L’appareil, en provenance de l’île Maurice et à destination de Paris, s’était posé en urgence au Kenya après la découverte d’un colis suspect à bord.

Une fausse bombe a été découverte à bord de l'avion d'Air France. Image d'illustration.

Un avion d’Air France, en provenance de l’île Maurice et à destination de l’aéroport Charles-de-Gaulle à Paris, a fait un atterrissage d’urgence dans la nuit de samedi à dimanche à Mombasa, au Kenya, après la découverte d’un colis suspect à bord.
Selon le PDG d’Air France Frédéric Gagey, il s’agissait d’« une fausse alerte ». L’objet découvert était « un ensemble composé de cartons et d’une espèce de minuteur », a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse. « Après analyse, il s’agit d’une fausse alerte (…), d’après les informations dont nous disposons », a-t-il dit.
« Il n’y avait rien qui présentait un caractère dangereux » pour l’avion, les passagers ou l’équipage », a poursuivi le PDG d’Air France, soulignant que « rien à ce stade ne permet de dire qu’il y a eu une faille dans le dispositif de sûreté à l’escale de l’île Maurice ».

D’après Frédéric Gagey, c’est un passager qui a découvert l’objet en question. Il se trouvait « dans un petit placard situé derrière un miroir » dans les toilettes de l’avion.
Cet endroit, ainsi que l’ensemble des placards, avait fait l’objet d’une « visite de sûreté » de la part de l’équipage avant le décollage.
Rien n’y avait été découvert, a indiqué le PDG.
Interrogé sur le fait que l’engin aurait pu être déposé pendant le vol, le PDG a répondu :

« C’est votre déduction. Mais comme il y a eu une visite avant le vol et qu’on ne l’a pas trouvé, je pense qu’il a sans doute été placé là pendant le vol. »

Une « mauvaise plaisanterie »

Le PDG d’Air France a plusieurs fois évoqué le fait que cette fausse alerte résultait visiblement d’un acte de « malveillance » et de ce qui s’apparenterait à une « mauvaise plaisanterie ».
« C’est un acte extrêmement agressif à notre encontre », a-t-il souligné. Air France « va demander l’ouverture d’une enquête pour tirer les choses au clair », et notamment estimer les suites judiciaires qui pourraient intervenir, a-t-il annoncé.

Il a précisé qu’Air France a eu à subir trois fausses alertes à la bombe à bord de ses avions « sur le territoire américain » au cours des 15 derniers jours, « en plus de celle sur l’avion en provenance de l’île Maurice ».
Il a indiqué que les passagers de l’avion dérouté sur Mombasa devraient être de retour en France « dans la nuit (de dimanche à lundi) ou demain (lundi) matin ».

Le vol AF 463, avec 459 personnes à bord et 14 membres d’équipage, avait quitté l’île Maurice à 21 heures locales et devait arriver à Paris à 5 h 50 locales.
Il a atterri à l’aéroport international Moi de Mombasa, sur la côte est du Kenya, à 0 h 37 locale.
« Il a demandé un atterrissage d’urgence après qu’un engin suspecté d’être une bombe a été découvert dans les toilettes. Un atterrissage d’urgence a été préparé, il a atterri sans problème et les passagers ont été évacués », a indiqué Charles Owino, un porte-parole de la police.

Le ministre kényan de l’Intérieur Joseph Nkaissery, qui s’est immédiatement rendu à Mombasa, a indiqué en fin de matinée que la police interrogeait plusieurs passagers du vol, sans pouvoir en préciser le nombre exact. « L’enquête est encore en cours, mais ce que je peux confirmer pour l’instant, c’est que les enquêteurs interrogent plusieurs passagers au sujet de l’engin qui a été trouvé à bord (du vol) d’Air France », a-t-il déclaré.

Deux horloges et un fil noir

Une source interne à Air France a décrit l’objet retrouvé comme étant composé de deux horloges digitales transparentes avec deux horaires différents, sans a priori de décompte, d’un fil noir ressemblant à une antenne de radio-réveil, et de quatre cartons rectangulaires reliés par un adhésif et des pinces métalliques.
« C’est une affaire internationale et nous parlons également aux autorités de l’île Maurice pour savoir s’il y a eu une fouille des passagers avant qu’ils n’embarquent »
, a ajouté Joseph Nkaissery, qui a ensuite rendu visite aux voyageurs, pour lesquels un hôtel a été mis à disposition.

