Cette image d'archives, datant de 2005, montre le lancement d'un missile Arrow.

Un exercice militaire israélo-américain en pleine crise syrienne a provoqué une brève montée de fièvre en Méditerranée.

Correspondant à Jérusalem

L’événement, en d’autres circonstances, serait sans doute passé inaperçu. Mardi matin, cependant, un tir de missile intervenu dans le cadre d’un exercice conduit par Israël en coopération avec les États-Unis a suscité une brusque montée de fièvre en Méditerranée orientale. Moscou, qui affirme avoir détecté le lancement de deux missiles balistiques «depuis la partie centrale de la Méditerranée», a dénoncé une manœuvre destinée à «intimider le peuple syrien».

Le ministère israélien de la Défense, de son côté, affirme qu’un seul projectile a été tiré et décrit «une manœuvre prévue de longue date, sans aucun rapport avec l’évolution récente de situation en Syrie». «Cet essai n’avait rien à voir avec l’examen par les États-Unis d’une action militaire pour répondre à l’attaque chimique en Syrie» Selon un communiqué israélien, l’exercice visait à tester le dispositif Arrow 3, conçu pour intercepter les missiles de longue portée.

À 9h15, un missile Sparrow simulant la trajectoire d’un projectile ennemi a été tiré par un avion afin d’éprouver la capacité des radars israéliens à le détecter et à le suivre. «Tous les éléments de ce système ont fonctionné conformément à leur configuration opérationnelle», a conclu l’armée israélienne, visiblement soucieuse de dédramatiser l’événement. , a insisté le porte-parole du Pentagone, Le nord du pays en alerte. De son côté, le ministère russe de la Défense semble avoir pris l’affaire suffisamment au sérieux pour en informer sans attendre «le président Vladimir Poutine, commandant en chef des armées».

«Il est possible que les destroyers de la VIe flotte de la Marine américaine aient tiré des leurres pour tester l’efficacité du système de la défense antimissile syrien», a indiqué une source russe citée par l’agence Interfax. Le moment choisi pour conduire ce tir laisse, il est vrai, songeur.

La semaine dernière, les autorités israéliennes ont fait savoir que les batteries antimissiles avaient été mises en alerte dans le nord du pays ainsi que dans l’agglomération de Tel Aviv afin de faire face à d’éventuelles frappes syriennes. La majorité des analystes estiment certes que le régime de Damas, déjà fragilisé, aurait beaucoup à perdre à ouvrir ainsi un nouveau front.

Mais le gouvernement israélien ne veut pas donner le sentiment de prendre la situation à la légère, alors que la population montre depuis plusieurs jours des signes de nervosité.

Publicités

Bon comme un citron bien rond !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :