Les opposants à la légalisation du cannabis vont devoir trouver un autre argument que celui de la sécurité routière pour défendre la prohibition du cannabis. Une étude scientifique passée inaperçue ou passée sous silence publiée en juin décrédibilise complètement leur thèse. Il suffit de lire le titre pour le comprendre.
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De plus en plus à court d’argument contre la légalisation du cannabis, les opposants à la légalisation de cette plante ont choisi comme nouveau cheval de bataille celui de la sécurité routière et ont pris pour habitude de monter en épingle chaque accident grave de la circulation impliquant un consommateur et de profiter de la charge émotionnelle que peut créer pareil accident pour diaboliser autant que faire ce peut cette plante et imposer leurs visions du monde.
Mais qu’en est il vraiment ? Le cannabis est il aussi dangereux qu’ils veulent nous le faire croire ? Contre toutes attentes, il semble bien que non!
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Une équipe de scientifiques s’est longuement penché sur le sujet et a fait une série de révélations hallucinantes lors de la publication des résultats de leurs travaux.
En effet, leur étude menée parallèlement dans différents pays qui porte sur la dangerosité de la consommation de substances psychotropes au volant quelles soient légales(alcool et médicaments) ou illégales ( cocaïne, héroïne, metamphetamine, cannabis…) associées ou non, vient d’être publié sur le site internet Accident Analysys & Prevention et ses résultats sont à l’antithèse du discours tenus par les politiques de tout bord. Politiques qui martèlent sur toutes les ondes que le cannabis tue sur les routes, et se cachent derrière cet argument pour retarder la légalisation de cette plante comme c’est déjà le cas en Uruguay ou dans deux états américains.
Cette étude met non seulement en lumière que le cannabis est de loin la substance la moins dangereuse de toutes les substances psychotropes étudiées avant de prendre le volant à l’inverse de l’alcool, bien que légal, qui est la substance la plus dangereuse.

Exemple a éviter de suivre!!!

Oui, ce motard et sa copine vont surement allé tâter du bitume. Et Dieu sait que ça fait mal les graviers incrustés dans la peau!!!

Autre fait marquant, et pas des moindres, il est trente fois plus dangereux de prendre le volant en ayant plus 0.8 g d’alcool par litre de sang que de prendre le volant après avoir consommé du cannabis et ce quelque soit la quantité consommé.
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Et pour couronner le tout, dans certains cas la consommation de cannabis aurait amélioré les performances de conduite des conducteurs.
A en croire les études publiées sur le cannabis, le risque majeur pour un consommateur semble toujours être celui de se faire interpeller.

Highlights
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We estimated risk of serious road accident injury when driving under the influence.
Risk of driving with alcohol and other drugs was estimated in a case–control design.
Highest risk was associated with driving with high concentrations of alcohol.
Other high-risk groups were amphetamine and combinations of alcohol and other drugs. Estimated risks were negatively correlated with age and higher for women than for men.

Abstract
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Driving with alcohol and other psychoactive substances imposes an increased risk of severe injury accidents. In a population-based case–control design, the relative risks of severe driver injury (MAIS ≥ 2) by driving with ten substance groups were approximated by odds ratios (alcohol, amphetamines, benzoylecgonine, cocaine, cannabis, illicit opiates, benzodiazepines and Z-drugs, i.e. zolpidem and zopiclone, medicinal opioids, alcohol–drug combinations and drug–drug combinations). Data from six countries were included in the study: Belgium, Denmark, Finland, Italy, Lithuania and the Netherlands. Case samples (N = 2490) were collected from severely injured drivers of passenger cars or vans in selected hospitals in various regions of the countries. Control samples (N = 15,832) were sampled in a uniform sampling scheme stratified according to country, time, road type and season. Relative risks were approximated by odds ratios and calculated by logistic regression. The estimates were adjusted for age, gender and country.
marieThe highest risk of the driver being severely injured was associated with driving positive for high concentrations of alcohol (≥0.8 g/L), alone or in combination with other psychoactive substances. For alcohol, risk increased exponentially with blood alcohol concentration (BAC). The second most risky category contained various drug–drug combinations, amphetamines and medicinal opioids. Medium increased risk was associated with medium sized BACs (at or above 0.5 g/L, below 0.8 g/L) and benzoylecgonine. The least risky drug seemed to be cannabis and benzodiazepines and Z-drugs.
WP (45)For male drivers, the risk of being severely injured by driving with any of the psychoactive substances was about 65% of that of female drivers. For each of the substance groups there was a decrease in the risk of severe driver injury with increasing age.

