Silk Road 2.0: new owner aims to ‘double the achievements’ of the first site.
Anonymous services such as Tor and Bitcoin are being used once more to hide the identity of the site’s customers, with extra security’ promised

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The Silk Road, an online marketplace for illegal drugs and other contraband, has returned to the net after being shut down by the US authorities in October. The ‘re-launched’ site retains the same name and design as its predecessor, with the new owner even claiming the title of ‘Dread Pirate Roberts’ – the pseudonym used by the previous owner. As with the previous iteration of the site, ‘Silk Road 2.0’ can only be accessed through the anonymous Tor browser and carries out transactions using the digital crypto-currency Bitcoin.
Drugs are purchased and then mailed to customers using the standard postal system.
The new site’s login features a version of the FBI’s take-down notice, with the words ‘This hidden site has been seized’ replaced by ‘This hidden site has risen again’. The new owner also claims that they have upgraded the security protocols that keep the site’s users safe from prosecution. « I have taken steps the previous Dread Pirate Roberts wouldn’t have even thought of so you may rest assured, you are in the hands of a technically competent expert,” wrote the Dread Pirate Roberts on the site’s rebooted forums.
« Our market is focused on higher security standards. We already have the team working around the clock on our market. » The Silk Road was originally launched in February 2011 and was shut down this October. The FBI arrested a 29-year-old named Ross Ublricht, charging him with operating the site, generating sales of more than $1.2 billion.
Mr Ulbricht has so far denied all charges.
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The re-launched Silk Road looks identical to the original site.  This week’s re-launch was initially planned to coincide with Guy Fawkes Day on 5 November but was delayed for unknown reasons. A Twitter account operated by the new Dread Pirate Roberts posted a message saying “Better awesome and late than early and a disappointment”. The same account also claims that the site now has “a doc on board” and that there are plans to introduce a free testing service for drugs. The site’s return has so far been met with what has been described as ‘sceptical optimism’ by its regular users.
The new owner has received endorsements from trusted moderators and espouses the same libertarian ethos as his predecessor. “Silk Road is not one man,” writes Roberts. “Silk Road is an idea, and where Silk Road now lies is in the people who made it what it was and it is those people who will, with a little help, bring the idea back to life again under a new name.”
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“As in the original market, we plan only to take the high road, that being nothing which intends to cause harm to another person […] Therefore weapons and assassinations contracts (which are both major scams anyway) are prohibited, just as child pornography, » said Roberts in a forum post from 18 October. “If we do not double the achievements of the first Silk Road,
I would be extremely disappointed with myself.”

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Le Bitcoin explose mais Carl Icahn refroidit les marchés

▪ Le Dow à 16 000 points… Bacon à 142 millions de dollars… le Bitcoin à 620 $ (contre 300 lundi dernier)… C’est vraiment l’embarquement immédiat sur la Nef des Fous.
Hier marquait l’entame du terme boursier de décembre. Les opérateurs voyaient déjà les marchés s’enflammer de plus belle dans le cadre des préparatifs de Thanksgiving, à J-10 de l’évènement.
Les consommateurs doivent se sentir riches (surtout les 40% d’Américains qui ne détiennent pas d’actions) alors que pour les ultra-riches, c’est Noël tous les jours depuis septembre 2012 !
Ce ne sont pas les trimestriels ni une quelconque mauvaise statistique transmutée en bonne nouvelle par la magie du QE qui a euphorisé Wall Street en début de séance lundi. Pas plus que ce n’était les places européennes, qui se sont soudain envolées de 0,5% vers 11h hier matin et qui affichaient +1% en moyenne vers 15h. La Fed a indiqué qu’elle souhaiter reporter d’une année — de juillet 2014 à juillet 2015 — l’application de la “Volcker Rule”, qui visait à mieux séparer les activités banque de détail/banque d’affaires.
Ce report serait destiné à peaufiner le projet selon la version officielle… Mais chacun sait qu’il s’agit d’achever de la vider de toute substance, conformément à l’intense lobbying auquel se livre le secteur bancaire aux Etats-Unis depuis quatre ans — à coup de millions de dollars et de soutien sans faille aux campagnes des parlementaires “réceptifs” aux doléances de tous ces pauvres brasseurs d’argent, harcelés par les velléités régulatrice des ronds-de-cuir de Washington.
La Volcker Rule — à laquelle nous pouvons déjà dire définitivement adieu — avait été élaborée au lendemain du cataclysme de 2008. Son but était d’éviter que de nouveaux errements spéculatifs n’entrainent la faillite d’établissements financiers gérant des montants d’épargne très importants. Ces derniers servent aujourd’hui encore de garantie à des activités à haut risque poursuivies à l’insu des déposants.
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Des tweets qui tuent…

