L’offensive littéraire inattendue de Valérie Trierweiler

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On se disait que la rentrée littéraire ronronnait. Carrère, Beigbeder, Nothomb, Reinhardt… On s’acheminait doucement vers les prix du mois de novembre dans l’indifférence générale. On offrirait « Le Royaume  » à tata Yvette pour Noël… Mais la France n’est pas pour rien la terre bénie des lettres. Il y avait en cet automne aux températures surnaturelles un livre caché, une divine surprise, un signal en provenance de l’au-delà que personne n’escomptait plus.

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La révélation est arrivée sur Twitter par l’entremise d’une consoeur de La Chaîne parlementaire en transe : Valérie Trierweiler, ex-première dame, nous ferait la grâce, sous 24 heures, de publier « Merci pour ce moment », un essai très personnel narrant son passage à l’Elysée sous le règne de François le pluvieux.
La nouvelle fut accueillie dans toutes les librairies et les rédactions de France par un immense « Alléluia ! ». La rentrée littéraire était sauvée. Et qui sait le PIB du troisième trimestre serait probablement réévalué à la hausse !

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Un plan médiatique millimétré

Notre journaliste Catherine Schwaab a lu en avant-première
«Merci pour ce moment» (aux éditions Les Arènes),
le livre choc de Valérie Trierweiler sur l’histoire de sa passion avec le président de la République François Hollande.
Voici un troisième extrait.

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« Lui et moi parlons de tout, nous rions. Soudain, je vois arriver Ségolène Royal, fonçant vers nous. Je préviens François qui tourne le dos à l’entrée du restaurant. Il croit à une plaisanterie, jusqu’à ce qu’elle s’installe à notre table. Elle est glaciale. « Je vous y prends. J’espère que je ne vous dérange pas. » François est incapable d’émettre le moindre mot. C’est moi qui lui réponds. «  Nous parlions du Tour de France. ». « Arrêtez de vous foutre de moi ! »

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Assailli par téléphone,
Laurent Beccaria, l’honorable fondateur des éditions Les Arènes, finit par confirmer l’heureux événement. Sa maison dévoilerait bientôt au monde avide l’incroyable vérité… Pour se prémunir des jaloux, ce professionnel aguerri avait présenté l’ouvrage sous un faux titre et l’avait attribué à un auteur fictif, mais bientôt –dès le jeudi 4 septembre, les cartons contenant la prose tant attendue seraient livrés pour la vente au détail. Pas de promotion. A quoi bon ? Seul « Paris-Match », employeur de la journaliste un temps compagne du chef de l’Etat, s’apprêtait à publier les bonnes feuilles de l’ouvrage que nul n’avait pu lire. Au magazine du « poids des mots et du choc des photos », seuls quatre chefs étaient au courant du coup fumant placé sous strict embargo.

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Dominant son sujet, « Paris-Match » se contenta de dévoiler sa couverture sur le coup de 16 heures :

« Valérie Trierweiler, ma vie avec François ».

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Une avant-première agrémentée d’un zakouski.
« Nous avons lu le livre de Valérie Trierweiler« , proclamait l’articulet.
C’est la première fois qu’une première dame raconte vraiment. Neuf ans d »une relation minée par la jalousie et le pouvoir. La journaliste politique croyait tout connaître des arcanes de ce milieu impitoyable. Celle qu’on a présentée comme une femme contrôlée et peu portée sur les confidences, eh bien cette femme se révèle au grand jour. Une amoureuse passionnée, possessive, folle de cet homme qu’elle admire, qui la fait rire et la déstabilise délicieusement. Une histoire d’amour… et de désespoir. »

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A l’Elysée, « on aimerait bien l’avoir lu »

Fichtre !
Déjà la toile s’enflammait des probables révélations contenus dans l’opus forcément vengeur : Hollande – tout social-démocrate qu’il s’assumait désormais – serait rhabillé pour l’hiver ! Car l’infortunée Valérie récusée en janvier par un coup de fil à l’AFP ne pouvait que régler des comptes après neuf mois d’une pénible gestation. Le président insouciant n’avait-il pas pris, au cœur de l’été, le risque de rejoindre sa rivale de comédie en Provence ?

