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Un cargo espagnol d’une centaine de mètres de long, avec au moins onze membres d’équipage, s’est brisé en deux mercredi matin sur une digue d’Anglet, au Pays basque, à l’entrée du port de Bayonne, déclenchant l’évacuation de l’équipage et un plan de lutte contre les pollutions maritimes.
3562589_066-545319-01-02 Victime d’une «avarie électrique totale», le cargo s’est échoué vers 10h30 sur une digue de la plage des Cavaliers. Il était à vide mais contenait 127 m3 de fioul, soit à peu près l’équivalent de quatre camions citerne. Le premier niveau du Plan Polmar de lutte contre les pollutions maritimes a été déclenché en fin de matinée.
3562589_071-545487-01-02Le cargo «Luno» transportait onze membres d’équipage, selon la préfecture maritime, douze selon la mairie d’Anglet. «Tous les membres de l’équipage ont été hélitreuillés», selon la mairie, et évacués vers l’hôpital de Bayonne. L’un d’eux a été blessé. L’évacuation s’est terminée en début d’après midi dans des conditions «très difficiles» en raison d’un vent soufflant à quelque 110 km/h jusqu’à la mi-journée.3562589_073-545493-01-02

Le commandant de l’hélicoptère ayant mené l’opération d’hélitreuillage des onze membres de l’équipage d’un cargo espagnol brisé en deux mercredi sur une digue d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques) a raconté à l’Agence France-Presse que les marins étaient « très apeurés », au point qu’il a fallu plusieurs tentatives pour les évacuer. « C’était un sauvetage exceptionnel », a déclaré le capitaine Benjamin Bougault, commandant de cet hélicoptère de type Puma, appartenant à l’escadron d’hélicoptères 01-67 Pyrénées de l’armée de l’air, basé à Cazaux (Gironde). Vers 10 h 30, a-t-il raconté, l’équipe a été alertée et a pu décoller « 21 minutes plus tard », arrivant sur place à 11 h 30.
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En fin de matinée, un sauveteur-plongeur a pu monter à bord, raconte-t-il, mais les naufragés, « non francophones, étaient complètement apeurés, tellement qu’ils refusaient de retirer leurs gilets de sauvetage pour mettre les brassières », nécessaires à l’hélitreuillage. « Tout l’équipage se trouvait sur une petite passerelle, à l’extérieur, à côté de la cabine de pilotage » du cargo, a-t-il poursuivi. Cet accident s’est produit dans un contexte de fortes intempéries et alors que l’ensemble de la façade atlantique était en alerte orange face au risque de « vagues-submersions » et de vents forts. « Le bateau gîtait beaucoup, avec une houle de six à huit mètres. » Le sauveteur a donc dû quitter le cargo une première fois afin de faire le point avec le préfet et réfléchir avec les équipes de secours au moyen de convaincre l’équipage de suivre les consignes.

127 m3 de fioul

À la mi-journée, les conditions de mer se sont un peu améliorées et il est apparu que le bateau, déjà brisé en deux, commençait à se fissurer sous le poste de pilotage. Plusieurs sauveteurs-plongeurs ont pu accéder au cargo par le biais de cordages et ont finalement réussi « à les sortir un à un », pour être hélitreuillés, a raconté le capitaine Bougault. « L’opération, a précisé le pilote, a duré quelque 45 minutes en tout. » Vers 15 heures, l’équipage se trouvait dans un poste de premiers secours installé à la patinoire d’Anglet où ils étaient pris en charge par les médecins du Samu.

Le cargo de 100,65 mètres de long était à vide lorsqu’il s’est brisé, mais il contenait 127 m3 de fioul, soit à peu près l’équivalent de quatre camions-citernes. Une fuite de gasoil aurait été constatée dans la matinée, selon la mairie d’Anglet. Un premier niveau du plan de lutte contre les pollutions maritimes (Polmar) a été déclenché à la mi-journée dans les Pyrénées-Atlantiques, tandis que le département voisin des Landes activait le seul volet « terre » du Polmar, lié à l’impact potentiel sur le littoral. Aucune pollution n’y était détectée près de 4 heures après l’échouage.

Équipe de dépollution attendue

Selon la mairie d’Anglet, qui a déclenché un « plan de sauvegarde », le cargo s’apprêtait à rentrer dans le port de Bayonne. Une équipe de dépollution devait arriver en début d’après-midi de Brest, a-t-on précisé à la préfecture, qui a confirmé que le navire ne transportait rien d’autre que le gasoil de sa cuve. Le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage a été alerté des difficultés du navire à l’entrée du port de Bayonne peu après 10 heures, a précisé la préfecture maritime. Deux remorqueurs et le bateau-pilote de Bayonne se trouvaient alors à proximité et le pilote est monté à bord. Quelques instants après, le cargo s’est cassé en deux sur la digue sud. « La priorité est la mise en sécurité des membres d’équipage et du pilote », a-t-on précisé de même source.
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Jean Espilondo, le maire d’Anglet, s’est interrogé sur l’autorisation accordée au navire de rentrer dans le port de Bayonne par très mauvais temps. Selon lui, « on sait que les conditions d’entrée dans le port de Bayonne sont très difficiles ». Sur l’ensemble de la France, neuf départements de la Manche et de l’Atlantique étaient toujours en vigilance orange « vagues-submersion » par Météo-France (Charente-Maritime, Côtes-d’Armor, Finistère, Gironde, Landes, Loire-Atlantique, Morbihan, Pyrénées-Atlantiques et Vendée) à la mi-journée. En Bretagne, quelque 25 000 personnes étaient privées d’électricité en fin de matinée en raison des vents amenés par la tempête Petra, qui frappe la côte atlantique depuis mardi soir, selon ERDF.

