Le communiqué du ministère de la Défense précisant les circonstances de la mort des deux soldats tués lundi soir à Bangui est tombé : « Hier soir, peu avant minuit, une section de la force Sangaris a été prise à partie à très courte distance par des individus munis d’armes légères d’infanterie, au cours d’une patrouille menée à Bangui. Les militaires français ont immédiatement riposté. Durant l’échange de tirs, deux militaires français ont été grièvement blessés. Ils ont immédiatement été pris en charge par leurs camarades avant d’être évacués vers l’antenne chirurgicale avancée sur l’aéroport de M’Poko, où ils sont décédés des suites de leurs blessures. »soldat-mort-bangui-centrafrique

Le première classe Antoine Quinio avait 22 ans. Il s’était engagé il y a deux ans et avait déjà participé à trois « engagements extérieurs », en Centrafrique et au Gabon. Même profil pour Nicolas Vokaer, 23 ans. Tous deux appartenaient au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Castres (Tarn). « Jeunes soldats aguerris et titulaires de récompenses militaires, [ils] ont toujours fait preuve de professionnalisme et de sang-froid dans la réalisation de leurs missions », souligne le ministère de la Défense.
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« Un hommage national sera prochainement rendu à nos deux militaires, morts pour la France« , précise également le communiqué, qui se conclut sur le rappel de la mission des quelque 1 600 hommes déployés depuis deux jours à Bangui : « Rétablir une sécurité minimale en Centrafrique afin d’enrayer la spirale d’exactions et la dérive confessionnelle et permettre le retour des humanitaires et des structures étatiques de base. » Comme le martèle l’exécutif depuis le début de l’opération, les forces françaises n’ont pas vocation à s’éterniser : elles doivent favoriser « la montée en puissance de la Misca », la force panafricaine qui doit prendre le relais pour sécuriser le pays et faciliter « la transition politique ».

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Bagarre lors de la distribution de  la tonne de nourriture livrée par le Programme alimentaire mondial à la demande de MSF, à Bangui, le 13 décembre 2013.

Bagarre lors de la distribution de la tonne de nourriture livrée par le Programme alimentaire mondial à la demande de MSF, à Bangui, en décembre 2013.

L’organisation humanitaire  » Medecins sans frontière » publie un bulletin détaillé de ses interventions à Bangui et dans le reste du pays.

Carte de Centrafrique avec Bangui, Bossangoa, Batangafo

CENTRAFRIQUE, DÉCEMBRE 2013

«La société qui fabrique les bouteilles d’oxygène a été pillée»
Sur décision de Bangui, toutes les frontières du pays ont été fermées ce jeudi. A part quelques incidents et tensions dans certains quartiers, la situation est relativement calme. Quasiment aucun service de transport public ne circule. Nous restons sur nos gardes.

Hôpital communautaire : aujourd’hui, nous avons reçu 13 patients dont beaucoup venaient du quartier Gobongo. La plupart présentaient des blessures (par balle) datant d’il y a plusieurs jours. 2 ont été blessés par arme blanche plus récemment. 16 opérations chirurgicales ont été menées : abdomens, fractures ouvertes, débridements, changements de pansements… Au total, nous avons pris en charge 343 blessés depuis le 5 décembre. Plus de la moitié sont arrivés au cours des 2 premiers jours de la crise. Nous avons actuellement 100 personnes hospitalisées dont 84 sous tentes. 24 sont en attente d’une première intervention chirurgicale. Nous allons commencer les opérations pour les patients ayant besoin d’une deuxième intervention. Le chirurgien et l’infirmier anesthésiste supplémentaires sont arrivés. Aux blocs : il faut que l’on termine les travaux d’électricité et qu’on améliore l’approvisionnement en eau. Il faut  dératiser. Les 3 citernes sont pleines. Toutes les tentes sont désormais équipées d’électricité et de ventilateurs. 4 douches ont été ajoutées.
Fred et Alex
Les travaux sanitaires sont terminés. Des couvertures ont été distribuées aux patients. Une partie des médicaments est arrivée, les injectables et ceux devant rester au froid. A cause de l’insécurité, nous ne pouvons toujours pas de rester au-delà du couvre-feu de 18 heures.
Au niveau de l’hôpital, en dehors des services où MSF travaille, les urgences ont réouvert 24 heures sur 24. Le gynécologue est de retour. Par contre, l’hôpital est en rupture de stock d’oxygène. La société qui le fabrique a été pillée. A la maternité il faut payer 18 euros pour un accouchement et 91 euros pour une césarienne. De toutes façons, il n’y plus de matériel pour les césariennes. Il faut voir comment nous pouvons étendre nos activités à d’autres services.
Nous allons mener une évaluation dans le quartier PK 5 de Bangui (nombre de déplacés, leur vulnérabilité, état du centre de santé qui serait à priori fermé). Nous en profiterons pour nous présenter à la population, expliquer qui nous sommes et ce que nous faisons.
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CENTRAFRIQUE, DÉCEMBRE 2013