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Esseulée, la ci-devant première dame semblait menacer par l’oubli. Plus une chaîne de télévision – pas même Canal + avec laquelle elle avait vainement négocié – n’envisageait de la remettre à l’antenne.

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Il ne lui restait plus que la voie de la littérature pour témoigner, dire sa vérité et laisser une trace en ce bas-monde… C’était un jour noir pour les jurés du Goncourt. Une attente pleine d’espoir pour les gazettes.

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A l’Elysée, l’ouvrage était aussi très attendu. « On aimerait bien l’avoir lu », répondait laconique un serviteur de la Hollandie aux questions du « Nouvel Observateur ». Inutile d’insister… Le pacte de responsabilité conclu avec l’ex-première dame était rompu. « J’ai trop souffert du mensonge », annonçait le bandeau placé sur le livre. Le président qui avait déployé des trésors de prévenance pour la dissuader de céder aux avances des éditeurs n’avait pas vu venir le coup. La journaliste avait œuvré tout l’été. 320 pages. Allait-il devoir s’expliquer à nouveau sur les soubresauts de sa vie intime lors de sa conférence de presse du 18 septembre ?
L’ex-première dame publie un ouvrage dans lequel elle raconte comment elle a vécu la révélation de la liaison entre le chef de l’Etat et l’actrice Julie Gayet. Extrait exclusif:

SENEGAL: President Francois Hollande visits the Slaves House in Goree Island

Il a été tiré à 200.000 exemplaires.
Comme le dernier roman d’Amélie Nothomb. Sauf que le livre est signé cette fois Valérie Trierweiler : « Merci pour ce moment » (Ed. Les Arènes). Dans ce texte qui sortira en librairie le jeudi 4 septembre, l’ex-compagne de François Hollande, dont elle est séparée depuis janvier, raconte ses « années enchantées » puis la manière dont elle a vécu, « à terre », la fin de leur relation. « Le Nouvel Observateur » l’ouvre pour vous à la première page :
« Le premier message me parvient le mercredi matin. Une amie journaliste m’alerte : ‘Closer sortirait vendredi en une des photos de François et de Gayet.’
Je réponds laconiquement, à peine contrariée. Cette rumeur m’empoisonne  la vie depuis des mois. Elle va, vient, revient et je n’arrive pas à y croire. Je transfère ce message à François, sans commentaire. Il me répond aussitôt :
– Qui te dit ça ?
– Ce n’est pas la question, mais de savoir si tu as quelque chose à te reprocher ou non.
– Non, rien.
Me voilà rassurée. »
Cette première page ouvre le récit de la fin d’une histoire d’amour, qui tombe au plus mal pour François Hollande, déjà confronté à une sérieuse crise politique.

Le livre de Trierweiler est-il un coup de grâce pour Hollande ?

Elle aborde tour à tour l’épisode DSK, son passage à l’Elysée, l’affaire Julie Gayet, sa jalousie avouée… Avec la publication de son livre, Valérie Trierweiler dévoile l’intimité du couple qu’elle a formé avec François Hollande. Une revanche ? Un cri d’amour ? Un coup de grâce pour son ex-compagnon ?

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Pour Renaud Dély du « Nouvel Observateur »,
le respect dû à la fonction présidentielle est un peu plus atteint et les conséquences peuvent être terribles. Le mélange entre vie privée et vie publique est dommageable à la fonction et renvoie à un sentiment de confusion au sommet de l’Etat, selon Guillaume Roquette du « Figaro Magazine ».

Valérie Trierweiler :  « Je ne veux pas vivre les heures qui vont arriver »

Dans son livre, Valérie Trierweiler raconte comment elle a appris l’existence d’une liaison entre le chef de l’Etat et l’actrice Julie Gayet, révélée par l’hebdomadaire « Closer ».

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Valérie Trierweiler
raconte ses « années enchantées » puis la manière dont elle a vécu, « à terre », la fin de sa relation avec François Hollande, dans un livre publié jeudi et dont « Paris Match » a révélé quelques extraits mercredi 3 septembre. Une offensive littéraire qui a surpris jusque dans le couloirs de l’Elysée, qui affirme n’avoir pas été « au courant ».