Wall Street était donc tout à son ravissement, inscrivant des records historiques en cascade, lorsque le milliardaire Carl Icahn a publié “les tweets qui tuent” (nous traduisons) :- “Je suis très prudent sur les actions, le marché pourrait facilement connaître une grosse chute”.
– “Les résultats de nombreuses entreprises sont des mirages. Ils pourraient être nourris plus par des taux bas que par un management fort”.
C’est pratiquement mot pour mot ce que nous affirmons chaque jour, dans chacune de nos chroniques.
Nous aimons beaucoup la formule selon laquelle les profits sont des “mirages”. Idem concernant le rappel que les taux bas dopent les résultats bien plus efficacement que les super stratégies des dirigeants les plus affûtés.

jhnLes Bitcoins explosent

Cette séance de lundi restera également marquée par une nouvelle explosion spéculative de la valeur des Bitcoins. Pour rappel, il s’agit de cette fameuse monnaie électronique virtuelle et décentralisée, créée en 2009 par un as des mathématiques et des protocoles informatiques sur réseaux cryptés à accès nodal — il s’est fait connaître du grand public comme concepteur de l’architecture et du logiciel sous le pseudonyme de Satoshi Sakamoto, avant de disparaître des forums en juillet 2010.
Sa monnaie a atteint ce lundi un nouveau sommet historique à 620 $ sur le site d’échanges Mt.Gox. Elle a ensuite reperdu 15% en quelques minutes puis rebondi vers 600 $ en moins de temps qu’il n’en faut pour achever une nouvelle transaction… c’est-à-dire 10 minutes (le délai constant et incompressible lié aux exigences de sécurité de la cryptographie asymétrique).
Le Bitcoin a plus que doublé en une dizaine de jours ; il a vu sa valeur en dollar multipliée par quatre en un mois et par sept depuis début juillet.
Cependant, l’envolée des dernières heures s’apparente réellement à une “panique à la hausse” de type “tulipomania”… A la différence que l’on peut profiter du Bitcoin en toute saison pour effectuer des transactions financières et commerciales hors de contrôle des changes et de façon parfaitement anonyme (un véritable fantasme de lessiveurs d’argent sale) et qu’il n’a besoin ni d’eau ni d’engrais.
Sa valeur relative est totalement aléatoire, comme nous le constatons. Elle devient fantastiquement spéculative avec l’émergence de tout un écosystème d’options (call et put) qui rend en fait totalement impossible toute possibilité de règlement à terme d’une transaction.
En effet, un Bitcoin — ou sa plus petite subdivision au 100 millionième — vaudra toujours un Bitcoin (ou 0,0000001Btc). Mais 1 000 euros en Bitcoins le 18 novembre 2011 (il valait alors un peu moins de deux euros) sont devenus 250 000 euros ce 18 novembre 2013.
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Vertigineux, non ?

Après l’introduction de Twitter à 75 fois son chiffre d’affaires… Après les 142 millions de dollars payés pour un triptyque de Francis Bacon à New York mercredi dernier (la plus gigantesque enchère jamais vue pour une oeuvre d’art)… Après avoir vu le Dow Jones à 16 030 points, le S&P 500 à 1 802, le Nasdaq à une poignée de points des 4 000 ce lundi, un DAX 30 à 9 250… Est-ce que tout ceci n’aurait pas des relents d’argent fou et de fuite en avant vers le no limit ? Un peu comme une fusée de feu d’artifices qui décolle et s’élance vers l’infini et au-delà (selon la vision “permabullesque”)… Sauf que parvenu à environ 100 mètres d’altitude, ça fait un gros “bang” et tout se disloque en une pluie d’étoiles ! 