«On voit encore des blessés qui n’ont pas été soignés depuis une semaine »

Hôpital communautaire : 16 blessés ont été reçus aujourd’hui. En majorité des cas graves. 9 ont été hospitalisés. 15 opérations chirurgicales : laparotomie, débridement de fractures ouvertes, 2 poses de drain thoracique, prise en charge de 2 plaies étendues… Nous avons malheureusement eu un décès en soins post-opératoires. Au total, 330 blessés ont été pris en charge depuis le 5 décembre. Actuellement nous avons 97 personnes hospitalisées, dont 80 sous tentes. 60 patients sont passés au bloc opératoire, 37 sont encore en attente d’une intervention chirurgicale.

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Nous avons maintenant dans l’hôpital neuf tentes, avec une capacité de près de 100 lits. Des ventilateurs ont été préparés pour les tentes supplémentaires qu’on a installées mais il en faut plus car il fait assez chaud dans les tentes, malgré le filet à ombre. Pour le brancardage, cela va beaucoup mieux, on a plus de personnel. En hospitalisation, le problème est que la plage du temps de surveillance est trop courte. Le personnel arrive vers 8-9h et part vers 16-17h. On va les chercher et on les raccompagne chez eux. Ce sont nos règles de sécurité car pas de taxis, pas de motos dans les rues. On a reçu 1,1 tonne de nourriture (huile, farine, haricots, sel) du PAM (Programme alimentaire mondial) suite à notre demande. Avant, on avait reçu 330 kg de haricots, 300 litres d’huile et 30 kg de sel du CICR (Comité International de la Croix-Rouge).
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Maternité Castor : Nous voyons encore des blessés qui n’ont pas été soignés depuis une semaine. Aujourd’hui, nous avons reçu 30 blessés et 10 femmes enceintes.

Camp de déplacés de l’aéroport : Un recensement fait dans le camp les 8 et 9 décembre donne un chiffre de 32 000 personnes déplacées. Mais cette liste n’est pas complète, il y a encore quelques milliers de personnes à recenser dans le camp. Nos équipes ont donné au total 876 consultations depuis le 7 décembre. Nous continuons le transfert des blessés et des cas médicaux et chirurgicaux urgents vers la maternité Castor, l’hôpital communautaire ou une structure pédiatrique de Bangui soutenue par l’ONG Emergency.

Camp de déplacés du monastère de Boy-Rabe : Nous avons donné les médicaments et le matériel médical nécessaire pour les soins. L’équipe médicale d’expatriés est sur place depuis aujourd’hui pour assurer les soins médicaux, comme à l’aéroport, pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.

Camp de déplacés de Don Bosco : nous avons toujours une petite équipe qui donne plus de 70 consultations par jour essentiellement à des enfants souffrant de paludisme.

Village SOS de Ouango : Après la visite de ce centre de déplacés, nous avons donné des médicaments à la clinique SOS pour la prise en charge des cas de paludisme, des infections respiratoires et des diarrhées, le traitement des infections et les pansements.

Tessy Fautsch, MSF nurse is treating displaced families in the airport where MSF has set up a clinic. MSF provided more than 200 consultations per day mainly traumas and malaria cases

Tessy Fautsch, infirmière, dans le camp de l’aéroport

CENTRAFRIQUE,  DÉCEMBRE 2013

Une journée difficile dans la capitale : accrochages, échanges de tirs, violences et pillages toute la journée dans différents quartiers.

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Hôpital communautaire :
35 blessés ont été reçus aujourd’hui. En majorité des cas graves. 24 ont été hospitalisés. 21 opérations chirurgicales : laparotomies, débridement de fractures ouvertes, blessures par balle, luxations, prise en charge de plaies sévères… Nous avons malheureusement eu 3 décès en salle de réveil. Au total, 314 blessés ont été pris en charge depuis le 5 décembre. Actuellement nous avons 91 personnes hospitalisées, dont 66 sous tentes. 66 patients sont passés au bloc opératoire, 25 sont en attente d’une intervention chirurgicale. Nous avons installé deux tentes supplémentaires, une de 84 m² et une de 30 m². Peut-être en monter un ou deux de plus ? Nous avons aussi mis en place un petit groupe électrogène pour alimenter le bloc opératoire en cas de coupure d’électricité et avons pu récupérer des lits pour les patients sous traction (traitement de réduction des fractures). Il faut trouver une solution pour l’élimination des déchets coupants. Nous manquons de brancardiers.

