Décidément cette administration américaine avec Obama à sa tête aura tout fait pour semer le chaos dans la région en plus de rendre l’Amérique ridicule.
Comme si l’exigence d’Obama pour qu’Israël s’auto-suicide ne suffisait pas, un accord avec l’Iran qui se gausse déjà ne ferait que de mettre encore plus la région à feu et à sang.

L’Iran, veut sa bombe. L’Iran intervient dans 4 théâtres d’opération au Proche et au Moyen-Orient.

En Syrie, où règne un chaos indescriptible qui a causé la mort de plus de 200 000 personnes, et où on ne voit aucune sortie de crise. Une menace directe pour Israël qui voit sa frontière nord se garnir de militaires iraniens.

En Irak, où effectivement les gardiens de la révolution combattent l’Etat islamique et ses barbares, mais c’est sans compter sur les intentions réelles de l’Iran de s’installer durablement en Irak et de faire de Bagdad une sous-capitale de Téhéran.

Au Liban où le Hezbollah a pratiquement gangréné toutes les sphères du pouvoir.

Au Yémen où les milicess chiites Houtis se sont emparé d’une partie du pays et de sa capitale Sanaa.

Sans compter évidemment le financement des groupes tels le Hamas, et d’autres même si affiliés aux frères musulmans oeuvrant dans le Sinaï au seul but de déstabiliser l’Egypte.

Quand un Fabius nous explique qu’Israël est la véritable menace pour la région, celui-ci ferait bien de revoir sa copie et insister dans son club de négociateurs que c’est bien Obama qui est la véritable menace avec son mauvais accord sur le nucléaire iranien qu’il tient tant à boucler.

Nous ne remercierons jamais assez Netanyahu pour avoir répondu à l’invitation du congrès américain, et avoir de façon ferme expliquer la dangerosité d’un accord Obama qui permettra à terme de voir l’Iran doté du nucléaire formellement. Certains membres du Congrès exigent désormais d’être tenus au courant concernant le moindre accord.

On peut souligner également que la France reste ferme sur ce dossier et est sur certains points en désaccord avec Obama. Rien que le programme balistique de l’Iran constitue déjà une véritable menace non seulement pour la région mais pour le monde. Obama s’est adressé aux iraniens leur expliquant qu’il avaient en face d’eux une occasion unique de solutionner le problème du nucléaire. Les iraniens l’ont insulté en scandant comme ils ont l’habitude de le faire « Mort à l’Amérique, Mort au grand Satan »

Une occasion en or pour le guide suprême, qui s’exprimait lors d’un meeting, expliquant que l’Amérique voulait la division du peuple iranien, voulait agir contre la liberté et l’indépendance de l’Iran.

Il expliquait également que les puissances occidentales dans leur ensemble voulaient étrangler l’Iran en maintenant les sanctions et la chute du prix de baril de pétrole (seul bien exportateur faisant rentrer des devises). On rappelle que le baril est aujourd’hui à 65 $ contre 114 à la même période l’an dernier.

Khamenei a aussi insisté sur le fait que l’Iran était une grande puissance régionale et qu’il faisait partie du concert des nations, bien que le grand Satan ait tout fait depuis 2003 pour l’évincer de sa stature internationale.

L’Amérique fait tout pour nous intimider, nous ne céderons pas au chantage qu’elle veut nous imposer. Elle est l’ennemi de la république islamique d’Iran et sa révolution. Obama a semble t-il oublié que les iraniens eux n’oublieront jamais son indifférence lors des répressions suite aux élections de 2009 qui avaient failli renverser le régime. Si aujourd’hui les iraniens aspirent toujours à la liberté, ils restent très attachés à ce que leur pays soit un leader dans la région, au grand dam des pays du Golfe qui eux non plus ne pardonneront pas à Obama d’avoir été si mal traités en tant qu’alliés. ils sembleraient plus faire aujourd’hui confiance à Israël (un comble) pour contrer la menace iranienne.

Si il y a bien un dossier sur lequel ils se retrouvent (les iraniens) c’est bien celui du nucléaire, ils y voient là le moyen d’être véritablement indépendants. Alors pourquoi traitent-ils Obama avec autant de mépris, lui qui pourrait leur permettre de posséder à terme l’arme suprême ?

