Michael Zehaf-Bibeau, 32 ans, cherchait à obtenir un passeport et les autorités menaient actuellement une enquête sur lui afin de déterminer ses motivations.

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Il a semé un véritable vent de terreur sur la capitale fédérale canadienne. Michael Zehaf-Bibeau, 32 ans, a tiré mercredi sur l’un des deux gardes postés devant le monument aux morts d’Ottawa. Touché, le caporal Nathan Cirillo, 24 ans, a succombé à ses blessures. L’auteur des coups de feu a pour sa part été abattu non loin de là, au Parlement.

• Un petit délinquant

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Le casier judiciaire du tireur d’Ottawa n’était pas vierge. Il a commis par le passé plusieurs infractions mineures. Michael Zehaf-Bibeau a passé son enfance dans l’est du pays, entre Montréal et Ottawa. Au début des années 2000, il se fait connaître des services de police. «En 2001, il a été reconnu coupable de vol de carte de crédit, de conduite avec les capacités affaiblies et d’agression armée», détaille le Journal de Montréal . Deux ans plus tard, un juge le condamne à deux ans de prison pour vol qualifié. Il est arrêté à trois reprises en possession de stupéfiants. Il s’était depuis installé dans l’ouest du pays à Vancouver, où il est de nouveau impliqué dans une affaire de vol. En 2011, un rapport psychiatrique dont Radio Canada publie des extraits relevait: «Il a été un musulman dévoué pendant sept ans et croit qu’il doit passer du temps en prison en guise de sacrifice pour ses erreurs du passé. Il espère être une meilleure personne à sa libération». Le psychiatre avançait également une «dépendance à la cocaïne».

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Un musulman «frustré»

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À Ottawa depuis le 2 octobre, Zehaf-Bibeau avait transmis une demande de passeport et «il espérait également partir pour la Syrie», a déclaré Bob Paulson, le chef de la gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale). La GRC menait une enquête sur lui afin d’établir la pertinence de lui en accorder un ou non. Bob Paulson a également affirmé que le tueur «nourrissait des croyances extrémistes». Mais il ne figurait pas sur la liste des 93 Canadiens «qui ont démontré l’intention de voyager à l’étranger» pour combattre aux côtés de groupes extrémistes.

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Les deux semaines précédant l’attaque, Zehaf-Bibeau vivait dans un refuge de sans-abris de la capitale fédérale. Des pensionnaires ont expliqué à Radio Canada qu’il se tenait à l’écart et priait la plupart du temps. Surtout, il «avait mentionné être frustré du fait que les autorités fédérales ne lui donnaient pas de passeport pour quitter le pays». Bob Paulson a par ailleurs noté qu’en raison du casier judiciaire du tireur, il lui était interdit de détenir une arme et la police devra déterminer la provenance de la carabine Winchester dont il s’est servi pour tuer le soldat près du Parlement.

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• Un solitaire

Selon les enquêteurs, aucun élément ne permet de lier les attaques de Martin Rouleau-Couture, un jeune homme converti à l’islam qui a écrasé volontairement un militaire dans la banlieue de Montréal lundi et Zehaf-Bibeau. La préméditation de leurs actes n’a pas encore été démontrée. Cependant, le profil des deux hommes montre de nombreuses similitudes.

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Converti à l’islam il y a un an et se faisant désormais appeler Ahmad, Couture-Rouleau professait depuis quelques mois des théories djihadistes auprès de son entourage et sur Internet. Il avait été empêché in extremis en juillet d’embarquer pour la Turquie, porte d’entrée pour la Syrie et l’Irak en guerre. Quant à l’auteur de la fusillade d’Ottawa, il se faisait de plus en plus appeler Abdul et avait été exclu d’une mosquée de la banlieue de Vancouver à cause d’un comportement erratique. Dans la métropole de l’ouest canadien, il s’était par ailleurs lié à Hasibullah Yusufzai, un Canadien accusé d’avoir rejoint le groupe État islamique en Syrie.

 

• Deux morts lors de la fusillade au parlement canadien: le tireur (Michael Zehaf-Bibeau?) et un soldat.

images1Le tireur victorieux!

1687Le soldat abattu!

