Le premier parti de France est-il crédible en termes de politique publique?
Challenges passe au crible son programme.
Euro, fiscalité, retraite,dépenses publiques…
Le résultat est désastreux.

 

 

Avec 27,8% des voix au premier tour des régionales, le FN peut s’autoproclamer premier parti de France.
Comme lors des élections européennes.
Est-ce pour autant un tsunami politique ? La chronique annoncée d’une irrésistible ascension du FN ?

C’est loin d’être inéluctable. Certes, la progression de l’extrême droite apparaît exponentielle, puisqu’elle a triplé son score par rapport aux régionales de 2010. Certes, Marine Le Pen a bouleversé en profondeur le paysage politique en imposant un tripartisme durable. En réalité, lors de cette élection, la présidente du FN n’a pas transpercé le plafond de verre. Elle a recueilli 6.004.482 voix.

C’est moins qu’à la présidentielle de 2012, où elle avait obtenu 17,9% des suffrages, soit 6.421.426 voix – 410.000 de plus !
Le réservoir FN n’a pas progressé. Il y a un effet trompe-l’œil en raison du taux d’abstention très élevé (50%).

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Un effet trompe-l’œil accentué par l’effet médiatique, dans la mesure où le FN occupe le devant de la scène parce qu’il perturbe le jeu ancien. Parce qu’il est en tête de six régions.
Parce que, après avoir gagné onze villes, il est en mesure d’obtenir deux, trois, voire quatre exécutifs régionaux.

Dans le Nord-Pas-de-Calais Picardie, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, ou en Bourgogne Franche-Comté. Pour ce parti aux allures de corsaire, le gain d’exécutifs est une étape indispensable pour accéder à la fonction suprême :
l’Elysée.
Comme l’explique Marion Maréchal-Le Pen :

« On a gagné la bataille des idées. Même François Hollande a repris des mesures qu’on préconise depuis des années, comme le port d’arme pour les polices municipales ou la déchéance de nationalité. Maintenant, nous devons passer le cap de la crédibilité en termes de gestion. »

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C’est en cela que l’élection d’exécutifs locaux FN présente un danger :
elle participe à la normalisation du FN, qui reste, sur le fond, un parti différent, un parti qui remet en cause nombre de fondamentaux, sur l’Europe, l’économie libérale, l’ouverture des marchés…Certains imaginent que le FN au pouvoir dévoilera ses faiblesses, montrera ses limites, et donc se décrédibilisera. Cette hypothèse fait sourire Marion Maréchal-Le Pen :
« On fera des choses concrètes, pas de l’idéologie. »
 Baisse des frais de représentation ou de fonctionnement, aide aux PME, priorité nationale pour les marchés publics : toute une gamme de mesures populaires, comme le montrent nos enquêtes de terrain.

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En revanche, pour l’heure, pas un mot sur le programme, le vrai, celui qui est censé sauver la France.
Durant cette campagne, surfant sur le drame des réfugiés et des attentats,

« Marine Le Pen est revenue aux thèmes traditionnels du parti d’extrême droite : l’immigration et l’insécurité, comme l’explique Gilles Ivaldi, du CNRS, spécialiste des partis d’extrême droite. Alors qu’en 2012 elle avait fortement mis l’accent sur l’économie ».

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D’où notre volonté de rappeler et d’évaluer ce programme économique, qui a profondément mué sous l’impulsion de Florian Philippot, un ex-chevènementiste.
Très libéral dans les années 1980, il a opéré un virage brutal en 2012, devenant très étatiste et redistributif. Et, de fait, le projet de Marine Le Pen a pris des allures de programme commun de la gauche : hausse des dépenses sociales, des budgets des ministères régaliens, des impôts sur les ménages aisés et les grandes entreprises…
Avec, en prime, le protectionnisme et la sortie de l’euro. Des think tanks comme Terra Nova et la Fondation Concorde ont chiffré ces mesures.
Le résultat ? Désastreux.
Une explosion des dépenses publiques (120 milliards d’euros, selon Concorde) qui creuserait nos déficits, et une rafale de hausses d’impôts qui accentuerait le ras-le-bol fiscal.

Sortir de l’euro.

Depuis quelques mois, Marine Le Pen ne met plus en avant la sortie de l’euro.

« Elle est très gênée par ce projet qui inquiète beaucoup les classes moyennes et les retraités, où le parti voudrait progresser », décrypte le politologue Gilles Ivaldi.

N’empêche, la fin de l’euro reste la pierre angulaire du programme économique du FN.

« Notre modèle, c’est le Royaume-Uni. Nous voulons retrouver notre pouvoir sur la monnaie », clame Bernard Monot, le « stratégiste économique » du FN.

