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L’Union Européenne est imprégnée de penchants anti-israéliens, mais en son sein, certains pays sont à l’évidence plus imprégnés que d’autres.

La France est, ce doit être souligné, au premier rang parmi ceux-là. Après avoir été l’alliée d’Israël dans les années 1950, elle a rejoint les rangs de l’ennemi, et ne les a plus quitté ensuite.

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Tout a commencé avec le Général de Gaulle, et celui-ci s’est distingué en décidant d’un embargo sur les livraisons d’armes à Israël au moment même, début juin 1967, où les armées arabes se mobilisaient pour attaquer. Israël n’en a pas moins gagné, d’une manière audacieuse, remarquable et décisive, ce qui est resté dans l’histoire sous le nom de Guerre des Six Jours. De Gaulle en garda une telle amertume que quelques mois plus tard, dans un jet de bile, il s’en est pris à un « peuple dominateur et sûr de lui ».

Cela s’est continué sous les successeurs du Général de Gaulle, et sous Valery Giscard d’Estaing, c’est à l’instigation de la France que Yasser Arafat, terroriste anti-israélien et anti-juif en pleine activité, a pu venir s’adresser aux Nations Unies et commencer à se doter d’un semblant frelaté de légitimité internationale, deux ans à peine après les assassinats d’athlètes israéliens par des gens placés sous ses ordres, lors des Jeux Olympiques de Munich.

Cela s’est poursuivi sans discontinuité jusqu’à la mort du même Yasser Arafat, à Paris, suite à laquelle Jacques Chirac a accordé au terroriste anti-juif et anti-israélien une cérémonie funéraire digne d’un chef d’Etat honorable.

Cela se poursuit jusqu’à ce jour.

Lorsqu’il a été question d’accorder un siège à l’UNESCO à l’Autorité Palestinienne, la France s’est montrée très favorable et a voté pour : c’était sous Nicolas Sarkozy, qui avait dit quelques mois plus tôt que l’Autorité Palestinienne devait pouvoir disposer d’un siège d’Etat observateur aux Nations Unies, « comme le Vatican » : ceux qui n’ont cessé de confondre le terroriste anti-israélien et anti-juif Mahmoud Abbas, successeur de Yasser Arafat, avec le Pape, ont dû apprécier.

Maintenant que l’Autorité Palestinienne a un siège à l’UNESCO, elle peut y faire ce quelle fait au Proche-Orient, agresser Israël et falsifier l’histoire, avec le soutien de pays amis, dont la France.

Elle a obtenu un vote, et l’adoption, mercredi 21 octobre, d’une motion définissant le Tombeau de Rachel et le Caveau des Patriarches comme des sites « musulmans palestiniens » : les représentants de pays occidentaux présents ont voté contre la motion, pas le représentant français qui, ne sachant à l’évidence pas qu’il s’agit là de sites juifs, s’est abstenu.

Le texte contient une définition intéressante de Jérusalem : « capitale occupée de Palestine ».

Il contenait une redéfinition du Kotel, lieu le plus sacré du judaïsme, comme étant lui-même un lieu « musulman palestinien », et très précisément le mur où Bouraq, le cheval ailé sur lequel Mohamed est censé être monté au ciel depuis la mosquée al Aqsa était attaché avant que ne monte sur son dos celui que les Musulmans appellent « le Prophète » : cette redéfinition a été retirée du texte sur l’exigence de représentants de plusieurs pays occidentaux, et parmi leurs noms je n’ai pas vu celui du représentant français.

Peut-être pense-t-il que Bouraq était effectivement attaché au mur en attendant que Mohamed, mort à La Mecque, rejoigne Jérusalem à pied juste après sa mort. Peut-être ne sait-il pas que le Kotel est le mur occidental du Temple de Jérusalem, détruit par les Romains en l’an 70.

Ces derniers mois, des diplomates français, se conformant aux directives de Laurent Fabius, ont œuvré avec ardeur à un projet de motion permettant l’entrée pleine et entière de l’Etat palestinien qui n’existe pas aux Nations Unies : la motion n’a pas encore été présentée, car il semblait, à l’époque, que Barack Obama maintiendrait le véto américain au Conseil de Sécurité. Il se dit, depuis, que Barack Obama pourrait changer de position et s’abstenir, ce qui permettrait l’adoption de la motion, et montrerait que les diplomates français n’ont pas œuvré pour rien, et ont bien servi la « cause palestinienne ».

