Les djihadistes de l’Etat Islamique surprennent pour leur ténacité et leur absence totale d’humanité.
Les conquêtes fulgurantes des trois quart de l’Irak et d’un tiers de la Syrie en quelques mois démontrent que les membres de l’Etat islamique sont extrêmement motivés.
Quel est leur secret?
Il semble que ce soit une drogue,
une drogue qui fait actuellement des ravages dans tout le Moyen-Orient…

Les jihadistes de l’Etat Islamique utilise une drogue qui en font des assassins impitoyables et très endurants

Plus de peur, plus de fatigue … les combattants partent au front la fleur au fusil ! Merci au Captagon. En plein chaos syrien, cette amphétamine inonde le Moyen-Orient, civils comme militaires la consomment et les saisies explosent..

Cette drogue s’appelle le Captagon. Que ce soit la Syrie, l’Arabie-Saoudite,la Jordanie ou les Emirats… toujours le Captagon. En aparté, certains interlocuteurs plus prolixes expliquaient qu’il s’agissait de la drogue de l’Etat Islamique.  Nous avons ainsi découvert qu’une sorte de trip collectif sous amphétamines se jouait en ce moment en Syrie. Bien à l’abri dans les territoires conquis, l’Etat Islamique prépare « cette amphet’ qui donne courage », témérité et endurance aux combattants. Aucun ne le reconnaît, mais tous les groupes s’y sont mis, que ce soit le Front Al-Nosra, l’Armée Syrienne Libre, les hommes de Bachar car c’est tout bénéf.
Non seulement les hommes sont vaillants et intrépides mais cette drogue très facile à fabriquer rapporte gros et les groupes armés comme les trafiquants en inondent tout le Moyen-Orient, encaissant au passage des millions de dollars.

Pour le reportage ci-dessous, les journalistes se sont rendus en Jordanie, dans une zone où se situe  « La » ligne de  front du Captagon. La Jordanie est en première ligne avec d’abord ces réfugiés syriens qui, entre deux pétards, gobent ces pilules qui font oublier l’ennui et l’exil. C’est lors d’une visite des bureaux de l’AND ( Anti Narcotic Division ), l’agence qui lutte contre le trafic de drogue que les journalistes de SPICEE ont pu vérifier la réalité et l’immensité du trafic de Captagon: des milliers de sacs saisis envahissaient le sous-sol. C’était bien au delà de l’imagination. Depuis le début du conflit, les saisies ont été multipliées par six ! Les autorités sont débordées. Une dizaine de kilos à la revente rapporte entre trois et quatre millions de dollars… de quoi créer des vocations.

 

Aux frontières, les trafiquants font feu de tout bois pour dissimuler leur Captagon :  Petits Lu,  paquets de pâtes alimentaires, olives fourrées… destination l’Arabie Saoudite, devenue l’un des premiers pays consommateurs. Dans le reportage les journalistes assistent à l’interception d’un pick-up rempli de Captagon. De la drogue partout.
Un fléau pour les villages jordaniens limitrophes de la Syrie dont une partie de la jeunesse est accro à cette amphétamine addictive que les dealers n’hésitent pas à distribuer à la sortie des écoles.

Le Captagon, la nouvelle calamité d’une région qui n’en avait pas vraiment besoin.

Les producteurs de Captagon profitent du chaos pour approvisionner les pays voisins du comme le Liban, la Jordanie e tl’Arabie Saoudite. La Syrie est devenue le principal producteur de Captagon. Trait d’union entre le Golfe et le Moyen-Orient, la Syrie supplante désormais le Liban. La Jordanie, elle, est devenue le centre de distribution. Les saisies de Captagon se multiplient comme le nombre de candidats aux centres de désintoxication.

 

Premier pays touché , l’Arabie Saoudite qui en 2011 représentait 21% des saisies mondiales d’amphétamines. La molécule du Captagon est la fénéthylline, un dérivé amphétaminique qui stimule le psychisme et améliore les aptitudes physiques. Il élimine la fatigue et rétablit l’équilibre affectif. Certains pays l’on interdit en raison de sa capacité addictive. Le Captagon est classé par l’OMS depuis 1986 comme substance psychotrope et en France, il est répertorié comme « produit stupéfiant » par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS). Le Captagon a été utilisé par les sportifs français et notamment les rugbymen.
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  1. modztreh

    J’ai connu le Captagon en Thaïlande en 1986, il se trouvait librement dans les pharmacies.
    Je peux témoigner de son effet ultra puissant et de l’addiction qu’il induit.
    Dans une ambiance de guerre je n’ose imaginer le résultat terrifiant !
    A noter que :
    Durant la seconde guerre mondiale, les armées japonaises étaient gonflées a mort aux amphétamines, idem pour le reste du monde:
    Par exemple :
    les équipages des bombardiers Alliés carburaient en masse aux amphétamines!
    Donc, si j’ose dire, rien de nouveau sous le soleil…

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Bon comme un citron bien rond !

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