Le bitcoin a déjà transformé la société

Depuis que la valeur du bitcoin a passé la barre des 150 euros fin octobre, j’ai tenté d’une façon obsessionnelle de rattraper tous les temps perdu depuis l’invention de cette cryptomonnaie ethérée, en 2009.
À l’époque, comme tous les amateurs de technologie qui sont passés à côté de l’occasion de faire du fric facile, j’ai décidé de ne pas investir dans le bitcoin. Pourquoi ? Ça n’a pas vraiment été une décision consciente, mais plus une pensée fugace, du genre : « Hein ? C’est quoi que ce truc ? J’y capte rien. Passons à autre chose. »
Si vous avez décidé d’ignorer parfaitement ce qu’est un bitcoin jusqu’à aujourd’hui, ma façon préférée de l’expliquer, c’est cette animation qui a été projetée lors de la conférence LeWeb à Londres plus tôt cette année. Si l’apprentissage par l’infographie n’est pas votre truc et que vous ne pigez toujours pas sur ce qu’est le bitcoin, pour faire bref : c’est une forme numérique de monnaie cryptée qui est conçue sur le modèle de l’or – puisque la réserve est limitée à 21 millions de bitcoins. Théoriquement, donc, sa valeur devrait continuer à augmenter avec le temps. Jusqu’ici, ce système poru gonfler la valeur du bitcoin fonctionne remarquablement bien, à tel point que j’ai récemment investi un peu de vraie monnaie canadienne dans le bitcoin.
Aujourd’hui, un bitcoin vaut plus de 1 000 dollars (soit 740 euros) ; il a même dépassé le cours de l’or.
Cette montée en flèche de sa valeur a propulsé le bitcoin à la Une des journaux du monde entier. La semaine dernière, le Congrès des États-Unis et la Réserve fédérale ont en quelque sorte officialisé le bitcoin – en reconnaissant officiellement l’utilité de cette monnaie décentralisée – même si le FBI pourrait bien ne jamais remettre la main sur l’ensemble des bitcoins saisis sur Silk Road – entraînant une vague de confiance pour la cryptomonnaie, qui ne pouvait rêver meilleure publicité.
Les jumeaux Winklevoss (les anciens de Harvard qui accusent Mark Zuckerberg de leur avoir îqué leur idée de Facebook) ont échangé 8 millions d’euros de leurs vrais dollars américains contre des bitcoins en avril dernier. Cet investissement valait 24 millions d’euros le 9 novembre, et au prix d’aujourd’hui, ils sont assis sur environ 72 millions d’euros. Les frères Winklevoss prévoient également d’ouvrir une fiducie de placement qui permettra aux gens qui ne veulent pas s’impliquer dans le monde trouble des bitcoins d’acheter une part de l’empire bitcoin des Winklevoss à la place. Ainsi, les investisseurs les plus frileux n’auront jamais à échanger des bitcoins – une idée déjà copiée par une entreprise appelée SecondMarket.
Pour couronner le tout, Richard Branson a annoncé vendredi dernier que les futurs billets Virgin Galactic – sa compagnie de transport spatial – pourraient être achetés avec des bitcoins. Certes, Branson aurait envoyé un vrai signal fort de confiance s’il avait permis aux clients Virgin Mobile de payer leur facture téléphonique en bitcoins – ou leurs billets d’avion sur Virgin Airlines avec l’e-monnaie.
En plus de séduire le gouvernement, de vrais jumeaux absurdement riches et d’être accepté sur les vols spatiaux, le bitcoin se fraie une place dans la société. Si le bitcoin est une monnaie en phase d’adoption – ce qui signifie aussi qu’elle pourrait s’écrouler totalement avant de franchir la prochaine étape –, une entreprise de Toronto, CoinKite, développe des machines à carteafin de permettre aux commerçants d’accepter les bitcoins et les autres monnaies virtuelles. De plus, le premier distributeur de bitcoins a été installé à Vancouver le mois dernier – il a avalé plus de 1 million de dollars canadiens depuis. Curieusement, ce sont les entrepreneurs canadiens qui mènent l’assaut afin d’imposer le bitcoin pour les produits de consommation courante, alors que le gouvernement canadien n’a pas adopté une position claire sur l’e-devise.
Le développement du bitcoin au Canada, cependant, n’a absolument rien à voir avec la Chine. Matez cette mine de bitcoin absolument folle à Hong-Kong qui doit utiliser la même quantité d’énergie qu’une petite nation. C’est entièrement refroidi à l’eau ! Ensuite, il y a la BTC China, la plus grande bourse de bitcoins au monde. BTC China a effectivement atteint le taux de 1 000 dollars pour un bitcoin la semaine dernière, bien avant que la bourse de Tokyo, MtGox (Magic the Gathering Online Exchange), ne dépasse les 1 000 dollars en fin de semaine passée. L’énorme effort d’investissement chinois dans le bitcoin s’explique à la fois par la capacité du bitcoin à échapper à des régulations gouvernementales strictes et par la grande capacité des Chinois à épargner des thunes.
Bien que les hausses spectaculaires de sa valeur fassent certainement du bitcoin un investissement alléchant, ce sont les comparaisons entre le bitcoin maintenant et le World Wide Web du début des années 1990 qui ont véritablement retenu mon attention. Une vidéo postée sur la chaîne YouTube de la banque IBM pose la question suivante à Richard Brown : « Se pourrait-il que le bitcoin ait un rôle de transformation aussi important que le World Wide Web ? »

