An Overview Of The Online Marketplace
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Here an overview on Silk Road anonymous marketplace. I just want to make it clear again that this is only meant for educational purposes, I am only showing you how to get there and to be safe but I don’t recommend you buy or sell anything illegal, including drugs, as you can face criminal prosecution or harm your body.
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Please note that it is best to try to find the Silk Road through your computer, it is not advisable to do so from your tablet or phone as they are a lot less secure as all mobile data is extremely vulnerable.

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The site has been closed by the FBI in october 2013

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When Making Purchases Of Legal Goods On Silk Road

  1. Don’t buy anything from anyone on the Silkroad that doesn’t have any feedback. This is especially important when wanting to buy any good that is to be eaten or consumed as the reviews will most of the time be the best indicator of the quality of the product they are selling.
  2. I would only buy from someone in the same country. If you start to buy things from another country, especially things that are hard to get through border security and might be quarantined, then there is a far greater chance of it not arriving due to many reasons such as quarantine, if illegal then may be intercepted by police etc. The last thing you want is to get into trouble.
  3. Only deposit your bitcoins into your Silk Road account when you are ready to make a purchase just in case something happens. The new administrators can make all the promises they want about users being able to get their bitcoins back if it goes offline but i would rather be safe than sorry.
  4.  If you are one of those people that are going to buy legal drugs on the Silkroad then you should always be safe and test anything you buy with a test kit or something of that nature.

There is also a whole section on the silk road for erotic goods for sale. This is one of the only sections where only LEGAL things are supposed to be sold which is great because the illegal stuff that i don’t even want to mention should not be allowed anywhere for sale. If you are a guy then you should do yourself a favor and check out this device called the Fleshlight, i found this the other week and was amazed! It is the best male pleasure device ever invented in my opinion. If you are going to end up buying something off the Silkroad then you are going to need to get a hold of Bitcoins. There are a few different ways of obtaining Bitcoins such as searching craigslist for someone selling them off other classified papers but they are not the safest so i will give a quick step by step guide how i buy Bitcoins, it is a bit of a process but it is well worth it.

How To Buy Bitcoins .            

  1. Open an account with bitcoin.fr  if you live in Europe or otherwise open an account with any other provider ! 

    Téléchargement


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    Bitcoin-Qt (logiciel pour ordinateur) C’est le logiciel de base pour découvrir Bitcoin, l’idéal si vous voulez aider la communauté en laissant tourner le client sur votre ordinateur. Une fois installé, Bitcoin-Qt commence par se synchroniser avec le reste du réseau. Pour cela, il télécharge (pendant de longues heures) l’historique complet des transactions effectuées depuis le début de Bitcoin, ce qui lui permettra par la suite de participer aux validations des transactions futures. Mais le logiciel sert également de porte-monnaie virtuel. On peut y créer autant d’adresses Bitcoin que l’on veut, chaque adresse étant générée de manière unique grâce à l’algorithme de hachage SHA-256.
    Dernière version : 0.8.6

    Bitcoin Wallet pour Android (pour smartphones et tablettes).

CapturehhhTOR, réseau Anonyme.


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Silk Road, qu’est-ce que c’était ? 

« Super qualité pour de l’héroïne qui défonce ». Voilà le type d’annonce que l’on pouvait trouver sur Silk Road (« route de la soie »), jusqu’au mercredi 2 octobre, date à laquelle la justice américaine a annoncé avoir fermé le site Internet. Selon les autorités américaines, le site était « un vaste marché noir en ligne où étaient régulièrement achetés et vendus des centaines de kilos de drogue et d’autres produits et services illicites ».
Concrètement, Silk Road reposait sur un grand principe : l’anonymat. Le site, dissimulé dans le « deep web », c’est-à-dire cette partie du web non indexée par lesmoteurs de recherche classiques, n’était accessible qu’aux utilisateurs du réseau décentralisé TOR, qui garantit un anonymat complet.
Lancé en 2011, Silk Road permettait donc à ses utilisateurs de vendre ou d’acheter n’importe quel produit, et notamment de la drogue. Les cartes de crédit et les comptes Paypal étaient évidemment interdits, pour garantir la sécurité des identités des utilisateurs. Pourrégler les achats, les internautes utilisaient en effet la monnaie virtuelle « bitcoin », qui garantit la confidentialité : les transactions y sont anonymes, et le vendeur ne connaît pas l’acheteur. La seule information révélée était l’adresse de livraison.

