HASSAN ROHANI condamne le terrorisme !
Dans son communiqué à l’ONU, le nouveau président iranien Hassan Rohani a sévèrement critiqué le terrorisme international et la manière dont l’occident les a soutenu en Syrie.
Le président et chef spirituel de la république islamique d’Iran s’est exprimé en ces termes : « Nous devrions tous cesser d’aider les terroristes et ils devraient quitter la Syrie. Ces groupes terroristes de différents pays se sont réunis là-bas, et ils doivent quitter la Syrie. La communauté internationale en faveur de ces terroristes, et dont al quaeda, est une situation délicate ».
« Le terrorisme est une menace majeure pour la sécurité régionale et internationale ».
« Nous devons lutter contre l’extrémisme et la violence. Les terroristes sont comme des microbes en mouvements ».
« Les terroristes sont des germes qui se déplacent d’un point à l’autre, nous devons faire de notre mieux pour débarrasser le monde de ces microbes dangereux partout où ils se trouvent ».
Ainsi ont été rapporté dans les grandes lignes ses paroles à l’ONU sur son site officiel.
Israël ne cesse de brandir la menace d’une attaque contre les sites nucléaires iraniens.
Mais quelle forme pourrait prendre concrètement une telle offensive ?
Même si les médias spéculent à nouveau sur l’éventualité d’une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes dès ce printemps, le scepticisme est grand quant à la réussite d’une telle campagne et on peut se demander si Israël ne se contente pas en l’espèce d’aboyer sans avoir l’intention de mordre. L’Etat hébreu ne peut s’attendre à une répétition de l’opération de 1981 par laquelle son aviation avait détruit le réacteur d’Osirak, au sud de Bagdad.Les Iraniens connaissent les capacités israéliennes et savent que cet Etat possède des bombes antibunker intelligentes fabriquées par les États-Unis. Le programme nucléaire iranien est dispersé sur tout le pays – le nombre de sites varie de 12 à 20, voire plus. Les installations ont été construites en gardant à l’esprit les capacités américaine et israélienne et sont protégées par un système de défense antiaérienne moderne russe.L’élément essentiel du programme nucléaire iranien est sans doute l’usine de Natanz (dans le centre du pays). Le cœur du site est la zone des centrifugeuses, installées sous terre dans une structure renforcée. Mais même si Israël limitait ses cibles, il faudrait quand même qu’il attaque d’autres sites. Par exemple, l’usine d’enrichissement d’uranium de Fordo – elle a accueilli 3,5 % de l’uranium enrichi de Natanz –, près de Qom, qui est plus récente et est hautement fortifiée (elle se trouve à flanc de montagne). Ou l’usine de conversion d’uranium d’Ispahan, l’usine de production d’eau lourde qui est en construction à Arak et les centrifugeuses qui sont situées près de Téhéran.
Il y a près de 1 609 kilomètres à vol d’oiseau entre Israël et le site de Natanz. Comme les deux pays n’ont pas de frontière commune, les avions ou les missiles israéliens devraient survoler un espace aérien étranger – et hostile – pour parvenir à leur objectif. La méthode la moins risquée pour toucher Natanz, serait d’envoyer des missiles balistiques à moyenne portée Jéricho I ou III. Cependant, pour aller aussi loin, les missiles devront avoir une tête plus légère et on peut douter que celle-ci puisse s’enfoncer suffisamment dans le sol pour obtenir le degré de destruction souhaité.
L’option la plus probable reste donc l’envoi de chasseurs bombardiers fabriqués aux États-Unis. Les Israéliens possèdent vingt-cinq F-15l et une centaine de F-16l. Le F-15l peut transporter quatre tonnes de carburant dans ses réservoirs internes, ses réservoirs conformes et des réservoirs détachables. Ce qui lui permet de parcourir environ 4 450 kilomètres. Il pourrait encore étendre son rayon d’action en se ravitaillant en vol. Le F-16l a un rayon d’action plus grand qui permettrait à l’aviation israélienne d’attaquer des objectifs situés bien à l’intérieur du territoire iranien sans devoir se ravitailler.
Si on part du principe que l’attaque se ferait par avion, reste à savoir par où les appareils passeraient pour toucher des objectifs situés à 332 kilomètres à l’intérieur du territoire iranien. Ils peuvent passer soit par l’Arabie Saoudite, soit par l’Irak, peut-être même par la Jordanie. Chacune de ces routes représente un aller de 1 930 kilomètres. Dans l’option Arabie Saoudite, les avions partiraient du sud d’Israël, entreraient dans l’espace aérien saoudien par le golfe d’Aqaba, le survoleraient sur 1 287 kilomètres pour arriver à hauteur du Golfe puis feraient 483 kilomètres dans l’espace aérien iranien.
Comme l’armée de l’air israélienne ne possède pas d’avions furtifs, on peut raisonnablement s’attendre à ce que les appareils soient détectés pendant qu’ils survolent l’Arabie Saoudite. Nul ne sait si la défense saoudienne pourrait ou voudrait les arrêter. L’Arabie Saoudite craignant le programme nucléaire iranien, peut-être détournerait-elle les yeux et affirmerait n’avoir rien remarqué.
Si elle choisit de passer par l’Irak, la force de frappe part du sud d’Israël, fait 483 à 644 kilomètres dans l’espace aérien saoudien, ou à la fois saoudien et jordanien, pénètre dans l’espace aérien irakien le plus tôt possible, puis parcourt les 805 kilomètres de l’Irak au Golfe persique. Passer par l’espace aérien irakien risque de poser des problèmes politiques. Même si les troupes américaines ont quitté les lieux, une traversée du pays ne pourra se faire sans que les États-Unis ne le sachent et même sans leur autorisation.