Essentiellement, Brown estime que la monnaie virtuelle va changer le monde et continuera à être une force puissante dans un avenir proche – en particulier dans les pays en développement où l’accès à un système bancaire moderne est inexistant. Mais le bitcoin est un protocole. Il reste encore beaucoup d’appareils à inventer pour que le bitcoin puisse fonctionner dans le monde réel. À l’heure actuelle, il existe un unique distributeur de bitcoins au monde et les prototypes de machines à carte pour les bitcoins – mais nous n’avons aucune idée de l’ampluer que cela pourrait prendre.
Par exemple, Brown imagine un monde où vos réfrigérateur et machine à laver ont des identités sur le blockchain (le registre de toutes les transactions à base de bitcoins, accessible publiquement pour tous les utilisateurs de bitcoins) et sont en mesure de gérer l’achat d’électricité eux-mêmes, en fonction de la quantité de jus que les appareils autonomes doivent utiliser pour refroidir votre céleri et blanchir votre soutien-gorge.
À l’heure actuelle, le bitcoin est une structure à partir de laquelle de nouvelles innovations  peuvent être développées. Il s’agit essentiellement d’un bac à sable géant qui attend d’être peuplé de petits êtres humains capables de bâtir des châteaux de sable. L’infrastructure du bitcoin existe, mais il manque de nombreuses applications nécessaires afin de faciliter l’utilisation de cette nouvelle monnaie.
Il suffit d’étudier le processus d’achat d’un bitcoin pour constater la complexité du système : vous devez commencer par obtenir un compte à un change de bitcoins qui vous permettra d’acheter des bitcoins avec de la monnaie réelle. Au Canada, le leader sur ce marché est Virtex, avec Vault de Satoshi en deuxième position, loin derrière en termes de volume de transactions (qui tire son nom de Satoshi Yamamoto, le pseudonyme du mystérieux créateur des bitcoins).
Pour obtenir un compte dans l’un de ces changes, vous devez apporter la preuve de votre identité – et c’est là qu’un certain degré de confiance entre en jeu – avec un scan de votre vrai passeport ou carte d’identité et un justificatif d’adresse, de sorte que l’échange ne contourne pas les lois existantes de blanchiment d’argent. Une fois ce processus terminé (cela peut prendre plus d’une semaine de validation chez Virtex), vous pouvez acheter de la monnaie aux enchères par le biais d’une sorte de carnet de commandes. Une fois que vous avez acheté des bitcoins, il vous faudra stocker ces pièces de monnaie dans un portefeuille virtuel, sur votre ordinateur ou sur votre téléphone. Le moyen le plus sûr pour stocker des bitcoins est un ordinateur hors connexion de « stockage à froid » qui, littéralement, ne se connecte jamais à Internet. Cela rend vos bitcoins impossible à pirater à distance. Aucune partie de ce processus ne peut être décrite comme « facile ».
Il semble cependant que la restructuration est pour bientôt. Les rapports sur des investissements de capital-risque s’infiltrant sur le marché du bitcoin se multiplient depuis que les prix ont commencé à exploser, et il n’est pas difficile de voir pourquoi. Vu la popularité (et l’aspect sommaire) de cette infrastructure technologique, il y a beaucoup à faire pour rendre le tout accessible à l’individu lambda. C’est une formidable opportunité pour l’industrie technologique. Peter Theil, cofondateur de PayPal et premier investisseur extérieur de Facebook, a puisé dans son fonds d’investissement, Funders Fonds, afin d’investir 2 millions de dollars dans un service appelé BitPay – qui se positionne essentiellement comme le PayPal du Bitcoin. BitPay permet aux commerçants en ligne d’accepter les bitcoins facilement. À l’heure actuelle, il existe très peu de solutions similaires : BitPay répond à un réel besoin. Un rêve commun à tous les amateurs de bitcoins, c’est que les géants du commerce en ligne comme Amazon et eBay adoptent la monnaie ; mais étant donné que la valeur du bitcoin est très instable et que peu de gens savent ce qu’est réellement le bitcoin, une telle acceptation du grand public n’est pas susceptible de se réaliser de sitôt.
Si le bitcoin fait mieux que cet exploit d’atteindre un taux de 1 000 dollars et s’érige en incontournable de l’économie du Net, ou si une autre monnaie virtuelle (comme son concurrent, Litecoin) lui prend sa place, la preuve sera faite que la société et l’économie en général soutiennent l’implémentation d’une monnaie virtuelle et décentralisée.
Certes, le gouvernement américain et la banque centrale de Chine ont prudemment reconnu le phénomène ; mais si le bitcoin décolle vraiment, leur approche pourrait changer – et une réaction négative du gouvernement pourrait faire reculer la monnaie virtuelle.
En fin de compte, le bitcoin est une infrastructure financière toute fraîche qui n’a pas été testée par tout le monde – mais si la fièvre continue à s’accélérer, nous pourrons tous nous mordre les doigts de ne pas en avoir acheté quand on en a entendu parler pour la première fois.

