Comment Israël s’est fait surprendre

Faire la guerre pour préparer la paix. L’ancien président égyptien Anouar El-Sadate(1918-1981) s’est servi de ce vieil adage pour lancer, avec la Syrie, la Jordanie et l’Irak, une opération d’envergure contre Israël, le 6 octobre 1973, le jour de la plus importante fête juive, le Grand Pardon. C’était la guerre du Kippour. Après l’attaque surprise sur deux fronts, Israël s’affole avant de l’emporter grâce à la traversée du canal de Suez par les blindés du général Ariel Sharon, qui prend à revers les lignes égyptiennes.

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Quarante ans après, le livre de Marius Schattner et Frédérique Schillo revient sur cet épisode crucial de l’histoire du Proche-Orient. Le regard commun d’un journaliste et d’une universitaire revisite avec talent et innovation cette quatrième guerre israélo-arabe depuis la création d’Israël (1948). Talent, le récit de la guerre se lit comme un polar palpitant. Innovation, les deux experts ont eu accès à des sources et archives déclassifiées.

VICTOIRE AUX POINTS D’ISRAËL

Avec un titre en clin d’oeil à la pièce de théâtre de Jean Giraudoux La guerre de Troie n’aura pas lieu, les deux auteurs exposent cynisme, calculs et manipulations des différents acteurs du conflit. Le chapitre sur Ashraf Marwan (annexe 1), conseiller de Sadate, est un petit bijou de roman d’espionnage. Etait-il un espion d’Israël ou un agent double ? Celui sur les dix-huit jours de combats est une plongée au coeur des états-majors des camps rivaux, sur fond de guerre froide, où Etats-Unis et URSS cherchent autant à préserver la détente qu’à secourir leurs alliés respectifs, puisque, finalement, cet épisode sanglant du conflit israélo-arabe oppose aussi armements américains aux armements soviétiques.

La guerre du Kippour renferme une somme de paradoxes. Ce conflit moderne rappelle la narration des guerres antiques avec l’opposition entre deux vieilles civilisations. En moins de trois semaines de combats, le rapport de force a basculé d’un camp à l’autre : offensives arabes, contre-offensive israélienne.

Après le mythe de l’invincibilité gagné lors de la guerre des Six-Jours en 1967, Israël découvre les angoisses de la vulnérabilité depuis l’attaque surprise de 1973. Car cette guerre est un fiasco du renseignement israélien avant d’être une victoire aux points, en dépit des tensions au sein du commandement de l’Etat hébreu. Cela correspond aussi au début du déclin des travaillistes, au pouvoir depuis 1948, au profit de la droite dure et du mouvement en faveur de la paix avec les Etats Arabes et les Palestiniens.

Justement, côté arabe, malgré la destruction de leurs armées, Egyptiens et Syriens voient dans cette guerre du Ramadan – nom qu’ils donnent au conflit – un succès politique : le doute est désormais du côté d’Israël. Sadate peut prendre sa revanche sur la déculottée subie par son prédécesseur Nasser en 1967, en entamant une paix séparée avec son voisin israélien, qui débouche sur Camp David I (1978), que les islamistes ne pardonneront jamais au raïs égyptien tombé sous leurs balles en 1981.

Mais en 1978, les Egyptiens crient d’autant plus victoire qu’après cet accord de paix, les Israéliens se retirent partiellement du Sinaï et définitivement en 1982 au moment où les troupes de Tsahal lancent leur opération contre le Liban. Enfin, dernier paradoxe, de dimension régionale, la guerre du Kippour s’est transformée en crise mondiale du pétrole et fin des « trente glorieuses » en France.

Pour Marius Schattner et Frédérique Schillo, ce tournant militaire n’a pas livré tous ses secrets, les sources arabes n’ont pas encore parlé. Si la guerre du Kippour a bien eu lieu, dans les mentalités, elle est loin d’être finie…

Annexe 1: Did Mossad killed Ashraf Marwan ?

