Rafale

François Hollande a confirmé que l’armée française était entrée en action et que les députés allait pouvoir en débattre.

La France a commencé ses frappes en Irak. François Hollande a confirmé vendredi que des avions de combat ont mené dans la matinée les premières opérations aériennes françaises en Irak contre l’État Islamique. Selon la Défense, l’opération « remplie de succès » s’est déroulée dans la région de Mossoul, au nord-est du pays. Le dispositif était constitué de deux avions Rafale « équipé de bombes air-sol guidées laser GBU 12 », d’un avion de ravitaillement en vol C-135 FR et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, chargé notamment de la première évaluation des frappes.

Premières frappes françaises contre l’État islamique en Irak

© Armée de l’air

Un dépôt logistique visé.

Le président de la République a confirmé qu’un dépôt logistique des terroristes de l’organisation Daech a été atteint et entièrement détruit. « D’autres actions auront lieu dans les prochains jours », a annoncé François Hollande, avant de confirmer qu’il n’était toujours pas question d’engager des troupes au sol. « J’ai réduit les risques au minimum », a-t-il assuré.

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François Hollande tient sa promesse.

Cette opération intervient au lendemain de l’annonce par François Hollande, que la France engagerait des avions en Irak. Le chef de l’État avait déclaré lors de sa conférence de presse qu’il répondrait à « la demande des autorités irakiennes de leur accorder le soutien aérien nécessaire pour lutter contre le terrorisme ». Lundi, des avions français avaient effectué leurs premières opérations de reconnaissance au dessus du sol irakien. François Hollande a par ailleurs assuré qu’aucunes troupes françaises ne seraient engagées au sol.

Pas d’intervention en Syrie.

Le président français avait cependant tenu à réaffirmer jeudi que « nous n’interviendrons qu’en Irak », à l’heure où Washington envisage de mener des frappes contre les positions de l’EI en Syrie. Ce qui s’est confirmé vendredi matin.

>> INFOGRAPHIE – Qui va participer à la coalition internationale en Irak ?

Premières frappes françaises contre l’État islamique en Irak

© J.Brunet ©armée de l’air

Le Parlement informé la semaine prochaine.

Depuis plusieurs semaines, le chef de l’Etat français a ouvert la voie à une intervention militaire en Irak. John Kerry, le chef de la diplomatie américain, a salué le feu vert français aux frappes aériennes. Comme il est d’usage, le Parlement va pouvoir débattre de cette intervention militaire. « Le Parlement sera informé de ces informations et le Premier ministre recevra les responsables des groupes parlementaires la semaine prochaine », a précisé François Hollande.

Irak : qui va participer à la coalition internationale ?

Participants hold flags of their countries during the "Noble Sword-14" NATO international tactical exercise at the land forces training centre in Oleszno

Jeudi, les Etats-Unis ont réussi à obtenir un accord de principe pour combattre l’Etat islamique. L’avancée fulgurante des djihadistes en Irak a réveillé les chancelleries occidentales, qui s’engagent les unes après les autres dans une grande coalition internationale. Le but : détruire ce que Barack Obama a qualifié de « cancer », qui risque de déstabiliser une région aux airs de poudrière. Les Etats-Unis ont déjà annoncé qu’au total, plus de 40 pays participeraient à une opération internationale. Pour l’instant, on est certain de l’implication d’une vingtaine d’Etats.

Quels pays s’engagent militairement en Irak ?

Lors du sommet qui s’est tenu à Newport, au Royaume-Uni, les 28 pays membres de l’OTAN n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour une coopération militaire dans le cadre de l’Alliance atlantique. Mais pas moins de onze pays se sont déjà dits prêts à aider militairement en Irak, pour défaire l’Etat islamique qui a pris le contrôle d’une grande partie du nord et de l’ouest du pays. En première ligne, les Etats-Unis, le Canada, la France, le Royaume-Uni et l’Australie.

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Comment les pays de la région entendent-ils s’engager ?

John Kerry, le chef de la diplomatie américaine, a obtenu un accord de dix pays arabes, jeudi, pour combattre l’Etat islamique. L’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman, le Qatar, mais aussi l’Irak, la Jordanie, l’Egypte, le Liban et la Turquie participaient à cette réunion, mais Ankara n’a pas signé le communiqué commun.

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En vert, les pays participant à la réunion de Jeddah, avec John Kerry. Dans les autres couleurs, les Etats mis au ban de cette rencontre internationale.