Le Parlement français a, comme d’autres parlements européens, déjà reconnu l’Etat Palestinien, et il a eu la délicatesse infinie de le faire deux jours après que des « Palestiniens » aient découpé au hachoir à viande des Juifs en train de prier dans une synagogue de Jérusalem.

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Voici quelques jours, la France de François Hollande a imaginé trouver la « solution » au djihad anti-juif qui a lieu présentement en Israël : déployer une force internationale sur la périphérie du Mont du Temple, autrement dit, retirer à Israël le droit d’exercer ses prérogatives d’Etat souverain sur son territoire et, donc, aller exactement dans la direction souhaitée par Mahmoud Abbas, qui veut qu’Israël n’exerce plus aucune souveraineté sur la périphérie de ce que les Musulmans appellent, eux, l’Esplanade des Mosquées.

Ou bien, les dirigeants français ont téléphoné à Mahmoud Abbas pour s’inspirer, ou bien, ils s’aiment tant, Français et terroriste anti-israélien et anti-juif, qu’ils regardent dans la même direction et ont, sur des sujets comme celui-là, des idées identiques. Binyamin Netanyahou a opposé une fin de non recevoir à la « solution » française. Mais il serait surprenant que la France renonce.

La France est aussi le principal financier d’une multitude d’organisations anti-israéliennes et anti-juives implantées en Israël, et qui n’existent que parce qu’elles reçoivent de l’argent de l’étranger : ce qui en fait des agents de déstabilisation étrangers au sein d’un Etat souverain.

Elle s’honore de soutenir le Centre d’Information alternative, créé par le gauchiste Michel Warshawski, qui effectivement, offre une alternative à l’information, qui est digne de ce qu’on trouve sur la télévision « palestinienne », financée en large partie par la France.

La France a mis en place en 2010 un « centre de développement des ONG » aux fins de promouvoir les actions de boycott

Elle contribue à financer les manuels scolaires « palestiniens » grâce auquel des enfants qui, avec des manuels dignes de ce nom, pourraient songer à devenir médecins, ingénieurs ou professeurs, rêvent de devenir assassins et de se repaître de sang juif. Comme l’explique Caroline Glick dans un récent article du Jerusalem Post (France’s war against the Jews), la France qui, décidément, regorge d’ingéniosité, a mis en place en 2010 un « centre de développement des ONG » aux fins de promouvoir les actions de boycott anti-israélien et de faire avancer la « libération de la Palestine ».

Les Français ont en majorité une très mauvaise opinion d’Israël : abreuvés de propagande à dose intensive, pourrait-il en être autrement ?

Dans un pays où la classe politique est porteuse depuis si longtemps de pareilles orientations, il n’est pas étonnant que l’information sur Israël soit ce qu’elle est : parfois les reportages et les commentaires en langue anglaise de la chaîne islamiste al Jazeera semblent des exemples de modération à côté de ceux qu’on trouve sur les chaînes françaises. Et après, le gouvernement français feint de s’inquiéter de la montée de la haine d’Israël et des Juifs en France ! Est-il vraiment étonnant que l’incitation à la haine conduise à la haine, et parfois au passage à l’acte ?

Les Français ont en majorité une très mauvaise opinion d’Israël : en étant abreuvés de propagande à dose intensive, pourrait-il en être autrement ? Le plus terrible est que nombre de propagandistes travaillant pour les chaînes de télévision française ne savent pas qu’ils font de la propagande. Le plus terrible, symétriquement, est que la plupart des Français ne savent pas qu’on les abreuve de propagande. Etonnez-vous ensuite que des Juifs en nombre croissant quittent la France.

« Mieux vaut partir que fuir » me disait il y a quelques mois mon ami Sammy Ghozlan : je peux difficilement lui donner tort, tout en admirant le courage et l’opiniâtreté d’autres de mes amis qui, envers et contre tout, se battent pour qu’il reste en France autre chose qu’une odeur omniprésente de moisissure.

© Guy Millière,

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