Pourtant, la dégringolade de l’euro, revenu quasiment à la parité avec le dollar, a enlevé un argument sérieux à Marine Le Pen, qui a longtemps dénoncé son « niveau insoutenable ».
Le retour au franc, avec une forte dévaluation à la clé, vise désormais nos concurrents à l’intérieur de la zone euro.

« C’est la seule manière de retrouver de la compétitivité vis-à-vis des pays du nord de l’Europe, comme  l’Allemagne et les Pays-Bas », ajoute Monot.

Ce projet aux effets très incertains – les dévaluations du franc dans les années 1980 n’ont pas réglé le problème de compétitivité – présente surtout un risque financier énorme.
Il susciterait la défiance des investisseurs étrangers, qui totalisent 64% de la dette extérieure française (Etat, entreprises et ménages), dont les créances en euros seraient transformées en franc déprécié.

« Nous n’aurions plus accès au marché international des capitaux, qui finance plus de la moitié de notre dette », s’alarme la Fondation Concorde.

Autre effet dévastateur, les entreprises endettées sur les marchés internationaux devraient rembourser dans une monnaie dévaluée. Deux économistes de Normale sup, Paul-Adrien Hyppolite et David Amiel, ont évalué le coût pour les 62 plus grands groupes français : 18 milliards d’euros pour une dévaluation de 20%, jusqu’à 70 milliards (3,5% du PIB) pour une baisse de 50%.
De leur côté, les dirigeants du FN restent droits dans leurs bottes, en invoquant le principe juridique de la Lex monetae, qui permet à un Etat de définir sa propre monnaie…

Surtaxer les grandes entreprises et les hauts revenus.

Haro sur le CAC 40. Marine Le Pen cultive un discours populiste, en jouant les artisans, commerçants et petits patrons contre les grandes entreprises. Et la présidente du FN se déchaîne sur les grands groupes, en promettant d’augmenter leur impôt sur les sociétés, et de prélever 15% de leurs bénéfices pour alimenter une « réserve spéciale de réindustrialisation », dans le cadre d’un « plan national d’aide aux PME-PMI ».
Ces fonds seraient restitués au bout de cinq ans.

Le parti d’extrême droite cible aussi les ménages aisés. Il veut accroître la taxation des revenus du capital – notamment les dividendes –, en poursuivant l’alignement de la taxation du capital et du travail mis en œuvre par François Hollande.
Le FN veut renforcer l’ISF, en le fusionnant avec la taxe foncière pour créer un grand impôt sur le patrimoine.
Alors que les ténors de droite (Fillon, Juppé, Sarkozy) comptent tous le supprimer pour arrêter les délocalisations fiscales.
Quant à l’impôt sur le revenu, il deviendrait encore plus progressif en intégrant la taxe d’habitation, qui serait calculée en fonction des revenus. Conclusion de la Fondation Concorde, think tank libéral :

« Pour les investisseurs, cela peut aboutir à des taux d’imposition supérieurs aux revenus. Le Front national s’inscrit dans l’idéologie anticapital. Il ignore la réalité économique du pays. »

Revenir à la retraite à 60 ans.

Pendant la présidentielle de 2012, Marine Le Pen avait été très claire :

« Nous pouvons sauver la retraite à 60 ans. Et je dis aux Français : ne vous soumettez pas à ceux qui vous disent que nous n’en avons pas les moyens. »

Aujourd’hui, le FN entretient le flou.
Selon son économiste, Bernard Monot, le départ à 60 ans serait réservé aux métiers pénibles, et il faudrait 40 années de cotisations pour prétendre à une pension à taux plein. Même édulcoré, ce projet promeut l’inverse de ce que font tous nos voisins, qui ne cessent de repousser l’âge de départ à la retraite. En France, où l’âge légal a été porté à 62 ans par Nicolas Sarkozy, François Hollande a allongé la durée de cotisation de 41,5 à 43 ans à l’horizon 2030 pour obtenir une pension à taux plein.
Mais un rapport récent de l’OCDE a montré que la France est le pays où on passe le plus de temps à la retraite (six ans de plus qu’aux Etats-Unis), un écart qui se creuse.

Très généreux avec les retraités, le FN veut revaloriser les petites pensions, augmenter le plafond qui limite le cumul d’une retraite et d’une pension de réversion, et créer une nouvelle branche de la Sécurité sociale dédiée à la dépendance.
Coût : 24 milliards par an, selon la Fondation Concorde.

Multiplier les dépenses publiques.