La police canadienne a abattu un tireur au Parlement mercredi à Ottawa et recherchait toujours deux autres éventuels individus armés. Un agent de sécurité posté à l’extérieur a été mortellement touché. Ces faits se produisent deux jours après l’assassinat «terroriste» d’un militaire au Québec.

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Le centre de la capitale fédérale Ottawa a été totalement bouclé peu après 10h locale (14H00 GMT) après qu’au moins un homme «portant un fusil de chasse», selon des témoins, a tiré sur un soldat, en poste devant le monument aux morts se trouvant à proximité du Parlement. Gravement blessé, l’homme a été évacué par des ambulanciers qui avaient au préalable pratiqué un massage cardiaque,

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Rapidement, des dizaines de commandos lourdement armés ont été acheminés dans le centre-ville d’Ottawa où des tirs ont été rapportés à trois différents endroits, dont le monument au mort, le Parlement et aux abords d’un centre commercial. L’attaque a été menée par un et jusqu’à trois assaillants, selon des policiers.

Une détonation et une vingtaine de coups de feu.

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Selon différents témoignages, le ou les tireurs ont d’abord fait feu sur l’un des deux agents stationnés devant le monument aux morts, avant de s’emparer d’un véhicule officiel sous la menace afin de s’approcher jusqu’aux portes du Parlement, un périmètre uniquement réservé aux véhicules autorisés et de police. Ils se seraient ensuite rués à l’intérieur du bâtiment central où siègent les députés et sénateurs.

 

Un peu après, une forte détonation a été entendue, aussitôt suivie d’un tir nourri des policiers, selon une vidéo d’un journaliste du Globe and Mail présent dans l’enceinte et filmée avec son téléphone portable.

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«Un homme est entré dans le Parlement en courant. Il était poursuivi par des policiers armés de fusils qui criaient à tout le monde de se mettre à couvert», a raconté à l’AFP Marc-André Viau, un employé du Parlement qui estime avoir dénombré «une vingtaine de coups de feu» tirés dans l’enceinte.

Alerte terroriste.

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Le Premier ministre Stephen Harper, dont les bureaux se trouvent dans la zone bouclée, a été évacué et est «sauf», a indiqué son porte-parole. Les chefs de l’opposition, Thomas Mulcair pour le NPD (gauche) et Justin Trudeau du Parti libéral ont également été placés en lieux sûrs.

Les habitants du centre d’Ottawa ont reçu la consigne de s’éloigner de leurs fenêtres car, selon la Gendarmerie royale du Canada, un tireur s’est «probablement» retranché sur le toit du Parlement. Des tireurs d’élites ont été aperçus sur les toits alentours, notamment celui du Musée des beaux arts.

Niveau d’alerte relevé.

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Mercredi, les bases militaires ont été fermées et les militaires ont reçu l’ordre de rester confinés sans uniformes, selon des médias. Les autorités canadiennes avaient relevé mardi d’un cran le niveau d’alerte terroriste, de bas à moyen, pour la première fois depuis 2010. Cette décision intervenait après la mort d’un militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec, fauché volontairement par un jeune de 25 ans qui avait ensuite été abattu par la police. Cette agression a été qualifiée d’acte terroriste par le gouvernement canadien. Cet attentat était le premier lié à l’extrémisme islamiste de l’histoire du Canada.

Identifié par les services de renseignement comme l’un des 90 Canadiens présents sur le sol national et soupçonnés de vouloir fomenter des attentats, son auteur, Martin Rouleau-Couture, avait été arrêté en juillet par les autorités alors qu’il était sur le point de partir en Turquie.

Retour de Syrie.

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Sur ces 90 individus suivis par les services de renseignement et la police, 80 sont revenus récemment de zones de guerre, et plus spécialement d’Irak et de Syrie, avait indiqué au début du mois le gouvernement canadien.

Ottawa avait alors appelé la population à la plus grande vigilance face à de possibles actes radicaux sur son sol après avoir rallié la coalition emmenée par les Etats-Unis pour combattre le groupe Etat islamique en Irak.

Le ministre de la Sécurité publique Steven Blaney avait alors assuré que ces suspects, enrôlés dans des «groupes terroristes», voulaient «réaliser des actes terroristes» au Canada, tout en affirmant qu’aucune menace n’était imminente.

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Bon comme un citron bien rond !