débuté la construction de Flamanville fin 2007. Le chantier normand, qui subit déboires sur avanies, accuse un retard de quatre ans … après quatre ans et demi de travaux. Son démarrage, initialement prévu en 2012, est désormais repoussé à 2016. Ultime vexation pour EDF, ce serait alors le plus long chantier (entre 8 et 9 ans), encore plus long que l’EPR OL3 que construit Areva en Finlande depuis mi-2007. Le premier béton d’OL3 a eu lieu mi-2005 et sa mise en service est aujourd’hui prévue en 2014. Ce qui ferait 9 ans de construction. Bilan : les factures finlandaise et normande ont doublé, passant de 3 à 6 milliards d’euros. A Taishan, Anne Lauvergeon assurait fin 2010 que le budget de 3 milliards d’euros seraient tenus. EDF, détenteur de 30 % du projet aux côtés de CGNPC, ne commente pas pour l’heure.
mpoAreva, fournisseur de l’EPR, est très à l’aise avec ces différences de délais. Mettant en avant les retours d’expériences de Finlande et de Normandie, il évalue à 40 % le gain de temps global entre OL3, qui a essuyé les plâtres d’une tête de série, et Taishan. Avec une diminution de 60 % du nombre d’heures d’ingénierie sur le périmètre de la seule chaudière nucléaire, 50 % de temps de construction en moins (du premier béton à la pose du dôme qui a eu lieu en octobre 2011 à Taishan, tandis qu’elle est prévue en 2013 à Flamanville). Quant au délai moyen d’approvisionnement, Areva l’estime réduit de 65 % entre les chantiers finlandais et chinois, grâce à une meilleure fiabilité du planning de fournitures. « 50 % des équipes de Taishan ont participé aux projets OL3 ou de Flamanville », précise le constructeur.

Amplitudes horaires et primes chinoises
Le retour d’expérience n’explique pas tout. Taishan bénéficie de l’abondance d’une main d’?uvre qualifiée, qui travaille plus longtemps. Fin 2010, 9.000 ouvriers étaient présents à Taishan, le double des effectifs de Flamanville. Avec un son très vaste programme nucléaire lancé depuis cinq ans et 26 réacteurs en chantier dans le pays, la Chine dispose d’une main d’?uvre très compétente. Des amplitudes horaires élargies, sept jours sur sept, avec deux jours de repos par mois, augmentent sa productivité.

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En outre, les procédures administratives liées à la sûreté semblent moins longues en Chine qu’en France et surtout qu’en Finlande, où elles se sont révélées particulièrement lourdes. Enfin, la gestion des projets est différente. La bonne tenue des délais est encouragée, en Chine, par des primes, qui peuvent aller jusqu’à doubler la rémunération du personnel. Sans oublier le célèbre savoir-faire chinois en matière de génie civil, qui a évité à Taishan les nombreux déboires de Bouygues en Finlande et en Normandie. A noter : Areva se contente à Flamanville de fournir la chaudière nucléaire alors qu’en Chine, il livre un ensemble plus vaste : les îlots nucléaires. En Finlande, le constructeur français a joué un rôle inédit pour lui en se chargeant de toute la construction « clé en mains » à l’instar de ce que fait EDF à Flamanville.
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