Maternité Castor : aujourd’hui, nous avons pris en charge 37 blessés.

Centre de déplacés de l’aéroport :  Plus de 20 000 personnes déplacées s’y trouvent. Nos équipes dispensent plus de 200 consultations par jour (essentiellement des cas de traumatismes corporels et de paludisme) pour les enfants âgés de moins de 5 ans et les femmes enceintes. Nous continuons le transfert des blessés et des cas médicaux et chirurgicaux urgents vers la maternité Castor, l’hôpital communautaire ou une structure pédiatrique de Bangui soutenue par l’ONG Emergency.

Centre de déplacés du monastère de Boy-Rabe : nous commençons à mettre en place sur ce site, où se trouvent 15 000 personnes, le même type d’activités que celles de l’aéroport.

A Bossangoa : MSF continue ses activités médicales, dont des opérations chirurgicales pour les blessés qui arrivent à l’hôpital, ainsi que la prise en charge des cas de paludisme sur les sites de déplacés. Nous poursuivons également notre assistance logistique pour les 37 000 personnes déplacées et regroupées autour de la mission catholique et à l’école Liberté (approvisionnement en eau, y compris potable, installation de latrines, distribution de kits d’hygiène). Depuis le week-end dernier, des milliers de déplacés supplémentaires sont arrivés à l’école Liberté.

A Batangafo : les équipes mobiles ont du mal à traverser une rivière pour porter assistance aux personnes déplacées cachées en brousse.

 Violent armed clashes took place in Bangui. In a few hours, MSF teams have joined the Community Hospital to cope with the influx of wounded. Our medical teams are workingnow in emergency departments, surgical andhospitalization. Most people have supported injury by firearms or knives (machetes and knives). A second operating theater was opened, and several tents to receive the wounded and increase hospital capacity.

Service d’hospitalisation de l’hôpital Communautaire de Bangui

BANGUI, DÉCEMBRE 2013

Hôpital communautaire : aujourd’hui, nous avons reçu 19 patients. Parmi eux : de nouveaux blessés par balle ou arme blanche (couteau, machette). 13 ont été hospitalisés et 6 ont été vus en consultation externe. Quatre présentaient des éviscérations. 14 interventions chirurgicales ont été menées : 2 laparotomies, 1 traitement de plaie compliquée (parage), 2 débridements sans fracture, 8 fractures ouvertes, 1 drain thoracique posé. Au total, depuis le 5 décembre au matin, début des affrontements à Bangui, 279 blessés ont été pris en charge.
Actuellement 97 personnes sont hospitalisées (46 en pré-op et 51 en post-op) dont 57 sous les 6 tentes de 45 m² opérationnelles (60 lits) et dotées d’électricité. Deux autres tentes dont une de 85 m² sont en cours d’installation, ce qui portera la capacité d’hospitalisation supplémentaire, hors bâtiments en dur, à 100 lits. 0 décès aujourd’hui.
Un deuxième bloc opératoire a été équipé pour que le chirurgien supplémentaire puisse travailler dès son arrivée. Il y a eu une coupure d’électricité qui a duré une minute, le groupe électrogène a bien pris le relais. Coupure d’eau aussi au niveau des lavabos du bloc : il faudra installer une citerne supplémentaire. Nécessité de lits pour les personnes sous traction (traitement de réduction des fractures). La maternité est vide, on pourrait y récupérer des lits ? A voir avec la direction de l’hôpital. Six latrines ont fini d’être construites. Au total, 8 latrines sont opérationnelles. Deux repas ont pu être servis aujourd’hui à tous les patients de l’hôpital.
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Dans les centres de déplacés de l’aéroport et Don Bosco : soins médicaux pour les enfants âgés de moins de 5 ans et pour les femmes enceintes. Transferts de blessés et des cas médicaux et chirurgicaux d’urgence vers la maternité Castor, l’hôpital communautaire ou le complexe pédiatrique de Bangui soutenu par l’ONG Emergency. Apprivoisement en eau et mise en place de latrines à Don Bosco.

Maternité Castor : environ 30 lits d’hospitalisation pour la prise en charge des blessés légers et des femmes enceintes. Possibilité d’y proposer des soins post-opératoires et de la chirurgie ambulatoire. Problème : cette structure de santé est très enclavée et située dans un quartier tendu depuis deux mois. Nous avons passé un spot sur les radios locales pour dire qu’on y travaille et inviter les patients à s’y rendre. A la demande du complexe pédiatrique de Bangui, nous avons fait une donation de traitements antipaludéens. Nous limitons nos mouvements, plusieurs zones de la ville sont «chaudes». Tous les axes ne sont pas empruntables tout le temps du fait des opérations militaires.