Comme évoqué plus haut 11 ans de sanctions même si ces dernières ont été allégées l’an dernier ont véritablement fait souffrir les iraniens, et ils ont perçu cela comme une injustice. Même si Rouhani a ouvert le dialogue avec Obama, l’Iran comme d’autres pays dans la région perçoivent Obama comme quelqu’un qui n’a aucune fierté. Et c’est bien connu, ici au Proche et Moyen-Orient, quelqu’un de faible et de peu fiable est détestable.

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Cette catastrophe que prépare le « pas d’amalgame »

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Terrorisme, jihadisme, la question de la violence au nom de l’islam se fait hélas de plus en plus présente au cœur de l’actualité et des préoccupations. Face à elle, media, politiques et faiseurs d’opinion renvoient systématiquement la même réponse : pas d’amalgame ! 

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Pas d’amalgame : l’islam est une religion d’amour et de paix, rien ne saurait la relier à la violence commise en son nom. Les terroristes, les jihadistes seraient donc tous des fous, des déséquilibrés, ils n’auraient pas compris l’islam, ils en auraient la mauvaise interprétation.

Pas d’amalgame : les musulmans, comme tout le monde, sont de bonnes personnes. Ce seraient les « extrémistes » et seulement eux qu’il faudrait mettre en cause – et d’ailleurs, ce serait toujours « l’extrémisme » qui serait la cause de la violence, dans toutes les religions et dans tous les systèmes.

Mais que peut valoir l’injonction du « pas d’amalgame » lorsque le simple bon sens permet déjà de mettre en cause son bien fondé ? Le bon peuple, qui n’en manque pas, s’en rend bien compte malgré la pression formidable qu’exercent les tenants du pouvoir pour l’imposer.

Effectivement, chacun se fait déjà la remarque en son for intérieur que l’actualité ne présente pas particulièrement de violences commises au nom du christianisme, du bouddhisme, du judaïsme, ou encore de la libre pensée, au regard de l’effarante accumulation des violences au nom de l’islam. Et malgré toute la savante explication convoquée sur les plateaux de télévision pour interdire de voir ce qui se donne à voir, pour imposer le dogme de la religion d’amour et de paix, il semble d’autant moins possible de conjurer l’adage « pas de fumée sans feu » qu’il y a vraiment de plus en plus de fumée. Cette savante explication, fondée sur la mauvaise interprétation par des « extrémistes » d’une religion bonne par nature, ne peut en effet tenir devant une telle quantité de violence : imaginons un fabriquant de machines à laver proposant son dernier modèle, avec un mode d’emploi très détaillé et très compliqué. Chaque fois qu’un acheteur lirait de travers ce mode d’emploi, il ferait exploser sa machine, et avec elle sa maison et tout son quartier. Et ainsi, alors que l’on assisterait à une multiplication d’explosions meurtrières de machines à laver, le fabriquant et les autorités en accuseraient les acheteurs et uniquement eux d’avoir mal lu le mode d’emploi ? Non vraiment, c’est prendre tout un chacun pour un imbécile que de s’efforcer de maintenir le mythe de la religion d’amour et de paix lorsque la « botte souveraine de la réalité » se fait sentir aussi douloureusement.

Cette contradiction n’empêche cependant pas qu’on redouble d’efforts dans le sens du « pas d’amalgame », malgré le malaise diffus et indicible qu’il répand dans les consciences. Mais il y a plus grave encore que ce malaise dans l’opinion : l’imposition forcée du « pas d’amalgame » va entraîner à terme de terribles catastrophes, du fait même de la fondation de ce discours sur un mensonge éhonté.

Que pensent en effet ces violents, ces terroristes fauteurs de ces violences ? Si l’on mettait en œuvre les moyens pour les arrêter et les juger plutôt que de les liquider froidement, on réaliserait combien ils agissent au nom de l’islam, trouvant dans ses textes, son histoire et ses traditions les motivations et les commandements à commettre ces atrocités. Les frères Kouachi ont bel et bien tué « pour venger le prophète Mahomet », l’Etat Islamique est bel et bien … islamique ! Ces violents revendiquent avec force l’islamité de leurs violences, la cohérence de leurs actes avec les textes religieux. Non, ils ne sont pas fous, non ils ne sont pas déséquilibrés ! En refusant de reconnaitre cette islamité, on ne peut que les pousser à en commettre de pires, pour qu’on cesse de dénier aux violents la fidélité à leur religion, à ces commandements. Pour qu’enfin les « mécréants » attestent de leur « mécréance » par leur opposition assumée aux commandements de l’islam, comme le stipule le discours musulman lui-même. Le « pas d’amalgame » fait le jeu de la surenchère terroriste. Il prépare le terrain pour de nouveaux attentats, de plus en plus meurtriers.