La question, c’est de savoir si les chasseurs bombardiers israéliens peuvent mener cette mission sans se ravitailler. Le rayon d’action de combat – la distance qu’un appareil peut parcourir aller et retour sans se ravitailler – est difficile à calculer et dépend de l’armement embarqué, des réservoirs de carburant externes, du profil de la mission, etc.
Le rayon d’action de combat d’un F-15l ou d’un F-16l équipé de deux réservoirs conformes, de deux réservoirs d’aile, d’un armement correct est selon les meilleures estimations de près de 1 690 kilomètres. Chacune des deux routes possibles fait 322 kilomètres de plus. L’appareil pourrait être équipé d’un réservoir externe supplémentaire mais cela nécessiterait une réduction de l’armement, ce qui ne serait peut-être pas un problème compte tenu de la précision des armes dont dispose Israël. Reste la solution du ravitaillement en vol, mais ce serait délicat car il devrait se faire en terrain hostile.
Les Israéliens peuvent réussir en théorie, mais le risque d’échec est élevé. S’ils décident d’attaquer le site de Natanz, ils devront causer des dégâts suffisamment importants dès la première attaque parce qu’ils ne pourront pas procéder à des frappes sur les autres installations.
Cependant, une fois que les appareils israéliens seront rentrés au bercail, l’Iran ne risque-t-il pas de réparer les dégâts et d’accélérer son programme nucléaire ? Ou Israël part-il du principe que les États-Unis reprendront le flambeau et se lanceront dans une guerre à long terme avec l’Iran ?
En se focalisant sur la reconnaissance formelle de la Shoah par les dirigeants iraniens, les commentateurs alimentent l’idée que le génocide nazi est à la base de la naissance d’Israël.
Bon, alors, ça y est, il l’a dit ? L’homme de Téhéran a-t-il vraiment proféré le mot en « H » ? Est-il prêt à en reconnaître le caractère unique, ou n’y voit-il qu’un crime historique parmi tant d’autres ?
Peut-on passer à des questions plus complexes ? Que pense-t-il du Führerprinzip [soumission au Führer], a-t-il une théorie pour expliquer l’absence de tout ordre écrit ? Et quel est son avis à propos de Rumkowski [président du ghetto polonais de Lodz]? Sauveur ou charlatan ? Nous devons avoir réponse à toutes ces questions, et nous ne lâcherons pas Hassan Rohani tant qu’il n’aura pas dansé la danse des six millions de voiles jusqu’à se dépouiller sous nos yeux du moindre soupçon de doute ou de déni. Et après ?
Ces dernières semaines, alors que Rohani accordait entretien sur entretien aux médias occidentaux et rencontrait à huis clos des ténors du journalisme américain, cette pantomime ridicule s’est répétée. A chaque fois, on l’interroge sur l’Holocauste et il répond d’une façon ou d’une autre. Je ne suis pas vraiment sûr de ce qu’il a dit car je ne parle pas le persan et il semble que la traduction de certaines de ses déclarations ait suscité la controverse . Les uns ont le sentiment qu’il prend ses distances vis-à-vis de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad, qui était considéré comme un négationniste, tandis que d’autres assurent qu’il s’est contenté de noyer le poisson. Je n’en sais rien et je m’en moque.
Même si Rohani se rendait au mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, qu’il récitait les quatre millions de noms qui y sont conservés, puis qu’il se joignait aux chercheurs qui s’efforcent de retrouver les 2 autres millions de noms qui manquent, qu’est-ce que cela changerait ? Cela changerait-il le fait que le régime qu’il sert soutient le massacre de civils syriens ? Pour une raison quelconque, nous avons transformé la reconnaissance de la Shoah en test politique, comme si nous avions besoin qu’un Iranien vienne nous confirmer que nos arrière-grands-parents ont bien été massacrés il y a 70 ans. Tout cet exercice revient à tourner leur mémoire en dérision.
Je doute qu’il y ait dans l’Histoire de l’humanité un événement ayant fait l’objet de recherches plus poussées que l’Holocauste. Certes, je peux me passer des historiens, car je peux encore interroger des milliers de survivants, qui sont autant de témoins vivants. Mais le négationnisme n’a rien à voir avec la recherche historique ; le procès de [l’écrivain britannique négationniste] David Irving l’a clairement établi il y a 13 ans. Il ne viendrait à l’idée d’aucun historien digne de ce nom de remettre en cause les faits avérés.
Quelques illuminés peuvent encore soutenir que seuls quelques juifs sont morts du typhus pendant la Deuxième Guerre mondiale et qu’il n’y a pas eu de chambres à gaz, ils n’intéressent personne. Nous n’avons plus affaire aujourd’hui à un déni de l’Holocauste, mais bien à une tentative de divers adversaires d’Israël de minimiser et de marginaliser le souvenir du génocide juif, en partant du principe, comme l’a écrit un écrivain iranien, que c’était là « le talon d’Achille des sionistes ». Pour les tenants de cette thèse, Israël ne doit d’avoir survécu depuis 60 ans qu’à l’emprise qu’il exerce sur les pays occidentaux en raison de la Shoah. Dans cette optique, l’existence de l’Holocauste ou le nombre de juifs tués n’entrent plus en ligne de compte. Les dirigeants iraniens estiment que s’ils peuvent faire croire au monde que la Shoah n’a pas été une pire injustice que d’autres crimes de guerre, ou qu’elle est comparable à la tragédie palestinienne de 1948, Israël ne s’en relèvera pas.
- With West In Mind, Iran Reportedly Cancels Anti-Israel Conference (rferl.org)
- How could Hassan Rohani keep up his superstar performance (payvand.com)







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