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Du cannabis à l’ecstasy, en passant par le LSD ou la cocaïne, « plusieurs milliers de dealers » postaient ainsi leur annonce, et laissaient les acheteurs sélectionnerleur produit. On trouvait également sur le site des manuels pour hacker des distributeurs d’argent, des armes, ou encore des contacts de faux-monnayeurs. Le site avait toutefois posé certaines restrictions : la vente d’armes de destruction massive, de données de cartes bancaires volées, ou encore la proposition de service pour assassiner des gens étaient ainsi interdits par le règlement intérieur du site.
Selon le FBI, entre février 2011 et juillet 2013, le site a permis près de 1,2 million de transactions, pour un montant total de près de 9,5 millions de bitcoins, soit, selon les calculs des autorités américaines, près de 1,2 milliard de dollars. Silk Road prélevait une commission sur chaque paiement, évaluée sur la même période à 600 000 bitcoins, soit 80 millions de dollars. Une somme qui permettait de financer le fonctionnement du site et la petite équipe qui le gérait.

  • Comment le FBI a mené cette opération ?
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Plusieurs volets de l’enquête ont mené à la fermeture du site, mercredi, et à l’arrestation de son fondateur, Ross William Ulbricht. En juillet, le FBI a réussi à identifier un serveur situé à l’étranger, qui hébergeait Silk Road. Grâce à une coopération avec les autorités locales, les enquêteurs américains ont pu obtenirune image claire du serveur, et accéder aux messages privés échangés sur le site.
Pour parvenir ensuite à identifier les créateurs de Silk Road, le FBI et les autres agences de sécurité américaines ont cherché les premières traces en ligne de promotion du site, notamment sur les forums. C’est par ce biais que les enquêteurs ont trouvé deux messages d’un certain « Altoid », qui leur a permis ensuite, par des recoupements, de trouver la trace d’un blog hébergé par WordPress, lié à une adresse Gmail. Il s’agissait de celle de Ross William Ulbricht, le fondateur du site.

  • Qui est le fondateur du site ?
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Ross William Ulbricht, 29 ans, était connu sur Silk Road sous le pseudonyme de « Dread Pirate Roberts », ou « DPR », en référence à un personnage du livre Princess Bride, le terrible pirate Roberts, connu pour son masque noir et sa propension à ne jamais faire de prisonniers. Selon les informations du FBI, Ulbricht était installé à San Francisco. Diplômé d’un master en science des matériaux à l’université de Pennsylvanie, le jeune homme contrôlait les serveurs et les infrastructures du site, était à l’origine du règlement interne au site, gérait un « service après-vente » réduit, et dirigeait une petite équipe d’administrateurs.

Profil LinkedIn de Ross William Ulbricht.

Sur son profil Google +, Ross William Ulbricht se décrivait comme un « libertarien économique et philosophique », et postait des vidéos de l’institut Ludwig von Mises, une organisation universitaire libertarienne dédiée à l’enseignement et la recherche en philosophie et économie politique.
Interviewé par Forbes en août 2013, il expliquait que son site était, selon lui, « une expérience libertarienne qui ne fait pas de victime ».

  • Que lui reproche-t-on ?