Par ailleurs, s’il faut, selon le discours dominant, entièrement dédouaner l’islam de la violence commise en son nom, qui donc en porte alors la responsabilité ? Ceux qui la commettent, dit-on, et on vient de voir qu’il va se révéler de plus en plus difficile de leur contester la qualité de musulmans. De fait, la suspicion va donc se généraliser à l’égard des personnes musulmanes à mesure que se répéteront les violences « au nom de l’islam ». Et plus on leur demandera de se désolidariser de cette violence, plus on leur demandera de renier leurs propres textes sacrés, plus on leur renverra ce message subliminal et ulcérant : elles sont perçues a priori comme approuvant implicitement cette violence. L’antagonisme musulmans / non-musulmans ne s’en exacerbera que davantage. Voilà où mène le « pas d’amalgame ». C’est exactement ce que cherchent les violents.

Bref, l’injonction du « pas d’amalgame » enferme inéluctablement la société dans l’impasse de la violence généralisée. Un enfermement d’autant plus dangereux qu’il procède d’une posture morale estimée supérieure, qui mettrait la société occidentale dans le « camp du bien », au nom de la « tolérance », du « respect » et du refus de la « stigmatisation ». Cette supériorité morale sera de plus en plus invoquée pour justifier la propre violence du « camp du bien », tout en aveuglant ses tenants sur le mal qu’ils causent et qu’ils amplifient.

On pourrait cependant désamorcer cette catastrophe qui s’annonce, qui a commencé : il faudrait pour cela oser mettre les pieds dans le plat et mettre en cause l’islam lui-même, comme doctrine mortifère et violente. En effet, pour l’immense majorité d’entre eux, les musulmans ne sont pas réductibles à cette doctrine : la plupart ne l’ont pas choisie, n’assument pas les commandements de haine et de violence, et sont persuadés d’appartenir à une religion d’amour et paix, puisque le « pas d’amalgame » le claironne du matin au soir. Mettre en cause l’islam, c’est offrir une porte de sortie à ces musulmans que l’islam rend schizophrènes en les obligeant à considérer comme bons les commandements de violence puisque faisant partie de leur « bonne » religion, révélée, sacrée, inaltérable. Quant à ceux qui choisissent l’islam et sa violence en toute connaissance de cause, ils pourront alors être enfin considérés et combattus pour ce qu’ils sont.

Cette mise en cause indispensable de l’islam bénéficie depuis peu d’un formidable outil : la recherche scientifique et historique s’est en effet prononcée de manière irrémédiable depuis une quinzaine d’années contre la légitimité de l’islam comme religion (on pourra le lire dans la synthèse parue à l’automne 2014, Le Grand Secret de l’Islam). Aux musulmans de s’en emparer, car la contestation ou la réforme efficaces de leur religion leur revient à eux seuls.

Cette mise en cause ne pourra par ailleurs se faire en Occident qu’à la condition qu’on revienne sur ce présupposé relativiste de l’équivalence des religions et des conceptions philosophiques, que pervertiraient les seuls « extrémistes ». C’est sans doute un chantier plus colossal encore que celui de la réforme de l’islam, et il faudra que l’Occident aille puiser au plus profond de ses racines le courage qui lui fait défaut depuis si longtemps pour cela.

L’intégrisme islamique et la civilisation

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Paradoxe étrange que celui de la civilisation dite islamique, car c’est la seule civilisation qu’on identifie à une religion, et qui fut en même temps la seule où la religion ne joua aucun rôle positif, voire qui prit son essor en dépit de la religion. La civilisation dite islamique fut également la seule où la religion a été le facteur principal de son déclin et de sa disparition. 

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Cette introduction me semble nécessaire pour bien comprendre les dangers mortels de l’intégrisme islamique. Depuis qu’un certain Samuel Huntington a parlé du «conflit des civilisations», l’islam intégriste sous ses aspects politique et belliqueux, n’a cessé de gagner du terrain. En tant que «phénomène civilisationnel» il a atteint son «apogée» et sa «parfaite expression» avec l’avènement du Califat islamique (DAECH). Peut-on sérieusement parler dans son cas de civilisation? La question se pose, parce que dans la mesure où le Califat islamique reproduit fidèlement l’État musulman fondé par Mahomet et ses successeurs immédiats à Médine, il se trouve à reproduire également la «civilisation islamique» à sa naissance.

