Philippe a créé cette brigade pour aller aider les chrétiens d’Orient.
D’ici la fin de l’année, il aura envoyé 70 hommes sur le terrain.
Une goutte d’eau, dit-il, pour « laver l’honneur de la France ».

La Légion franco-assyrienne AFL, part combattre l’Etat islamique pour « laver l’honneur de la France »

«Assyriens et Français athées et chrétiens pour la protection des chrétiens d’Orient et la lutte contre l’EIIL. Parce que nous ne pouvons fermer les yeux, nous ne pardonnons pas et nous ne cautionnons pas, nous agissons»: c’est ainsi que la Légion franco-assyrienne (Assyrian French Légion-AFL) définit son projet sur sa page Facebook.
Leur but premier: «Créer une armée chrétienne pour lutter contre la barbarie islamique, protéger les chrétiens d’Orient et toutes les populations opprimées par celle-ci.»

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Ces combattants ont été repérés par Daech.
Dans un des numéros de Dar al-Islam, le magazine de l’État islamique en français, dans la rubrique «Dans les mots de l’ennemi», on peut lire:

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«Des anciens soldats français, américains, viennent en Syrie pour jouer le rôle manqué de l’Occident, poussé par un désespoir des plus totals (sic). Certains se réunissent maintenant sous une bannière nommée Dwekh Nashwa».

Sur leur pick-up munis d'une mitrailleuse lourde, des combattants kurdes de l'YPG ont pris position sur la route de Raqqa.

Philippe est un ancien militaire de 58 ans. C’est lui qui a créé l’AFL. Il refuse de donner davantage de détails sur son parcours. Dès 2014, il a cherché à prendre contact avec des ONG pour aller aider les chrétiens d’Orient. Il part avec un groupe d’anciens en Irak pour aller reconstruire une église. C’est là qu’il rencontre Dwekh Nashwa(Dwekh Nawsha signifie «prêts au sacrifice» en dialecte araméen), une milice chrétienne reliée au parti assyrien, qui l’alerte sur la nécessité de protéger les Chrétiens et les Yazidis persécutés par Daech.

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Il décide alors, avec un groupe de jeunes retraités ayant 10 ou 15 ans de service dans l‘armée, de partir combattre. Au début de l’année prochaine, il aura envoyé 70 personnes sur le terrain. Il a trois groupes répartis sur trois fronts: à Sinjar à la frontière syrienne, dans le Nord de l’Irak et sur la plaine de Ninive.

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«Un mélange de 14-18 et de guerre moderne»

«On a deux groupes qui se battent avec les Peshmergas, ils en prennent vraiment plein la gueule. L’autre jour, ils se sont même pris des bombes par des Rafale français, parce qu’ils ont trop avancé sur la ligne de front , rigole-t-il. Les combattants sont de purs volontaires. Ils déboursent entre 3000 et 3500 euros d’équipement. Un billet d’avion aller pour Erbil (le retour n’est pas prévu). Ensuite, sur place, ils choisissent leur armement».

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Ils doivent obtenir une carte de résident permanent et un permis de port d’armes. Pour cela, ils passent systématiquement par le parti politique chrétien Atranaya (Assyrian patriotic Party), qui, grâce à ses députés, peut obtenir des papiers aux soldats.

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Philippe raconte le quotidien de la guerre.

«Du côté de l’Irak où on se bat, ce sont des grandes plaines et des monts. Ce n’est pas vraiment de la guérilla, qui se trouve plutôt dans les villes. Ici, c’est un mélange de 14-18 et de guerre moderne. Dès qu’une position est prise, on construit des tranchées avec des bulldozers. Du côté de Daech, c’est moins poétique que leurs histoires de martyrs. L’autre jour, mes gars, incorporés dans une unité de Peshmergas, ont à 25, fait 9 morts et 70 prisonniers. Loin de mourir en martyrs, les djihadistes se rendaient. Ils y en avaient deux qui parlaient français. Ils croyaient que ça allait les aider, je peux vous dire qu’ils ont été mal reçus!», raconte-t-il, tout en étant sceptique sur l’efficacité des bombardements: «Ça fait un an que la France est censée bombarder Daech, mais nous on a vu que cinq bombardements, un tous les deux mois».

