Les Russes vont se faire rares en Egypte.

Le Président Vladimir Poutine a ordonné vendredi la suspension des vols des compagnies aériennes russes vers le pays des pharaons, sur recommandation des services secrets, après le crash de l’Airbus de la compagnie Metrojet dans le Sinaï, qui a fait 224 morts samedi.

« Le chef d’Etat russe a accepté les recommandations » du chef des services secrets russes (FSB), Alexandre Bortnikov, et « ordonné au gouvernement d’élaborer les mécanismes permettant de mettre en place ces recommandations », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Alexandre Bortnikov avait en effet recommandé la suspension des vols des compagnies aériennes russes vers l’Egypte. « Je trouve nécessaire de suspendre les vols de l’aviation russe vers l’Egypte, jusqu’à ce que nous puissions établir les vraies raisons de ce qui s’est passé » avec l’avion russe dont le crash a été revendiqué par le groupe djihadiste Etat islamique (EI), avait déclaré Bortnikov, cité par la télévision russe, lors d’une réunion du Comité national antiterroriste.

Vladimir Poutine a accepté de suspendre les vols à destination de l’Egypte. La décision du président russe intervient quelques minutes après la recommandation des services secrets de prendre cette mesure. Jusqu’à présent, la Russie excluait l’hypothèse d’un acte terroriste à l’origine du crash d’un de ses avions.


Premiers Britanniques rapatriés, vols EasyJet annulés.

Selon l’aviation civile égyptienne, seuls 8 vols et non 29, comme annoncé précédemment, sont prévus dans la journée pour rapatrier les 20 000 britanniques de Charm el-Cheikh, la station balnéaire de l’est de l’Egypte d’où avait décollé l’avion avant le crash. Néanmoins, l’une des compagnies britanniques censées ramener les vacanciers, EasyJet, a affirmé que les autorités égyptiennes avaient suspendu les atterrissages de ces compagnies à Charm el-Cheikh sans préciser les raisons. Mercredi, Londres avait suspendu ses vols de et vers la ville égyptienne.

Aéroport de Charm el-Cheikh (Egypte). Après une longue attente à l'embarquement et sur la piste, avec 165 ou 166 passagers à bord, le vol a finalement décollé.

EasyJet a ajouté «travailler avec le gouvernement britannique pour trouver une solution» ainsi que sur «un plan d’urgence» lui permettant d’opérer une fois la permission de voler obtenue.


Les autorités égyptiennes ont réfuté ces allégations, évoquant un problème d’organisation avec «18 vols en même temps» soit un «énorme fardeau» pour l’aéroport explique le ministre égyptien de l’aviation civile.


Darina est la plus jeune victime du crash.

En fin de matinée, les voyageurs britanniques embarquaient à bord deux avions d’EasyJet, dont l’un a décollé en fin de matinée et l’autre en début d’après-midi précise la compagnie. Les bagages des passagers devraient arriver d’ici une dizaine de jours a expliqué le secrétaire des transports britannique à la radio de la BBC.

Relations fraîches entre Londres et le Caire.

Le Premier ministre du Royaume-Uni a reçu jeudi le président égyptien Al-Sissi à Downing Street (l’équivalent anglais de Matignon). La rencontre entre les deux hommes a été froide. Du côté du Caire on reproche une décision « prématurée » prise sans prévenir le gouvernement égyptien.

Le ministre des Affaires étrangères Ahmed Abu Zeid a estimé dans le même temps sur la BBC radio que cela préjuge des résultats de l’enquête en cours. Si le Royaume-Uni juge la piste terroriste du crash d’un avion russe dans le Sinaï, l’Egypte écarte cette hypothèse.

Le Caire craint une chute de son attractivité touristique. Surtout que Londres a une nouvelle fois remis en question la sécurité de l’aéroport de Charm el-Cheikh. Il y a dix mois, des agents avaient déjà été dépêchés sur place pour inspecter la sécurité.

En Russie, l’humour de Charlie Hebdo sur le crash du Sinaï ne passe pas !

Font logo Charlie Hebdo

Moscou qualifie de « blasphématoires » deux dessins de Charlie Hebdo sur le crash de l’Airbus russe. Mais n’ira pas jusqu’à demander des explications à Paris.

En dehors des frontières françaises, l’humour noir de Charlie Hebdo reste incompris. Moscou s’est offusqué ce vendredi de deux dessins publiées par l’hebdomadaire satirique français sur le crash de l’Airbus russe dans le Sinaï. « Dans notre pays, ça s’appelle du blasphème, au sens large du mot, cela n’a rien à voir ni avec la démocratie, ni avec la liberté d’expression », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a qualifié d’« inacceptables » ces nouvelles caricatures. Il a toutefois précisé que la Russie n’allait pas demander d’explications à Paris concernant ces dessins.

« Les dangers du low-cost russe »

L’un d’eux montre un islamiste se protégeant de débris d’avion qui pleuvent autour de lui avec pour légende « Daech: l’aviation russe intensifie ses bombardements », tandis que l’autre intitulé « Les dangers du low-cost russe » met en scène un crâne, lunettes de soleil encore sur le nez, disant « J’aurais dû prendre Air Cocaïne« .  

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« Dilemme moral », commente sur Twitter l’analyste russe spécialiste de géopolitique qui a posté les photos de ces couvertures.

« On éprouve du chagrin pour Charlie Hebdo en croyant qu’ils éprouveront aussi du chagrin quand une tragédie vous frappera, et puis rien ». 

« Ces gens qui dessinent ainsi sont des pervers moraux »

« Y a-t-il des limites à la russophobie dans les médias occidentaux », s’est interrogé le député Alexeï Pouchkov, président de la commission pour les affaires étrangères à la Douma d’Etat (chambre basse du Parlement russe).
Le sénateur Konstantin Kossatchev, à la tête de la commission des Affaires étrangères au Sénat, s’est également insurgé de ce « mépris inacceptable pour les valeurs morales ».
Pour un dirigeant du parti Russie juste, « ces gens qui dessinent ainsi, ce sont simplement des pervers moraux ». 

 

Si la Russie a participé à la marche historique organisée à Paris contre le « terrorisme »
après l’attaque de Charlie Hebdo en janvier, elle s’est également désolidarisée des caricatures de l’hebdomadaire,
estimant qu’elles manquaient de respect aux croyants.

« Nous respectons plus de valeurs que le pouvoir russe »

Pour le rédacteur en chef de l’hebdomadaire satirique Gérard Biard, « Que même les Russes s’y mettent » contre Charlie Hebdo, « ce n’est pas nouveau ». Il rappelle que « c’était déjà le cas avec la polémique sur le dessin sur Aylan » .
Et aussi « quand un opposant russe a été abattu devant le Kremlin, ils avaient dit qu’il avait été tué parce qu’il avait soutenu Charlie Hebdo« . 

« Nous respectons plus de valeurs que le pouvoir russe, comme la démocratie, la laïcité, la liberté d’expression »,

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