Après son rétropédalage, Paris voudrait organiser un sommet de la paix!

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Ne reculant devant aucune occasion de se couvrir de ridicule, la diplomatie française regrette son vote de l’Unesco niant l’histoire juive de Jérusalem. Mais au lieu de faire profil bas, le Quai d’Orsay entend organiser un futur sommet de la paix. On croit rêver.

Dans sa résolution 199 EX/19 du 11 avril 2016, l’Unesco a effacé trois mille cinq cent ans d’histoire juive à Jérusalem en niant tout lien entre le peuple juif d’une part, et le Mont du Temple et le mur des Lamentations d’autre part, pour en faire des lieux saints exclusivement musulmans.

Initiée par un quarteron de pays musulmans tous connus pour leur respect des autres cultures (kabyle en Algérie, copte en Egypte, chrétienne animiste au Soudan…), la motion sobrement intitulée « Palestine occupée » était adoptée sans émotion particulière par les membres d’une organisation censée améliorer les relations humaines par la culture et l’enseignement.

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Les antisémites en ont rêvé, l’Unesco l’a fait

Égale à elle-même et à sa realpolitik indéfectiblement pro-arabe, la France se déshonorait une fois de plus et votait en faveur de cette déclaration scélérate. Si Paris valait bien une messe pour Henri IV, la vente de Rafale et de centrales nucléaires vaut bien 3 500 ans d’histoire juive à Jérusalem pour le Quai d’Orsay. Et qu’importe les anachronismes. Le fait que le Temple de Salomon ait été construit plus de 1 600 ans avant la naissance de l’islam n’a pas semblé gêner les votants. Bien au contraire. Et pour cause, cela ne fait que confirmer l’immense fourberie des Juifs, capables de s’approprier les lieux saints d’une religion qui n’existe pas encore. Les antisémites en ont rêvé, l’Unesco l’a fait.

Quelques semaines plus tard et devant le tollé continu que ce vote a soulevé, le président de la République, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et le ministre des Affaires étrangères ont enfin pris leur distance avec ce texte. Mais à quel prix! Celui du ridicule. Un ridicule qui ne tue pas et c’est heureux dans un sens parce que l’exécutif français aurait été décimé en une semaine.

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Vote de la France : des explications embrouillées.

À court d’imagination, M. Hollande a repris mot pour mot les explications de son ministre des Affaires étrangères. Des explications aux termes desquelles on peut légitimement se demander si nos dirigeants nous prennent pour des idiots ou le sont eux-mêmes.

C’est ainsi que l’Élysée et le Quai d’Orsay regrettent les éventuelles incompréhensions du fait de certaines formulations, mais nous rassurent : la position de la France restera la même à savoir la défense de la liberté d’accès et de culte à Jérusalem pour les trois grandes religions monothéistes. Et en effet, quel meilleur moyen de garantir la liberté d’accès et de culte à Jérusalem pour les Juifs qu’en niant trois mille cinq cent ans de présence et d’histoire ininterrompues entre la capitale du roi David et le judaïsme et de faire croire que les Juifs creusent de fausses tombes dans les cimetières musulmans pour les chasser d’Israël jusque dans la mort?

Et d’ajouter, comme démonstration d’une certaine constance dans la stupidité, que la France avait, par le passé, déjà voté « ce texte avec d’autres partenaires européens pour marquer son attachement au statu quo sur les Lieux saints à Jérusalem ». Voilà le statu quo tant espéré : des lieux saints à Jérusalem mais pas pour les Juifs.

Le Premier ministre et le celui de l’Intérieur ont, quant à eux, fait preuve d’un peu plus de bon sens en soulignant que la résolution était maladroite et que le vote n’aurait pas dû avoir lieu. Mais alors pourquoi l’avoir votée? Et une fois ces regrets inutiles énoncés avec une mine contrite, que fait-on ? Une dénonciation officielle de ce vote, la démission d’office du représentant français auprès de l’Unesco seraient le minimum minimorum. Cela ne changerait pas grand chose mais cela prouverait qu’à moins d’un an des élections présidentielles, la majorité socialiste ne verse pas dans la démagogie la plus racoleuse et a le courage de ne pas remettre en cause les fondements de notre société pour quelques milliers de voix qu’elle a d’ores et déjà perdu au gré de ses promesses non tenues.

Mieux encore, au lieu de contribuer à falsifier la relation plurimillénaire entre Jérusalem et le peuple juif, le gouvernement français devrait contribuer à la naissance d’un nouveau Quai d’Orsay en essayant une politique alternative.

Car non contente de voter et revoter ce type de résolutions honteuses et mensongères, la France contribue également, entre autres réjouissances, au financement :

–          de programmes de constructions illégales en Judée-Samarie via l’Union européenne,

–          des livres scolaires distribués par l’Autorité palestinienne aux petits Palestiniens dans lesquels Israël n’existe pas et les unités de calculs sont des Juifs morts,

–          des salaires que l’Autorité palestinienne verse aux terroristes emprisonnés pour crimes de sang.

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Un baroud de déshonneur ?

Et comme si cela ne suffisait pas, la France tiendra à l’été une réunion ministérielle internationale pour relancer le processus de paix israélo-palestinien qui pourrait donner lieu ensuite à un sommet international. François Hollande rêve sans doute d’un sommet sur le modèle du nucléaire iranien pour la postérité de son quinquennat. Et comme Obama pour l’Iran, il lui suffira d’acquiescer à toutes les demandes palestiniennes en prenant des garanties qui n’en sont pas.

Un baroud du déshonneur en quelque sorte. Comment la France, avec un tel passif, une telle partialité, une telle malhonnêteté intellectuelle peut-elle encore prétendre à jouer un rôle utile sur le plan international ?

La France est prisonnière de ses passions arabes et de l’antisémitisme bon teint de sa diplomatie. Et tant que ce sera le cas, elle ne pourra prétendre à rien d’autre qu’à un strapontin aux négociations israélo-palestiniennes et regarder l’Histoire se faire sans elle.

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