SONDAGE. Si la présidente du Front national arrivait en tête au premier tour de l’élection présidentielle, elle perdrait au second tour face à Hollande, Valls et Sarkozy.

15eme Congres du Front National a lyon

Marine Le Pen, avec 29 à 31%, sortirait nettement en tête si le premier tour de la présidentielle avait lieu dimanche, selon un sondage Ifop pour « Marianne » publié jeudi 29 janvier. Aucun de ses rivaux ne dépasseraient 23% : Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, ou Alain Juppé seraient chacun autour de 23% et François Hollande à 21%.

Autre enseignement majeur : au second tour, la présidente du Front national serait nettement battue, avec 45% des voix dans le meilleur cas de figure pour elle.

Ce sondage, réalisé pratiquement deux ans et demi avant l’élection présidentielle de 2017, envisage divers scénarios de confrontations possibles.

Pour le premier tour :

Que le candidat de l’UMP soit Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé, le président sortant, François Hollande, recueillerait 21% des voix. Cela représente un gain de sept à huit points par rapport à la dernière enquête de fin octobre 2014.

Que l’un ou l’autre soit le candidat de l’UMP, le Premier ministre Manuel Valls ferait mieux que François Hollande. Il recueillerait  23%, contre 17% dans l’enquête de juillet 2014 qui le testait face à Nicolas Sarkozy et d’autres candidats dont Marine Le Pen.

Nicolas Sarkozy est en recul de deux points par rapport aux enquêtes précédentes, à 23% d’intentions de vote, que ce soit face à François Hollande qu’il devancerait de deux points ou face à Manuel Valls, avec lequel il ferait jeu égal.

Recul encore plus accentué pour Alain Juppé face à François Hollande, puisqu’il ne totaliserait plus que 23% contre 28% fin octobre, le président sortant recueillant 21%. Si le candidat socialiste était Manuel Valls, le maire de Bordeaux obtiendrait 22%. L’évolution du rapport de forces électoral entre ces deux dernier ne peut être mesurée car ils n’ont pas figuré ensemble dans les sondages précédents.

Très élevé, le score de Marine Le Pen évolue peu selon l’identité de ses rivaux. Elle ferait mieux face à Alain Juppé que face à Nicolas Sarkozy : 29% en cas de confrontation avec François Hollande et Nicolas Sarkozy, 30% face à Manuel Valls et Nicolas Sarkozy, 31% face à Hollande et Juppé ou face à Valls et Juppé.

Au premier tour, François Bayrou obtiendrait de 7 à 9%, Jean-Luc Mélenchon 8%, Cécile Duflot et Nicolas Dupont-Aignan entre 3 et 4% et l’extrême gauche de 2 à 3%.

Pour le second tour :

Dans les duels de second tour face à Marine Le Pen, François Hollande l’emporterait à 55% contre 45%. La victoire de Manuel Valls face à la présidente du Front national serait encore plus large, à 61% contre 39%. Face à Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen perdrait à 40% contre 60%. Alain Juppé n’est pas testé en duel face à la candidate FN.

Si le second tour mettait aux prises François Hollande et Nicolas Sarkozy, une hypothèse hautement improbable selon le sondage au vu des intentions de vote du premier tour, l’ancien président battrait nettement son successeur socialiste à 57% contre 43%.

Alain Juppé l’emporterait par vingt points d’écart, à 60% contre 40%, François Hollande réduisant toutefois l’écart de quelques points par rapport à une enquête de début septembre.

– La marge d’erreur est évaluée par l’Ifop à 2,5 points pour un score de 20%, de 2,8 points pour un score de 30%.- Enquête réalisée en ligne du 21 au 23 janvier auprès d’un échantillon de 983 personnes inscrites sur les listes électorales, extrait d’un échantillon de 1051 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen, mis en examen.

Ce proche de la présidente du FN, connu pour être un ancien dirigeant du GUD, est poursuivi pour « faux et usage de faux », « escroquerie », « abus de bien social » et « blanchiment d’abus de bien social ».

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Frédéric Chatillon, proche de Marine Le Pen, a été mis en examen vendredi 23 janvier à l’issue d’une garde à vue de 48 heures, révèle « Le Monde », jeudi 29 janvier. Cet homme, qui joue un rôle central dans l’équipe de Marine Le Pen, est soupçonné de « faux et usage de faux », « escroquerie », « abus de bien social » et « blanchiment d’abus de bien social », a confirmé le parquet.

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Une information judiciaire, confiée aux juges Renaud van Ruymbeke et Aude Buresi et portant sur le financement des campagnes électorales du FN pour les cantonales et 2011 et les législatives de 2012, avait été ouverte en avril 2014. L’enquête a été élargie en septembre à la campagne présidentielle 2012 de Marine Le Pen.

L’enquête porte sur le rôle joué auprès des candidats frontistes aux législatives par le micro-parti Jeanne et par la société Riwal, dirigée par Frédéric Chatillon. Les enquêteurs se demandent si les prestations fournies par Riwal ont pu être surfacturées, alors que les dépenses de campagne sont remboursées par l’Etat.

10 millions d’euros détournés ?

C’est notamment une double fonction de Jeanne qui intéresse les enquêteurs : le micro-parti prêtait de l’argent aux candidats pour faire campagne et, dans le même temps, leur vendait des outils de campagne (photo, tracts, etc…). Selon des documents consultés par l’AFP, le taux d’intérêt du prêt pouvait se situer autour de 6 ou 7%, pour des kits coûtant environ 16.000 euros.

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La justice estime à 10 millions d’euros les sommes détournées par Riwal et Jeanne pour financer les campagnes frontistes de 2012, selon « Le Monde ». A partir de l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN, début 2011, Frédéric Chatillon a été le principal prestataire de services du FN.