La «civilisation islamique» des origines.

Ce que le Califat islamique accomplit présentement à petite échelle, la «civilisation islamique» au début de l’islam, l’a accompli à très grande échelle. Les destructions opérées dans tous les pays conquis et l’asservissement de leurs peuples ont eu pour effet d’effacer ou du moins de plonger dans l’oubli une part importante du patrimoine culturel de l’humanité. Les musulmans n’utilisent jamais le mot conquête pour parler des invasions de la Syrie, de la Mésopotamie, de la Perse, de l’Inde, de l’Égypte, de l’Afrique du Nord, du Sud de l’Europe, ils emploient plutôt le terme foutouhat (pluriel de fath) ce qui signifie ouvertures. À en croire l’histoire officielle de l’islam les armées musulmanes n’ont pas envahi ou conquis, elles ont «ouvert» ces pays!

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Les mots ne sont jamais innocents, Saint-Paul a bien dit que la «lettre tue». «Ouvrir» est plus qu’un euphémisme, il signale le droit sacré du maître à pénétrer dans son «domaine». L’Égypte, la Syrie, la Perse, l’Afrique du Nord, la Sicile, l’Andalousie n’appartiennent plus à leurs habitants mais aux conquérants musulmans à qui Allah a promis qu’ils auront la terre entière en héritage. Égyptiens, syriens, perses, amazighs, ibériens, siciliens etc. ont du coup cessé d’être chez eux, ils ne sont plus que les métayers des maîtres arabes, liés à eux par un pacte de sujétion absolu (la dhimma) où le droit à la vie des conquis est soumis à l’arbitraire du conquérant.

«La civilisation islamique» des origines, ne reconnaissait aucune valeur aux autres civilisations. Pour Mahomet et ses successeurs tous ces peuples vivaient dans la «jahiliya», l’ignorance. L’islam leur apportait donc «el elm» la science, et «el haq» la  Vérité, en plus du «dine Allah» la religion d’Allah, tel que le coran l’a ordonné: «combattez-les à mort (les non-musulmans) jusqu’à ce que cesse toute dissension et que l’islam soit l’unique religion» (coran 8 :39). À la défaite militaire succédait l’impérialisme religieux et culturel; des peuples de haute civilisation se voyaient imposer sous peine de mort une religion primitive et violente, ils étaient contraints d’entrer dans le moule des  coutumes et des lois tribales, et forcés de s’humilier devant un tyran inculte.

«La civilisation islamique» des origines a failli anéantir totalement les civilisations des pays conquis. Mais ces dernières ont survécu, non à cause de la clémence ou de la reconnaissance des conquérants, mais grâce à leur salutaire corruption. Le drainage massif des richesses a permis à des arabes qui naguère vivaient chichement, de se vautrer dans l’abondance et le luxe, ils y prirent goût au point de mettre au rancart leur propre «civilisation». Les charmes de la jahiliya (l’ignorance) des peuples conquis, les ont convaincus d’en préserver la source, ou du moins ce qui en restait. L’on assista donc à un mariage, à bien des égards forcé, entre les civilisations meurtries des pays conquis et la culture primitive des bédouins du Hedjaz.

La civilisation dite islamique.

C’est ce mariage contre nature entre les civilisations des peuples conquis et le tribalisme arabe, qui a été à l’origine de la civilisation dite islamique. Tant que l’islamisation des pays conquis restait partielle ou marginale, elle a pu se maintenir. Au début de l’ère abbasside, plus de cent ans après la mort de Mahomet, les musulmans ne comptaient que 8% de la population de l’empire, et c’est durant cette période que la civilisation dite islamique a connu son apogée. Le patrimoine intellectuel et artistique des peuples asservis a été préservé et enrichi, l’empire islamique a permis la circulation et le brassage des idées, juifs chrétiens et perses ont conservé et transmis les sciences et la philosophie, ce sont eux qui ont administré l’empire au profit des conquérants. La prospérité matérielle a favorisé les arts et contribué à développer l’architecture et les métiers. L’islam en tant que religion, système politique et mode d’organisation de la société, a nui plutôt qu’il n’a contribué à la civilisation, en effet la presque totalité des penseurs, des écrivains et des poètes de ce temps ont été condamnés pour hérésie ou apostasie, à l’exception de ceux qui bénéficiaient de la protection des puissants.