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Le marchand d’armes Ashraf Marwan tombe de son balcon.

Le corps du milliardaire égyptien Ashraf Marwan a été retrouvé à Londres, merdredi 27 juin 2007, gisant devant son domicile. Selon les premières constatations, il serait tombé du balcon de son appartement, situé au 4e étage. Scotland Yard hésite à qualifier le décès d’accident d’autant que le défunt avait déclaré à son entourage craindre pour sa vie.

Ashraf Marwan était entré au service du président Gamal Abdel Nasser dont il avait épousé la fille, Muna. Devenu conseiller pour les affaires arabes du président Anouar El-Sadate, il fut recruté par le chef de poste de la CIA au Moyen-Orient, Thomas Twetten, en 1971. Sur la base des informations états-uniennes, il déjoua un complot pro-soviétique, réel ou supposé, contre le président Sadate. Il fit arrêter les chefs présumés de l’opération —Sami Sharaf (chef des services secrets égyptiens) et Ali Sabry (vice-président)— et devint l’homme fort du Caire. Il joua un rôle central dans le basculement qui suivit de l’Égypte dans le camp « occidental ».

En 1975, Ashraf Marwan devint le président de l’Organisation arabe de l’industrialisation et un chef d’entreprise prospère. Il détenait des parts dans Ubichem London, House of Fraser, American International Petroleum, Chelsea Plc, British Home Store et Habitat.

Cependant en 2002, dans un article du Yediot Achronot, puis dans son livre A History of Israel, l’historien britannique Ahron Bregman identifia Ashraf Marwan comme étant « La Source » dit « Babel » qui aurait intoxiqué le Mossad quant au délcenchement de la guerre israélo-égytienne d’octobre 1973. M. Marwan se serait présenté spontanément, en 1969, à l’ambassade israélienne à Londres et serait devenu un espion. Il aurait fourni durant des années des renseignements fiables jusqu’à acquérir la confiance des Israéliens. Mais il les aurait intoxiqués sur le plus important, leur faisant croire que Sadate ne tenterait pas de libérer les territoires égyptiens occupés tant qu’il n’aurait pas de missiles à longue portée.

Considéré comme un héros dans son propre pays, Ashraf Marwan était devenu dans les dernières années l’un des principaux négociants en armement du Moyen-Orient. Il travaillait notamment en concurrence avec Adnan Khashoggi, et Mohammed et Doddi Al-Fayyed.

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He was accused of being both an Israeli spy and an Egyptian double agent. Three years after his death, Ashraf Marwan’s career and mysterious death in London remain among the most intriguing unsolved riddles of modern espionage.

The billionaire arms dealer, who was the son-in-law of Egypt‘s second president, fell to his death from a fifth-floor West End balcony on a summer’s day in 2007. His death in the heart of wealthy London made world headlines.

An inquest this week will attempt finally to unravel the circumstances of Marwan’s fatal fall. In an exclusive interview, his widow has told the Observer that in the days before he died her husband believed his life was in danger. After Marwan died, his family discovered that the draft manuscript of his memoirs – which threatened to expose secrets of the Middle East’s intelligence agencies – had disappeared from his bookshelf.

Mona Nasser, Marwan’s wife of 40 years and one of two daughters of the former Egyptian president Gamal Abdel Nasser, said that her husband confided that he was being pursued by assassins nine days before his death. She believes he was killed by the Mossad, Israel‘s intelligence agency, and is expected to be a witness at the coroner’s inquest that opens on Monday.

Nasser has also criticised the investigation by the Metropolitan Police into Marwan’s death as negligent. The shoes that Marwan was wearing when he died – which may have provided vital DNA evidence to show whether he was murdered or jumped – were lost by investigating officers.

