La décision de fermer les robinets du Streaming laisse le gouvernement face à ses contradictions
happy-lemon« Tous ensembles, tous ensemble, ouai ! »

La France est gouvernée par des vieillards incultes et voraces,
qui seront balayés un jour ou l’autre.
Le citron vous promet de belles manifs en perspective.

Streaming : seize sites internet bloqués en France

Le site DPstream, 2 millions de visiteurs en France en septembre, fait partie des portails qui seront bloqués pendant un an.
Le site DPstream, 2 millions de visiteurs en France en septembre, fait partie des portails qui seront bloqués pendant un an. © MAXPPP

L’industrie du cinéma réclamait une sanction : elle l’a eue. Les moteurs de recherche et les opérateurs Internet vont bloquer ces sites.

L’INFO. Le tribunal de grande instance de Paris a jugé jeudi que les sites de streaming (pour regarder des films ou des séries TV gratuitement) portaient atteinte aux droits d’auteurs des professionnels du cinéma. Conséquence : opérateurs Internet et moteurs de recherche vont devoir bloquer Allostreaming et consorts. Quand et comment a commencé cette affaire ? Pourquoi est-ce une première ? Est-ce la fin du streaming en France ? Explications.
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Deux ans de procédure. Pour comprendre cette décision de justice, il faut revenir deux ans en arrière : fin 2011, cinq associations et fédérations du cinéma lançaient une vaste offensive judiciaire contre le piratage sur Internet. Les représentants du 7e art en France demandaient la fermeture des sites de streaming comme Allostreaming, Alloshowtv ou encore Dpstream. Sur ces portails bien connus, l’internaute peut visionner des films et séries gratuitement, simplement en s’inscrivant. Ce jeudi, la justice a tranché en leur faveur : les seize sites visés doivent être bloqués, leur activité étant « entièrement dédié(e) ou quasiment dédié(e) à la représentation d’œuvres audiovisuelles sans le consentement des auteurs ».

Siège social de Bouygues Telecom aux Arcs de S...

Siège social de Bouygues Telecom aux Arcs de Seine à Boulogne-Billancourt (France 22x20px|border (Photo credit: Wikipedia)

Comment ce blocage va être mis en place ? Dans son jugement, le tribunal de grande instance de Paris a ordonné aux fournisseurs d’accès (Orange, Bouygues Telecom, Numéricable, SFR, Free et Darty Télécom) de « mettre en œuvre (…) toutes mesures propres à empêcher, à partir du territoire français, l’accès par tout moyen efficace et notamment par le blocage » des portails visés.

Mais ce n’est pas tout : la justice a également demandé aux moteurs de recherche – Google, Microsoft, Yahoo! et Orange – de « prendre ou faire prendre toute mesure utile en vue d’empêcher sur leurs services l’apparition de toute réponse et tout résultat renvoyant vers l’une de ces pages ». Le coût de ces blocages sont à la charge des demandeurs, c’est-à-dire aux professionnels du cinéma à l’origine de la plainte. Si Orange s’est dit « satisfait de cette décision », Google n’a pas encore réagi à cette injonction.

Un blocage d’un an. Cette mesure doit s’appliquer « sans délai et au plus tard dans les 15 jours à compter de la signification de la présente décision et pendant une durée de 12 mois à compter de la mise en place ». Ce blocage n’est donc prévu que pour un an et la question de ce qu’il adviendra des sites concernés fin 2014 reste en suspens.

Premières mondiales. C’est la première fois qu’un’induste décision de ce type est prise « s’agissant du déréférencement de sites pirates par les moteurs de recherche », se sont félicitées les organisations professionnelles du cinéma dans un communiqué. C’est également la première fois que « des sites Internet vont être bloqués par des fournisseurs d’accès au nom de la protection du droit d’auteur (…) sur la base des dispositions extrêmement vagues de la Hadopi », a regretté pour sa part Jérémie Zimmerman, cofondateur de la Quadrature du Net, organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet.
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C’est vraiment la fin du streaming ? Non, car la plupart de ces sites ont déjà stoppé leur activité depuis plusieurs mois, en raison du déréférencement de leurs contenus par les moteurs de recherche. En revanche, Fifostream et Dpstream vont eux devoir fermer suite à cette décision de justice. Ce dernier avait attiré 2 millions de visiteurs uniques en France en septembre, précise Le Figaro. Mais comme le rappelle Jérémie Zimmerman interrogé par Europe1.fr, « ça fait déjà longtemps que les internautes sont partis sur d’autres portails ». Et le responsable de la Quadrature du Net de rappeler que Bittorrent, qui permet de télécharger directement des contenus piratés (films, musique, jeux vidéo) à partir d’un simple logiciel facile à installer, « se porte très bien ».