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Le profil type de ses gars? «80 % sont issus de la Légion étrangère, des régiments d’élite ou des forces spéciales». La moyenne d’âge doit être de 35 ans. Le plus jeune, un aide de camp, a 23 ans. Le plus vieux, Martin, dont nous avions recueilli le témoignage, a 60 ans. La sélection est rude, et Philippe ne laisse pas partir n’importe qui. «C’est pas du tourisme de guerre, tout le monde ne peut pas y aller, il faut avoir une solide expérience et du sang froid, parce qu’on risque quand même de terminer en tenue orange», détaille Philippe.

«Après les premiers attentats de Charlie hebdo, on a eu 120 demandes, seuls 8 sont effectivement partis.  On élimine tous les nazillons, tous ceux qui veulent casser du musulman. Là-bas, on se bat avec des musulmans, les Peshmergas!  On recale aussi les cadres supérieurs qui nous proposent six mois de congés sabbatiques», dit-il en riant.

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«Laver l’honneur de la France»

Après les dernières attaques de Paris, le 13 novembre, les prises de contacts ont explosé: 20 à 30 demandes par jour, selon Philippe. «Il nous manque qu’une chose: le pognon», raconte-t-il.
Il peste contre la «Task force Lafayette», un groupe de jeunes combattants extrêmement médiatisés qui n’a, selon lui, envoyé personne sur le terrain.

«Pendant qu’ils se pavanaient sur Canal +, nous, on était déjà sur le front».

Des «escrocs» selon lui, qui ont profité de leur médiatisation pour récolter des dons, abusant parfois de la crédulité de sympathisants

«Nous, on avait fait une cagnotte Leetchi de 4000 euros, mais on nous l’a supprimé».

 

Lorsqu’on lui demande s’il a l’impression d’être utile, Philippe raconte cette anecdote sordide. Un jour, deux de ses gars ont libéré un village. Il y avait trois femmes Yazidis, qui avaient été réduites en esclavage sexuel par les djihadistes de Daech.

«Lorsqu’elles ont entendu parler français, elles ont été prises de panique et se sont cachées. Les pires sévices qu’elles avaient subi, c’étaient des djihadistes français qui les leur avaient infligés.» Avant d’ajouter: «C’est pour ça qu’on est là, pour racheter l’honneur des Français. Pour montrer qu’on n’est pas tous des enfoirés de djihadistes venus couper des têtes. On n’est pas là pour mourir pour notre iPhone, mais pour l’honneur et pour la France», dit-il.

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La Légion Française Assyrienne pour combattre Daech

Originaire des Pyrénées-Orientales et âgé de 25 ans, celui qui se fait appeler Hannibal est en Irak depuis deux mois. Son objectif : combattre l’Etat islamique.
Cet ancien sapeur-pompier a tout quitté, sa famille et ses amis, vendu ses biens, pour se retrouver en zone de guerre. 

« Ne pas rester les bras croisés ». Hannibal appartient à l’AFL pour Assyrian French Legion (Légion Française Assyrienne), un groupe composé essentiellement d’ex-militaires qui travaille avec les Peshmergas kurdes et les milices chrétiennes. En septembre, Hannibal fait partie des premiers Français du groupe à poser le pied sur le sol irakien.

Sa motivation est simple : « c’est important de le faire, de ne pas rester en France et de regarder les bras croisés (ce qui s’y passe) ». Hannibal prépare son voyage pendant sept mois et n’a d’autre choix que de s’auto-financer : « j’ai tout vendu, que ce soit mes meubles, mes affaires, mon véhicule… J’ai tout quitté en France pour venir ici ».

« L’Etat islamique en visuel tous les matins et tous les soirs ». En deux mois, Hannibal a été trois fois sur la ligne de front. Avec ses compagnons irakiens chrétiens et les autres engagés occidentaux, il occupe une caserne « à 600 mètres de la ligne de front ». « On a l’Etat islamique en visuel, tous les matins et tous les soirs, on reçoit des tirs de mortiers, des tirs de missiles russes en permanence ».