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Haut les cœurs les toxicos ! Silk Road est de retour.

Avant-hier, Silk Road est ressuscité. Après que le FBI a saisi le marché noir de drogue préféré du deep-web et arrêté son créateur supposé Ross Ulbricht le mois dernier (pour avoir, entre autres, commandité un meurtre sur son propre site), Silk Road a trouvé un nouveau domicile et a rouvert.
Au lendemain de la fermeture du Silk Road original, tout est devenu un peu compliqué pour ses habitués. D’abord, ils ont dû s’habituer à ne plus recevoir des drogues de qualité et évaluées par leurs pairs, livrées directement sur leur canapé. (Bon ils n’ont probablement pas arrêté de se défoncer, mais ils se sont retrouvés contraints de repasser par la case « mélange surprise » des dealers de rue.) Certains utilisateurs du site étaient vraiment énervés d’avoir perdu tous leurs bitcoins amassés, ou que des commandes déjà payées ne soient jamais livrées, pendant que des petits dealers occasionnels paniquaient parce qu’ils avaient subitement perdu le moyen de rembourser leurs dettes auprès des dealers placés plus haut dans la hiérarchie.
Les alternatives viables à Silk Road étaient quasiment inexistantes. Le Project Black Flag, un marché créé prétendument pour combler le vide laissé par la chute de Dread Pirate Roberts, était en fait une arnaque. Le propriétaire du site a récemment fermé boutique et récupéré une tonne de bitcoins sans rien envoyer aux clients. Le site Sheep, quant à lui, a connu pas mal de problèmes de sécurité, et les vendeurs ont décidé de faire profil bas jusqu’à ce qu’un site plus stable soit lancé.

Cette copie d’écran s’adresse à des personnes saines et sensées, qui veulent juste en savoir un peut plus sur le DARK-NET et n’engage pas Le Citron qui ne fait que témoigner !

Le site Sheep, une des alternatives à SilkRoad

Cette copie d’écran s’adresse à des personnes saines et sensées, qui veulent juste en savoir un peut plus sur le DARK-NET et n’engage pas Le Citron qui ne fait que témoigner !
Parmi ceux qui ont décidé de continuer à vendre leurs produits en ligne – on parle de drogues, de flingues, d’assassinats ou de tutoriels pour hacker des distributeurs de billets –, le site Black Market Reloaded, déjà bien établi, est apparu comme une réponse. En revanche, il a depuis expérimenté quelques fermetures temporaires, et certains y ont vu un signe de la fermeture prochaine du site. Gardez en tête qu’au moment de la rédaction de cet article, le site propose plus de 6 000 listes de drogues et environ 250 pour les armes, ce qui ne semble pas indiquer que ce marché soit sur le point de fermer.
Mais aujourd’hui, les toxicos peuvent se réjouir, parce que Silk Road est de retour, promettant de fournir la même qualité de service qu’avant sa chute. Le leader du nouveau site – qui a repris le titre qu’Ulbricht aurait utilisé quand il dirigeait le site, « Dead Pirate Roberts » (DPR) – a été assez gentil pour me fournir un accès à Silk Road 2.0 avant son ouverture. Et pour ce que j’ai pu voir, l’agencement de tout le truc est très similaire à celui de la version précédente, et permet aux clients de se balader à travers des listes et des sous-sections de produits qu’ils ne risquent pas de trouver dans la rue. Actuellement, on trouve majoritairement des drogues ou des accessoires en rapport avec la drogue, mais on peut supposer que d’autres produits illégaux et services seront disponibles une fois que le site sera en vie et que les vendeurs sauront qu’il est digne de confiance.