Since his death, there has been intense speculation over the secretive life of Marwan and his role in the Yom Kippur war, waged between Israel and a coalition of Arab states backing Egypt and Syria in 1973. Mossad agents say Marwan was their heroic spy at the heart of the Egyptian government. But both Hosni Mubarak, Egypt’s current president, and the former head of Israeli military intelligence have indicated that Marwan was a double agent feeding misinformation to the Israelis.
Mona Nasser in Cairo. The inquest into the death of her husband, Ashraf Marwan, opens in London on Tuesday.

Marwan, 63, was found dead in June 2007 on the pavement beneath his exclusive Carlton House Terrace flat, a stone’s throw from Trafalgar Square. At least one witness claims to have seen two men of Middle Eastern appearance on his fifth-floor balcony seconds after he fell.

Nasser, speaking from her home in Cairo, said that Marwan told her three times in the four years before he died that his life was in peril. The last time he did so, they were alone together in their London flat. « He turned to me and said: ‘My life is in danger. I might be killed. I have a lot of different enemies.’ He knew they were coming after him. He was killed by Mossad, » she said.

Those fears were at their most intense just days after an Israeli court ruled that Major-General Eli Zeira, who headed Israeli military intelligence during the 1973 war, had exposed Marwan’s identity as an Israeli spy. « I was worried, of course, but in our life together we had been in many dangerous situations. He was determined to carry on as normal, » she said.

Nasser met Marwan, a tall, handsome chemist, in August 1965 in Cairo, where they were both students. He was, she said, charming and quietly spoken. They were married the following year. He soon began working closely with her father. « My father would send my husband to missions in foreign countries. My husband refused to give me sensitive information about his trips because that would have put me in danger, » she said.

Speaking of her husband’s alleged role in the Yom Kippur war, Nasser said that she confronted her husband in 2003 but he had denied that he had any direct contact with Mossad agents.

However, since Marwan’s death Nasser said she had learned from Egyptian intelligence officers that he did have a role in feeding Mossad with false information. She still does not feel as if he lied to her. « My husband was a hero who served his country. He only did what was asked of him to perfection, » she said.

English: Mosque of Gamal Abdel Nasser in Cairo...

English: Mosque of Gamal Abdel Nasser in Cairo, Egypt (Photo credit: Wikipedia)

After Anwar Sadat, who had succeeded Nasser as president in 1970, was assassinated in 1981, Marwan and his family moved to London.

Nasser said that the police investigation following her husband’s death had been a sham. « The investigation was extremely negligent. They did not seal the area properly. They did not take fingerprints. They lost the shoes he was wearing when died. This was all vital information, » she said.

The shoes may have carried clues as to how he died, because he suffered from neuropathy in his feet. This meant that he could not lift them higher than a few inches without help. « If he was supposed to have climbed over a metre-high balcony rail, there would have been scuff marks, » she said.

A police spokesman said that the three-year investigation into Marwan’s death, which was removed from one set of detectives and handed to the Specialist Crime Directorate after Marwan’s shoes were lost, continues.

The coroner’s inquest has been scheduled to last for at least three days, and is expected to hear testimony from police officers and from former business partners of Marwan.

On the day that Marwan died, he had been working hard on his memoirs of his role in the 1970s, according to family members. His wife said the lock on the front door had been left on the latch by one of their household staff. A housekeeper in the flat was the only other person present in the 15-room apartment, giving an intruder ample time to find Marwan and kill him, she claimed.

« I believe that the intruders took him to the bedroom, they hit him and they threw him out of the window over the balcony. Someone on a fourth-floor balcony who gave evidence to the police heard him scream before he fell. Do people committing suicide scream before they fall? » she said.

Nasser said that the couple had been looking forward to holidays with their five grandchildren, and had made many plans for the long and short term.

« He was happy. We were happy. There is no way he killed himself. It is so painful to think about one’s husband being thrown over a balcony. It is so horrible. I am talking about it for the first time because the truth should come out, » she said.

La Guerre de Kippour jour après jour

Chaque jour, découvrez le résumé des événements qui se sont passés il y a 40 ans durant la Guerre de Kippour. Suivez jour après jour l’avancée des troupes sur le terrain avec des cartes explicatives et photos historiques.

