2014-01-03T134547Z_1098946861_GM1EA131OBV01_RTRMADP_3_SYRIA-CRISISL’Arabie saoudite a classé plusieurs groupes islamistes internationaux sur sa liste des organisations terroristes. Les mouvements en question sont très différents les uns des autres, puisqu’il s’agit à la fois des Frères musulmans et des groupes jihadistes du Front al-Nosra et de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), tous deux engagés en Syrie.
1057498Musulmane et conservatrice, l’Arabie saoudite affiche une position de plus en plus hostile aux Frères musulmans, qu’elle considère comme une menace pour sa stabilité. Ainsi, Riyad soutient ouvertement le nouveau pouvoir égyptien, qui mène actuellement une lutte sans merci contre la confrérie à laquelle appartient le président destitué Mohamed Morsi. Cette semaine, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont par ailleurs annoncé le rappel de leur ambassadeur au Qatar, autre pays du Golfe qui soutient massivement la mouvance des Frères musulmans dans le monde.
hoihohDepuis ce vendredi, le royaume saoudien considère donc les Frères musulmans comme des « terroristes », au même titre que deux organisations jihadistes qui combattent en Syrie, à savoir le Front al-Nosra, branche officielle d’al-Qaïda en Syrie, et l’Etat islamique en Irak et au Levant, encore plus radical. Simultanément, l’Arabie saoudite donne 15 jours à ses ressortissants engagés dans le jihad à l’étranger pour rentrer au pays, sous peine d’être condamnés à 20 ans de prison.
matos wp (728)Cela signifie-t-il que le royaume se désengage du terrain syrien ? Non, il continue d’y financer et d’y armer plusieurs organisations, comme l’Armée syrienne libre (ASL) et le Front islamique, qui se battent contre le régime de Bachar el-Assad. A noter enfin que l’Arabie saoudite classe également comme terroriste la rébellion houthiste du Yémen, un mouvement proche du chiisme qui se bat contre le pouvoir yéménite, non loin de la frontière saoudienne.
2014-01-05T182252Z_1175896095_GM1EA1605L301_RTRMADP_3_IRAQ-VIOLENCE-ANBAR_0Les Frères musulmans «terroristes»: Le Caire salue la décision de Riyad

Pour le gouvernement intérimaire égyptien, la décision saoudienne de classer les Frères musulmans à sa liste des organisations terroristes a un goût de victoire. L’armée avait commencé par destituer le président Frère musulman Mohamad Morsi à la suite d’un soulèvement populaire en juillet. En décembre, après une série d’attentats, le gouvernement décrétait la confrérie « organisation terroriste ».
wordpress (158)La décision du pays le plus peuplé du monde arabe est aujourd’hui entérinée par le pays le plus riche, l’Arabie Saoudite. Elle qui a déjà accordé une aide de 5 milliards de dollars au gouvernement égyptien a également financé un contrat d’armes russes à l’Égypte estimé à deux milliards de dollars. La décision saoudienne est d’autant plus importante que l’Arabie était, par le passé, une terre d’asile pour les membres de la confrérie fuyant la répression du président Nasser dans les années soixante. Riyad était aussi la principale source de financement privé des Frères musulmans à travers des milieux d’affaires saoudiens ou des travailleurs égyptiens sympathisants de la confrérie. Cette dernière a, de son côté, accueilli avec « surprise et peine » la décision saoudienne « qui va à l’encontre des relations historiques » entre Riyad et les Frères musulmans.
bergolix121

L’Egypte interdit le Hamas sur son territoire

La justice a tranché, hier, mardi 4 mars : le Hamas palestinien est désormais interdit en Egypte. Les autorités égyptiennes accusent le mouvement palestinien de s’être allié aux Frères musulmans et donc d’être en partie responsable des attentats perpétrés dans le Sinaï. Fondé en 1987 dans la Bande de Gaza, le Hamas palestinien est une émanation des Frères Musulmans égyptiens. Lorsque ces derniers sont arrivés au pouvoir au Caire en 2012, le Hamas a donc senti le vent tourner en sa faveur et il a pu croire pendant quelques mois que le temps de son isolement politique avait pris fin.
Mais en juillet 2013, nouveau bouleversement : le président égyptien Mohammed Morsi est chassé par la rue et par les militaires. Les Frères musulmans sont réprimés et le Hamas se retrouve lui aussi dans le collimateur du nouveau pouvoir du Caire. Le président déchu est poursuivi, entre autres, pour « complot » en lien avec diverses organisations islamistes étrangères, parmi lesquelles le Hamas palestinien.

Le pouvoir égyptien affirme par ailleurs que les groupes jihadistes du Sinaï collaborent avec des Palestiniens de la Bande de Gaza. L’enclave palestinienne partage une frontière d’une douzaine de kilomètres avec le territoire égyptien et elle est contrôlée par le Hamas. De quoi alimenter le discours anti-Hamas des autorités du Caire qui ont donc décidé hier, mardi 4 mars, d’interdire sur leur sol toute activité du mouvement islamiste.