L’avion, un Boeing 777, qui était longtemps resté sur la piste d’atterrissage, a été déplacé en fin de matinée alors que le trafic avait repris normalement sur l’aéroport.
Un passager de l’avion, John Stephen, a raconté que le personnel de bord d’Air France avait aidé à l’évacuation rapide de tout le monde par les toboggans, après l’atterrissage.
« Nous sentions que les membres de l’équipage étaient tendus et que quelque chose n’allait probablement pas. Quand l’avion s’est arrêté, ils nous ont dit de courir vers les toboggans et de partir loin de l’avion »,
a-t-il expliqué.
« Nous ne savons pas si c’était une bombe ou pas, mais quelque chose ressemblait à une bombe dans les toilettes », a-t-il ajouté.

Les alertes se multiplient un peu partout dans le monde ces temps-ci. Samedi,l’ambassade américaine en Tunisie a conseillé à ses ressortissants d’éviter un centre commercial en raison d’une « possible attaque terroriste » dimanche pendant que le président russe Vladimir Poutine affirmait que les services secrets russes avaient déjoué 30 projets d’attentat en 2015.
La France est en alerte sécurité maximale depuis les attentats de Paris qui ont fait 130 morts le 13 novembre.

Un policier à la retraite en garde à vue.

Le vol AF 463 en provenance de l’île Maurice et à destination de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle a fait un atterrissage d’urgence au Kenya, samedi.

Un policier à la retraite de 58 ans, soupçonné d’avoir placé dans les toilettes d’un avion d’Air France un objet suspect qui a provoqué l’atterrissage en urgence de l’appareil au Kenya, a été placé lundi en garde à vue à Paris. Le vol AF 463, avec 459 personnes à bord et 14 membres d’équipage, en provenance de l’île Maurice et à destination de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, a fait un atterrissage d’urgence dans la nuit de samedi à dimanche à Mombasa, au Kenya, après la découverte d’un colis suspect à bord.

Après de longues heures d’investigation, les experts kényans en déminage ont déterminé qu’il s’agissait d’un objet inoffensif. Mais un composant ressemblant à un minuteur avait fait craindre la présence d’une bombe, dans un contexte de très forte menace terroriste sur la France, plus d’un mois après les attentats parisiens. Un passager a été interpellé lundi par la police des frontières (PAF) à son arrivée à Roissy à 6 h 50, puis placé en garde à vue, a indiqué à l’Agence France-Presse une source policière. Sa compagne, passagère du même vol, ainsi que des membres d’équipage sont entendus comme témoins.

« Acte de malveillance »

Le parquet de Bobigny a confirmé à l’Agence France-Presse l’ouverture d’une enquête pour « entrave à la circulation des aéronefs et mise en danger de la vie d’autrui ». Air France a annoncé avoir déposé une plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui au tribunal de grande instance de Bobigny. Selon l’équipage, l’homme interpellé avait fait de nombreux allers-retours aux toilettes pendant le vol et est soupçonné d’avoir introduit les éléments, a dit à l’Agence France-Presse une source policière.

Dimanche, le PDG d’Air France Frédéric Gagey avait rapporté que l’objet découvert en vol dans les toilettes de l’appareil était « un ensemble composé de cartons et d’une espèce de minuteur ».
Il avait évoqué « un acte de malveillance » ou « quelque chose qui s’apparenterait à une mauvaise plaisanterie ». « Après analyse, il s’agit d’une fausse alerte », avait-il déclaré.
Selon lui, « il n’y avait rien qui présentait un caractère dangereux » pour l’avion, les passagers ou l’équipage.

Nombreuses fausses alertes

De son côté, le Premier ministre adjoint de Maurice, Xavier-Luc Duval, a affirmé dans un communiqué que « l’île Maurice reste une destination très sûre et le gouvernement mauricien met tout en oeuvre pour assurer la sécurité de ses citoyens comme de ses visiteurs ».
Le nouveau terminal de l’aéroport « construit il y a deux ans dispose d’équipements de haute technologie comprenant des caméras de surveillance, des détecteurs de traces d’explosifs, des CT scanners pour les bagages de soute, des appareils à rayons X, mais aussi des chiens renifleurs », a-t-il insisté.

Le patron d’Air France avait exclu que l’engin ait pu être présent dans les toilettes de l’appareil avant son décollage. La France est en alerte sécurité maximale depuis les attentats parisiens du 13 novembre, revendiqués par l’organisation djihadiste État islamique (EI), qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.
Un porte-parole d’Air France a expliqué lundi à l’Agence France-Presse que depuis ces attentats, « nous avons renforcé la sécurité à certaines escales, en accord aussi avec les autorités locales et les sociétés de sûreté. On a sécurisé les hébergements de notre personnel, les agences, les avions et autour des avions ».
Dimanche, le PDG d’Air France avait souligné que sa compagnie avait eu à subir trois fausses alertes à la bombe à bord de ses avions « sur le territoire américain » au cours des 15 derniers jours, « en plus de celle sur l’avion en provenance de l’île Maurice ».

 

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