Depuis la prise de contrôle de la Crimée par les forces Russes, on a comparé l’intervention à celles lancées par le Kremlin en Géorgie en 2008, en Tchécoslovaquie en 1968 et en Hongrie en 1956.

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Un jeune Pragois monte sur un char soviétique à Prague, le 21 août 1968 pendant des affrontements entre des manifestants et des soldats des forces du Pacte de Varsovie qui ont occupé la Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 août 1968 pour étouffer le réveil réformiste communiste du « Printemps de Prague ».

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Géorgie, 2008.

En 2008, la Géorgie, indépendante depuis 1991, choisit, sous la présidence de Mikheil Saakachvili, de se rapprocher de l’Europe occidentale. Elle demande (comme l’Ukraine) son adhésion à l’Otan.

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Depuis plusieurs années, des tensions existent entre Tbilissi et les régions autonomes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, soutenues par Moscou. Le 7 aout 2008, la Géorgie lance une attaque contre l’Ossétie après une série d’accrochages frontaliers entre la milice des séparatistes ossètes, soutenue par la Russie. Vladimir Poutine ordonne aux troupes russes d’intervenir pour défendre la population russophone des deux territoires contre des actes « fascistes ». On retrouve l’usage de qualificatifs du même tonneau par les dirigeants et la presse russe pour qualifier les manifestants de la place Maïdan à Kiev ces trois mois : « facistes » et « néonazis ». La Russie reconnaît les États abkhaze et ossète du sud comme indépendants de la Géorgie (suivie des seuls Nicaragua, Venezuela et Nauru).

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La taille et l’importance des territoires concernés diffèrent bien sûr : 4,5 millions d’habitants en Géorgie, dix fois plus pour l’Ukraine ; 70.000 km² pour le premier, 600.000 pour l’Ukraine. Et bien que la Russie compte six fois plus de soldats, deux fois plus de réservistes et de chars d’assaut, six fois plus d’avions de combat, et 19 fois plus de navires de guerre que l’Ukraine, l’armée ukrainienne héritière de l’ère soviétique reste un adversaire « non négligeable ».

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Prague 1968.

En janvier 1968, avec l’arrivée au pouvoir du réformateur Alexander Dubcek, le parti communiste tchécoslovaque introduit le « socialisme à visage humain » et prône une relative libéralisation. Dubcek introduit la liberté de la presse, d’expression et de circulation et enclenche une décentralisation de l’économie. le 21 août 1968 avec l’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie. Les troupes soviétiques envahissent la Tchécoslovaquie pour mettre fin au Printemps de Prague.

Pour justifier son intervention, l’URSS invoque « une lettre d’invitation de ‘vrais’ communistes tchécoslovaques », rappelle Jacques Rupnik, directeur de recherches à Sciences-Po/CERI, dans une tribune du Monde. Le Kremlin prétend veiller à la sécurité du pays et du pacte de Varsovie menacée par une Allemagne « revancharde » et allègue le non-respect par Dubcek des engagements pris lors des négociations avec Leonid Brejnev quelques jours avant l’invasion.

De la même façon, l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine brandit, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la crise en Ukraine. Le président ukrainien déchu Viktor Ianoukovitch a demandé à Vladimir Poutine une aide militaire « pour défendre la population ukrainienne », a assuré lundi l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine.

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Budapest 1956

Les Hongrois se soulèvent, à la suite d’une manifestation étudiante réprimée, le 23 octobre, la révolte s’étend rapidement à tout le pays. Les manifestants demandent la libéralisation du régime et la révision des relations avec l’URSS. A la chute du gouvernement, un nouveau cabinet, dirigé par le réformateur Imre Nagy, déclare son intention de faire sortir la Hongrie du Pacte de Varsovie et promet d’organiser des élections libres.

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Pas question pour Moscou de laisser un de ses satellites prendre le large. Le Politburo décide d’écraser l’insurrection. Un « gouvernement provisoire révolutionnaire », mené par le Hongrois János Kádár est formé à Prague. Il appelle les Soviétiques à l’aide pour rétablir l’ordre. Le 4 novembre, une importante armée soviétique envahit Budapest et les autres régions du pays. La résistance hongroise continua jusqu’au 10 novembre. Plus de 2500 Hongrois et 700 Soviétiques furent tués lors du conflit et 200 000 Hongrois s’enfuirent du pays.

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