Barack Hussein Obama ne peut plus cacher son jeu, tellement celui-ci est devenu énorme. Obama fait seulement semblant de combattre les sunnites de l’Etat islamique (EI), alors qu’il a les moyens de les anéantir. Obama se couche devant les mollahs chiites iraniens et veut un accord avec eux à n’importe quel prix. Auparavant, Obama a débuté – prématurément – le retrait des forces occidentales en Irak et en Iran.

Curieusement, les médias francophones classiques n’évoquent jamais le point de vue israélien sur la double question du nucléaire offensif et de l’arsenal balistique iranien. Ou alors, ils évoquent le point de vue israélien dans le seul but de le tourner en dérision, comme s’il s’agissait simplement de jouer aux cartes en buvant le thé.

A ce propos, le simple fait que quelqu’un s’intéresse au point de vue israélien transforme automatiquement ce quelqu’un en « valet d’Israël », en « propagandiste sioniste » et autres inepties du même genre. Ne parlons même pas de ceux qui, comme moi, défendent ouvertement Israël. Eux sont carrément des « suppôts d’un Etat terroriste », des « extrémistes », des « fanatiques », rien que ça… C’est ce que j’appelle le paradigme inversé dans le cadre d’une guerre asymétrique. Les médias francophones classiques font semblant d’ignorer ce qu’est réellement l’Etat d’Israël tout en s’acharnant contre lui sept jours sur sept.

S’acharner sur un Etat dont on feint de ne rien savoir, ne parler, à son sujet, que des conflits, comme si cet Etat était un conflit en lui-même, et, donc, un problème majeur pour l’avenir de la planète, tout cela est devenu « normal » parce que depuis les années 1970, le paradigme a été inversé, et parce que dans le cadre de ce paradigme inversé, on pousse le cynisme jusqu’à qu’à mettre le Hamas, le Fatah et Consorts dans le camps des victimes et l’Etat hébreu dans le camps des coupables, l’autre coupable étant – forcément et toujours – le peuple américain (et ses élus au Congrès). Mais venons-en à Israël et l’Iran.

Eliezer Sherman dans The Algemeiner, écrit notamment (extraits adaptés ; voir liens vers sources anglophone et francophone en bas de page) : Réagissant aux rapports iraniens dans les médias sociaux selon lesquels les derniers détails d’un accord final ont été conclus, Omri Ceren, de Israël Project, a déclaré que cela « signifie que les Américains se sont peut-être effondrés devant l’exigence de dernière minute de l’Iran pour une levée de l’embargo des Nations Unies sur les armes ». « Au lieu d’ajouter des restrictions sur le programme de missiles balistiques de l’Iran, l’accord reculera sur les restrictions existantes, en levant les sanctions nationales et en mettant fin à l’embargo de l’ONU qui limite spécifiquement ces armes », a déclaré Omri Ceren.

Les opposants aux négociations en cours entre l’administration Obama et l’Iran craignent que les Etats-Unis aient cédé à chacune des récentes déclarations de l’ayatollah Ali Khamenei concernant les « lignes rouges » de l’Iran pour un accord sur le nucléaire, tels que la lutte contre son programme de missile balistique intercontinental [ICBM]. Khamenei a même lancé un appel aux Gardiens de la Révolution iraniens en mai pour « produire en masse » ces armes, alors que l’accord-cadre de Lausanne annoncé en avril par les négociateurs iraniens et ceux des puissances mondiales ne comportait aucune référence au programme ICBM.

Le président du Comité américain des affaires étrangères de la Chambre des Représentants, Ed Royce (Républicain – Californie) soulignait que l’Iran a le plus grand programme de missiles balistiques du Moyen-Orient et il s’interrogeait sur le développement par l’Iran de ces missiles, qui sont utilisés principalement pour lancer des charges nucléaires, chimiques ou biologiques. De son côté, Michael Doran, chercheur au Hudson Institute et ancien responsable au Pentagone a averti le comité des affaires étrangères que l’accord nucléaire signifiait essentiellement que les Etats-Unis tenaient en main « la gestion de la montée en puissance de l’Iran » à travers le Moyen-Orient, étant donné que les actifs de ce pays ne seront bientôt plus gelés et pourront alimenter l’acquisition de matériel militaire.

Déjà – malgré les sanctions mises en place – l’Iran et les groupes qu’il soutient ont déstabilisé plusieurs pays de la région, tels que le Yémen, l’Irak et la Syrie. Les responsables de la Défense et les législateurs américains ont exprimé leur inquiétude que les conflits en Irak et en Syrie – où des groupes soutenus par l’Iran combattent l’État Islamique et d’autres groupes sunnites – puissent finalement déstabiliser la sécurité dans un pays relativement calme comme la Jordanie. « En bonus, les Iraniens vont obtenir des centaines de milliards de dollars pour acheter et construire leurs armes maintenant permises. Et dans le même temps, la montée en puissance aura lieu sous la protection de la communauté internationale », conclut Eliezer Sherman dans The Algemeiner (fin des extraits adaptés ; voir liens vers sources anglophone et francophone en bas de page).