« Nous n’avons aucune relation avec les Frères musulmans égyptiens »

Le Hamas a réagi vivement et qualifie cette décision d’illogique et d’illégale. « Nous n’avons aucune relation avec les Frères musulmans égyptiens, explique Ghazi Hamad, le vice-ministre des Affaires étrangères du Hamas. Malheureusement les autorités égyptiennes sont persuadées du contraire. Elles disent qu’il y a une coopération entre les Frères musulmans et nous. Ce sont des allégations.
Les Frères musulmans existent dans 70 pays,
justifie-t-il, cela ne veut pas dire que le Hamas tisse des relations avec eux. En Algérie, en Jordanie ou en Egypte, jamais nous n’avons eu le moindre contact. Aujourd’hui nous sommes stupéfaits par les accusations égyptiennes. Ils nous reprochent de faire partie de l’organisation des Frères musulmans, Dans l’absolu cela n’est pas faux. Mais cela ne veut pas dire que le Hamas entretient des relations avec les Frères musulmans de tous les pays.
Je pense que les autorités égyptiennes ont juste décidé mener une campagne anti-Hamas,
poursuit Ghazi Hamad. Elles ne disposent d’aucune preuve qui pourrait démontrer une quelconque relation entre les Frères musulmans égyptiens et le Hamas ».
Ce lundi 11 novembre marque le 9e anniversaire de la mort de Yasser Arafat. Des cérémonies devaient être organisées en Cisjordanie, mais pas à Gaza. Le Fatah, le parti de l’ancien leader palestinien, accuse le Hamas au pouvoir d’avoir empêché toute cérémonie, une illustration de la guerre que se livrent les deux partis.

Ibrahim Abou al-Naja se dit écoeuré. Le leader du Fatah à Gaza accuse le Hamas au pouvoir d’avoir empêché son parti de célébrer le 9e anniversaire de la mort de Yasser Arafat.

Faux, rétorque le gouvernement du Hamas. Ghazi Ahmed, vice-ministre des Affaires étrangères. « Le Hamas a donné son autorisation au Fatah pour ces cérémonies, affirme-t-il, mais il y a eu une mésentente sur le lieu. Le Fatah voulait un endroit, le Hamas trouvait que ça ne convenait pas. Mais sinon le Hamas n’a jamais été contre ces cérémonies. »

Derrière cette polémique se cache une guerre profonde entre le Fatah et le Hamas. « Il y a eu des centaines d’arrestations des membres du Fatah ces trois derniers jours, témoigne Ibrahim Abou al-Naja, une majorité de cadres du Fatah. Ils ont été convoqués et avertis de ne pas participer à des défilés. Certains ont été relâchés, d’autres sont restés en prison. »

Gaza: un anniversaire sur fond de tensions entre le Hamas et le Fatah

mediaA Gaza, une étudiante palestinienne marche devant une peinture murale représentant Yasser Arafat (d.) et l’ancien leader et fondateur du Hamas, Ahmed YassinREUTERS/Suhaib Salem

Ce lundi 11 novembre marque le 9e anniversaire de la mort de Yasser Arafat. Des cérémonies devaient être organisées en Cisjordanie, mais pas à Gaza. Le Fatah, le parti de l’ancien leader palestinien, accuse le Hamas au pouvoir d’avoir empêché toute cérémonie, une illustration de la guerre que se livrent les deux partis.


Ibrahim Abou al-Naja se dit écoeuré. Le leader du Fatah à Gaza accuse le Hamas au pouvoir d’avoir empêché son parti de célébrer le 9e anniversaire de la mort de Yasser Arafat.

Faux, rétorque le gouvernement du Hamas. Ghazi Ahmed, vice-ministre des Affaires étrangères. « Le Hamas a donné son autorisation au Fatah pour ces cérémonies, affirme-t-il, mais il y a eu une mésentente sur le lieu. Le Fatah voulait un endroit, le Hamas trouvait que ça ne convenait pas. Mais sinon le Hamas n’a jamais été contre ces cérémonies. »

Derrière cette polémique se cache une guerre profonde entre le Fatah et le Hamas. « Il y a eu des centaines d’arrestations des membres du Fatah ces trois derniers jours, témoigne Ibrahim Abou al-Naja, une majorité de cadres du Fatah. Ils ont été convoqués et avertis de ne pas participer à des défilés. Certains ont été relâchés, d’autres sont restés en prison. »

 → A (RE)LIRE : Le mouvement Tamarrod de Gaza appelle à manifester contre le Hamas

Ce lundi 11 novembre marque le 9e anniversaire de la mort de Yasser Arafat. Des cérémonies devaient être organisées en Cisjordanie, mais pas à Gaza. Le Fatah, le parti de l’ancien leader palestinien, accuse le Hamas au pouvoir d’avoir empêché toute cérémonie, une illustration de la guerre que se livrent les deux partis.
Ibrahim Abou al-Naja se dit écoeuré. Le leader du Fatah à Gaza accuse le Hamas au pouvoir d’avoir empêché son parti de célébrer le 9e anniversaire de la mort de Yasser Arafat.Faux, rétorque le gouvernement du Hamas. Ghazi Ahmed, vice-ministre des Affaires étrangères. « Le Hamas a donné son autorisation au Fatah pour ces cérémonies, affirme-t-il, mais il y a eu une mésentente sur le lieu. Le Fatah voulait un endroit, le Hamas trouvait que ça ne convenait pas. Mais sinon le Hamas n’a jamais été contre ces cérémonies. »Derrière cette polémique se cache une guerre profonde entre le Fatah et le Hamas. « Il y a eu des centaines d’arrestations des membres du Fatah ces trois derniers jours, témoigne Ibrahim Abou al-Naja, une majorité de cadres du Fatah. Ils ont été convoqués et avertis de ne pas participer à des défilés. Certains ont été relâchés, d’autres sont restés en prison. » En   même temps que les cérémonies autour de Yasser Arafat, un mouvement baptisé Tamarrod avait appelé à manifester contre le Hamas. Un mouvement suspecté d’être lié au Fatah, même si ce dernier nie totalement.
L’appel n’a pas été suivi à travers Gaza, où la présence policière était visible. Les forces de sécurité ont par ailleurs procédé à plusieurs interpellations de courte durée, de journalistes qui tentaient d’interviewer des habitants sur l’anniversaire de la mort de Yasser Arafat.

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