La Grande Mosquée des Omeyades à Damas.

Mais la civilisation, quoique brillante du temps des omeyades et des abbassides, portait en elle les germes de sa décadence et de sa chute prochaine, elle déclinait à mesure que l’islamisation des peuples progressait. Le sursis a duré tout au plus trois siècles, le temps de tribaliser les sociétés  et de fossiliser la pensée, suffisamment pour que le fanatisme et l’intolérance envers tout ce qui n’est pas islamique, imposent l’obscurantisme et le fatalisme aux esprits. Il n’est pas exagéré de dire que la civilisation dite islamique est morte d’intoxication chronique et progressive à l’islam.

Les exemples abondent pour illustrer ce fait historique. Les grands esprits: penseurs, poètes, érudits, écrivains, savants, médecins, qu’ils soient juifs, chrétiens, musulmans, hérétiques ou athées, tels que Maimonide (juif), Théodore Abou Koura (chrétien sabéen), Hunayn ibn Ishaq ou Johanitius (chrétien nestorien), al Razi ou Rahzès (musulman sceptique), Al Farabi (hérétique), Ibn Rushd ou Averroès (musulman), Ibn Sina ou Avicenne (musulman), Ibn Khaldoun (musulman), Abou al Alaa el Maari (athée) et beaucoup d’autres, n’ont pas réussi à faire école, leur pensée, leurs travaux se sont heurtés aux dogmes immuables de l’islam, ils ont été répudiés, et c’est l’Europe qui a récolté leur héritage en même temps que celui des grecs et des romains. La civilisation dite islamique a tourné le dos à la philosophie et à la science qui se sont développés en son sein, elle a choisi d’être stérile et obscurantiste, elle a fait de cette stérilité et de cet obscurantisme une obligation religieuse.

L’intégrisme islamique, une anti-civilisation.

Aujourd’hui les intégristes islamiques contemplent avec «nostalgie» ce qu’on appelle communément l’âge d’or de l’islam, lequel s’étend du début des conquêtes jusqu’au onzième siècle de l’ère chrétienne. L’empire islamique était alors l’unique superpuissance militaire et économique du monde, sa civilisation était la plus importante. Si la «nostalgie» des islamistes se justifie pour ce qui est de la puissance militaire et économique, en revanche elle ne peut aucunement se comprendre pour ce qui est de la civilisation proprement dite. En effet les penseurs, les érudits, les poètes, les philosophes et les savants de ce temps ont été violemment combattus par les tenants de l’orthodoxie islamique, un grand nombre d’entre eux a perdu la vie à cause de ses idées ou de ses écrits. Pire, le dogmatisme religieux et le concept de coran, parole d’Allah incréée, donc immuable et totalement vraie, a servi de camisole de force à la pensée rationnelle et spéculative. Prisonniers de l’absolue « véracité » du coran, les musulmans ont dû renoncer au bon sens et à l’esprit critique, désormais la «vérité» est fixée dans le coran pour l’éternité.

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L’intégrisme islamique est le résultat concret du choc civilisationnel entre l’islam et la civilisation occidentale. Il résulte du refus de prendre acte de l’échec de l’islam et du succès du christianisme. On y décèle une double blessure: la première est d’ordre narcissique, elle met à mal le sentiment de supériorité des musulmans, qu’Allah dans le coran a désignés comme la meilleure communauté parmi les hommes. La seconde est d’ordre religieux, les musulmans sentent dans leur for intérieur qu’ils ne peuvent rejoindre le cortège de la civilisation sans transformer de fond en comble l’islam. Or transformer en profondeur l’islam équivaut à le détruire ou à n’en conserver que l’aspect folklorique. Face à ce dilemme l’islam pour durer n’a d’autres choix que se replier sur lui-même, mais ce repli dans un monde ouvert est illusoire à long terme, voilà pourquoi il lui faut également détruire la civilisation occidentale.