Quelle aide humanitaire pour l’Irak ?

Au moins 23 pays se sont engagés à donner une aide financière ou matérielle pour l’Irak. Le Haut-commissariat aux réfugiés et le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU sont les principaux bénéficiaires de cette aide.

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Contre l’Etat islamique, la nouvelle posture de Barack Obama

President Obama departs Washington for a trip to Estonia and Wales

L’avancée des combattants et l’assassinat de deux otages américains ont contraint Obama à montrer les muscles.

Il y a encore peu, Barack Obama avouait ne pas avoir de « stratégie » face à l’Etat islamique. Un aveu qui lui avait attiré nombre de critiques. Aujourd’hui, il réagit. Le président des Etats-Unis doit présenter mercredi (vers 1h du matin, jeudi, en France) son plan pour « affaiblir et, à terme, détruire le groupe terroriste ».

Le moment de réagir.

Pourquoi un tel changement de posture, en moins de deux semaines ? Pour Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient et professeur à Sciences-Po, le chef d’Etat américain en a été « contraint ». « Il y un sentiment urgence qui vient du fait que les combattants de l’Etat islamique continuent à avancer sur le terrain », note cette experte, interviewée au micro de Thomas Sotto. « Et du fait que deux otages américains (les journalistes James Foley, assassiné le 19 août, et Steven Sotloff, tué le 2 septembre, ndlr) ont été décapités dans des conditions épouvantables par ces mêmes combattants », ajoute-t-elle.

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Ne pas réagir seul.

BarackObama doit désormais faire preuve de détermination. Il s’agit d’envoyer un message. « Il doit montrer aux Irakiens et aux combattants de l’Etat islamique qu’il est prêt, maintenant, à réagir. Mais pas à réagir seul, ce qui est sa hantise », analyse la spécialiste.

Quel plan de bataille ?

Le président des Etats-Unis est censé livrer mercredi soir « la stratégie qu’il va mener et quels moyens vont être mis en œuvre », précise Agnès Levallois. Difficile, évidemment, de prédire ce que s’apprête à annoncer l’hôte de la Maison Blanche. « Ce que l’on sait, c’est que les Américains ne veulent pas envoyer de troupes au sol », affirme l’experte. « Il y a très peu de chance pour que ça arrive, les Américains ne veulent pas se réengager », insiste-t-elle.

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« En revanche, ils vont certainement poursuivre les frappes aériennes qu’ils ont commencées le 7 août », professe cette spécialiste du Moyen-Orient. « Et surtout, ils vont soutenir les troupes au sol, irakiennes, ainsi que les combattants peshmerga, les forces kurdes de l’Irak », précise-t-elle. Troisième supposition : Barack Obama pourrait apporter un soutien officiel au nouveau gouvernement irakien, et à son Premier ministre Haïdar al-Abadi.

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Cela sera-t-il suffisant ?

L’efficacité des frappes aériennes ciblées a souvent été remise en cause. Pour Agnès Levallois, les bombardements américains menés depuis un peu plus d’un mois ont eu un effet positif contre les djihadistes. « Il y a eu des résultats, en ce sens que les combattants de l’Etat islamique n’ont pas été en mesure de prendre des points stratégiques, comme le grand barrage du nord de l’Irak« , explique l’experte. « Souvenez-vous, au début de l’offensive des djihadistes, on les voyait déjà à Bagdad (la capitale irakienne, ndlr). Ça les a stoppés, et désorganisés », affirme la professeur à Science-Po.

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Une coalition à deux visages.

Non seulement Barack Obama ne souhaite pas intervenir seul au Moyen-Orient, mais il est également très précautionneux sur le choix de ses alliés. Ainsi, précise Agnès Levallois,

le chef d’Etat américain n’a pas souhaité s’entourer uniquement de forces occidentales. « Le plus important pour lui, c’est d’avoir le soutien des pays arabes. Il ne veut surtout pas apparaître comme une coalition chrétienne contre les musulmans », décrypte-t-elle.

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D’où l’objet de la visite, jeudi, du Secrétaire d’Etat John Kerry en Arabie Saoudite pour obtenir le soutien des pays du Golfe, mais aussi de la Jordanie ou de l’Egypte. Des pays qui, toujours selon Agnès Levallois, ont conscience « du danger que représente l’Etat islamique ».

Bon comme un citron bien rond !

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