La «brindille» a depuis longtemps déserté les couverture de magazines de mode comme «Elle» ou «Vogue» pour les Unes de la presse people. Depuis peu la jeune quadragénaire fait aussi le bonheur des magazines masculins.
Après «Playboy», qui l’a déguisé en Bunny pour les 60 ans du journal, c’est au tour de «Lui» d’offrir sa première page à la belle anglaise, ex de Johnny Depp et Pete Doherty. Depuis quelques jours, le magazine dirigé par Frédéric Beigbeder avait organisé un jeu sur les réseaux sociaux pour savoir qui apparaîtrait en couverture du prochain numéro.
Le mystère est maintenant levé. Ce sera Kate Moss !ImageImageImageImageImageImage

 

Après une heure d’attente, nous grimpons au cinquième étage, traversons un dédale de couloirs, patientons devant une première porte en noyer, puis une deuxième.
Une attachée de presse, dans un tailleur impeccable, récite solennellement les règles du jeu.
« Vous avez trente secondes pour choisir, sur l’iPad posé devant vous, une photo de Kate à propos de laquelle vous pourrez lui poser une question. » Coups d’œil désespérés de nos voisines de table.
A pas de louve, Kate arrive déjà, entourée d’une styliste et d’un agent, volubiles.
Vêtue d’un legging noir et d’un grand kimono à franges, elle est perchée sur des boots. Le tour de table peut commencer.
« I am Kate Moss », balance l’icône, avec un accent populaire du sud de Londres.
Elle plante ses yeux dans ceux de ses interlocuteurs, se concentre, répond sagement, recule sur sa chaise, attrape ses cheveux, sans à-coups.
On choisit d’elle une photo la montrant les lèvres rouge sang et le regard cerclé de noir, parce que, à la regarder en vrai, c’est celle qui lui ressemble le plus.
Elle s’esclaffe comme une enfant. « Oui, c’est tout à fait moi, ce regard fort. Elle représente bien l’image que je me fais du glamour. Et la façon dont je rêverais de me réveiller chaque matin. »
Est-ce le maquillage qui lui donne de la force ? « Définitivement oui, ce regard noir, ces lèvres rouges, ça donne du pouvoir. »
Croit-elle qu’il en est de même pour toutes les femmes ? Elle a à peine le temps de murmurer un « Je ne sais pas » que sa styliste recentre la conversation sur la collection de maquillage.
On apprendra en vrac que le rouge à lèvres teinté de noir est vraiment plus « cool », que sa fille Lila Grace, 11 ans, la préfère au naturel, et que sa nanny de 65 ans a les cheveux rouges, ce qui est « very coooool ».

Bon comme un citron bien rond !