De son côté, Ehud Eilam, sur israeldefense.co.il, présente un scénario dans lequel l’Israël Air Force, l’armée de l’air israélienne, attaque l’infrastructure nucléaire iranienne en utilisant des bombardiers B-52, la forteresse volante américaine et des bombes à pénétration anti-bunkers (extraits adaptés ; voir liens vers sources anglophone et francophone en bas de page) : l’Iran et les principales puissances se sont donnés jusqu’à lundi 13 juillet pour parvenir à un accord nucléaire, c’est leur troisième prolongation en moins de deux semaines (l’accord était prévu pour le 30 juin maximum). Si ces pourparlers s’achèvent sans accord concernant le programme nucléaire iranien, ou si l’Iran le viole à l’avenir et tente coûte que coûte de fabriquer une arme nucléaire, les Etats-Unis pourraient se résoudre à attaquer l’infrastructure nucléaire iranienne. Au cas où les Etats-Unis seraient réticents à tenir leurs engagements vis-à-vis de la région, Israël pourrait être autorisé, officiellement ou non, à accomplir cette mission.

L’Israël Air Force (IAF) s’est préparée et entraînée depuis plus d’une décennie à cette attaque contre le nucléaire offensif iranien. La force de frappe israélienne devrait se composer de divers types d’avions, pour le commandement, le contrôle, le ravitaillement en vol, et, essentiellement, des bombardiers de combat F 15-I et F-16-I. L’IAF dispose de bombes anti-bunkers, telles que les GBU-28, et l’IAF doit recevoir des bombes 700 BLU-109. Cependant ce genre de bombes ne devrait pas être en mesure de pénétrer les sites nucléaires offensifs de l’Iran les plus hautement protégés, tel que celui de Fordo. Pour cette mission, l’IAF a besoin de la bombe GBU-57A/B, dite Pénétrateur à Munitions Massives ou Massive Ordnance Penetrator (MOP). Le 3 avril 2015, le Pentagone a annoncé avoir amélioré ce type de bombes MOP, une information qui a été communiquée à Israël. Michaël Crowley a analysé les performances de cette bombe dans son article intitulé « Plan B pour l’Iran ».

En outre, les chasseurs-bombardiers d’Israël sont trop petits pour transporter ce type de bombes MOP. Les Etats-Unis pourraient livrer à son allié israélien les nouveaux bombardiers « forteresse-volante B-52 », capables de transporter plus de 32.000 kg d’armes. David Deptula et Michael Makovsky ont examiné comment ces bombes MOP et ces B-52 pourraient être livrés à Israël, dans leur article intitulé « Message à l’Iran : missiles anti-bunkers et B52 pour Israël ? » (Sending a bunker baster message to Iran ?). Les équipages aériens et terrestres israéliens doivent être envoyés dès maintenant aux Etats-Unis, afin d’étudier la façon de utiliser les bombes MOP et les bombardiers B-52. L’IAF ne possède pas de bombardiers lourds comme le nouveau B-52. La dernière fois que l’IAF a utilisé des systèmes d’armement de ce type, c’était dans les années 1955, lorsque l’IAF a utilisé une poignée de bombardiers B-17.

Depuis lors, l’IAF a fondé sa puissance aérienne sur des chasseurs-bombardiers, d’abord français et ensuite américains. En réalité, depuis la fin des années 1960, l’armée de l’air israélienne compte sur des systèmes d’armes américaines. Par conséquent, l’Air force israélienne dispose déjà d’une certaine expérience de l’arsenal américain, de ses procédures, etc., qui contribuera à ce que ses équipages assimilent aisément les paramètres propre au nouveau B-52. Le personnel aérien israélien apprendra les rudiments du B-52 aussi vite qu’il le peut. Il faudra créer une formation spéciale pour opérer de façon à ce que le personnel aérien israélien puisse revenir en Israël aussi vite que possible. Ce processus pourrait prendre environ un an, mais il est susceptible de s’achever bien plus tôt. Au début des années 1980, l’armée de l’air israélienne a reçu la livraison de ses premiers F-16 et les a presque immédiatement utilisés en situation de combat, pour détruire le réacteur nucléaire irakien à vocation militaire d’Osirak en juin 1981.

L’IAF peut reproduire ce même mode opératoire et lancer assez vite les nouveaux B-52 pour éradiquer les sites nucléaires militaires de l’Iran. L’armée de l’air israélienne attaquerait alors les bases principales du dispositif iranien de défense anti-aérienne iranienne, de façon à ouvrir la voie aux B-52. L’aviation israélienne détruirait les radars iraniens et/ou pourrait les brouiller à l’aide de techniques électroniques et de cyber-guerre, comme elle l’a fait le 6 septembre 2007 pour frapper le réacteur nucléaire syrien d’al Khibar, conclut Ehud Eilam sur israeldefense.co.il(fin des extraits adaptés ; voir liens vers sources anglophone et francophone en bas de page).

Sources : 

http://www.algemeiner.com/2015/07/09/watchdog-warns-iran-deal-is-smokescreen-for-international-iranian-weapons-program/ 

http://www.europe-israel.org/2015/07/un-groupe-dobservation-avertit-que-laccord-avec-liran-est-un-ecran-de-fumee-dissimulant-un-programme-international-darmement-de-liran/ 

http://www.israeldefense.co.il/en/content/israeli-raid-iran-american-weapons 

http://jforum.fr/2015/07/ce-b-52-israelien-qui-pulverisera-fordo-iran/

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