Le chef du Hezbollah affirme que la montée du groupe terroriste sunnite est “la chose la plus terrible qui se soit produite à notre époque”.

Le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah donne un discours depuis Beyrouth au Liban, le 12 mai 2016 (Crédit : capture d'écran Press TV)

Le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé dimanche que l’Occident était responsable de la création du groupe terroriste Etat islamique (EI), en raison d’un effort destiné à nuire à l’islam.

Lors d’un sermon, le chef du groupe terroriste chiite a affirmé que les Etats-Unis, via l’Arabie saoudite et « d’autres pays travaillant en leur nom », ont financé les activités de l’EI, « l’ont aidé, renforcé et lui ont facilité la vie ».

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 Le dirigeant terroriste a ajouté que « l’Etat islamique et ceux qui le soutiennent, avec leur argent et leur soutien, devraient répondre des choses horribles qu’il a faites. Ce sont les choses les plus terribles qui se sont produites à notre époque. »

Nasrallah a fustigé l’insurrection contre le président syrien Bashar el-Assad, qui est selon lui une façade conçue pour affaiblir les accès régionaux de l’Iran et opérer « des changements sur la carte ». Il a promis de rester dans le pays jusqu’à pouvoir « battre le projet apostat ».

Nasrallah a déclaré que la rébellion syrienne ne portait « pas sur la chute du régime, mais sur la visée d’un axe de résistance », une référence à l’alliance Iran – Syrie – Hezbollah. Assad, dont le courant alaouite provient de l’islam chiite, fournit depuis longtemps un passage aux armes iraniennes à destination du groupe terroriste chiite libanais. Des milliers de combattants du Hezbollah sont sur le terrain en Syrie pour défendre le gouvernement d’Assad, et des conseillers de la puissante Garde révolutionnaire iranienne occupent des postes de conseil.

Des Syriens avec des bébés traversent les ruines de bâtiments détruits après une frappe aérienne sur le quartier tenu par les rebelles de Salihin, à Alep, le 11 septembre 2016. (Crédit : AFP/Ameer Alhalbi)

Syrie : reprise des combats à Alep après une trêve sans résultats.

Les affrontements ont repris à Alep entre les forces du régime syrien et les rebelles, au lendemain de l’expiration d’une trêve décrétée par la Russie qui n’a pas permis d’évacuer de blessés des quartiers assiégés.

De nouvelles frappes aériennes et des tirs d’artillerie ont visé dimanche plusieurs quartiers tenus par les rebelles, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), après trois jours d’une « pause humanitaire » entrée en vigueur jeudi et terminée samedi soir.

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Dimanche soir, au moins trois civils, dont une femme et un enfant, ont été tués et plusieurs personnes ont été blessées par des tirs de roquettes visant le quartier rebelle de Marjé, selon l’OSDH.

Dans la matinée, des tirs d’obus ont également visé des quartiers tenus par le régime, selon la même source.

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L’ancienne capitale économique de la Syrie est divisée depuis 2012 entre des quartiers ouest tenus par le régime et des zones est contrôlées par les rebelles.

Le régime du président Bachar al-Assad et son allié russe ont lancé le 22 septembre une offensive pour reprendre les secteurs contrôlés par les rebelles, s’attirant des accusations de « crimes de guerre » face à l’intensité des frappes, qui ont fait environ 500 morts et 2.000 blessés selon l’ONU.

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La trêve devait permettre aux habitants et aux rebelles qui le souhaitaient de quitter les quartiers est où vivent quelque 250.000 personnes.

Mais malgré la situation catastrophique, les huit corridors mis en place par l’armée russe durant la trêve sont restés déserts. Au final, seul huit combattants blessés et sept civils auront quitté le secteur rebelle.

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‘Arrêter ce massacre’

Les autorités russes et les médias d’Etat syriens ont accusé les rebelles d’empêcher toute sortie des quartiers qu’ils contrôlent et d’utiliser les civils comme « boucliers humains ».

L’ONU comptait profiter de la trêve pour évacuer les premiers blessés vendredi mais avait annulé ses opérations, faute de conditions de sécurité suffisantes. Quelque 200 personnes blessées et malades doivent quitter de toute urgence les quartiers rebelles d’Alep.

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Les forces du régime ont conquis dimanche de nouveaux territoires dans la périphérie sud d’Alep qui leur permettent de viser des quartiers rebelles, selon l’OSDH.

Au moins 20 combattants ont été tués dans ces combats, principalement du front Fateh al-Cham, (anciennement Front al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda), selon l’OSDH.