Front égyptien

Au cours de la nuit, l’infanterie égyptienne s’est rapprochée de la ligne israélienne. Couvert par l’artillerie et les missiles antitank sagger, ils ont attaqué tôt au matin mais ont trouvé une ligne défensive de Tsahal prêt à se défendre. L’infanterie égyptienne a perdu de nombreux tanks. Dans le sud de la péninsule du Sinaï (l’espace de “Shlomo), les commandos égyptiens ont été détruit.

Haim Bar Lev

Le lieutenant-général réserviste Bar Lev devient commandant de la Région Sud avec de renverser la situation sur le terrain.

Les forces de Tsahal se déplacent dans des positions défensives et ont reçu l’ordre de maintenir leurs positions faces aux attaques égyptiennes. Les Égyptiens ont alors du se déplacer au delà de la région couverte par leurs missiles antiaérien SAM afin d’atteindre les tanks israéliens. Les affrontements ont continué d’avoir lieu et la 143ème division de Sharon a perdu près de 50 tanks dans des combats avec les forces égyptiennes. Aucun changement majeur sur la ligne de front n’a eu lieu ce jour là.

Exemple d'un missile antiaérien SA-3

un missile  antiaérien Russe SA-3

Sur le front maritime, des bateaux de classe Dabur de Tsahal ont coulé un navire de patrouille égyptien dans la mer Rouge.

Front syrien

Alors que leur allié syrien perdait nettement l’avantage, la superpuissance Russe décide d’envoyer du matériel militaire par un pont aérien et maritime. C’est à ce moment que l’Armée de l’Air israélienne décide de bombarder différents aéroports et pistes d’arrisage forçant ainsi certains avions russes à faire demi-tour.

Après seulement quatre jours de combats et malgré qu’elle était en infériorité numérique, l’armée israélienne a réussi à reprendre le contrôle de toute la région du Golan mis à part le poste du mont Hermon. L’armée avait déjà ses yeux sur Damas et s’apprétait à traverser la frontière pour entammer la contre-attaque.

Les forces syriennes forcent une attaque près de Quneitra mais Tsahal défend ses positions. Ayant l’avantage du terrain, la 7ème brigade réussi à stopper la dernière vague d’attaque syrienne dans le nord du front du Golan dans une bataille qui sera appelé plus tard la ‘vallée des pleurs’. Ce jour là, la distance entre les tanks lors des combats était souvent de quelques mètres seulement.

Mémorial de la 'Vallée des pleurs"

Mémorial de la ‘Vallée des pleurs”

Dans les airs, le matin du 9 octobre, des avions de chasse F-4 Phantoms ont volé à basse altitude vers le Liban avant de se diriger vers Damas. Ces avions ont réussi à bombarder le quartier général de l’armée syrienne. Lors de l’attaque, deux avions de Tsahal ont été touchés. Le premier est tombé en territoire syrien tandis que le second a réussi un incroyable atterrissage à la base de Ramat David après qu’un de ses moteurs ait explosé.

À ce moment de la guerre, la plupart des forces syriennes présentes sur le sol israélien ont été détruites ou sont en cours d’évacuation vers la Syrie.

Front égyptien

Le Commandement Sud de Tsahal lance sa première contre attaque. La 162ème division d’Adan, composé d’environ 175 chars, devait attaquer la 2ème armée égyptienne dans le nord du Sinaï tandis que la 143ème division de Sharon, composée de 3 brigades blindées devait attaquer la 3ème armée égyptienne dans le sud.

Au cours des combats, la division Adan connait de lourdes pertes. Le chef d’état-major Elazar et le commandant de la région Sud, Gonen, ont ordonnés à la division 162 de se retirer, et d’annuler l’attaque de la division 143.

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Les égyptiens gagnaient alors encore plus de terrain. Après cet échec, il est décidé que l’armée israélienne se stabilise sur une ligne défensive dans le Sinaï, et ne pas passer à l’offensive, ce qui permettrait à l’armée de concentrer ses efforts sur le front nord dans le plateau du Golan.

