C’est le grand rabbin Jonathan Sachs, représentant des communautés juives du Commonwealth, qui l’affirmait, au cours d’une conférence tenue à Rome, à l’Université pontificale.

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Le rabbin Sachs – dans l’esprit même de la déclaration conciliaire Nostra Aetate–estimait que c’est la culture judéo-chrétienne qui est à l’origine de la fécondité spirituelle, économique et culturelle de l’Europe.

Il insista sur le fait que l’avenir – aujourd’hui problématique – dépend essentiellement de  l’attention que les Européens seront capables ou non de porter à leurs racines originelles et à ce qui fut la matrice généreuse de leur civilisation.

La relation entre chrétiens et juifs s’est complètement métamorphosée en un demi-siècle

Le grand rabbin Sachs rencontrait le pape pour évoquer la situation du monde, ce qui illustre le climat fraternel des retrouvailles entre chrétiens et juifs. Selon lui, la relation entre chrétiens et juifs s’est complètement métamorphosée en un demi-siècle.

C’est l’historien juif français Jules Isaac qui, après avoir partagé ses convictions avec le pape Jean XXIII, a permis alors que s’instaure une nouvelle ère de relations entre l’Eglise et la Synagogue. Dès lors, le dialogue en réciprocité s’est considérablement développé et le temps est venu que la collaboration entre chrétiens et juifs se renforce, étape après étape.

Jonathan Sachs a fait remarquer que l’Europe est en train de perdre la conscience de ses racines judéo-chrétiennes, et les conséquences vont en être terribles dans tous les domaines :
dans la littérature, dans l’art, dans l’éducation, dans la politique, etc.

« Quand une civilisation perd ses références et ses convictions, elle perd aussitôt son avenir »,

affirme-t-il. Pour le bien des générations à venir, chrétiens et juifs doivent retrouver au plus vite le chemin de la foi et parler d’une même voix prophétique.

Le grand rabbin Sachs a tenu à rappeler que le cœur de la culture tient dans la religion.

C’est ce qui a permis à l’Occident de se différencier au cours des siècles et de manifester son développement intellectuel et son dynamisme créatif. Il est persuadé que la situation économique de l’Europe serait bien meilleure aujourd’hui si les citoyens et les décideurs connaissaient mieux le contenu de la tradition biblique.

La tradition judéo-chrétienne incarne des valeurs fondamentales, indispensables dans une société humaniste, telles que le respect de la dignité de la personne humaine, mais aussi le respect des biens personnels, et la valeur du travail.

Créer des richesses pour le bien de tous est une manière de collaborer à l’œuvre créatrice de D.ieu, disait-il, et l’éthique religieuse a été jusqu’ici une force de développement considérable, évitant la passivité et l’assistanat. 

Le grand rabbin Jonathan Sachs a conclu :

« Quand l’Europe retrouvera son âme, elle retrouvera sa richesse. Mais il faut se souvenir que l’humanité n’a pas été créée pour servir les marchés, ce sont les marchés qui sont créés pour servir l’humanité ! »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour Dreuz.info.

Bon comme un citron bien rond !

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