Arrivé dimanche à Gaziantep, dans le sud de la Turquie, où il devait visiter un camp de réfugiés, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a regretté la reprise des combats.

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« Si on veut que les Syriens réfugiés puissent un jour revenir dans leur pays, alors il faut tout faire pour arrêter ce massacre et reprendre le processus de négociations », a-t-il dit.

Ailleurs en Syrie, au moins deux personnes ont été blessées dimanche dans l’explosion d’une bombe fixée à une moto à Hassaké (nord-est), selon l’OSDH.

L’attentat est survenu dans un quartier contrôlé par les forces kurdes et régulièrement visé par de telles attaques, généralement revendiquées par les jihadistes du groupe Etat Islamique (EI).

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En visite en Irak, le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter, a évoqué le lancement d’une opération d’isolement de l’EI dans son bastion syrien de Raqqa, simultanément à la bataille en cours pour reprendre aux jihadistes la grande ville de Mossoul, dans le nord de l’Irak.

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter s'adresse à la réunion des ministres de la Défense au siège de l'OTAN au Conseil de l'Atlantique Nord (NAC) à Bruxelles, le 11 février 2016 (Crédit : AFP / THIERRY CHARLIER)

Dimanche, la Maison Blanche a par ailleurs condamné le recours aux armes chimiques en Syrie, dénonçant le « mépris » du régime syrien pour les règles internationales sur leur interdiction.

Vendredi, un rapport confidentiel remis au Conseil de sécurité de l’ONU a conclu que l’armée syrienne avait mené une attaque à l’arme chimique, sans doute au chlore, à Qmenas, dans la province d’Idleb (nord-ouest) contrôlée par les rebelles, le 16 mars 2015.

Sur les neuf attaques chimiques présumées étudiées par les experts, trois ont été attribuées au régime syrien et une à l’EI.

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Liberman : La prochaine guerre de Gaza sera « la dernière » pour le Hamas.

« Le moment est venu pour la population gazaouie de dire à leurs dirigeants : ‘cessez vos politiques insensées’ « , a déclaré le ministre de la Défense.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman avant la réunion hebdomadaire du gouvernement dans les bureaux du premier ministre, à Jérusalem, le 13 mars 2016. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool)

Le ministre israélien de la Défense Avigdor Liberman a prévenu lundi le Hamas que toute nouvelle guerre dans la bande de Gaza sera « la dernière » parce qu’Israël anéantira le mouvement terroriste palestinien.

« Nous n’avons aucune intention d’engager une nouvelle confrontation, mais s’ils imposent une nouvelle guerre à Israël, cela sera la dernière », a dit M. Liberman au quotidien palestinien al-Quds. « Ce sera la dernière confrontation parce que nous les détruirons totalement », insiste-t-il.

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Liberman a accordé une rare interview au journal basé à Jérusalem pour s’adresser « directement » aux Palestiniens, dit-il. Il y appelle les Gazaouis, « otages » du Hamas, à faire pression sur celui-ci pour qu’il change de priorités.

Israël s’est battu contre le Hamas à trois reprises entre 2008 et 2014. Le groupe terroriste palestinien gouverne sans partage la bande de Gaza depuis 2007 et aux autres groupes terroristes palestiniens dans l’enclave. Depuis 2014, les deux camps observent un cessez-le-feu tendu.

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Des tirs de roquette vers Israël en provenance de Gaza ont régulièrement lieu suivis d’une riposte israélienne.

Lundi, l’aviation israélienne a ainsi frappé une position du Hamas après un tir de roquette venant de l’enclave. L’incident n’a fait aucun blessé.

Un “haut responsable” israélien : la prochaine guerre contre le Hamas sera la dernière

 

 

Liberman, vétéran de la politique connu pour ses diatribes anti-arabes et belliqueuses, a pris le portefeuille de la Défense en mai, permettant au Premier ministre Benjamin Netanyahu de consolider une coalition fragile et achevant de faire du gouvernement l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël.

« Nous n’avons aucune intention de déclencher une nouvelle guerre contre nos voisins dans la bande de Gaza, ou en Cisjordanie, au Liban ou en Syrie », deux pays avec lesquels Israël reste techniquement en guerre, affirme Liberman.

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Liberman fait miroiter aux deux millions de Gazaouis un autre avenir.

Si le Hamas cesse ses activités hostiles à Israël, « nous serons les premiers à investir dans leur port, leur aéroport et leur zone industrielle », dit-il. « Gaza pourrait devenir un jour une nouvelle Singapour ou une nouvelle Hong Kong », assure-t-il.

« Le moment est venu pour la population gazaouie de dire à leurs dirigeants : ‘cessez vos politiques insensées’ « , a-t-il estimé.