« Black Friday » à la française : le web privé de streaming ?

Le « Black Friday français », c’est la fin des sites de streaming qui permettaient d’accéder à des contenus vidéo parfois piratés sur internet.

DPstream Black Friday à la française : le web privé de streaming ?

Aux Etats-Unis, le dernier vendredi de novembre est appelé Black Friday. Dans le pays de l’Oncle Sam, le lendemain du repas de Thanksgiving est le coup d’envoi de la période des achats de noël mais aussi des soldes et des promotions qui fusent de partout. Généralement, les revendeurs, les constructeurs mais également les consommateurs attendent ce jour avec impatience.

Dans l’Hexagone, on se souviendra peut être du 29 novembre comme étant le jour où l’on a appris qu’il ne sera bientôt plus possible d’aller sur des sites comme Dpstream ou Allostreaming. En effet, la justice a donné gain de cause aux syndicats de producteurs et de distributeurs de cinéma. Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné aux fournisseurs d’accès internet et aux moteurs de recherche de bloquer les sites du réseau allostreaming.

Dans quelques jours, Orange, Bouygues Telecom, Numéricable, Free, SFR et Darty Télécom seront tenus d’empêcher les utilisateurs d’accéder à ces services « pirates » depuis le territoire français. Quant aux moteurs de recherche de Google, Microsoft, Yahoo ! et Orange, ils ne devront plus faire apparaitre ces sites sur les résultats de recherche.
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English: Yahoo! headquarters

English: Yahoo! headquarters (Photo credit: Wikipedia)

Nous pouvons d’ores et déjà nous demander si ces mesures vont réellement éradiquer le piratage ou au contraire, provoquer un effet Streisand. Combien de temps faudra-t-il compter avant que les accros au streaming ne trouvent un moyen de contourner cette « censure » ? Nous pourrions, par exemple, citer le navigateur PirateBrowser, développé par The Pirate Bay. Celui-ci a justement été conçu pour prévoir ce type de circonstance. Il reste à savoir si PirateBrowser permettra de contourner les blocages des FAI. Il y a également les serveurs Proxy.

Sur Twitter, les réactions sont très variées. De nombreux internautes sont tout simplement scandalisés. Certains estiment que leurs vies seront plus tristes sans streaming. D’autres sont heureux en apprenant que les sites qu’ils utilisent ne sont pas concernés par ces mesures. Les commentaires les plus tranchants parlent de « censure » et « d’atteinte aux droits de l’internaute ». De nombreuses réactions suggèrent aussi qu’au lieu de couper l’accès à ces sites, les ayant droits pourraient s’adapter à cette nouvelle manière de regarder les films et les séries.

En effet, la solution définitive au piratage ne résiderait-elle pas dans le développement d’offres légales adaptées à la demande et plus souples ? En Norvège, par exemple, les chiffres du piratage sur internet ont baissé. Et ceci n’a pas été dû à la censure et aux mesures anti-piratage mais aux offres légales et « intéressantes » proposées par des opérateurs comme Netflix ou Rdio. Je vous propose aussi de lire cette lettre que l’un de nos lecteurs aurait envoyée à la HADOPI, suite aux « menaces » qu’il a reçues, qui explique tout. En voici un extrait :

« Bonjour Mme Dupont,

Etant donné l’offre légale existante, il me faudrait débourser plus de 100 EUR par mois pour suivre ma dizaine de séries et regarder quelques films, sans même pouvoir les détenir, auquel cas nous sommes dans une estimation dépassant les centaines d’EUR par mois. Et quand je « détiens » un film, se pose la question des droits de succession…

Aussi, vous ai-je dressé la liste des séries que je suis, afin que vous puissiez m’indiquer comment je peux les obtenir de manière simple, le jour de leur sortie US, et légalement sans débourser plus de 30 EUR / mois : […] « 

Note : le fait de bloquer les sites de streaming et de téléchargement ne rendra pas les offres légales plus intéressantes. 