Ross William Ulbricht a été inculpé mercredi pour trafic de drogue, blanchiment d’argent et piratage informatique. Mais le fondateur de Silk Road est également accusé de tentatives de meurtres.
Selon le Baltimore Sun, le FBI enquête en effet sur deux cas suspects dans lesquels Ross William Ulbricht a joué un rôle de premier plan. En avril 2012, le fondateur de Silk Road est en effet accusé d’avoir demandé à un contact d’abattrel’un de ses employés, qu’il soupçonnait de vouloir révéler son identité et celui de plusieurs personnes liées au site. Le « contact » évoqué par les enquêteurs était en réalité un agent du FBI infiltré, qui a fait croire à Ulbricht que le meurtre avait bien eu lieu, envoyant notamment des photos de l’employé en question torturé. Le 1ermars 2012, Ross William Ulbricht envoyait 80 000 dollars, provenant d’un compte bancaire australien, vers le compte bancaire contrôlé par le FBI. « Je n’avais jamais tué ou fait tuer quelqu’un avant, mais c’était ce qu’il fallait faire dans ce cas », explique-t-il dans un message à son « contact ».
En mars, des messages privés analysés par le FBI montrent une deuxième affaire similaire. Ross William Ulbricht écrit ainsi qu’il veut « mettre un prix sur sa tête », en parlant d’un utilisateur du site, connu sous le pseudonyme « FriendlyChemist », qui avait menacé de divulguer des informations sur un autre utilisateur, « Redandwhite », qui lui devait de l’argent. « Des besoins comme ça, ça arrive de temps en temps pour une personne avec des responsabilités comme moi », justifie-t-il dans ses messages, négociant même le prix du « service ». Selon leBaltimore Sun, on ignore encore ce qu’il est advenu de « FriendlyChemist », car aucune trace d’un tel meurtre n’apparaît dans les registres policiers.

  • Quelles sont les conséquences de cette fermeture ?

La fermeture de Silk Road a immédiatement provoqué une vague de réactions sur le site de discussion Reddit. De nombreux utilisateurs se plaignent d’avoir perdu leur argent, à l’image de « IllJackYouOffSoHard », qui a envoyé 400 dollars quelques secondes avant que le site soit fermé. « Je ne peux même pas imaginer combien d’argent les gens ont perdu aujourd’hui », se lamente aussi « Luckyskyhigher ».

Les bitcoins n'obéissent à aucune des règles traditionnelles. Ils ne sont pas supervisés par une banque centrale, comme les euros ou les dollars.

Plus grave, la fermeture du site pourrait avoir un impact conséquent sur le marché du bitcoin. Selon des experts cités par le New York Times, Silk Road concentrait près de la moitié des transactions réalisées en bitcoins. Depuis mercredi, le FBI a d’ailleurs saisi plus de 26 000 bitcoins, soit 3,6 millions de dollars, détenus par le site Internet. Le cours de la monnaie virtuelle a d’ailleurs fortement chuté après l’annonce du FBI, perdant jusqu’à 20 % de sa valeur :

Cours du bitcoin, mercredi 2 octobre.

Mais le constat n’est pas si alarmant, selon Bloomberg, qui affirme que « bitcoin n’a plus besoin aujourd’hui de Silk Road ». « La monnaie présente toujours des risques importants, mais le fait qu’elle ait à l’avenir une base de clients faite de start-ups légales plutôt que de barons de la drogue ne peut être qu’une bonne chose pour son développement », conclut l’agence de presse économique. La fin de la moitié de l’activité de bitcoin pourrait, à terme, donner une meilleure réputation à cette monnaie virtuelle souvent accusée de couvrir des activités illégales. Enfin, pour les anciens clients de Silk Road, le bilan n’est pas plus sombre.Comme le rappelle Business Insider,
il existe toujours des alternatives.

LA RÉOUVERTURE DU SITE ILLÉGAL SILK ROAD, PREUVE DE L’IMPUISSANCE DES AUTORITÉS FACE AU COMMERCE EN LIGNE DE LA DROGUE

Le 6 novembre 2013, le site de vente de produits illégaux Silk Road (« route de la soie ») est à nouveau en ligne, un mois seulement après sa fermeture par le FBI le 2 octobre 2013.