Dans « Merci pour ce moment » (Ed. Les Arènes),
la journaliste, officiellement séparée de François Hollande depuis janvier, raconte notamment comment elle a appris l’existence d’une liaison entre le chef de l’Etat et l’actrice Julie Gayet, révélée par l’hebdomadaire « Closer« .

« Je craque, je ne peux pas entendre ça »

« L’information Julie Gayet est le premier titre des matinales. (…) Je craque, je ne peux pas entendre ça, je me précipite dans la salle de bains. Je saisis le petit sac en plastique qui contient des somnifères ».

Puis suit la scène de la chambre :

François m’a suivi (sic). Il tente de m’arracher le sac. Je cours dans la chambre. Il attrape le sac qui se déchire. Des pilules s’éparpillent sur le lit et le sol. Je parviens à en récupérer. J’avale ce que je peux. Je veux dormir. Je ne veux pas vivre les heures qui vont arriver. Je sens la bourrasque qui va s’abattre sur moi et je n’ai pas la force d’y résister. Je veux fuir. Je perds connaissance », écrit Valérie Trierweiler selon un extrait publié par « Paris Match ».

L’épisode DSK

Trois autres très courts extraits sont publiés par l’hebdomadaire, par ailleurs employeur de la journaliste. Le premier relate les premières réactions de François Hollande lorsque le futur chef de l’Etat a appris, en 2011, l’arrestation à New York de son rival socialiste Dominique Strauss-Kahn.

Au milieu de la nuit, Valérie Trierweiler le réveille pour l’alerter que « Strauss-Khan a été arrêté pour viol ». Elle raconte :

Il bondit, se cale contre l’oreiller et regarde à son tour son iPhone. Pas une minute à se gausser de DSK, François est déjà mentalement dans le coup d’après. ‘Ce n’est pas une bonne nouvelle, il risque d’y avoir un réflexe de légitimité autour de Martine Aubry’. »

Une jalousie incontrôlable

Un deuxième extrait évoque la jalousie de Michèle Obama alors que le président américain se photographiait avec la Première ministre danoise lors des obsèques de Nelson Mandela.
Je me réjouis de ne pas être la seule jalouse », écrit Valérie Trierweiler. « Oui, jalouse, je le suis, comme je l’ai été avec chaque homme que j’ai aimé. Je ne sais pas ne pas l’être lorsque je suis amoureuse. »
Selon l’hebdomadaire, l’ex-première revient également sur son « hystérie » au congrès de Rennes du 4 avril 2012, lorsque Ségolène Royal rejoint son ex-compagnon à la tribune sous les applaudissements :

Je ressens, au sens littéral du terme, cet ‘excès émotionnel incontrôlable’ : il m’est physiquement impossible de les voir tous les deux main dans la main sur scène… Et je suis impuissante devant ce désir collectif de les voir côte à côte. »

Un dernier extrait relate une irruption de Ségolène Royal lors d’un tête à tête au restaurant.
« Question secrets d’Etat, il [François Hollande, NDLR] peut dormir sur ses deux oreilles. Valérie parle d’amours, de déchirures et de passions », résume la journaliste Catherine Schwaab.

« Tout ce que j’écris est vrai »

L’Elysée n’était « pas au courant » de la parution d’un livre de l’ex-première dame Valérie Trierweiler sur sa vie à l’Elysée, a déclaré mardi l’entourage du président François Hollande.
« Nous n’étions pas au courant et donc, par définition, nous n’avons pas lu ce livre », a-t-on indiqué. Dans « Le Parisien », on apprend aussi que François Hollande « n’a rien vu venir » : « Il ne sait pas ce qu’il y a dedans. Il est un peu atterré. »

« Rédigé dans le plus grand secret », ce livre de 320 pages « est à la fois un cri d’amour et une lente descente aux enfers, une plongée dans l’intimité d’un couple. Deux personnages et rien d’autre : Valérie et François », écrit l’hebdomadaire. François Hollande avait annoncé le 25 janvier la « fin de sa vie commune » avec Valérie Trierweiler.

« Tout ce que j’écris est vrai. A l’Elysée, je me sentais parfois comme en reportage. Et j’ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour », annonce-t-elle d’emblée sur la couverture de l’ouvrage reproduite dans « Paris Match« .

 

Bon comme un citron bien rond !

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