MANIFESTATION – Ce samedi 19 juillet, ils sont plusieurs milliers à manifester leur soutien à Gaza, dans le quartier de Barbés. Le rassemblement avait été interdit vendredi par la Préfecture de police et le tribunal administratif, en vain.

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Les manifestants n’auront pas respecté l’interdiction de se rassembler qui avait été prononcée la veille par la Préfecture de police.

Dès 14h00, soit une heure avant le début de la manifestation initialement prévue, ils étaient déjà nombreux à converger vers le boulevard de la Chapelle, dans le quartier de Barbès. Les forces de police, qui avaient anticipé un rassemblement intempestif, étaient en place depuis la fin de la matinée ; plusieurs dizaines de cars de CRS stationnaient ainsi boulevard de Magenta, entre Barbès et la gare du Nord.

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Cordons de sécurité

Vers 15h30, le nombre de manifestants s’élevait à 1.000 personnes environ, selon nos informations. Un nombre qui n’a cessé d’augmenter : une heure plus tard, on dénombrait quelque 2.500 participants.

La tension est palpable à Barbès où la police tente de contenir la foule à l’aide de cordons de sécurité, tout en laissant remonter les personnes étrangères au cortège vers le boulevard Magenta. La consigne serait de ne pas laisser le rassemblement se transformer en manifestation.

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Gaz lacrymogènes

La situation était tendue dans le quartier de Château-Rouge, jusqu’où des manifestants pro-palestiniens sont remontés, en milieu d’après-midi. Des affrontements ont eu lieu entre les manifestants et la police où les gaz lacrymogènes répliquaient aux jets de cailloux et de bouteilles.

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Vers 18h30, la tension s’est déplacée rue de Clignancourt, à proximité de l’angle formé avec le boulevard de Rochechouart, où, là aussi, les jets de gaz lacrymogènes répliquaient aux jets de bouteilles et de pierres. Parmi les CRS et policiers, la tension était également palpable.

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La manifestation propalestinienne dégénére à Paris

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Au bout d’une heure de rassemblement, des individus ont commencé à jeter des projectiles sur les CRS qui ont répliqué pour les disperser. En fin d’après-midi, le calme n’était pas revenu dans le secteur de Barbès et une trentaine de personnes avaient été interpellées.

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Malgré l’interdiction prononcée par les autorités, de nombreux militants propalestiniens se sont rassemblés samedi après-midi à Barbès dans le nord de Paris, pour exprimer leur soutien aux Palestiniens de Gaza. Munis de pancartes, ils scandaient: «Palestine vivra, Palestine vaincra» ou encore «Israël assassin, Hollande complice», sous l’oeil des CRS qui ont commencé à se positionner dès leur arrivée vers 14h30. Selon un journaliste du Figaro présent sur place et des photos de l’AFP, des personnes ont brûlé plusieurs drapeaux israéliens.

Jets de projectiles sur les CRS

Vers 16H00, la situation a commencé à dégénérer. Partis de Barbès vers Château-Rouge, des manifestants se sont retrouvés bloqués par la police. Ils ont alors formé une chaîne humaine face aux CRS pour protéger les manifestants, a rapporté un de nos journalistes.

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Puis, des manifestants ont commencé par jeter des pétards, cailloux et autres projectiles sur les CRS, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Des manifestants se sont alors mis en retrait, trouvant refuge chez des commerçants qui avaient pour certains abaissé leurs rideaux, ou dans des halls d’immeuble.

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Une cinquantaine de manifestants seraient néanmoins restés sur place «pour en découdre avec les CRS» et affronter la Ligue de défense juive (LDJ), a rapporté sur Twitter un journaliste de Libération. Des militants propalestiniens ont commencé à se saisir de tout objet pouvant servir de projectile (poubelles renversées, pavé, bout de bois de palette). Un de nos journalistes a constaté que des pneux avaient été brûlés sur la chaussée et que des manifestants arrachaient des morceaux de bitume.

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Selon un premier bilan, il y aurait au moins deux blessés. L’un de nos journaliste a vu des pompiers prendre en charge une femme blessée à la main tandis que l’AFP rapporte le cas d’un homme ensanglanté au niveau du bassin. Côté force de l’ordre, plusieurs policiers seraient blessés, selon le journaliste de Libération.

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À 18H00, la préfecture de police a indiqué qu’il y avait 33 personnes interpellées à Paris en marge de cette manifestation. Ces personnes ont été arrêtées pour «jets de projectiles et/ou violence et/ou détention de mortiers», a indiqué la préfecture de police. Au total, 200 policiers de la BAC ont été mobilisés sur la journée de samedi, selon la préfecture qui n’a pas communiqué le reste des effectifs.

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Peu avant 18h, la situation semblait toujours tendue dans les rues de Clignanourt, Muller, Christiani, Poulet et sur le boulevard Barbès. La manifestation se poursuivait. A 18h45, ils étaient du côté de la station de métro Etienne Marcel.

Une interdiction «illégitime et scandaleuse»

Le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, qui avait interdit le rassemblement vendredi, avait appelé samedi matin à ne pas s’y rendre. Si des manifestants «ou des contre-manifestants», tentaient d’y participer, ils prendraient le risque «d’être contrôlés, interpellés et remis à la justice», a-t-il prévenu. Le président de la République en personne a même lancé un avertissement depuis le Tchad où il est en visite officielle.

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Malgré les avertissements des autorités, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), l’un des organisateurs, a maintenu son appel au rassemblement. «La solidarité avec les Palestiniens doit pouvoir s’exprimer à Paris», a expliqué samedi à l’AFP Sandra Demarcq, membre de la direction du NPA, qui juge l’interdiction «illégitime et scandaleuse». Les manifestants «connaissent les risques, mais on considère que cette interdiction est une attaque contre un droit démocratique et élémentaire», a affirmé Sandra Demarcq. Le fait d’organiser un rassemblement interdit est passible d’une peine de six mois de prison et de 7500 euros d’amende.

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Deux autres manifestations à Sarcelles et Nice ont également été interdites. Ailleurs en France, des manifestations étaient aussi prévues dans une quinzaine d’autres villes, dont Marseille, Lille, Lyon, Nîmes et Montpellier. A Strasbourg, il serait environ 1200 manifestants, rapporte France 2, citant des chiffres de la Police.

A pro-Palestinian protester throws a projectile during a demonstration against violence in the Gaza strip in Paris

Face à l’interdiction, certaines organisations prévoient une autre manifestation en soutien aux Palestiniens de Gaza mercredi soir à Paris, place de la République.

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