Ce site, ouvert en 2011, est connu pour être « l’Amazon.com de la drogue » ou encore «l’eBay de la drogue », car, outre les faux papiers et les contrefaçons d’objets de marque proposés à la vente, on y trouve surtout à la vente différentes drogues. Il s’agit en effet d’un site internet destiné à mettre en contact des vendeurs et des acheteurs dans le but d’opérer des transactions de produits illégaux, « entre adultes consentants », à la seule condition que la marchandise en question ne soit pas destinée à « blesser ou escroquer » autrui (selon les conditions d’utilisation du site). C’est pourquoi ces conditions générales interdisent par exemple la vente de données personnelles bancaires, ou encore « les services de tueurs à gage et contenus pédopornographiques ».

Pourtant, le site offre la possibilité aux utilisateurs d’avoir à leur disposition des notices explicatives sur les moyens de pirater un distributeur automatique, ou encore des logiciels permettant de déverrouiller des ordinateurs ou récupérer des mots de passe. On voit mal comment ce genre de pratiques peut ne pas nuire à autrui. De même, le contrôle sur la vente des armes est assez faible, puisqu’il est possible d’en trouver sur le site bien que les conditions d’utilisation le proscrive également. Ces dernières sont donc plutôt indicatives et ne semblent servir qu’à prouver une prétendue bonne foi de la part des gérants du site litigieux.

Une double sécurité mise en œuvre pour protéger le site et ses utilisateurs
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Silk Road, appartenant au «marché noir» d’Internet, appelé le « web profond » (« deep web » ou encore « dark net » en anglais) bénéficie d’une sécurité technique du fait qu’il est impossible de le trouver via les moteurs de recherche classiques. En effet, seuls les internautes appartenant au réseau anonyme TOR (« The Onion Router ») peuvent trouver le site, en passant par des bases de données spécifiques capables de trouver son chemin d’accès. Ce réseau TOR brouille en fait les connexions et seul un navigateur configuré pourra avoir accès à ces bases de données. Le principe est qu’au lieu d’utiliser un seul serveur pour accéder au site en question, l’ordinateur va être programmé pour se déplacer de serveur en serveur avant d’atteindre le site illicite, rendant quasiment intraçable l’adresse de l’internaute. Enfin, une fois qu’on a réussi, par des manipulations informatiques, à entrer sur le réseau TOR, l’adresse du site n’est elle-même pas évidente à trouver car il s’agit de < ianxz6zefk72ulzz.onion >. Ainsi, connaître le nom du site par la rumeur ne suffit pas à pouvoir y accéder et il est donc pratiquement impossible de trouver ce site internet sans y avoir été invité par quelqu’un qui aura précisément expliqué comment y accéder.

La deuxième protection utilisée par le site Silk Road est l’utilisation d’une monnaie virtuelle appelée Bitcoin, créée en 2009 par des passionnés d’informatique. Le Bitcoin a la particularité de permettre des échanges anonymes entre les internautes. C’est pourquoi le secteur des transactions illégales et du blanchiment d’argent s’est intéressé à cette monnaie qui garde cryptée l’identité des acteurs.
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Cette monnaie virtuelle a d’autres avantages que l’anonymat dont elle fait profiter ses utilisateurs. En effet, elle permet également des virements entre portefeuilles numériques à un taux extrêmement faible (0,99%) par rapport à celui que proposent les banques (entre 1,5% et 7% en fonction des Etats), et les opérations de virement en Bitcoin sont bien plus rapides que celles des banques. En effet, une transaction de Bitcoin entre deux portefeuilles numériques se fait de façon immédiate alors qu’il faut entre deux et cinq jours pour une opération de virement bancaire. En outre, l’argent est immédiatement récupérable en échangeant des Bitcoins contre une devise bancaire. Cette monnaie qui n’appartient à aucune catégorie juridique pour le moment échappe donc aux règles classiques du marché bancaire et n’est contrôlée par aucune banque centrale.

