Le Premier ministre israélien
a donné ses instructions à l’armée, ce jeudi, pour commencer son offensive terrestre dans la bande de Gaza.
Cette décision intervient après dix jours de raids ayant fait 240 morts.
Le Hamas prévient qu’Israël « va payer un prix élevé » à cette intervention.

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L’offensive terrestre a fait ses premiers morts jeudi soir : deux Palestiniens, dont un bébé, tués par des tirs de chars israéliens. Israël a annoncé, ce jeudi, le début de son offensive terrestre dans la bande de Gaza. Des instructions ont été données en ce sens par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. « La décision a été approuvé par le cabinet de sécurité, après le refus du Hamas d’accepter le plan égyptien pour un cessez-le-feu et la poursuite des tirs de roquettes sur Israël », ajoute le bureau de Benjamin  Netanyahu.

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L’armée a annoncé que son intervention terrestre allait inclure des opérations d’infanterie, d’artillerie et de renseignements. « Après dix jours d’attaques aériennes, maritimes et terrestre du Hamas et des refus répétés de calmer la situation, l’armée a lancé une opération terrestre dans la bande de Gaza« , a indiqué un communiqué militaire. Le gouvernement israélien a approuvé la demande de l’armée de mobiliser 18.000 réservistes supplémentaires, portant à 60.000 le nombre de réservistes pouvant être appelés.

Le Hamas a réagi à cette annonce en déclarant qu’Israël allait « payer un prix élevé« . « Cela n’effraie pas les chefs du Hamas ni le peuple palestinien« , a déclaré un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri. « Nous mettons en garde (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu des conséquences terribles d’un tel acte insensé. »

« Des frappes précises et intenses« 

Sur son compte Twitter, Tsahal explique que sa « mission est de détruire les tunnels du Hamas qui permettent aux terroristes de s’infiltrer en Israël afin d’y mener des attaques » et ajoute que « les opérations menées par Tsahal à Gaza seront précises et intenses« .
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Des journalistes de Reuters et des habitants de Gaza ont fait état de tirs intensifs d’artillerie et de bombardements navals le long de la frontière avec Gaza. Tsahal a par ailleurs demandé aux journalistes présents dans la bande de Gaza de quitter leurs hôtels situés près de la côte.

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La France a appelé Israël à exercer « la plus grande retenue » après l’annonce de cette offensive terrestre. « Il est essentiel de protéger les populations civiles et d’éviter de nouvelles victimes« , a déclaré un porte-parole du Quai d’Orsay. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius est attendu jeudi dans la région. Il doit y « soutenir les efforts en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et d’une trêve durable qui réponde aux besoins sécuritaires d’Israël et aux besoins humanitaires et économiques palestiniens« , précise le communiqué du Quai d’Orsay.

Condamnations diplomatiques

La France a appelé Israël

à exercer « la plus grande retenue » après l’annonce de cette offensive terrestre. « Il est essentiel de protéger les populations civiles et d’éviter de nouvelles victimes« , a déclaré un porte-parole du Quai d’Orsay. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius est attendu jeudi dans la région. Il doit y « soutenir les efforts en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et d’une trêve durable qui réponde aux besoins sécuritaires d’Israël et aux besoins humanitaires et économiques palestiniens« , précise le communiqué du Quai d’Orsay.

L’Egypte a également dénoncé « l’escalade » israélienne

,et demandé aux belligérants d’accepter sa proposition de trêve. Le secrétaire gérénal de l’Onu Ban ki-Moon a également condamné et demandé à Israël d’agir « bien davantage pour faire cesser les pertes civiles« .
Alors qu’une source israélienne annonçait un accord pour une trêve dès vendredi à l’aube, un responsable du mouvement palestinien évoque des «informations inexactes» et ajoute que «les contacts continuent» en vue d’un éventuel cessez-le-feu.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius

se rendra vendredi en Egypte et en Israël afin de s’entretenir des moyens de mettre un terme au conflit entre Israéliens et Palestiniens, a annoncé jeudi François Hollande à Abidjan. Mercredi, le chef de la diplomatie française avait indiqué que l’Europe était «prête à faire des choses» pour aider à aboutir à une trêve durable entre les belligérants, par exemple via des «forces qui pourraient contrôler les passages entre Gaza et Israël».

Le ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et du Tourisme, Laurent Fabius, le 15 avril à l'Assemblée nationale.

Les hostilités entre Israël et le Hamas ont repris

jeudi après l’expiration d’une brève trêve humanitaire qui a permis aux habitants de Gaza de s’approvisionner, au moment où les efforts pour un accord de cessez-le-feu s’accélèrent. Aussitôt après la fin à 15 heures locales (14 heures, heure française) de la trêve de cinq heures réclamée par l’ONU, une roquette tirée de Gaza s’est abattue sur un terrain vague de la ville israélienne d’Ashkelon (sud) et l’armée a mené des raids aériens sur l’enclave palestinienne.

