« Je peux comprendre pourquoi ceux qui soutiennent le Hamas veulent voir le Mossad partout où ça ne marche pas pour eux », a déclaré Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire de cabinet dans son bureau de Jérusalem le 6 août 2017 (Crédit : AFP PHOTO / AFP PHOTO AND POOL / GALI TIBBON)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté dimanche les accusations du président turc Recep Tayyip Erdogan qui avait suggéré un rôle des renseignements israéliens dans l’organisation du référendum controversé sur l’indépendance du Kurdistan irakien.

Kurdistan

S’exprimant à l’ouverture de la réunion hebdomadaire du gouvernement, M. Netanyahu a démenti toute implication des services de renseignement de son pays dans le référendum du Kurdistan irakien tout en réitérant sa « sympathie » pour le peuple kurde.

M. Erdogan avait suggéré samedi que le Mossad israélien avait joué un rôle dans le référendum qui s’est tenu le 25 septembre dans la région autonome du Kurdistan.

Critiquant le fait que des Kurdes irakiens aient célébré le référendum avec des drapeaux israéliens à la main, M. Erdogan a déclaré : « Cela montre une chose : cette administration a une histoire commune avec le Mossad, ils avancent main dans la main ».

M. Netanyahu a souligné le soutien de la Turquie au mouvement terroriste du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza et considéré aussi comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, à droite, avec le chef du Hamas Khaled Meshaal avant leur réunion au palais présidentiel à Ankara, en Turquie, le 12 août 2015. (Crédit : capture d'écran Youtube/TayyipErdoganArabic)

« Je peux comprendre pourquoi ceux qui soutiennent le Hamas veulent voir le Mossad partout où ça ne marche pas pour eux », a déclaré M. Netanyahu, selon un communiqué de ses services.

« Mais Israël n’a eu aucun rôle dans le référendum au Kurdistan, mise à part la sympathie naturelle, profonde et datant de nombreuses années du peuple juif à l’égard du peuple kurde et de ses aspirations », a-t-il ajouté.

Alors que ce scrutin a été largement décrié à l’international, Israël est le seul pays à s’être prononcé publiquement pour un Etat kurde indépendant.

Le « oui » à l’indépendance a remporté une majorité massive lors du vote de lundi, initié par le président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani.

Mais Ankara, important partenaire commercial d’Erbil, est fermement opposé à la création d’un Etat kurde à sa frontière, craignant que cela ne galvanise les séparatistes kurdes qui mènent une rébellion sanglante dans le sud-est de son territoire.

Massoud Barzani, président de la région autonome du Kurdistan irakien. (Crédit : Helene C. Stikkel/Wikimedia Commons)

Pour Erdogan, le Mossad a joué un rôle.

L’administration de la région autonome marche “main dans la main” avec Israël, affirme le président turc en donnant en exemple les drapeaux israéliens vus après le référendum.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan après son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 19 septembre 2017. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a suggéré samedi que les services de renseignements israéliens, le Mossad, avaient joué un rôle dans l’organisation du référendum controversé sur l’indépendance du Kurdistan irakien.

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Critiquant le fait que des Kurdes irakiens aient célébré le référendum avec des drapeaux israéliens à la main, Erdogan a déclaré : « cela montre une chose : cette administration a une histoire commune avec le Mossad, ils avancent main dans la main. »

Alors que ce scrutin a été largement décrié à l’international, Israël est le seul pays à s’être prononcé publiquement en faveur d’un état kurde indépendant.

« Vous rendez-vous compte de ce que vous avez fait ? Seul Israël vous soutient », a ajouté Erdogan, s’adressant aux dirigeants kurdes irakiens au cours d’un discours télévisé prononcé à Erzurum.

Des Kurdes irakiens avec les drapeaux kurde et israélien à Kirkouk, en Irak, au soir du référendum sur l'indépendance du Kurdistan autonome, le 25 septembre 2017. (Crédit : Ahmad al-Rubaye/AFP)

Le « oui » à l’indépendance a remporté une majorité massive lors du vote de lundi, initié par le président de la région autonome du Kurdistan, Massoud Barzani.