L’intégrisme est un repli défensif

Le repli est absolument nécessaire pour préserver l’islam, c’est ce point que les musulmans réformateurs ne comprennent pas. En effet la modernité constitue un danger mortel, l’adopter revient à nier des pans entiers du dogme islamique, dont l’absolue véracité du coran. Pour lui faire échec il convient de ligoter les esprits par l’endoctrinement, ériger des murs doctrinaux suffisamment élevés pour rendre impossible toute tentative d’évasion. Il convient aussi de diaboliser la modernité en tant que composante principale de la civilisation occidentale, elle est décrite comme corruptrice, immorale et hostile à l’islam. Les droits, les libertés, l’égalité, le libre arbitre, la laïcité, la démocratie sont équivalents à l’apostasie pour ceux qui les adoptent.

La-religion-peut-elle-rendre-homophobe

Mais il faut également échapper à toutes les tentations susceptibles d’affaiblir le repli ou distraire des obligations religieuses: tout ce qui permet à l’esprit d’échapper à l’emprise de la religion, tout ce qui a pour conséquence d’empêcher la religion d’occuper toute la place. C’est ainsi que la culture d’origine devra s’effacer: littérature, poésie, peinture, sculpture, chansons, musique, danse, folklore, humour, cinéma etc. Pour préserver l’islam il convient donc de renoncer à sa propre culture et à sa propre civilisation. Le repli fait en sorte que les musulmans quel que soit leur pays d’origine ne se différencient que par la langue parlée et le caractère ethnique. L’uniformité est de rigueur, rien ne peut distinguer une marocaine d’une pakistanaise si toutes les deux portent le niqab.

L’intégrisme est un préalable au jihad

L’islam sera en danger tant que la civilisation occidentale se maintiendra; incapable de la rejoindre sans se renier il lui faut la détruire. Les intégristes aujourd’hui se perçoivent comme les héritiers et les continuateurs de Mahomet et des conquérants musulmans après lui. De la même façon que les premiers musulmans ont détruit par le fer et par le feu les civilisations qui les entouraient, les intégristes s’activent à miner par tous les moyens la civilisation occidentale. Impuissants à conquérir l’Occident par les armes, ils ont choisi de le conquérir par d’autres moyens dont l’émigration de masse et la démographie. Pour échapper au risque d’intégration et d’assimilation, les intégristes font tout ce qu’ils peuvent pour imposer et renforcer le repli sur les musulmans en Occident. C’est de cette façon qu’ils peuvent s’assurer que le temps jouera en leur faveur, le jour où ils seront majoritaires, ils imposeront la charia et détruiront la modernité.

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Autres lieux, autres moyens, les intégristes dans les pays islamiques adoptent une autre stratégie, elle consiste à islamiser les populations par la contrainte et si besoin est par la violence. Pour arriver à leurs fins, ils doivent prendre le pouvoir et ne jamais l’abandonner. L’objectif ultime est le califat universel, incluant tous les pays musulmans dans un premier temps, l’Europe dans un deuxième temps et le monde au complet par la suite. Objectif irréaliste? Les intégristes voient loin, ils savent que la partie se gagnera ou se perdra dans une trentaine d’années: ou bien l’islam domine le monde islamique et l’Europe, ou bien il s’effondre en provoquant une catastrophe humanitaire dont il est possible de percevoir aujourd’hui les signes avant-coureurs.

Conclusion

À travers l’intégrisme et le jihad l’islam joue son va-tout, à bien y penser il n’a pas le choix, c’est son échec sur le plan civilisationnel qui le lui impose. Cet échec est irréversible et irrémédiable, il est la conséquence directe du dogme. Il y a plus d’un millénaire les ulémas et les juristes islamiques ont érigé le dogme absolu du coran, en tant que parole d’Allah incréée, immuable, totalement vraie, valable pour tous les temps et tous les lieux. Ce faisant ils ont «brûlé tous les ponts», ne se ménageant aucune «porte de sortie», ils ont imposé par le fait même l’immobilisme, l’obscurantisme et la sclérose.

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L’islam a choisi l’échec civilisationnel plutôt que renoncer à sa prétention de détenir la Vérité, il s’est identifié à elle, sans elle il n’est rien. Il lui faut donc la maintenir en dépit du bon sens, pour cela il ne reculera devant rien. La montée en puissance de l’intégrisme sous toutes ses formes, la violence inouïe des jihadistes, sont la preuve qu’il s’agit pour l’islam d’une lutte existentielle contre la civilisation occidentale, une lutte où il se doit de la détruire, ou à tout le moins l’entraîner dans sa chute.

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