Trois mineurs palestiniens

ont été tuéslors d’un raid israélien sur le centre de la ville de Gaza, selon les services d’urgence locaux. «Au moins trois enfants de la même famille ont été tués dans une frappe israélienne sur le quartier de Sabra, au centre de la ville de Gaza», a déclaré à l’AFP Achraf al-Qoudra, le porte-parole des services d’urgence.
Au 10e jour de l’offensive aérienne israélienne sur Gaza qui a fait plus de 230 morts palestiniens, un haut responsable israélien a, sous couvert de l’anonymat, annoncé à des médias dont l’AFP qu’un accord de cessez-le-feu qui entrerait en vigueur vendredi matin avait été trouvé. Mais le Hamas, au pouvoir à Gaza, a aussitôt démenti, qualifiant «d’inexacte» cette annonce et faisant état «d’efforts en cours» pour une entente globale au moment où des négociations avaient lieu au Caire par l’intermédiaire du médiateur égyptien. Le Hamas, qui a rejeté mardi une première initiative de cessez-le-feu formulée par l’Egypte et acceptée par Israël, exige une levée du blocus israélien de Gaza en vigueur depuis 2006, l’ouverture de la frontière avec l’Egypte et libération de dizaines de détenus.
Quoiqu’il en soit, la pause dans les hostilités a permis aux habitants de Gaza de sortir après des jours à se terrer dans les maisons pour échapper aux frappes aériennes. Les rues de la ville de Gaza se sont remplies de monde, provoquant même des embouteillages.
«La trêve est une chance pour les gens de sortir de chez eux, de retirer de l’argent, de se ravitailler», a souligné Abdel Qassam Ataneh, qui comme des dizaines d’autres est venu à la banque pour disposer d’un peu d’argent.
Les quartiers de Gaza portent les stigmates des bombardements: bâtiments éventrés, infrastructure détruite, meubles et électroménager brisés dépassant des décombres… Des débris qui témoignent de la violence des frappes sur les habitations.
Israël, qui dit cibler le Hamas, accuse les combattants du mouvement islamiste d’utiliser les civils comme des «boucliers humains» dans ce territoire minuscule de 362 km carrés où s’entassent dans la misère 1,8 million de personnes soumises à un blocus israélien depuis des années.
La trêve a été globalement respectée, même si sa fragilité a été illustrée par des tirs d’obus et un échange de tirs d’obus entre l’enclave palestinienne et l’armée, blessant un soldat. Juste avant le début de la trêve, Israël a dit avoir déjoué une attaque d’un commando via un tunnel depuis Gaza et essuyé des roquettes palestiniennes, alors que quatre Palestiniens ont été tués dans une quarantaine de frappes à Gaza.
L’armée a annoncé avoir empêché une «attaque terroriste majeure» par un groupe ayant voulu s’infiltrer depuis Gaza en Israël via un tunnel près du kibboutz (village collectiviste) de Sufa. Au moins un assaillant a été tué.
La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a assuré que le commando avait réussi indemne sa «mission» sans la définir.

Plus de 230 morts

Depuis le début le 8 juillet de l’offensive aérienne israélienne «Bordure protectrice» sur Gaza destinée à faire cesser les tirs de roquettes, 231 Palestiniens ont été tués et près de 1 700 blessés, dont une large majorité de civils d’après l’ONU.
Parmi les victimes de mercredi, quatre enfants palestiniens ont été tués par le bombardement israélien d’une cahute de pêcheurs sur une plage de Gaza, l’armée indiquant enquêter sur cet incident «tragique» tout en notant que les cibles étaient du Hamas.
En dix jours, Israël a été atteint de son côté par plus d’un millier de roquettes qui ont fait un mort israélien. Le président américain Barack Obama a dit son «immense chagrin» pour la mort de civils à Gaza tout en jugeant qu’Israël avait «le droit de se défendre face aux roquettes qui terrorisent» sa population.
Israël se réserve d’ailleurs toujours l’option d’une intervention terrestre à Gaza malgré les risques surtout au niveau du coût humain. Blindés, pièces d’artillerie et unités d’infanterie ont été déployés massivement à la frontière, avec quelque 40 000 mobilisés en vue d’une éventuelle opération au sol.
L’armée «demande au cabinet de sécurité d’autoriser une incursion terrestre à Gaza et de rompre ce qui est perçu comme un match nul entre les deux camps», assure Yediot Aharonot, le grand quotidien israélien.

Des roquettes découvertes dans une école de Gaza

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L’Agence de l’ONU

pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a par ailleurs annoncé jeudi avoir découvert pour la première fois des roquettes dans une de ses écoles de Gaza, bombardée depuis 10 jours par Israël pour y neutraliser le Hamas. «Hier (mercredi), lors d’une des inspections régulières de ses bâtiments, l’UNRWA a découvert environ 20 roquettes cachées dans une école vide de la bande de Gaza. L’UNRWA condamne fermement le ou les groupes responsables d’avoir mis des armes dans l’une de ses installations», selon un communiqué de l’agence. «Cet incident, qui est le premier du genre à Gaza, met en danger des civils et (nos) équipes et fait peser un risque sur la mission vitale de l’UNRWA qui est d’assister et protéger les réfugiés palestiniens», poursuit-elle. L’agence de l’ONU, insistant sur sa «neutralité», a dit avoir retiré les armes de l’école. La nouvelle spirale de violence a été enclenchée après le rapt et le meurtre de trois étudiants israéliens en juin, attribués par Israël au Hamas qui a nié, suivis de l’assassinat d’un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem, pour lequel trois juifs ont été inculpés.

 

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