Abdelkrim al-Targui, l’un des terroristes abattus par les forces spéciales françaises, serait lié à quasiment tous les enlèvements de ressortissants français au Sahel.

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Deux des principaux chefs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et d’Ansar Eddine, deux mouvements terroristes islamistes «responsables de nombreuses attaques contre les forces internationales», ont été tués dans la nuit du 17 au 18 mai par les forces spéciales françaises au Nord-Mali. Deux autres terroristes ont également été tués, comme l’a annoncé mercredi en fin d’après-midi le ministère de la Défense.

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Les deux responsables se nomment Ibrahim Ag Inawalen alias « Bana» et Amada Ag Hama alias «Abdelkrim al-Targui» que l’on peut traduire par « Abdelkrim le Touareg ».  Abdelkrim le Touareg est le «responsable présumé de l’assassinat des journalistes de RFI», Ghislaine Dupont et Claude Verlon tués le 2 novembre 2013 à Kidal, dans le nord du Mali, a ensuite souligné le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. «La France a la mémoire longue», a-t-il ajouté, lors d’un discours devant des étudiants à Paris. Ces assassinats avaient eu lieu lors de l’opération militaire Serval menée par l’armée française qui visait à repousser les islamistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays.

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«Un coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens», selon le ministère;

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Selon RFI, «Abdelkrim le Touareg», Malien membre de la communauté touarègue, était «le chef de l’une des quatre katibas (unité de combattants) d’Aqmi, liée à quasiment tous les enlèvements de ressortissants français dans la zone : Michel Germaneau, enlevé en 2010 au nord du Niger puis assassiné, certains affirment par Targui lui-même ; Serge Lazarevic etPhilippe Verdon, dont l’enlèvement en novembre 2010 à Hombori a été revendiqué par la katiba d’Abdelkrim al-Targui…»

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Dans un communiqué, le ministre de la Défense «félicite les forces françaises pour leur action et leur détermination dans la lutte menée contre les groupes armés terroristes au Sahel». «Cette opération, après celle ayant mis hors de combat Ahmed El Tilemsi, haut responsable du MUJAO (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, Ndlr) porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens», souligne le ministère.

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Bamako : un blessé dans une attaque l’ONU
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Un gardien d’une résidence de la mission de l’ONU au Mali (Minusma) a été blessé par balle mercredi par un homme armé qui a réussi à prendre la fuite, abandonnant sur place deux grenades non explosées, a annoncé la Minusma qui «appelle les autorités maliennes à tout mettre en œuvre pour identifier le responsable de cet acte et de le traduire en justice», en précisant que la sécurité de son personnel, «notamment à Bamako, (leur) incombe».
images (20)Cette attaque survient plus de deux mois après le premier attentat à Bamako contre des Occidentaux, qui a visé le 7 mars un bar très fréquenté par les locaux et les expatriés, faisant cinq morts : trois Maliens, un Français et un Belge. Cet assaut avait été revendiqué par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar. Les forces maliennes ont, depuis, tué un suspect présenté comme un des auteurs de l’attaque.

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Mali: les forces spéciales françaises au coeur du combat.

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Elles combattent en première ligne, mobilisent ce qu’il reste de l’armée malienne et fuient les médias, surtout audiovisuels: les Forces spéciales (FS) sont au coeur de l’engagement français au Mali.

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Un reporter de l’AFP a rencontré cette semaine certains de ces soldats de l’ombre qui attendaient à Markala, à 270 km au nord-ouest de Bamako, l’arrivée de la première colonne blindée des forces régulières françaises à quitter Bamako pour le nord du Mali.
A condition de ranger l’appareil photo, deux d’entre eux ont donné quelques éléments sur leur mission: d’abord remobiliser des soldats maliens en déroute face à l’offensive des groupes islamistes, qu’ils auraient été dans l’impossibilité d’arrêter sans l’aide des soldats français descendus des avions et des hélicoptères.
«Régiment malien... Ouais, si on veut» dit l’un des deux membres des FS.

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«En fait il n’y a qu’une poignée de courageux qui, quand les barbus attaquent, tiennent une demi-heure et filent»

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Quand ils sont arrivés, il y a presque une semaine, les forces spéciales françaises ont pris contact avec les soldats maliens qui n’avaient pas fui et leur ont assuré qu’ils n’étaient plus seuls, que des renforts arrivaient.
Ils ont été aidés en cela par la campagne aérienne intensive, qui a non seulement arrêté la progression des jihadistes mais a détruit la plupart des bases et des dépôts d’armes des forces islamistes, faisant des dizaines de morts dans leurs rangs.
Et quand il a fallu engager le combat au sol, les Français, leur technique et leur armement moderne ont fait la différence.
«Quand les premiers Français sont arrivés, tout a changé» a confié à l’AFP le capitaine Cheichné Konaté, de l’armée malienne à Markala. «Le capitaine Benjamin et ses hommes ont été formidables», dit-il, évoquant le premier groupe de FS arrivés dans la région. «Ils nous ont aidés à reconstituer des défenses compactes. Des hommes qui étaient partis sont revenus. Sans eux, c’était fini pour nous ici».

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Souplesse et capacité d’improvisation.

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Même s’ils ne sont pas nombreux, les membres des FS disposent d’un appui aérien puissant, qui leur permet d’engager le combat avec des forces bien supérieures.
«C’est à l’image de ce qui s’est passé en Afghanistan en 2001 avec des poignées de Special Forces américaines envoyés auprès de l’alliance du Nord contre les talibans», rappelle l’ancien chef d’un service français de renseignement, qui demande à rester anonyme.
Ces soldats barbus à casquettes, immédiatement entrés dans la légende militaire américaine, montaient à cheval, demandaient qu’on leur parachute des selles et de l’avoine et désignaient, avec leurs pointeurs lasers, les cibles d’Al Qaïda et des talibans aux chasseurs-bombardiers américains.
«On emploie les forces spéciales dans ce genre de situation, quand il y a urgence et que l’on sait que l’on pourra compter sur leur souplesse, leurs capacités d’improvisation», ajoute la même source.
«Des unités régulières, plus structurées, organisées, qui ont l’habitude de faire les choses d’une certaine façon auraient plus de mal à s’adapter», selon elle.
A Markala, les FS ont garé leurs jeeps surmontées de mitrailleuses et leurs 4×4 civils devant l’un des bâtiments d’une base. Comme toujours, ils côtoient les unités classiques qui s’installent, leur servent de guides, coordonnent leurs actions mais ne se mélangent pas à elles.
Ils agissent souvent de nuit, discrètement, n’obéissant qu’à leur chaîne de commandement même si les forces régulières sont prévenues de leurs actions pour éviter les méprises.
«C’est ce que l’on appelle l’assistance opérationnelle» précise Eric Dénécé, directeur du Centre français sur le renseignement, auteur de plusieurs ouvrages sur les FS.
«Dans ce rôle ils galvanisent, forment, encadrent et accompagnent au combat des forces amies. Ils savent travailler en petites équipes et, grâce à leur soutien aérien, ont un effet multiplicateur. Leur présence conforte et rend plus efficaces des forces locales qui elles connaissent le terrain, c’est primordial».

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Bon comme un citron bien rond !

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