L’homme est un proche de Marine Le Pen, qu’il connaît depuis leurs études de droit à la faculté d’Assas. Il est notamment connu pour être un ancien responsable du GUD, syndicat étudiant d’extrême droite. Il est également ami de Dieudonné et fervent défenseur de Bachar-a-Assad, selon « Le Monde ».

Marine Le Pen « pas concernée juridiquement »

Tout en confirmant la mise en examen de Frédéric Chatillon, la présidente du FN Marine Le Pen a affirmé à l’AFP qu’elle n’était « pas concernée juridiquement » :

Je n’ai pas été auditionnée. Je ne sais absolument pas de quoi retourne cette affaire. Elle ne me concerne pas juridiquement. »

« Évidemment, je ne vais pas vous dire que je ne connais pas Frédéric, et que je ne connais pas la manière dont s’est mis en oeuvre, de manière légale, le financement des différents candidats par l’intermédiaire [du micro-parti politique de Marine Le Pen] Jeanne, que [la société présidée par Chatillon. Riwal était le prestataire des kits de campagne des candidats, mais sur le fond, cette procédure, qui date d’un certain nombre d’années, a été à nouveau validée par la Commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP) qui a remboursé l’intégralité des candidats aux municipales », assure-t-elle.

Frédéric Chatillon mis en examen ? « Enfin ! », a réagi Marine Le Pen :

Ça fait des mois qu’il y a une enquête qui se prive de l’encadrement, du contrôle nécessaire. Il va enfin pouvoir avoir accès au dossier, savoir quels sont les motifs, et apporter des explications. Pour l’instant, on a lu tout et n’importe quoi dans la presse, je pense que c’est plus sain que le respect des procédures s’effectue en permettant, si vous voulez, le respect des droits de la défense. »

Y a-t-il eu des auditions, des perquisitions visant le FN ? « Il y a eu un recueil de documents sur un contrat, une facture qui avait été prise en charge directement par le FN pour les législatives, une opération de tracts à destination des candidats », a-t-elle précisé.

« La mise en examen n’est pas condamnation », a-t-elle aussi rappelé, assurant par ailleurs que les juges d’instruction ont « mis en place une gamme très large d’incriminations pour ne pas avoir à faire des réquisitoires supplétifs ».

Mise à jour : nous avions affirmé que Frédéric Chatillon était trésorier du micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne. C’était une erreur.

Non, M. Le Pen, il n’y a pas 15 millions de musulmans en France.

VILLENEUVE D'ASCQ: Journee portes-ouvertes a la Grande Mosquee

Les estimations varient autour de 5 millions de personnes en France métropolitaine. Et même beaucoup moins, si l’on ne prend en compte que les musulmans pratiquants.

« Entre 15 et 20 millions de musulmans vivent en France », a déclaré Jean-Marie Le Pen dans une interview à un journal russe jeudi 15 janvier.

Un chiffre totalement fantaisiste : cela représenterait entre un quart et un tiers des 65,2 millions d’habitants de l’Hexagone… Interrogé par le quotidien pro-Poutine « Komsomolskaïa Pravda » sur les attaques terroristes qui ont visé la France, Jean-Marie Le Pen ne s’embarrasse pas avec la vérité pour mieux propager ses thèses complotistes.

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Mais combien sont les musulmans en France ? Impossible de s’appuyer sur des statistiques officielles. La loi interdit depuis 1872 de poser la question de l’appartenance religieuse lors des recensements. Plusieurs estimations sont cependant réalisées grâce à des enquêtes de grande ampleur. Les chiffres varient selon les sources :

Cette étude, qui date de 2010, présente comme principale limite de ne porter que sur les habitants de France métropolitaine âgés de 18 à 50 ans. Au sein de cette population, 45% se disent sans religion, 43% se déclarent catholiques, 8% musulmans, 2% protestants, 0,5% orthodoxes, 0,5% juifs et 0,5% bouddhistes. Cela représente 2,1 millions de « musulmans déclarés ».

On peut supposer que la proportion des musulmans (8%) n’est pas très éloignée si l’on considère la population française dans son ensemble. Ce qui, sur un total de 65,2 millions, ferait 5,2 millions de musulmans environ.

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– Enquête réalisée en 2008 et 2009 sur un échantillon de 21.000 personnes en France métropolitaine

Les chiffres présentés par ce think tank américain sont des estimations qui se fondent sur l’étude « Trajectoire et origines » de l’Ined et de l’Insee. Rien de neuf, donc, si ce n’est une comparaison internationale intéressante : la France est le pays d’Europe où les musulmans sont les plus nombreux, 4,7 millions selon cette étude, soit 7,5% de la population.

Le nombre de musulmans tend à augmenter du fait de l’immigration venue d’Afrique du Nord. Ainsi en 2030, la proportion de musulmans en France pourrait atteindre 10,3%, ce qui représentera 6,8 millions de personnes.

  • 5 à 6 millions, selon le ministère de l’Intérieur

Le ministère de l’Intérieur, chargé des Cultes, a communiqué des estimations en 2010, lorsque Claude Guéant était ministre. Il y aurait selon cette source 5 à 6 millions de musulmans en France. Un tiers se déclarent croyants et pratiquants – soit entre 1,7 et 2 millions. Et 10% seulement pratiqueraient régulièrement la prière du vendredi – soit 500.000 à 600.000 personnes.

Ces estimations doivent être maniées avec prudence car elles se fondent sur le pays d’origine, c’est-à-dire qu’un copte égyptien ou un maronite libanais sera considéré comme musulman, de même qu’un athée ou un agnostique issu d’un pays musulman.

Bon comme un citron bien rond !

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