Durant ce temps, la Marine israélienne continue de combattre dans la mer méditéranéenne aux larges des côtes de Damietta. Deux navires de guerres israéliens ayant découverts 4 batteaux lances-missiles égyptiens ont envoyés un tir de paillette au nord de leur position afin d’égarer les égyptiens. Ces derniers sont tombés dans le piége et ont ouverts le feu sur l’emplacement du tir et ont ainsi révélés leur propre position.

La Marine israélienne poursuit alors la position égyptienne et les Égyptiens ont tiré une autre série de missiles avant de rentrer à Alexandrie. Lorsque les navires israéliens étaient suffisament près des bateaux ennemis, ils ont tiré et réussi à viser trois navires de guerres égyptiens.

Front syrien

Le Commandement de la Région Nord décide de contre-attaquer dans le sud des hauteurs du Golan. La 146ème division dirigé par Peled avance vers la frontière syrienne d’El-Al et Ramat Hamagshimim, le long de la route 98. Ils reprennent avec succès le contrôle de postes de  Tsahal et libérent des soldats qui s’y cachaient.

Deux brigades, une de la 36ème division et l’autre de la 210ème divison se livrent à des grandes batailles de chars et repoussent l’offensives syrienne sur la base militaire de Nafahl Nafah et les repoussent au délà de Husnieh.

8 octobre syrue

Sur le secteur nord du front, des chars syriens tentent à nouveau de prendre le contrôle de Quneitra, mais la 7e brigade israélienne tient ses positions et se bat courageusement, sans l’aide de forces réservistes.

Sur le mont Hermon, des forces des soldats de la brigade Golani avec des autochenilles et deux tanks sont envoyés pour reprendre le contrôle du poste militaire. Ils sont pris dans une embuscade et subissent de grandes pertes. Le commandant de brigade donne l’ordre de battre en retraite. 23 soldats sont tués dans la bataille.

Pendant la nuit, les chars israéliens se battent dur, mais les chars syriens réussissent à pénétrer dans le territoire israélien. De nombreux chars traversent Rafid et font route vers le nord-ouest vers  Hosnieh et Rafah, la base du Commandement de la Région Nord. D’autres vont vers le sud-ouest vers le poste de l’armée israélienne de Tel Saki et vers Ramat Magshimim et villages de Nov. 600 chars syriens sont maintenant à l’intérieur d’Israël. Les Syriens continuent à l’ouest et essayent d’atteindre le Jourdain et la prenne le contrôle des ponts.

L’armée israélienne décide d’envoyer des troupes de réserve du sud vers nord en raison de la situation qui ne fait que s’aggraver a la frontière syrienne. La 210e Division sous le commandement de Dan Lener envoie des chars sur le terrain aussi vite que possible. Ils arrêtent efficacement la progression des forces syriennes et sécurisent la base de Rafah.

Pendant ce temps, la 7e Brigade de la 36e Division doit faire face à une deuxième attaque des forces syriennes sur le front nord et l’arrête, mais au prix de nombreuses pertes. Une troisième division se dirige vers le front nord, la 143e division dirigée par Peled.

Après avoir annulée une opération dans le Sinaï, l’Armée de l’Air israélienne lance l’Opération Doogman 5 afin de tenter de détruire les unités de missiles anti-aériens syriens et ouvrir un espace pour agir et soutenir les forces blindées sur le terrain. Les préparatifs se sont accélérés  à cause de l’urgence sur le terrain et à 11h30, 60 Phantoms sont envoyés dans les airs. Pendant trois heures, ils détruisent les sites de lancement, mais la plupart des sites sont vides. La Direction du renseignement militaire n’était pas au courant que les Syriens avaient déjà bouge leurs forces vers l’ouest. Une seule unité est détruite sur le le 30 prévus. Au cours de l’opération six avions israéliens sont frappés par l’artillerie anti-aérienne.