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Il semblerait par ailleurs que les utilisateurs dans certains pays aient plus confiance en cette monnaie qu’en leur propres banques dont ils se méfient depuis la crise des subprimes. Ainsi, dès qu’un petit doute sur le système bancaire s’installe, les gens ont tendance à acheter des Bitcoins qui sont plus «rassurants», faisant de cette monnaie une devise extrêmement volatile. C’est notamment ce qui s’est passé à Chypre au cœur de la crise, lorsqu’une limitation de sortie des capitaux avait été mise en place. Les Chypriotes avaient alors utilisé le Bitcoin pour contourner cette limitation.

Si certains économistes pensent qu’une telle monnaie est vouée à s’autodétruire, d’autres misent de grands espoirs en elle, et notamment les fondateurs d’Ebay ou de Google qui commencent à l’intégrer dans leurs services. Le Bitcoin est d’ailleurs entrain de se normaliser dans de plus en plus de pays. L’Allemagne l’a par exemple reconnu en août 2013 comme une « monnaie privée ».

Le Bitcoin fonctionne de façon complexe et est créé par des algorithmes générés par les ordinateurs des utilisateurs de la monnaie. C’est donc une monnaie « mathématique et totalement décentralisée ». Il existe deux façons de se procurer des Bitcoins: soit sur des plateformes en ligne qui permettent d’acheter des Bitcoins avant de les stocker sur un portefeuille numérique, soit lors de ventes publiques organisées dans les grandes villes (par exemple à New-York dans le quartier d’Union Square). Des distributeurs automatiques de Bitcoins commencent également à être installés par des grandes entreprises spécialisées dans le monde entier, distributeurs qui permettront de stocker des Bitcoins sur un smartphone ou sur une carte prépayée.

Un contournement de la loi permis par l’informatique

Le site Silk Road, accessible depuis le monde entier, est contraire à la loi de la plupart des pays qui prohibent le commerce de la drogue, et souvent la vente d’armes également. En France par exemple, « l’usage, le trafic, la production, des stupéfiants, dont le cannabis) sont réprimés par la loi N° 70-1320 du 31 décembre 1970, plusieurs fois modifiée », la dernière modification datant de l’entrée en vigueur du nouveau code pénal de 1994.

Pourtant on constate que, grâce à des génies de l’informatique, les ventes de ces produits illicites sont possibles et de façon très simplifiée pour les acheteurs. Le problème de la transaction dans la rue ne se pose plus, et de surcroît, un système de forums et d’avis sur les vendeurs permet également d’éviter le risque que la marchandise ne soit pas de bonne qualité. Les acheteurs choisissent tranquillement leurs produits sur un site communautaire convivial, et payent en toute sécurité avant de recevoir de la drogue ou des armes simplement par voie postale.

Les autorités se voient démunies devant cette pratique car, bien qu’elles aient réussi à arrêter le créateur du site, Ross William Ulricht, ce dernier avait remis les codes sources de Silk Road à un autre informaticien qui a repris le flambeau seulement un mois après, avec une sécurité renforcée. Il semblerait donc que le site soit encore moins facilement accessible aujourd’hui qu’il ne l’était initialement.

Ulricht a été accusé par le parquet de New York non seulement de massif blanchiment d’argent, de trafic de drogue et de piratage informatique, mais également de tentative de meurtre. En effet, grâce à un informateur du FBI, il a été découvert que le propriétaire du site clandestin avait donné l’ordre en 2012 d’assassiner un utilisateur de Silk Road qui avait menacé de dévoiler les identités d’Ulricht lui-même et d’autres utilisateurs. Un an plus tard, en mars 2013, Ulricht aurait commandité un autre meurtre, s’agissant cette fois-ci d’un utilisateur qui avait menacé de divulguer l’identité d’un internaute et le chemin d’accès au site par le réseau TOR au grand public. Selon Ulricht, « des besoins comme ça, ça arrive de temps en temps pour une personne avec des responsabilités comme moi ». Ici encore, on peut se demander si le site est toujours aussi innocent que ses conditions générales d’utilisation veulent bien nous le faire croire…