La succession de promesses coûteuses donne le tournis. Le FN veut baisser les cotisations sociales jusqu’à 1,4 smic pour augmenter les salaires nets de 200 euros (coût : 18 à 21 milliards d’euros), mais aussi relever le point d’indice des fonctionnaires, gelé depuis plusieurs années. Il compte aussi accroître le budget de la Justice de 25% en cinq ans (soit 2 milliards) et de la police (1,2 milliard).
Côté prestations sociales, la facture serait aussi salée, avec la création d’un « revenu parental » équivalant à 80% du smic pendant trois ans à partir du deuxième enfant (5 milliards par an).
Avec une forte revalorisation des allocations familiales, « réservées aux familles dont l’un des deux parents est français ».
Autre promesse onéreuse : un moratoire sur les fermetures des lits d’hôpitaux.
Or la France fait partie des pays comptant le plus de lits d’hôpitaux (6,3 pour 1.000 habitants), ce qui explique son surpoids de dépenses hospitalières.

Face à ces multiples promesses, les recettes et les économies envisagées ne sont pas crédibles.
Les taxes sur les importations, visant les pays « pratiquant une concurrence déloyale », comme la Chine ou les pays d’Europe de l’Est, sont très aléatoires, car ces Etats pratiqueraient des mesures de rétorsion sur nos exportations. Bernard Monotpromet aussi « une lutte plus efficace contre la fraude fiscale et sociale », qu’il chiffre à 15 milliards par an.
Des recettes très incertaines, comme le montrent les nombreux plans lancés ces dernières années.
Surtout, le FN a évalué des économies faramineuses liées à la baisse de l’immigration : 40,8 milliards sur cinq ans.
Un chiffre totalement fantaisiste.
Selon la Fondation Concorde, cela correspond à une économie de 63.000 euros par immigré et par an.
En économie, les experts du FN prennent (trop) souvent leurs désirs pour des réalités.

Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen données battues.

Marine Le Pen et à sa nièce Marion Maréchal-Le Pen (Anne-Christine Poujoulat / AFP)

Coup d’arrêt pour le Front national? Selon un sondage TNS Sofres pour Le Figaro et LCI, Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen seraient données perdantes face aux candidats de la droite lors du second tour des élections régionales dimanche 13 décembre.
Dans le Nord, Marine Le Pen serait largement battue par Xavier Bertrand. Le candidat Les Républicains obtiendrait 53% des suffrages contre seulement 47% pour la présidente du Front national. Même scénario en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où Christian Estrosi l’emporterait face à Marion Maréchal-Le Pen en recueillant 54% des voix contre 46% respectivement.

Le report des voix des électeurs de gauche joueraient à plein selon le même sondage. 77% des électeurs ayant voté pour un candidat de gauche au premier tour dimanche dernier se reporteraient sur les listes des candidats LR, qu’il s’agisse de Xavier Bertrand ou de Christian Estrosi. En PACA, la tendance est encore plus nette chez les électeurs socialistes qui sont 79% à se porter sur la liste du maire de Nice.

Les candidats de la droite ne devraient toutefois pas fanfaronner. Car, aussi large que soit cette avance, elle reste fragile. Pour Emmanuel Rivière, le directeur de l’unité stratégique d’opinion de TNS Sofres, interviewé par Le Figaro, si « les électeurs de gauche sont très décidés à faire barrage au FN (…) un faux pas, une déclaration malencontreuse peuvent conduire ces électeurs à finalement s’abstenir ». Et d’expliquer la difficulté à laquelle les électeurs de gauche sont confrontés:

« (Ils) sont très décidés à faire barrage au FN et à voter pour lui mais c’est un choix de raison plus que de cœur, qui n’est pas naturel ».

Des appels à voter contre le FN.

Sur la décision prise par le PS de retirer ses listes dans les régions où le FN est en mesure de l’emporter, les électeurs sont plus partagés.
Quand les habitants de la région PACA approuvent largement la décision du Parti Socialiste (60%), les électeurs du Nord-Pas-de-Calais- Picardie ne sont que 42% à y trouver leur compte.

Toute la journée de mercredi, les appels se sont multipliés pour encourager les électeurs à voter contre le Front national. Chez les écologistes, Marie-Christine Blandin, ancienne présidente de la région Nord-Pas-de-Calais, Daniel Cohn-Bendit et José Bové ont appelé à voter pour Xavier Bertrand dans le Nord.
De leur côté, les cinq présidents des départements de la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais – Picardie ont appelé mercredi à faire « barrage au Front national », avançant que le conseil régional ne devait pas devenir « un laboratoire au service de thèses régressives ».

En PACA,  Christophe Castaner, tête de la liste PS-PRG qui s’est retirée pour le second tour des régionales en Paca a demandé à Christian Estrosi de « porter », s’il est battu, « l’opposition » face à Marion Maréchal-Le Pen  au conseil régional.

 

Marion Maréchal-Le Pen, l’ange exterminateur.