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En Irak, l’interdiction surprise de l’alcool passe mal.

Des politiques irakiens affirment que la loi viole une disposition constitutionnelle garantissant la liberté des minorités religieuses.

Un Irakien passe devant un magasin d'alcool fermé à Bagdad, le 23 octobre 2016. (Crédit : AFP/Sabah Arar)

Les Irakiens ont la gueule de bois depuis la décision surprise du Parlement d’interdire l’importation, la production et la vente d’alcool dans ce pays à majorité musulmane mais qui produit de la bière et de l’arak.

Des voix se sont élevées pour affirmer que le vote des députés était inconstitutionnel et que les priorités des partis religieux, qui dominent le Parlement, sont hors-sujet à l’heure où le pays est absorbé par l’opération de reconquête de sa deuxième ville, Mossoul, aux mains du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

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Cette interdiction d’importer, de produire et de vendre de l’alcool a été subrepticement incorporée samedi soir dans un projet de loi sur les municipalités et a pris les adversaires de la mesure par surprise.

Si les restaurants et les hôtels en proposent rarement, la consommation d’alcool est relativement répandue en Irak, notamment à Bagdad où l’on trouve des boutiques spécialisées.

Dans le centre de la capitale, ces magasins sont actuellement fermés pour le mois sacré musulman de Mouharram mais leurs propriétaires ne décolèrent pas.

Un Irakien passe devant un magasin d'alcool fermé à Bagdad, le 23 octobre 2016. (Crédit : AFP/Sabah Arar)

« C’est notre seul travail, nos familles vont perdre leurs revenus », explique Maytham, qui tient une échoppe vendant des bières étrangères et locales, du vin et des spiritueux dans le quartier de Karrada.

« On ne sait pas s’ils vous nous autoriser à rouvrir, comment ces familles vont-elles vivre ? », se demande-t-il, adossé à la porte fermée de sa boutique.

Le vote du Parlement a également déplu à des politiques irakiens, qui affirment que la loi viole une disposition constitutionnelle garantissant la liberté des minorités religieuses.

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Les partisans de l’interdiction affirment qu’elle est justifiée par la Constitution irakienne qui interdit, selon eux, toute mesure contraire aux préceptes de l’islam.

Pour Haidar al-Mullah, homme politique membre de l’alliance Al-Arabiya, l’interdiction de l’alcool « est une victoire pour l’idéologie de Daech », un acronyme en arabe de l’EI.

« A l’heure où tous les efforts du peuple irakien sont concentrés sur la lutte contre les terroristes de Daech, une coterie de politiciens islamistes au Parlement leur offre un succès, dit-il à l’AFP. Ils suppriment les autres croyances, violent la liberté des autres communautés et tournent le dos à la Constitution. »

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Marché noir.

Le député chrétien Yonadam Kanna s’est dit furieux du vote du Parlement et l’a publiquement condamné à la télévision irakienne. Il a promis de contester cette loi devant la Cour fédérale.

Sur les réseaux sociaux, des Irakiens ne se privaient pas non plus de critiquer leurs représentants si préoccupés par la prohibition dans un Parlement accusé de corruption généralisée.

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« Alors, boire n’est pas islamique mais voler oui? », ironisait ainsi un utilisateur de Facebook nommé Hammoudi Mohammed.

Un autre, Hussein al-Ameri, a rappelé au député qui s’est vanté d’être à l’origine de cette loi qu’il aurait mieux valu qu’il se consacre à éradiquer « le chômage, le terrorisme et la corruption ».

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Dans le quartier Batawine de Bagdad, un des plus anciens de la capitale mais aujourd’hui décrit comme un foyer pour le crime et la prostitution, Saad Amir avoue son incompréhension.

« Il vaut mieux boire que se droguer. On dirait que certains sont décidés à faire couler ce pays. Le Parlement devrait revoir sa décision », dit ce vendeur ambulant de produits alimentaires.

Le député Kanna estime lui aussi qu’une interdiction de l’alcool risque de faire progresser la consommation de drogue, qui pose notamment des problèmes croissants à Bassora, une ville du sud où l’alcool est plus difficile à trouver qu’à Bagdad.

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Pour une autre députée, Maysoun al-Damaluji, il s’agit tout simplement d’une « faillite ».

« Non seulement cette loi a été adoptée sans un comptage en bonne et due forme des voix, par le biais d’un article introduit en catimini dans un texte sur un autre sujet mais les seules personnes à qui elle profitera sont celles qui contrôlent le marché noir ! », s’exclame-t-elle.

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