La rapide remise en ligne du site internet litigieux montre la difficulté de l’application du droit sur les nouveaux supports. En effet, face à une technologie de plus en plus performante et à des personnes qui savent développer des systèmes de protection de plus en plus inviolables, les autorités se voient dans l’impossibilité d’opérer leur rôle de contrôle sur ce domaine et se retrouvent impuissantes face à ces trafics. Ainsi, le Comité sénatorial permanent pour la sécurité nationale a annoncé lui-même que « la nature en perpétuelle évolution de la technologie [rend] inutile un jeu de chat et de la souris dans lequel les autorités [risquent] d’avoir toujours un train de retard ».

Une sécurité finalement relative pour les internautes

Cependant, un espoir est donné aux autorités quant à la sécurité elle-même de ce genre de site, qui n’est finalement pas si inviolable qu’elle n’y paraît.

Si le passage par le réseau TOR et l’utilisation du Bitcoin rassurent les utilisateurs de ces sites illégaux, l’anonymat n’y est pourtant pas infaillible selon les experts. En effet, selon Jon Matonis, chercheur sur la monnaie électronique, le Bitcoin n’est pas totalement anonyme et il faut un certain paramétrage de la part de l’utilisateur pour réussir à protéger son identité.

De plus, le réseau TOR serait lui aussi peu protecteur car relativement facile à cracker par des professionnels selon Richard Stiennon, auteur du livre « Survivre à la cyberguerre ». C’est d’ailleurs pour cela que les services de police voient se multiplier parmi leurs membres des informaticiens professionnels capables de plus en plus aisément d’infiltrer ce genre de réseau, ce qui permet un nombre croissant d’arrestations dans le monde de la cybercriminalité. Notamment, ces agents sont capables d’intégrer la communauté même des utilisateurs des sites illégaux, et ce fut le cas pour Silk Road qui a vu près de cent agents sous couverture infiltrer sa communauté et effectuer des transactions afin d’arrêter les vendeurs de produits illicites.
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Ces infiltrations par des agents ont également eu pour but de tester dans des laboratoires la qualité de la marchandise échangée sur le site, qui s’est révélée par ailleurs plutôt bonne.

La remise en question de la monnaie Bitcoin

D’après les rapports du FBI et suite aux enquêtes menées depuis l’ouverture initiale du site, et donc en seulement deux ans de temps, près de 1,2 milliard de dollars aurait été généré pour plus de 1,2 million de transactions sur le site. Cela représente environ 9,5 millions de Bitcoins, dont le cours s’élève à peu près à 300 dollars. Sur chacune de ces transactions, le site Silk Road ponctionnait une commission d’environ 8 à 15% qui lui a permis sur la même période de récupérer pas moins de 80 millions de dollars (soit 600 000 Bitcoins).

Le Bitcoin, utilisé également par des entreprises légales, et notamment des start-up, voit sa réputation ternie par son utilisation massive sur ce site internet, et sur d’autres sites illicites du même acabit. En effet, Silk Road représente près de la moitié de l’activité de cette monnaie virtuelle, et la fermeture du site avait provoqué une forte chute du cours (près de 20% de baisse) du Bitcoin suite à la saisie par le FBI de 26 000 Bitcoins stockés sur le site. Le site bitcoin.fr se réjouissait donc le 2 octobre de la fermeture par le FBI de Silk Road, considérant cela comme une «excellente nouvelle pour tous ceux qui militent en faveur d’un usage responsable de Bitcoin ».