Marion Marechal Le Pen. (LCham/Sipa)

Dans la famille Le Pen, il n’y a pas que la présidente du Front National qui connaisse une progression dans les enquêtes d’opinion, il y a aussi Marion Maréchal-Le Pen dans le Sud de la France où elle est candidate à la présidence du Conseil Régional.
Et c’est une progression vertigineuse. Une ascension fulgurante, qui va, bientôt, la mener au ciel si ça continue !
Normal pour un « ange », car ainsi la voient ses fervents fidèles, tourneboulés par sa blondeur et sa pâleur séraphique.
Élégance, grâce et fluidité d’une jeunette de 26 printemps, qui fait se pâmer aussi les messieurs tout gris à l’Assemblée nationale.
Au ciel, un ange ça n’a rien d’exceptionnel, mais au parlement, c’est un phénomène qui laisse les députés mâchoires pendantes, souffle coupé, car l’ange Marion Maréchal Le Pen a pris du poil de la bête.

 

La « petite préférée » de Jean Marie Le Pen n’est plus celle qui chouinait quand elle était incapable de répondre à une question de journaliste. La députée du Vaucluse a tellement vite appris qu’elle bluffe l’ensemble de ses interlocuteurs.
Car cette fillette si frêle d’apparence, griffe et mord, sans état d’âme, jusqu’au premier ministre qu’elle traite de « crétin » en pleine séance de questions d’actualité au Palais Bourbon !
Sans trembler, ni ciller.
On se souvient alors que même le diable fut un ange au commencement…

La « petite » Le Pen a une immense ambition. Elle ne craint personne, et certainement pas Christian Estrosi, le député maire de Nice et ancien ministre, qui ne parvient pas à la contrer dans cette campagne régionale, y compris en usant de tous les artifices usés du sarkozysme sécuritaire.
Les hommes en général, et les machos en particulier, ne l’impressionnent pas, car Marion Maréchal Le Pen a eu ce qu’il fallait chez elle, avec son grand-père para expéditif en Algérie, dont elle a d’ailleurs su habilement se ménager les bonnes grâces.
Cette ancienne bonne élève de l’institution catho intégriste saint Pie X est « habitée ».

Un « Ange » diabolique qui diabolise avec le sourire.

Marion Maréchal-Le Pen est avant tout en croisade. Elle ne cesse de porter sa croix, qu’elle dresse contre le croissant, contre les musulmans qui ne sauraient être français que sous condition d’abjuration ; mais aussi contre la République des Droits de l’homme qui devrait s’incliner devant la suprématie de sa religion.
Pour cette catholique intégriste, la laïcité n’est qu’un outil contre la propagation des revendications de certains musulmans. Elle pèlerine à Chartres et cantique en agitant sans vergogne l’épouvantail du Grand Satan, du « Grand remplacement ».
Elle se sent transcendée dans ce sud chauffé à blanc sur toutes les questions identitaires et sécuritaires, alors que le Nord reste tout de même plus ouvert.

Nous avons donc à faire avec un « Ange » diabolique qui diabolise avec le sourire. Contre Florian Philippot, le numéro 2 du FN, elle poursuit un affrontement feutré, mais implacable. En privé, les proches de Philippot flûtent avec aigreur contre « Sissi l’impératrice du Sud » qui confond la politique avec un ballet nautique dans un bénitier.
Marion Maréchal Le Pen, elle, n’hésite pas à faire savoir qu’elle n’irait pas, elle, déposer des fleurs sur la tombe du général de Gaulle.
Elle ajoute que l’obsession « philippotesque » de l’État lui semble archéo, que la sortie de l’euro, par exemple, n’est pas une impérieuse nécessité. Elle a pris la tête des défilés anti mariage homo avec la manif Pour tous qui en a fait son égérie. Son icône anti laxisme.
La génération anti Mai 68 s’accroche désormais à son panache blond.

jj

En comparaison, Marine le Pen, est plus sociale, plus libérale en matière de mœurs. Elle n’a d’ailleurs guère apprécié, par exemple, la volonté affirmée par sa nièce de supprimer les subventions au planning familial, qui vient si souvent en aide aux femmes en détresse.

Entre Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen, ce n’est encore qu’une guéguerre en dentelles. La députée du Vaucluse affirme sa liberté tout en proclamant son respect pour sa tante qui s’agace de ses écarts sous forme d’entrechats. Mais l’une et l’autre représentent bien deux droites, deux extrêmes droites, toutes deux xénophobes, mais pas avec la même intensité ni avec la même religiosité.
Si Marine Le Pen échouait lourdement à la présidentielle, alors « Marion », avec le soutien de son grand père pourrait écrire un nouveau chapitre de la tragédie des Le Pen. L’ange se révèlerait un ange exterminateur.

Dans l’entourage de Marine Le Pen, déjà, on regarde « Marion » comme un démon.
Et un démon, selon Arthur Rimbaud,

« c’est un ange qui a eu des malheurs, un ange émigré… »

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Bon comme un citron bien rond !

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