Ces deux opérations sont des échecs pour l’Armée de l’Air qui décident de ne plus cibler les unités anti-aériennes. Les forces aériennes offrent un soutien pour les unites de Tsahal sur le terrain, notamment dans le sud du ​plateau du Golan, pour arrêter l’avancée des forces syriennes.

A 2h00 du matin dans le Golan, 3 divisions syriennes avancent vers la frontière alors que l’artillerie et les forces aériennes syriennes tirent sans cesse pendant plus d’une heure. Bien qu’au début de l’attaque, les tanks israéliens n’ont pas pu rentrer dans le combat car les cibles syriennes étaient trop distantes, les combats de tanks ont débuté quelques heures après seulement. La nuit tombant, les Syriens avaient un avantage grâce à leur système de vision de nuit. Tsahal arrive cependant à arrêter l’avancé des tanks syriens dans la partie nord du Golan mais dans le sud les syriens ont pénétré la frontière et son pleinement en territoire israélien notamment au niveau du passage de Rafid.
A 3h00, les commandos syriens, emmenés par des hélicoptères, atterrissent sur le Mont Hermon. Les soldats Tsahal sont obliges de se replier rapidement pour se cacher dans leurs postes. Ce repli sera sanglant puisque plus de 10 soldats sont tues et 30 autres sont faits prisonniers.
Peu après le début de la guerre, les forces de la marine israélienne envoie depuis Haïfa trois bateaux charges de missiles afin de rejoindre deux autres déjà en mer. Les 5 bateaux sont ainsi prêts à attaquer la flotte syrienne près de la côte de Latkia durant la nuit. Le premier bateau syrien est descendu par des tirs de  canon 76mm. Deux navires de Tsahal se lancent à la poursuite du deuxième bateau syrien. Apres l’avoir atteint, les forces de Tsahal tirent deux missiles et l’abattent. Durant cette phase de l’attaque les bateaux de la Marine israélienne sont sous le feu de trois bateaux syriens dont la portée est plus importante. En utilisant des techniques de guerre électronique, les forces de Tsahal réussissent cependant à égarer les bateaux syriens. Ils se sont alors précipités dans la direction des Syriens et ont descendu les trois bateaux restants.

Front égyptien

Le deuxième jour de la guerre, quelques cent mille soldats égyptiens traversent le canal de Suez à l’aide de centaines de chars. Ils prennent le contrôle de nombreux postes de Tsahal le long du canal. Les unités blindées de Tsahal ne sont pas préparés à faire face à une telle force et à subir des pertes si nombreuses. La 162e Division de Réserve dirigée par Avraham Adan et la 143ème division de Réserve dirigée par Ariel Sharon sont appelés pour renforcer la 252e Division du Sinaï dirigée par Avraham Mendler. La division d’Adan se dirige vers ​​le front nord, la division de Sharon au centre et la division Mendler au sud. Dans une réunion du Commandement de la Région Sud, le chef d’état-major déclare: «Je vous demande de vous souvenir que vos divisions sont tout ce qu’il reste entre les Egyptiens et Tel-Aviv”. À la fin de la journée, les Egyptiens ont installé 13 ponts et ont gagné une tête de pont de 3-4 kilomètres à l’est du canal.

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L’Armée de l’Air tente de frapper les ponts égyptiens mais leur système de défense antiaérien contraint les forces de Tsahal a renoncer a cette stratégie. C’est pourquoi l’Opération Tagar est mise en place afin de frapper les aéroports égyptiens avant de détruire les systèmes de missiles antiaériens puis enfin les missiles eux mêmes. Cependant cette Opération est également annulée du fait que le front nord a besoin des forces aériennes pour soutenir les soldats à la frontière syrienne. Comme les avions sont déjà armes et prêts, les forces aériennes décident de lancer quand même la première vagues d’attaques a 06h45 et frappent sept bases aériennes égyptienne.