Par ailleurs, même les utilisateurs du site clandestin ont moins confiance à ce jour dans le Bitcoin et dans la nouvelle version de Silk Road. En effet, d’après le site américain All Things Vice, les consommateurs craignent que cette réouverture ne soit un piège de la part du FBI pour arrêter de nouvelles personnes en flagrant délit de trafic de drogue, de contrefaçon ou autres activités illicites. De plus, d’autres sites internet illégaux ont profité de l’absence de Silk Road pour proposer les mêmes services, or ils ont rapidement fermé, emportant avec eux des Bitcoins stockés dans leurs portefeuilles numériques par des utilisateurs imprudents. Ainsi, les internautes ont une perte de confiance à la fois dans le site et dans ce système de paiement virtuel qui n’a pas de statut juridique et sur lequel ils n’ont finalement pas le contrôle du stockage.

Vers une légalisation des drogues?

Ainsi, deux courants se dégagent de cette affaire. Certains pensent que ce genre de site clandestin va se multiplier de plus en plus et être de plus en plus performant au niveau de la sécurité qu’ils proposeront aux internautes. De l’autre côté, certains pensent que les autorités, bien qu’elles soient pour le moment prises de court, vont réussir à rattraper au niveau technologique les informaticiens au service de ces sites. Les autorités vont effectivement développer des techniques informatiques pour lutter contre ce marché noir en ligne. Le cas de Silk Road fait en tout cas parler de lui car révèle au grand public l’existence de tels sites et pose la question de la légalisation de ces produits.

En effet, aux États-Unis, on constate que la DEA (Drug Enforcement Administration), organisation de lutte contre la consommation et le trafic de drogues aux États-Unis depuis quarante ans, ne réussit aujourd’hui qu’à saisir 1% de la drogue qui est échangée sur le territoire américain. De plus, le fait même de prohiber les drogues semble avoir des effets pervers, à savoir la création d’un marché noir et une gestion de la qualité des stupéfiants remise aux mains des trafiquants. On constate également que le prix des drogues chute vertigineusement depuis quelques années (les prix de l’héroïne, de la cocaïne et du cannabis ont chuté de près de 80% entre 1990 et 2007), preuve qu’il y en a de plus en plus sur le marché (ces produits répondent comme toutes les marchandises à la loi de l’offre et de la demande, donc plus il est facile d’en trouver, et plus le prix est faible). Enfin, les épidémiologistes déclarent que le lien entre la répression et la consommation est malheureusement inverse: les pays qui ont les politiques les plus sévères face aux drogues sont en réalité ceux où la consommation est la plus élevée.

C’est pourquoi de plus en plus de personnes, constatant que la guerre contre les drogues ne fonctionne pas, souhaiteraient qu’elles soient légalisées afin d’être mieux contrôlées. Aux États-Unis par exemple, le juge Gray, qui fait partie d’un groupe international rassemblant les membres de la police et de la justice qui souhaiteraient une « refonte des lois contre la drogue », pense que « la marijuana devrait être taxée et vendue aux adultes par des marchands autorisés, comme les cigarettes et l’alcool ». Certains États des États-Unis ont d’ailleurs déjà passé le cap en légalisant la marijuana pour une consommation « thérapeutique ou récréative ». Les partisans de la légalisation des drogues pensent en effet que cela éviterait l’existence de ce marché noir, très lucratif, qui attire les criminels. Enfin, légaliser les drogues permettrait à l’État américain d’économiser les 51 milliards annuels dépensés uniquement dans la guerre contre la drogue.
Ce courant de pensée est international, d’autant que les sites internet qui proposent ces produits illicites, et notamment Silk Road, mettent en relation des acheteurs et vendeurs de toutes nationalités, même si la majorité d’entre eux sont américains. Ainsi, les analyses des drogues échangées sur le site ont prouvé qu’étaient en jeu au moins une dizaine de pays européens dont les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne. La question de la légalisation des drogues est donc également posée à ces pays là, dont la plupart sont encore réticents.
Le principal site de commerce de produits illégaux du Net revient, plus d’un mois après sa disparition. Silk Road est un site web « caché » (uniquement accessible par le réseau anonyme TOR) qui s’est spécialisé dans la vente de produits illégaux, avant tout des stupéfiants. Les transactions entre vendeurs et clients ne se faisaient qu’à l’aide de la monnaie « chiffrée » Bitcoin, qui échappe encore à toute régulation. La place de marché, qui se rémunère par commission sur les ventes, était le principal représentant de sa catégorie.