Le jeune homme donne aussi une vision plus précise des combats qui se jouent dans la région. « Les combats ici, c’est vraiment des lignes fixes, c’est pas des combats de villes entre villes, c’est deux villages qui s’affrontent. Entre chaque village, il y a entre 1 kilomètre et 600 mètres de distance, c’est des tranchées tout le long ».

Hannibal a l’occasion de voir très souvent les djihadistes de l’Etat islamique : « ils viennent, ils tirent quelques missiles et puis ils s’en vont, ils n’osent pas venir au contact ». « C’est très loin des vidéos de propagande sur Internet », poursuit-il, avant d’ajouter : « il y a largement moyen de les vaincre ».

Mais pour Hannibal, la reconquête de l’Irak et de la Syrie, ne viendra pas des frappes de la coalition. « C’est pas grâce à eux que la guerre sera gagnée », assène-t-il, avant d’expliquer que les frappes sont très insuffisantes. « Dans une soirée il y a peut-être une cinquantaine d’avions qui vous passent au-dessus et qui ne font rien ».

[…] En décembre, Hannibal devrait être rejoint par d’autres Français qui sont entraînés en ce moment par Philippe, l’un des chefs de l’organisation. Il confie à Europe 1 avoir en ce moment « un réservoir potentiel énorme de gens de qualité prêts avec un budget plus ou moins important que nous allons essayer d’aider ». […] »

Ces Français qui affrontent Daesh.

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La vaste plaine désertique s’étend au pied du mont Sinjar. Deux explosions soulèvent soudain un immense nuage de poussière à quelques mètres des sacs de sable dressés en fortification. Daesh vient de tirer deux obus de mortier depuis son « califat ».

« Heureusement qu’ils ne sont pas précis. À 1,5 kilomètre de nous, ils ne peuvent que tirer à l’aveuglette, raconte au téléphone Grégory quelques jours plus tard. Ils nous harcèlent, mais nous tiendrons la zone jour et nuit pour que les djihadistes ne pénètrent pas sur le territoire du Kurdistan. »

Ce peshmerga au teint étonnamment clair aime raconter ses faits d’armes. Grégory n’est pas kurde mais français. Il porte l’uniforme tigré beige de l’armée du Kurdistan irakien.
Cela fait bientôt un mois qu’il combat sur le front, entre les villes de Tall Afar et de Sinjar (nord de l’Irak), et qu’il pointe les lignes ennemies avec sa Douchka (une mitrailleuse lourde).
Cet ancien légionnaire fait partie des premiers volontaires français partis combattre Daesh aux côtés des pershmergas. Et son engagement ne doit rien au ministère de la Défense : aucun soldat tricolore n’est officiellement engagé sur le sol irakien dans la guerre contre l’organisation État islamique, la France se contentant de bombarder les positions djihadistes avec ses Rafale.

La légion française assyrienne

Né en Pologne, Grégory a écumé dix années durant les terrains de guerre, du Congo à la Centrafrique, au sein d’un régiment étranger de la Légion étrangère. Blessé lors d’un accident en parachute, ce chef d’équipe de combat n’a eu d’autre choix que d’abandonner sa carrière militaire, passeport français en poche pour service rendu à la nation.
À 42 ans, le Franco-Polonais au visage juvénile malgré son imposante carrure a troqué son uniforme de légionnaire contre celui d’agent de sécurité pour le compte de sociétés privées.

Son quotidien parisien est bouleversé en juin 2014 par la proclamation du « califat » de l’EI et les multiples exactions commises contre les minorités yézidies et chrétiennes d’Irak.

« J’observais les images atroces à la télévision, alors qu’aucun pays ne voulait intervenir, se souvient-il. Les politiques n’ayant pas agi pour mettre fin aux massacres, j’ai décidé de partir. »

Son odyssée irakienne débute sur Facebook, où il rejoint à l’été 2015 le groupe Dwekh Nawsha (« futurs martyrs », en araméen), du nom de cette milice chrétienne constituée en 2014 pour défendre les villages assyriens de la plaine de Ninive, le berceau du christianisme irakien.
Créée en mars 2015 pour rendre compte des exactions commises par les djihadistes, la page Internet devient bientôt une plateforme d’envoi d’anciens militaires français en Irak : l’AFL, Assyrian French Legion, est née. À la tête du groupe, Philippe, un ancien légionnaire français aujourd’hui jeune retraité (il a 58 ans), est intarissable :