It is concluded that among psychoactive substances alcohol still poses the largest problem in terms of driver risk of getting injured.1479532_418799398249496_1103873849_n

The growth of motorcycle fatalities in California has been especially prominent, specifically with regard to the 24 and under age group and those aged 45–54. This research quantitatively examined factors associated with motorcyclist fatalities and assessed strategies that could improve motorcyclist safety, specifically focusing on the two age groups mentioned above. Severity of injury was estimated separately for both age groups with multinomial logit models and pseudo-elasticity using motorcycle-related collision data that was collected between 2005 and 2009. The results were compared with motorcyclists aged 35–44, a group that shows a consistent trend of fatalities.6f13bd29393db4e78e04dbbc2e629331

This research found that lack or improper use of helmets, victim ejection, alcohol/drug effects, collisions (head-on, broadside, hit-object), and truck involvement were more likely to result in fatal injuries regardless of age group. Weekend and non-peak hour activity was found to have a strong effect in both the younger and older age groups. Two factors, movement of running off the road preceding a collision and multi-vehicle involvement, were found to be statistically significant factors in increasing older motorcyclist fatalities. Use of street lights in the dark was found to decrease the probability of severe injury for older motorcyclists. Driver type of victim, at-fault driver, local road, and speed violation were significant factors in increasing the fatalities of younger motorcyclists. Road conditions and collision location factors were not found to be statistically significant to motorcyclist fatalities.Niels (320)

Based on the statistically significant factors identified in this research, the following safety strategies appear to be effective methods of reducing motorcyclist fatalities: public education of alcohol use, promoting helmet use, enforcing heavy vehicle and speed violations, improving roadway facilities, clearer roadway guidance and street lighting systems, and motorcyclist training.

Dix leaders influents qui apportent leur soutien à la légalisation du cannabis

L’Uruguay, Le Colorado et Washington ont remis la légalisation du cannabis à l’ordre du jour pendant que les sondages aux États-Unis commencent à refléter un soutien majoritaire de la population. Le citoyen exprime sa position dans l’anonymat mais… qui sont les personnalités plus influentes qui ont osé défendre le cannabis en public ?

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 06/02/14

10. Mario Vargas Llosa

Dans un article du journal espagnol El País, le Prix Nobel péruvien a apporté son soutien aux deux réformes libérales mises en place par l’Uruguay en 2013 : la légalisation de la production, la vente et la consommation de cannabis, et le mariage homosexuel. En ce qui concerne la première, il a souligné que “la liberté comporte des risques et ceux qui croient en elle doivent être prêts à courir ces risques dans tous les domaines, pas seulement dans le culturel, le religieux et le politique. C’est ainsi que le gouvernement uruguayen l’a compris et on ne peut que l’applaudir. Pourvu que d’autres apprennent la leçon et suivent son exemple”.

9. Richard Branson


Richard Branson (Le Blond). Photo de Pierre Omidyar (CC)

Que penserais-tu si une des plus riches personnes au monde, avec plus de 100 entreprises à faire tourner, fume ou a fumé du cannabis avec son fils de 21 ans  ? Sir Richard Branson, propriétaire de l’empire Virgin, n’a pas seulement fumé du cannabis de temps à autre, mais il défend activement la dépénalisation des drogues. Son enthousiasme a poussé le magnat britannique à proposer des politiques alternatives devant la Chambre des Communes du Royaume-Uni et à l’occasion de plusieurs conventions internationales.

