« Je suis Tunisien », le message de soutien adressé à la Tunisie après l’attaque du musée du Bardo.

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C’est un slogan qui a émergé rapidement et spontanément.
Quelques heures après le massacre perpétré par deux terroristes dans le musée du Bardo à Tunis, le slogan « Je suis Tunisien » s’est emparé des réseaux sociaux, au point de devenir le premier sujet de conversation.
A travers ce mot-clé, les internautes rendent hommage aux 20 victimes de l’attaque et assurent la Tunisie de leur soutien et compassion.

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Comme cela avait été le cas après l’attentat de Charlie Hebdo et pour le slogan « Je suis Charlie », le mot-clé n’est pas partagé uniquement par des Tunisiens.
En France, le premier ministre Manuel Valls a lui aussi contribué à alimenter le flot de tweets, tout comme Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie.

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Pour ceux qui en doutaient, les pays du Maghreb ne sont pas une menace! Ils sont confrontés aux mêmes drames et aux mêmes questionnements que notre vieille France. Nous sommes tous dans le même bateau et c’est seulement ensemble que nous ferons triompher le camp qui aime, tout simplement, la vie. Mon coeur saigne aujourd’hui, et je ne suis pas le seul, pour cette Tunisie à qui on ne semble pas pardonner ses éclatants succès démocratiques. La Tunisie montre la voie depuis des années, de ce que doit être une renaissance démocratique dans un pays arabe moderne. Manifestement, les fanatiques veulent faire payer dans le sang tout rayon d’espoir. Je n’ai pas encore lu cette phrase aujourd’hui, mais je n’en ai pas d’autre en tête:
JE SUIS TUNISIEN.

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Les soutiens se sont aussi exprimés à travers le mot-clé #JeSuisBardo, du nom du musée où l’attaque a eu lieu. Ce message faisait notamment partie des slogans aperçus à la manifestation spontanée à Tunis.

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« J’irai en Tunisie cet été »

Certains internautes ont également posté des photos d’eux-mêmes tenant une pancarte indiquant « J’irai en Tunisie cet été ».
Le tourisme est en effet une manne économique très importante pour le pays. Les Tunisiens craignent que l’attentat n’affaiblisse encore plus ce secteur, déjà vivement touché après la révolution de Jasmin.

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Au-delà de la sphère numérique, les appels au rassemblement se sont par ailleurs multipliés. A Tunis, plusieurs associations et syndicats ont appelé à se réunir dans le silence jeudi après-midi près du musée du Bardo afin de montrer « l’unité nationale dans la lutte contre le terrorisme ».
« L’appel est signé par le plus grand syndicat du pays, l’UGTT, des mouvements estudiantins et de chômeurs ainsi que des organisations de défense des droits de l’Homme ».

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En France, Patrick Mennucci, député des Bouches-du-Rhône, a appelé à un rassemblement à Marseille devant le Consulat général de Tunisie.
Idem à Paris, où le Parti socialiste a convié les citoyens devant l’ambassade de Tunisie, « en signe de solidarité avec la Tunisie et les victimes des actes terroristes ».

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Le bilan aurait pu être encore plus lourd. Selon un porte-parole du gouvernement, une centaine de touristes se trouvaient dans le musée lorsque l’attaque s’est produite.
Un peu avant 16 heures, la télévision nationale a annoncé la fin des hostilités et l’évacuation de tous les touristes du musée.

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En plus du drame humain, ce nouveau coup sera difficile à encaisser pour la société tunisienne. Car dans les mois qui viennent, le tourisme pourrait s’ajouter à la liste des victimes.
Or, toute l’économie en dépend. Il représente plus de 7% du PIB, sa première source de devises, et emploie près de 12% de la population active.

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En 2010, la révolution de Jasmin avait déjà saigné à blanc le secteur. Après un pic à près de 7 millions de visiteurs par an, la fréquentation touristique s’était effondrée de 30% en 2011 à 4,8 millions de visiteurs.

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L’industrie du tourisme tunisienne s’est depuis légèrement redressée mais sans se remettre complètement de la révolution de Jasmin.

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Pour l’instant, le secteur n’a toujours pas réussi à retrouver son niveau d’avant la révolution. Mais les résultats des années 2013 et 2014 se sont montrés encourageants.
L’an dernier, le tourisme a rapporté 1,6 milliard d’euros à la Tunisie, en hausse de 6,4%, d’après le ministère du Tourisme.

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En 2014, le nombre de touristes était encore 12% inférieur à celui de 2010. Les Français, deuxième contingent de visiteurs après les Lybiens, boudent la destination.
« [Leurs nuités] ont baissé de 53% entre 2010 et 2013, et de 31% entre 2013 et 2012. La Tunisie avait enregistré 8,7 millions de nuitées « françaises » en 2010, contre 4 millions en 2013 et 5,8 en 2012″

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« On est déçus pour notre pays, ce qui se passe là, c’est contre le développement économique, c’est grave pour le tourisme et pour notre image de marque, ça fait mal au cœur », a déclaré un Tunisien au journal Libération, aux abords de l’attentat.

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Cette attaque « vise notre économie », a déclaré Mohsen Marzouk, le conseiller politique du président, en faisant allusion à l’importance du secteur du tourisme pour la Tunisie.
« Mais il ne faut pas que nous laissions ce coup nous affecter. Et je suis sûr que le monde gardera sa confiance en nous », a-t-il ajouté.

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A ce titre, le symbole du musée Bardo est particulièrement dommageable. C’est l’un des monuments les plus visités de Tunisie.
En 2005, il a accueilli jusqu’à 600.000 personnes.

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