Mais Ankara, important partenaire commercial d’Erbil, est fermement opposé à la création d’un état kurde à sa frontière, craignant que cela ne galvanise les séparatistes kurdes qui mènent une rébellion sanglante dans le sud-est de son territoire.

Le président turc a assuré samedi que le Kurdistan irakien « paierait le prix » de ce référendum « inacceptable », sans donner plus de précisions.

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Erdogan a plusieurs fois menacé de frapper Erbil au portefeuille en fermant notamment les vannes de l’oléoduc qui permet à environ 550 000 des 600 000 barils/jour produits par le Kurdistan irakien d’être exportés, via le port turc de Ceyhan.

« Ce n’est pas un état indépendant qui est fondé dans le nord de l’Irak » avec ce référendum, a-t-il déclaré samedi. « Au contraire, c’est une plaie sanglante qui a été ouverte. »

Même si les autorités kurdes ont indiqué qu’elles ne proclameraient pas automatiquement l’indépendance, Bagdad a exclu dans l’immédiat tout dialogue.

Ainsi, les liaisons aériennes entre le Kurdistan irakien et l’étranger ont été coupées vendredi, à la demande du gouvernement central irakien.

L'aéroport international d'Erbil, la capitale de la région kurde irakienne autonome , le 23 novembre 2015. Illustration. (Crédit : Safin Hamed/AFP)

Nasrallah : le référendum kurde est un complot israélo-américain.

Alors que Téhéran s’attaque à l’économie kurde, le chef du Hezbollah affirme que le référendum sèmera la division dans la région.

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Le chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a accusé samedi soir Israël et les Etats-Unis d’avoir orchestré le référendum d’indépendance de la région autonome du Kurdistan irakien, ajoutant que cela entraînerait la division de plusieurs pays de la région.

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Hassan Nasrallah a déclaré que le référendum organisé lundi ne menaçait pas seulement l’Irak mais aussi la Turquie, la Syrie et l’Iran, qui abritent tous d’importantes minorités kurdes.

Les Kurdes irakiens ont très majoritairement voté en faveur de l’indépendance au référendum symbolique et non contraignant. L’Iran, la Turquie et la Syrie ont rejeté ce résultat.

Nasrallah a affirmé que les divisions toucheraient d’autres pays de la région, y compris l’Arabie saoudite, qu’il a vivement critiqué pendant son discours.

« La responsabilité des Kurdes, du peuple irakien et des pays concernés […] est de s’opposer au commencement des divisions », a-t-il dit.

L’Iran, le donneur d’ordres du Hezbollah, s’est tourné vers l’arme économique pour ses représailles contre le référendum d’indépendance, et a gelé les achats de carburant, « jusqu’à nouvel ordre. »

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Bagdad et Téhéran recourent à l’arme économique contre le Kurdistan d’Irak.

Bagdad réclame l’annulation du vote sur le référendum d’indépendance comme préalable à tout dialogue, tandis que Téhéran a gelé les échanges pétroliers.

Des Kurdes irakiens célèbrent le résultat du référendum sur l'indépendance de la région autonome du Kurdistan, à Kirkouk, le 25 septembre 2017. (Crédit : Ahmad al-Rubaye/AFP)

L’Irak et l’Iran ont décidé d’utiliser l’arme économique pour riposter au référendum d’indépendance du Kurdistan irakien, le premier fermant l’espace aérien aux vols internationaux et le second gelant les échanges pétroliers.

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Soufflant le chaud et le froid, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a tenu à exprimer samedi son engagement à « défendre » les citoyens kurdes contre toute éventuelle attaque, qu’elle soit extérieure ou intérieure.

Après le « oui » massif (près de 93 %) du Kurdistan au scrutin controversé lundi, toutes les liaisons aériennes avec cette région autonome ont été interrompues vendredi, sur ordre du pouvoir central de Bagdad qui réclame l’annulation du vote comme préalable à tout dialogue.

Très critiqué à l’étranger, le référendum organisé par le président kurde Massoud Barzani est en particulier vilipendé par les pays voisins, la Turquie, la Syrie et l’Iran, qui craignent qu’il ne réveille des velléités séparatistes chez leur minorités kurdes.