« Historiquement, les Assyriens ont été les premiers à peupler la Syrie et l’Irak, trois mille cinq cents ans avant la naissance du Christ. »

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S’il affirme avoir écarté du groupe nombre de nazillons en herbe et autres militaires en manque de sensations fortes, Philippe est formel quant à la probité de l’ancien soldat :

« Ce n’est pas un déséquilibré avec des idées suicidaires, mais un chef de section de bonne qualité, froid, qui gère très bien la violence et la prise de risque. »

Voilà Grégory seul, à la mi-septembre, parcourant le hall de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Destination finale : Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.
Pour ne pas éveiller les soupçons, l’ancien soldat a pris soin de n’apporter aucun objet compromettant dans sa valise.
Mais l’homme est vite rattrapé par son passé d’ancien légionnaire, gravé sur son passeport français.
Intercepté par la police des frontières, il est isolé dans un bureau où l’attend un agent de la DGSI (sécurité intérieure).

« Je me doute que j’embête la France en étant peut-être à la limite de la loi, mais je ne fais rien de mal. Je ne suis pas un mercenaire et j’ai sorti 2 700 euros de ma poche pour défendre des gens qui en ont besoin. »

« Ces hommes ne sont pas dans l’illégalité, confirme une source diplomatique française. On ne les incite pas à partir, mais ils aident les pershmergas que la France soutient également depuis août 2014. Leur action est donc complémentaire à la nôtre. »

Relâché au bout de deux heures, Grégory embarque enfin pour Ankara, dernière étape avant l’Irak.
Mais la police turque est beaucoup moins tendre avec lui. Le Français a beau lui répéter qu’il part pour rejoindre une « ONG humanitaire », il est interrogé pendant plusieurs heures.
« Les Turcs ont infligé des misères à tous nos soldats », s’emporte Philippe, qui y voit le symbole de leur « hypocrisie » face à l’EI.
Le chemin de croix de Grégory s’achève à Erbil, où le Français est pris en charge par les hommes de Dwekh Nawsha, qui lui décrochent sa carte de résident permanent en Irak.
Après avoir acheté sur place tout l’arsenal nécessaire au combat, le Français est conduit au village assyrien de Bakufa, abandonné par ses 400 habitants en août 2014 après l’offensive éclair de l’État islamique.

« Je voulais vraiment le contact avec Daech »

Située à plusieurs centaines de mètres derrière la première tranchée, la maison qui sert de QG à la milice chrétienne est la seule occupée du village. Confortable, avec son salon aux canapés douillets, ses chambres communes, son écran plasma et sa grande cuisine, elle joue le rôle d’auberge internationale militaire où se côtoient depuis un an des combattants américains, écossais, anglais et désormais français. Grégory rejoint trois autres compatriotes, tous d’anciens militaires que vient d’envoyer Philippe. Mais il déchante vite.
Dwekh Nawsha n’étant pas incorporé à l’armée kurde, sa mission se limite à la protection du village assyrien. Et si, de temps à autre, des mortiers viennent s’écraser, au hasard des rues désertiques, l’ancien légionnaire français doit avant tout combattre l’ennui.

« Défendre les villages chrétiens n’est pas ce que je recherchais, confie-t-il. Je voulais vraiment le contact avec Daech. »

Son souhait est finalement exaucé début octobre. Fort de son expérience au combat, l’ancien chef d’équipe est sélectionné par les peshmergas irakiens, en compagnie de deux autres Français, pour combattre sur le front de Sinjar.
Objectif, la reprise de cette ville située sur l’axe stratégique reliant Raqqa à Mossoul, les deux « capitales » de l’EI en Syrie et en Irak.
Déjà composée de 200 000 à 250 000 hommes, l’armée régulière du Kurdistan irakien, constituée de nombreux volontaires kurdes et soutenue par les bombardements aériens de la coalition, affirme ne tolérer que « très peu de combattants étrangers ».

« Pour toutes les questions militaires, l’armée kurde irakienne traite directement avec les États membres de la coalition, que ce soit pour le conseil ou la formation à l’utilisation des équipements militaires », assure un haut responsable du ministère des peshmergas.