8. Rick Steves


Steves le voyageur. Photo de Carlos Manzano (CC) 

Quand je serai grand, je veux être comme Rick Steves. Cet homme est assez connu aux États-Unis pour ses guides de voyages en Europe. Son émission de télévision Rick Steve’s Europe l’a fait voyager dans les plus beaux endroits de notre continent, ce qui ne l’a pas empêché de continuer avec sa facette politique. Aujourd’hui, il est membre de l’Organisation Nationale pour la Réforme des Lois sur le Cannabis.Pour lui, la ganja lui a ouvert l’esprit et lui a permis d’être un meilleur écrivain de guides de voyages.
7. George Soros


George Soros en Malaisie. Photo de Jeff Ooi (CC)
Le magnat américain d’origine hongroise, et l’une des plus grosses fortunes du monde, a fait le don d’une certaine somme d’argent à travers sa fondation Open Society pour lancer une campagne de propagande en faveur de la légalisation en Uruguay. Soros a également apporté son soutien ferme au référendum célébré en Californie en 2010 avec une donation d’1 million de dollars. Quelques médias sur internet spéculent avec ses intérêts commerciaux à travers Monsanto et la production de graines transgéniques. Cependant, il dit que la dépénalisation du cannabis serait la solution pour beaucoup des problèmes collatéraux causés par la drogue dans la société.

6. José Mújica


José Mújica. Source: sentidoscomunes

L’actuel président de l’Uruguay a été l’artisan de la régulation de la production, la vente et la consommation de cannabis dans son pays. Même s’il considère le cannabis comme une drogue négative, Mújica dit que « le cannabis n’est pas le problème. […]Le problème c’est voler le marché aux narcotrafiquants, comme le meilleur moyen de les combattre. Une autre chose est ce qui se passe vraiment. On leur trouve un chargement, un autre chargement, un autre chargement, nous gagnons beaucoup de batailles contre eux, mais ils gagnent la guerre. Je ne sais pas si ce que nous proposons peut aider à résoudre le problème, mais ce dont je suis sûre est que cent ans à la poursuite de la toxicomanie n’ont pas donné aucun résultat”.

5. Arnold Schwarzenegger


Governator en pleine action politique. Photo de la U.S. Navy (Wikicommons)

Governator a déjà ouvert le débat sur la régulation en 2009 pendant son mandat comme gouverneur de la Californie et a organisé un référendum pour sa légalisation qui n’a pas remporté la victoire que pour quelques votes. Terminator a même dit dans une interview pour le GQ que “le cannabis n’est pas une drogue mais une feuille, et que la levée de poids fut sa seule addiction”.

4. Sting


Photo de Yancho Sabev sur Wikimedia Commons

Le célèbre chanteur s’est toujours déclaré en faveur de la dépénalisation des drogues et a soutenu les associations activistes comme la Drug Policy Alliance. En 2010 il a commenté sur son blog que la guerre contre les drogues avait échoué et qu’elle est utilisée comme un prétexte pour enfermer les gens en prison pour des infractions qui ne nuisent pas à personne.

3. Stephen King


S. King relax (Nugs)

“Le cannabis ne devrait pas seulement être légal, mais il devrait être une entreprise locale et artisanale » voici ce que le célèbre écrivain de romans de suspens a affirmé. Dans d’autres occasions il a déclaré qu’il ne fume plus de cannabis parce qu’il a peur des additifs avec lesquels on le mélange, à cause du trafic de stupéfiants.

2. Bill Gates


Photo de Suzie Katz (Creative Commons)

Le fondateur de Microsoft et philanthrope multimillionnaire Bill Gates a voté en faveur de la légalisation du cannabis lors du dernier référendum dans l’État de Washington où il habite actuellement. Gates a affirmé qu’il s’agit d’une bonne initiative pour finir avec le trafic de stupéfiants et faire face au problème de la drogue d’un nouveau point de vue.

1. Barack Obama


Obama en fumant (Newsbusters)

D’après un livre sur sa vie, Obama fumait du cannabis dans sa jeunesse. Le président lui-même l’a confirmé lors d’une récente interview au New Yorker et a également affirmé qu’il ne pense pas que le cannabis soit plus nocif que l’alcool ou le tabac. Tout un clin d’ œil public au croissant soutien public à la plante dans son pays.

Bon comme un citron bien rond !

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