Sa fermeture par le FBI a été un choc pour les utilisateurs de TOR, un réseau considéré intraçable. Mercredi 6 novembre, « Silk Road 2.0 » a été mis en ligne, pour reprendre un flambeau très convoité. « Le FBI a mis deux ans pour faire ce qu’ils ont fait. […] Mais il n’a obtenu que quatre semaines de silence », affirme fièrement le nouveau responsable dans un message en tête du site.

Le site illégal Silk Road recréé un mois après sa fermeture par le FBI

La nouvelle version est similaire à la précédente, mais serait reconstruite par un nouveau propriétaire, qui reprend le pseudonyme – Dread Pirate Roberts – de son prédécesseur. Notamment sur Twitter. Actuellement, la page d’accueil du site parodie le message de fermeture des autorités américaines.
En plus des sécurités de la première version, le nouveau Silk Road permet designer les transactions avec une clé spécifique (PGP). Quelque 12 500 personnesse seraient inscrites, une journée après l’ouverture. Même si les anciens vendeurs sont toujours recherchés, le site a été rapidement repeuplé de nouvelles annonces.

LE PREMIER « PROPRIÉTAIRE » DEVANT LA JUSTICE

La réouverture intervient alors que Ross William Ulbricht, le propriétaire présumé de Silk Road première version, comparaissait pour la première fois devant une cour new-yorkaise. Il est notamment accusé de piratage informatique, de trafic de drogue et de blanchiment d’argent.
Le maître présumé de Silk Road, considéré comme un petit empire de la drogue, avait été arrêté le 1er octobre et le site fermé dans la foulée. Malgré sesnombreuses précautions, le responsable du site aurait été trahi par une adresse mail utilisée sur un forum plusieurs années auparavant.
Lors de son arrestation, 26 000 bitcoin ont été saisis, soit 0,2 % du total en circulation à l’époque. Une prise record dont la valeur fluctue au gré de la valorisation de cette monnaie alternative, qui atteint désormais plus de 300 dollars.
Le réseau caché TOR est désormais particulièrement ciblé par la policeaméricaine. En août, le FBI avait fermé Freedom Hosting, considéré comme le premier hébergeur mondial de sites pédophiles, également réservé aux utilisateurs de TOR. La grande majorité des sites accessibles via le réseau anonyme y étaient hébergés. Son propriétaire a été arrêté et des pièges ont été posés sur les sites pour démasquer les internautes.
La concurrence de Silk Road, auparavant déjà vive, s’était intensifiée à sa disparition. En octobre, d’autres concurrents ont tenté de tirer profit de cette énorme manne financière, qu’il suffisait de capter. Même si tout n’est pas si simple.
Un rival, Atlantis, a brutalement fermé, emportant avec lui l’argent déposé sur les comptes des utilisateurs. Un second, Black Market Reloaded, a dû lui aussi fermertemporairement ses portes à la mi-octobre, suite à une « faille de sécurité ». Un administrateur avait laissé échapper le code du site sur Internet. L’administrateur d’un autre service, Project Black Flag a quant à lui « paniqué », fermé son site et volé l’argent en stock.

Courant octobre, au moins six sites tentaient de combler le vide laissé par l’e-commerçant de produits illégaux

CapturehhhLA RÉOUVERTURE DU SITE ILLÉGAL SILK ROAD, PREUVE DE L’IMPUISSANCE DES AUTORITÉS FACE AU COMMERCE EN LIGNE DE LA DROGUE

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Silk Road 1992 (Photo credit: Wikipedia)

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