Le 5  décembre  2013, à Bangui, des équipes MSF prennent en charge des blessés par arme à feu ou arme blanche (machettes et couteaux).

Le 5  décembre 2013, à Bangui, MSF prend en charge des blessés par arme à feu ou arme blanche.

BANGUI, DÉCEMBRE 2013

«Un second bloc opératoire a été ouvert»

Hôpital communautaire : Dans les heures qui ont suivi le début des combats, des équipes MSF ont rejoint l’hôpital Communautaire afin de faire face à l’afflux de blessés. 16 personnels médicaux travaillent dans les services des urgences, de chirurgie et d’hospitalisation. Environ 260 blessés ont été pris en charge depuis le 5  décembre. La plupart présentent des blessures par arme à feu ou arme blanche (machettes et couteaux).
Un peu plus de 100 personnes sont actuellement hospitalisées. Plus de 60 opérations chirurgicales ont été menées. Une équipe chirurgicale supplémentaire viendra prochainement soutenir les équipes MSF et du ministère de la Santé. Un second bloc opératoire a été ouvert, et 7 tentes installées afin de recevoir les blessés et augmenter la capacité d’hospitalisation. Environ 200  morts ont été amenés à la morgue de l’hôpital par les équipes de la Croix-Rouge, du CICR et les familles.
Maternité Castor  : 27  lits hospitalisation pour la prise en charge des blessés légers (petite chirurgie) et des femmes enceintes.
Centre pour personnes déplacées de Don Bosco : MSF met en place un approvisionnement en eau et des latrines pour les 5000 à 6000 personnes déplacées regroupées sur la zone. Une donation de médicaments et de matériel médical a été faite à la clinique Saint-Luc, située dans le camp de déplacés de Boy-Rabe (15 000 personnes).

Un second bloc opératoire a été ouvert à Bangui, et plusieurs tentes installées afin de recevoir les blessés et augmenter la capacité d'hospitalisation.

Un second bloc opératoire a été ouvert à Bangui, et plusieurs tentes installées pour augmenter la capacité d’hospitalisation. 

BOSSANGOA, DÉCEMBRE 2013
000_Par7447218_mAu cours des violents affrontements de ces deux derniers jours qui ont fait 28  morts, les équipes MSF (dont 23 expatriés) ont travaillé non-stop afin de prendre en charge les besoins médicaux et porter assistance à plus de 37 000 personnes déplacées dans la zone. A l’hôpital de Bossangoa, 21 blessés par balle et 2 par machette ont été pris en charge; 16 blessés sévères ont été opérés et une soixantaine de patients ont été hospitalisés. Nos activités d’hygiène et de sanitation se poursuivent  : approvisionnement en eau et installation de latrines pour les 37000 personnes déplacées regroupées à l’Evêché et à l’école Liberté de la ville. Dans le même temps, MSF a initié une assistance à 2000 nouveaux déplacés répartis sur plusieurs autres sites. En coopération avec la Croix Rouge internationale, nos équipes ont ramassé les cadavres aux alentours de la ville.

carte bangui avec monastère MSF Centrafrique

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L’adhésion à l’opération Sangaris est soutenu par moins d’un Français sur deux selon un sondage.
Intervenir en Centrafrique «est l’honneur de la France et sa responsabilité. Parce que si nous n’étions pas là, qui aurait porté secours à des populations en détresse,
et qui aurait pu mener ce premier travail qui est de désarmer les belligérants?»,
 a demandé le président de la République, peu avant de décoller en hélicoptère de Kourou vers Mana, une agglomération côtière de 10.000 habitants à l’ouest de la Guyane.
«Notre intervention n’a pas vocation à durer mais elle est absolument nécessaire», a-t-il répété. «Je sais les interrogations qui existent en France que je comprends: Pourquoi aller aussi loin? Pourquoi engager des frais alors qu’il y a tant de besoins qui ne sont pas satisfaits en France, tant d’urgences?», poursuit-il.
«Pendant 30 ans, il y a eu un certain nombre d’opérations militaires françaises en Centrafrique», a-t-il rappelé: «C’était tantôt pour soutenir un dictateur, tantôt pour le renverser.
Aujourd’hui, c’est pour sauver des vies humaines, c’est toute la différence.»
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Le soutien des Français à l’intervention militaire en Centrafrique connaît un net recul. Moins de la moitié des personnes interrogées approuvent désormais l’opération
L’adhésion à l’opération Sangaris est ainsi passée de 51% à 44% en une semaine, un effritement qualifié de «particulièrement rapide» par l’institut.

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