Cette copie d’écran s’adresse à des personnes saines et sensées, qui veulent juste en savoir un peut plus sur le DARK-NET et n’engage pas Le Citron qui ne fait que témoigner !
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DPR a attisé l’impatience des internautes en laissant filtrer un certain nombre d’indices cryptiques relatifs à la date de sortie du site, et l’excitation s’est emparée des forums. Une chaîne de chiffres binaires se traduisait par « Feeling Curious » ; une autre disait en suédois : « La personne qui attend quelque chose de bon n’attend jamais trop longtemps. »
Plusieurs autres publications de DPR et de son équipe – tous les membres de la communauté d’origine de Silk Road – sont venues confirmer les revendications libertaires du site. Par exemple, la phrase de Nelson Mandela : « Il n’y a rien de plus stupide qu’une liberté partielle. »
Indépendamment de savoir si le nouveau site redeviendra le marché incontournable du deep-web qu’il était, il est remarquable que, tout juste un mois après que l’original Silk Road a fermé, une autre version voie le jour.
La guerre contre la drogue est familière de ces surgissements et de ces disparitions. En ligne comme dans le monde réel, toute victoire revendiquée par les stups du monde entier est généralement suivie par un recul, puisque la demande de drogues maintient la chaîne d’approvisionnement. L’exemple le plus flagrant est le phénomène des drogues de synthèse : dès qu’un produit est interdit, une douzaine d’autres apparaissent, avec une structure chimique légèrement modifiée pour contourner l’interdiction.
En tout, 243 nouvelles drogues sont apparues depuis 2009 selon l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie. Cela semble démontrer qu’il est futile – voire dangereux – d’interdire aveuglément toute nouvelle substance créée. Ça n’empêche personne de consommer les autres drogues qui  débarquent sur le marché une ou deux semaines plus tard, et qui augmentent les risques pris par ce consommateur. Bien qu’elles soient remarquablement semblables au niveau moléculaire, ces molécules légèrement modifiées peuvent avoir des effets très différents sur les utilisateurs.

Cette copie d’écran s’adresse à des personnes saines et sensées, qui veulent juste en savoir un peut plus sur le DARK-NET et n’engage pas Le Citron qui ne fait que témoigner !
Cette copie d’écran s’adresse à des personnes saines et sensées, qui veulent juste en savoir un peut plus sur le DARK-NET et n’engage pas Le Citron qui ne fait que témoigner !

Ces marchés du deep-web suivent le même chemin : fermez-en un et la communauté ne fera que migrer, tout simplement, et d’autres sites surgiront en seulement quelques jours. La fermeture de ce genre de sites représente un vrai danger, dans la mesure où l’information sur les produits et l’avis des autres usagers disparaissent avec le site en question.
Vous êtes soit obligé d’acheter dans la rue – en prenant le risque de tomber sur tout un tas de produits coupés à la merde –, soit d’aller sur un nouveau site. Et, à moins que ce site soit blindé de critiques fiables, vous pourriez y perdre bien plus qu’un peu d’argent. La communauté Internet qui a émergé grâce à ces sites est aussi un héritage utile de Silk Road. Si les gens continuent à prendre de l’héroïne, de la coke, du LSD ou n’importe quelle autre substance, il vaut mieux pour eux qu’ils le fassent de façon renseignée, et qu’ils puissent bénéficier de précieux conseils. Sur les forums de discussion de Silk Road, vous pouvez trouver les doses recommandées pour chaque produit et des conseils de matos indispensables pour les utilisateurs novices, comme pour les anciens.

Aujourd’hui, avec la reprise de Silk Road, nous savons que la guerre contre la drogue est tout aussi inutile en ligne que dans le monde réel.

Capturehhh

Bon comme un citron bien rond !

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