À bras ouverts

Pourtant, à en croire Grégory, les soldats français auraient été accueillis à bras ouverts.

« Les peshmergas sont vraiment heureux que l’on soit là. Ils nous demandent même si d’autres de nos copains ne peuvent pas venir », affirme-t-il.

Cinq nouveaux soldats français de l’AFL sont arrivés en Irak début novembre. Une vingtaine devrait suivre en janvier. « S’ils sont bien organisés, les combattants kurdes ne savent pas se servir des armes dont ils disposent et je n’ai aperçu aucune force spéciale française sur le terrain », explique Grégory, qui occupe la majeure partie de son temps à former les Kurdes au maniement des missiles antichar et des mortiers.

Sur le front, les conditions de vie sont plus spartiates qu’à Bakufa.
Deux maisons abandonnées mais fortifiées, avec une partie douche et une cuisine. Aucune population dans les villages alentour, ils ont tous fui.
Pour tuer le temps, Grégory s’est mis à apprendre le kurde. Il lit aussi beaucoup, regarde des films sur son portable.
Mais ne combat toujours pas au corps-à-corps. Les lignes de front n’ont pas bougé depuis six mois. « C’est tout de même vachement calme. C’est décevant », lâchait-il au téléphone, il y a encore quelques jours, avant de se reprendre : « Les bombardements aériens (de la coalition) fragilisent les fortifications des djihadistes et, dès que le chemin sera ouvert, nous nous battrons. » Selon Philippe, son « mentor », la patience de Grégory a enfin été récompensée.
Il ferait partie des 7 500 pershmergas qui viennent de lancer la grande offensive de Sinjar contre l’État islamique.

Combattants ?

Outre l’AFL, un autre groupe d’ex-soldats français, l’Unité 732, a envoyé début novembre quatre hommes combattre l’EI en Irak. D’autres formations militaires tricolores ont vu le jour sur Facebook, mais on peut se demander quelles sont leurs véritables intentions.
La Task Force Lafayette, qui a déjà amassé plus de 37 000 euros de dons, n’a toujours pas dépêché le moindre combattant sur le terrain.

Ils s’entraînent dans les Pyrénées-Orientales.

A la frontière syro-irakienne, une position tenue par des anti- Daesh
A la frontière syro-irakienne, une position tenue par des anti- Daesh © Maxppp

Le groupe Assyrian French Legion envoie d’anciens militaires français en Irak pour lutter contre les troupes islamistes et protéger les chrétiens d’Orient. Certains stages d’entrainement se déroulent dans les Pyrénées-Orientales. Rencontre avec l’un des formateurs qui vit près de Perpignan.

Il préfère qu’on l’appelle Paul. Ce n’est pas son vrai prénom mais l’anonymat « c’est une question de sécurité » explique-t-il.
Paul, militaire pendant une douzaine d’années, a rejoint les rangs de l’Assyrian French Legion il y a un peu plus d’un an.

 L’organisation se présente comme une branche de Dwekh Nawsha, une milice internationale chrétienne dont le but est deprotéger en priorité les chrétiens d’Orient.

« Nous on veut combattre Daesh. On veut combattre le mal où il est. Pour ça, on recrute d’anciens soldats parce que ce sont des gens qui ont déjà une formation de base. »

Le dépôt de candidature se fait sur internet. Ensuite la sélection est stricte, assure Paul.

Si vous êtes xénophobe, si on a un soupçon de racisme, si vous voulez partir pour jouer les Rambo, vous ne serez pas pris. On n’est pas anti-musulmans. »

Plusieurs sites d’entraînement ont été créés, avec notamment des stages dans les Pyrénées-Orientales.
« On s’entraîne surtout au combat corps-à-corps » précise Paul.

Quelques hommes de l’Assyrian French Legion sont déjà en Irak :
« Sur place, on peut se battre aux côtés des Kurdes »  assure Paul, pour qui tout est légal.

On n’est pas des mercenaires. Les hommes qui partent ne sont pas payés. Ils partent avec leur propre argent. C’est généralement un budget de 4500 euros. »

L’Assyrian French Legion, qui revendique 300 anciens militaires dans ses rangs compte envoyer de nouveaux hommes sur le terrain en début d’année prochaine.

 

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