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Cargo échoué à Anglet : Cuvillier écarte une « pollution massive »

Le ministre de la Mer Frédéric Cuvillier a estimé mercredi que « les risques de pollution massive sont a priori écartés » à la suite de l’échouage d’un cargo espagnol, brisé en deux sur une digue d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques). La pollution est pour l’instant « limitée, extrêmement limitée. Nous avons été inquiets lorsque nous avons eu connaissance de ce naufrage, mais les risques de pollution massive sont a priori écartés », a déclaré le ministre à des journalistes lors d’une visite à Anglet, sept heures environ après l’échouage du cargo.Capture23

Le cargo espagnol s’est brisé en deux mercredi matin sur une digue d’Anglet, au Pays basque, au milieu de vagues de six à huit mètres, ses onze membres d’équipage ayant pu être évacués sains et saufs grâce à un spectaculaire hélitreuillage, tandis que les autorités craignaient une pollution maritime. Peu après 13 h 45, les onze marins du Luno qui se trouvaient à bord avec un pilote du port de Bayonne ont pu être hélitreuillés après plusieurs tentatives de l’hélicoptère et alors que les rafales de vent atteignaient par moments jusqu’à 110 km/h sur la plage de la Barre.

Spot de surf

Vers 15 heures, les marins se trouvaient toujours dans un poste de premiers secours à la patinoire d’Anglet, selon la mairie. Un seul des marins a été légèrement blessé, nécessitant la pose de quelques points de suture, sans hospitalisation. Sur la plage – un spot du surf – gisait une moitié de carcasse rouge du cargo espagnol, de 3 446 tonnes, 100 mètres de long et 14,8 m de large, tandis qu’au bout de la digue, à quelques dizaines de mètres, restait accrochée l’autre moitié du navire, avec sa cabine de pilotage à l’arrière.
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C’est sur une passerelle de cette partie arrière, à côté de la cabine de pilotage, que les onze hommes sont restés en attendant d’être sauvés, alors que « le bateau gîtait beaucoup avec une houle de six à huit mètres », a témoigné à l’Agence France-Presse le commandant de l’hélicoptère Puma de l’armée de l’Air dépêché pour le sauvetage, le capitaine Benjamin Bougault. Les naufragés, « non-francophones, étaient complètement apeurés, tellement qu’ils refusaient de retirer leurs gilets de sauvetage pour mettre les brassières », nécessaires à l’hélitreuillage, a-t-il poursuivi. Ils ont finalement pu être évacués, aux alentours de 13 heures, un à un.

127 m3 de mazout dans le réservoir

Pendant ce temps, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques évaluait les risques de pollution maritime, liés à une fuite de gas-oil du navire, dont le réservoir contient 127 m3 de mazout, soit l’équivalent de quatre camions-citernes d’essence. Cependant, les deux tiers du carburant se trouvaient dans des réservoirs apparemment intacts dans la moitié avant du cargo, a précisé la mairie. Hormis des reflets de gas-oil sur les flots, la plage ne présentait en début d’après-midi pas de trace de pollution.

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Le premier niveau du plan de lutte contre les pollutions maritimes (plan Polmar) a été déclenché en fin de matinée, selon le sous-préfet de Bayonne, Patrick Dallennes. Le ministre de la Mer, Frédéric Cuvillier, s’est rendu sur place dans l’après-midi, notamment pour commencer à évaluer les risques de pollution. Le plan Polmar permet la mobilisation de moyens en mer et sur terre – notamment des barrages flottants, des dispositifs de récupération – et existe depuis 1978, suite à la catastrophe de l’Amoco Cadiz, qui avait répandu 228 000 tonnes de pétrole sur le littoral breton.

Il a également été déclenché dans les Landes où aucune pollution n’a pour l’instant été détectée sur le littoral, a précisé la préfecture. « Ça sent le pétrole sur la plage », a déclaré à l’Agence France-Presse à Anglet Iban Ithurbide, directeur d’une école de surf proche de la plage, où les badauds, nombreux, ont été évacués peu après 12 h 30, se postant alors sur un parking en retrait de la plage. Une équipe de dépollution devait arriver dans l’après-midi de Brest, a-t-on précisé à la préfecture. Le navire ne transportait que le gas-oil de sa cuve.

« Avarie électrique totale »

Le naufrage s’est produit vers 10 h 10 alors que le cargo se trouvait à l’entrée du port de Bayonne vers lequel il se dirigeait. Il a subi une « avarie électrique totale », selon la préfecture maritime de l’Atlantique, qui l’a sans doute rendu très difficile à manoeuvrer. D’après le site internet spécialisé bateaux-fécamp.fr, le Luno, sorti en 1994 des chantiers navals espagnols Astilleros de Murueta à Guernica et dont le port d’attache est Santa Cruz de Ténérife, aux îles Canaries, avait déjà subi une avarie moteur le 13 juillet 2012, également à l’entrée du port de Bayonne, et avait dû être pris en charge par deux remorqueurs.
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Au moment du naufrage, l’ensemble de la façade atlantique était en « alerte orange » face au risque de « vagues-submersion » et de vents forts. Jean Espilondo, maire d’Anglet, s’est interrogé sur l’autorisation accordée au navire d’entrer dans le port de Bayonne par très mauvais temps :
Ce n’est pas la première fois qu’un navire se trouve en difficulté:
Capetan Tzannnis – Plage de la Madrague à Anglet
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Navire en attente sur rade de Bayonne ayant été drossé sur la Plage de la Madrague à Anglet par une violente tempête. Renflouement par 3 remorqueurs en 24 heures (Abeille Supporter + 2 remorqueurs des Abeilles Bayonne).

« On sait que les conditions d’entrée dans le port sont très difficiles »

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Bon comme un citron bien rond !