En guise de représailles, l’Iran a interdit, lui, et jusqu’à nouvel ordre le transport de produits pétroliers depuis et vers le Kurdistan irakien, selon les médias d’Etat.

« Toutes les compagnies de transports et les chauffeurs » ont reçu cet ordre, a rapporté la télévision d’Etat Irib, citant une directive du ministère des Transports.

Massoud Barzani, président de la région autonome du Kurdistan irakien. (Crédit : Facebook)

Téhéran est l’un des principaux exportateurs de pétrole raffiné utilisé comme carburant vers le Kurdistan d’Irak et le volume des échanges dans ce domaine est de cinq milliards de dollars par an, selon Irib.

Le Kurdistan situé dans le nord de l’Irak et frontalier de l’Iran, est un producteur et exportateur de pétrole brut, ressource dont il dépend majoritairement pour son budget.

Parmi les pays voisins, la Turquie est la plus à même d’asphyxier le Kurdistan par le biais du pétrole, menace qu’a proférée le président Recep Tayyip Erdogan : quelque 550 000 des 600 000 barils par jour produits par Erbil, la capitale du Kurdistan, sont exportés via un oléoduc débouchant dans le port turc de Ceyhan (sud).

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Mais l’Iran a aussi un rôle à jouer, dans la mesure où les Kurdes doivent impérativement pouvoir exporter leur mazout, faute de quoi leurs « raffineries ne peuvent pas continuer à fonctionner », a affirmé à l’AFP Ruba Husari, experte sur le pétrole irakien. « Dans le sens inverse, les Kurdes doivent importer du diesel, leurs raffineries n’en produisant pas assez ».

Interrogé par l’AFP, Arriz Abdallah, chef du groupe de l’Union Patriotique du Kurdistan au Parlement kurde, a exprimé son étonnement face aux « réactions violentes de Bagdad et des pays voisins » alors que le référendum n’a pas été suivi d’effet de la part d’Erbil.

« Toutes les mesures (de rétorsion) prises après le 25 septembre comme la fermeture des aéroports ou le gel des exportations, ce sont les citoyens qui vont en payer le prix », a-t-il avancé.

Pour l’analyste Hachem al-Hachémi, « l’Iran et Bagdad ont choisi l’option la plus facile, les sanctions économiques, à la place des voies militaires pour éviter toute intervention internationale et de faire passer les Kurdes pour des victimes et Bagdad pour des attaquants ».

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‘Soft way’

Un autre expert irakien, Jassem Hanoun, a estimé « qu’il n’y aura pas une option militaire car cela donnerait un prétexte à Massoud Barzani d’aller à l’ONU et de réclamer ‘le droit à l’autodétermination’. Barzani pensait que l’Irak allait réagir violemment et ne pas choisir une soft way ».

Dans ce contexte et dans un souci d’apaisement, M. Abadi s’est adressé aux citoyens kurdes dans des tweets en anglais.

Le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi (Crédit : CC BY 2.0)

« Nous défendrons les citoyens kurdes comme nous défendons tous les Irakiens et nous ne permettrons aucune attaque contre eux », a-t-il écrit. « Nous ne permettrons pas qu’il vous soit porté atteinte ».

Interrogé par l’AFP à quelle éventuelle « attaque » le Premier ministre faisait référence, un conseiller de M. Abadi qui a requis l’anonymat a parlé d’une attaque « tant extérieure qu’intérieure ».

Après la Turquie, l’Iran a annoncé des manœuvres militaires conjointes avec l’armée irakienne « le long de la frontière commune ».

Et en Irak, Hadi al-Ameri, le chef de l’organisation chiite Badr, puissant groupe paramilitaire soutenu par Téhéran, avait évoqué il y a deux semaines le risque d’ « une guerre civile », en évoquant le référendum.

Dans ce climat, de nombreux étrangers se sont empressés de quitter le Kurdistan vendredi, juste avant la suspension sine die des vols internationaux.

Cette interdiction ne concerne pas les vols humanitaires, militaires et diplomatiques, mais des ONG ont affirmé commencer à subir les premiers impacts de la crise, dans un contexte humanitaire déjà difficile.

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