Google prépare une offre de musique en streaming

 Google prépare une offre de musique en streaming

Pour concurrencer Spotify…

La conférence annuelle de Google, qui se tient ce mercredi, pourrait être l’occasion pour le géant américain de l’internet de présenter un service de musique en ligne en streaming. « Google a déjà signé des accords de licence distincts avec Universal Music Group et Sony Music Entertainment pour YouTube et Google Play, préparant le terrain pour une telle annonce », révèle le site spécialisé en nouvelles technologies The Verge. Des accords similaires ont déjà été conclus avec Warner Music. Ces grandes maisons de disques permettraient à Google de proposer les oeuvres de Bob Dylan, Alicia Keys, Rihanna ou Jay-Z. Accessible par abonnement, le service aurait pour objectif de concurrencer Spotify. L’idée de Google serait de créer deux versions, l’une associée à GooglePlay, son magasin en ligne de contenus et d’applications destinés aux téléphones mobiles, et l’autre à YouTube, son site de vidéos. <b>Doubler Apple</b> « Google entre dans ces négociations avec un statut d’acteur puissant dans la musique. Alors que Google Play est un service encore plutôt récent, les initiés considèrent YouTube comme un mastodonte. Le site de vidéos enregistre plus de 800 millions de visiteurs uniques par mois, et ses vidéos musicales sont parmi les plus populaires », analyse The Verge. L’objectif serait également de doubler Apple, qui, toujours d’après The Verge, planche également sur un service d’écoute de musique en streaming, mais plus sur le modèle de Pandora, un site qui fonctionne comme une radio et joue des titres musicaux au hasard. De son côté, Spotify permet d’écouter sans téléchargement préalable des millions de morceaux de musique via un ordinateur ou un smartphone. Les utilisateurs peuvent opter pour un forfait ou un achat de titres à l’unité.

Google Music, Deezer, Spotify : qui a la meilleure offre ?

 

Google Music, Deezer, Spotify : qui a la meilleure offre ?

Le moteur de recherche vient de lancer son service d’écoute de musique en ligne. État des lieux.

L’INFO.Annoncé en mai dernier, disponible depuis plusieurs semaines aux États-Unis, Google a enfin lancé jeudi son service d’écoute de musique sur Internet, nommé « Google Play Music Accès Illimité ». Objectif : concurrencer Deezer et Spotify, les deux références du streaming musical sur abonnement. Comment ça marche ? Qui possède le meilleur catalogue ? Qui est le moins cher ?

Google Music, Deezer, Spotify : qui a la meilleure offre ?

Comment ça marche ? Deezer, Spotify et Google Play Music fonctionnent sur le même principe : un site sur lequel on peut écouter de la musique, via un abonnement payant mensuel. Les premiers possèdent des applications sur Android et iPhone tandis que le service du géant du Web est accessible sur Android pour le moment, sur iPhone plus tard. Dans tous les cas, il suffit d’une connexion Internet et d’un compte utilisateur pour en profiter.

Qui possède le meilleur catalogue ? Google Music annonce avoir signé des accords avec les maisons de disques Universal, Sony et Warner Music. Ce qui correspond à « des millions de titres à écouter » selon Google, qui ne donne pas de chiffre précis. De leur côté, Deezer et Spotify affichaient 25 millions de titres disponibles au 21 avril 2013. Attention cependant, contrairement à Deezer, le catalogue de morceaux accessibles sur Spotify varie d’un pays à l’autre, ce qui peut aboutir à quelques surprises lorsqu’on se déplace à l’étranger. En conclusion : Google semble avoir un train de retard sur ses deux concurrents, notamment pour ce qui est de la chanson française. Mais son catalogue devrait s’enrichir dans les mois à venir. En attendant, privilégiez Spotify et Deezer, sauf pour les nomades.

Qui est le moins cher ? Commençons par l’offre gratuite : Google propose une offre d’essai de 30 jours. Deezer, de son côté, propose « Discovery » : une offre sans limite les six premiers mois puis limitée à 10 heures par mois. On retrouve également la limite de 10 heures par mois dans l’offre gratuite de Spotify. Un seul abonnement payant pour Google Play Music : 9,99 euros par mois, mais une promotion de lancement propose de ne payer que 7,99 euros par mois pour toute souscription avant le 15 septembre. Pour 5 euros par mois, Deezer et Spotify proposent l’accès à leur catalogue sur ordinateur en illimité et sans publicité. Enfin, pour 9,99 euros par mois, les deux concurrents de Google Play Music ajoutent la possibilité de profiter du streaming musical sur son mobile ou sur sa tablette en supplément.

Verdict : Google arrive après la bataille et affiche quelques lacunes par rapport à ses deux adversaires : pas d’offre intermédiaire, un catalogue qui doit (et qui va) s’intensifier ou encore l’absence d’applications iPhone. Mais la puissance du géant du Web devrait lui permettre de grignoter sa part du marché du streaming musical dans les semaines à venir. En attendant l’arrivée d’Apple ?

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  1. Ping: TOR | LES RAISONS DU CITRON

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