Pendant la nuit, deux bateaux égyptiens frappent un poste de contrôle radar de la marine israélienne non loin d’El-Arish. Tsahal envoie deux navires lance-missiles à sa poursuite. Ils tirent un missile antinavire (Gabriel) sans parvenir a toucher les bateaux égyptiens en raison d’une défaillance technique. Appelé en renfort par la Marine, les forces aériennes de Tsahal envoient deux Phantom F-4 afin de cibler le bateau égyptien. Après quelques ratés, l’avion tire une nouvelle fois et coule le premier bateau égyptien. Mais la Marine est a court de missiles et de l’Armée de l’Air ne peut pas fournir une autre attaque. Il est alors décidé de cesser de poursuivre le second bateau. Au cours de la même nuit, deux bateaux Dvora sont chargés de rechercher et détruire les bateaux égyptiens dans le golfe de Suez. Ils entrent en combats et détruisent les bateaux égyptiens et tuent leurs commandos. Ces deux événements limitent toute initiative de la marine égyptienne pendant la guerre.

À 14h00, l’artillerie et les forces aériennes égyptiennes ont bombardé les postes de Tsahal le long de la ligne Bar-Lev. Près de 2000 tanks et postes d’artillerie tirent sur les forces israéliennes. 5 divisions égyptiennes d’infanterie traversent le canal de Suez à bord de petits bateaux. Les forces présentes sur le terrain sont la 252ème division de général de division Avraham Mendler et la 14ème brigade du colonel Amnon Reshef qui gardait une frontière de plus de 200 km de long. Ces derniers ont souffert de lourdes pertes à cause du missile guidé antitank Sagger qui était facilement transportable. Au soir du 6 octobre, les tanks égyptiens T-55 ont traversé le canal.

L’Armée de l’Air est appelée à agir mais les missiles antiaériens détruisent plusieurs avions et limitent les capacités des forces aériennes de Tsahal. Ils arrivent toutefois à éliminer des hélicoptères égyptiens qui emmènent des commandos pour infiltrer le Sinaï. 7 Migs égyptiens sont abattus par des Phantoms de Tsahal dans un des rares combats aériens du début de la guerre.

Dans la nuit, 5 bataillons de commandos égyptiens (quelques 1700 soldats) sont héliportés a différents points stratégiques du Sinaï afin d’attaquer et de déranger l’arrivée des troupes de réserves de Tsahal. Au courant de ces mouvements, l’Armée de l’Air envoie des avions de combats Phantom et Nesher afin de détruire les hélicoptères égyptiens. Ensemble ils arrivent à descendre 20 hélicoptères alors que 6 autres sont frappes par l’artillerie au sol. L’attaque des commandos égyptiens est alors un échec.
A 3h00, les commandos syriens, emmenés par des hélicoptères, atterrissent sur le Mont Hermon. Les soldats Tsahal sont obliges de se replier rapidement pour se cacher dans leurs postes. Ce repli sera sanglant puisque plus de 10 soldats sont tues et 30 autres sont faits prisonniers.

Peu après le début de la guerre, les forces de la marine israélienne envoie depuis Haïfa trois bateaux charges de missiles afin de rejoindre deux autres déjà en mer. Les 5 bateaux sont ainsi prêts à attaquer la flotte syrienne près de la côte de Latkia durant la nuit. Le premier bateau syrien est descendu par des tirs de  canon 76mm. Deux navires de Tsahal se lancent à la poursuite du deuxième bateau syrien. Apres l’avoir atteint, les forces de Tsahal tirent deux missiles et l’abattent. Durant cette phase de l’attaque les bateaux de la Marine israélienne sont sous le feu de trois bateaux syriens dont la portée est plus importante. En utilisant des techniques de guerre électronique, les forces de Tsahal réussissent cependant à égarer les bateaux syriens. Ils se sont alors précipités dans la direction des Syriens et ont descendu les trois bateaux restants.

  1. Lydiaot

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Bon comme un citron bien rond !

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