Affaibli, l’Etat islamique est en recul dans le nord de la Syrie. Mais sa fin dépend des décisions militaires des acteurs régionaux, dont la priorité n’est pas nécessairement l’éradication de l’EI.

Etat islamique : après l'intervention turque, "la chute de Mossoul et Raqqa se dessine"

Adam Baczko est chercheur à l’EHESS, co-auteur de « Syrie, anatomie d’une guerre civile » (Editions du CNRS). Il revient sur les conséquences de l’intervention turque en Syrie et du recul de l’EI dans la région.

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This picture taken from the Turkish Syrian border city of Karkamis in the southern region of Gaziantep, on August 24, 2016 shows Turkish army tanks and pro-Ankara Syrian opposition fighters moving two kilometres west from the Syrian Turkish border town of Jarabulus. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. Turkey’s state-run Anadolu news agency reported that pro-Ankara Free Syrian Army (FSA) rebels had already penetrated three kilometres (two miles) inside Syria towards the IS-held town of Jarabulus. The air and ground operation, the most ambitious launched by Turkey in the Syria conflict, is aimed at clearing jihadists from the town of Jarabulus, which lies directly opposite the Turkish town of Karkamis. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

La Turquie annonce la reprise en main de sa frontière avec la Syrie. Est-ce réellement le cas et qu’est-ce que cela signifie pour Daech ?

  • Les Turcs ont effectivement repris le contrôle de leur frontière, puisqu’ils ont établi la jonction entre la ville de Jarablus et la zone qui restait sous contrôle des rebelles à Azaz. L’Etat islamique n’a donc plus le contrôle d’aucun point de frontière avec la Turquie. Cela signifie plusieurs choses.

D’une part, que l’EI va perdre les zones au nord d’Alep dans les semaines à venir. Ce qui ne signifie pas en revanche que la prise de Raqqa est pour demain. Si les troupes kurdes sont très proches de la ville, à quelques dizaines de kilomètres, elles n’avancent pas pour autant vers elle.

Les YPG [les forces kurdes] doivent se rendre indispensables dans la lutte contre l’EI afin de garder le soutien américain, mais le but premier des Kurdes est de réunir une zone le long de la frontière, d’Affrin à Kamechlyé.

Les Turcs, de leur côté, pourraient avancer jusqu’à Raqqa. Mais ce n’est pas leur priorité. Ils souhaitent prendre le nord d’Alep afin de déverrouiller le siège de la ville par le régime et d’empêcher les Kurdes de faire la jonction entre la rive Est de l’Euphrate et Affrin. S’il est donc très probable que les Turcs vont nettoyer rapidement les environs d’Azaz, c’est une question de semaines, ce qui suivra est beaucoup plus incertain. Resteront-ils, créant une no-fly-zone de fait ? Décideront-ils de foncer sur Raqqa afin de se présenter comme ceux qui ont fait tomber la capitale de l’EI au nom de l’insurrection ? Ou est-ce qu’ils feront pression sur le nord d’Alep pour rouvrir la route d’approvisionnement de l’Est d’Alep ?

La prise de contrôle de la frontière par la Turquie signifie-t-elle la fin de l’arrivée des combattants étrangers ?

  • Il est quasiment impossible aujourd’hui pour les combattants étrangers de rejoindre l’EI. Le risque était déjà résiduel depuis deux ans. Les conséquences sont d’ailleurs visibles puisqu’ils perdent du terrain, peinent à remplacer les cadres qui meurent au combat.
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This picture taken on August 24, 2016 shows a Turkish army tank driving towards Syria in the Turkish-Syrian border city of Karkamis, in the southern region of Gaziantep. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

Et signifie-t-elle la possibilité de faire parvenir de l’aide humanitaire en Syrie ?

  • En s’imposant au nord d’Alep, les Turcs souhaitent effectivement faire descendre de l’aide humanitaire vers cette ville. Mais il existe un autre objectif pour les Turcs : faire venir de l’aide militaire aux combattants sur place. On voit d’ailleurs que le matériel des rebelles au nord de la Syrie est de nouveau très important. C’est le signe que les Turcs, avec l’aide des pays du Golfe et un consentement tacite de Washington, donnent des armes.
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This picture taken from the Turkish Syrian border city of Karkamis in the southern region of Gaziantep, on August 24, 2016 shows smoke billows following air strikes by a Turkish Army jet fighter on the Syrian Turkish border village of Jarabulus during fighting against IS targets. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

Qui sont ces combattants que soutient Ankara sur place ? 

  • L’insurrection s’est unie au Nord autour d’un cœur politique, soutenu par la Turquie depuis le début, et qui est incarné principalement par Ahrar el-Sham, épaulé entre autres de Jahbat al-Nosra dans sa nouvelle version séparée d’al-Qaïda.
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A Turkish army tank drives towards Syria in the Turkish border city of Karkamis, in the southern region of Gaziantep on August 24, 2016. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

Qui sont ceux pourraient être amenés à remplacer l’EI sur ce terrain ?

  • La différence fondamentale entre l’Etat islamique et l’insurrection syrienne telle qu’on l’observe aujourd’hui est que ces derniers sont des nationalistes.

Ces groupes viennent d’admettre que le djihad international n’était pas leur but, quand l’Etat islamique appelle, lui, à la disparition des frontières, la multiplication des attentats dans le monde en même temps qu’à la chute de Damas. Il y a une différence d’objectif, les groupes de l’insurrection actuelle ne sont pas centrés vers l’Europe ou Washington mais sont nationaux. On retrouve des logiques d’insurrection nationaliste à la manière des Talibans en Afghanistan.

Et puis, le comportement de l’Etat islamique, dans la violence ou les normes imposées aux civils, n’est pas celui de cette insurrection. Il y a du contrôle social et une revendication du point de vue islamique évidemment, mais on n’a pas cette logique d’exécutions publiques ou de sévices corporels et d’innovations médiatiques qui caractérisent l’EI.

On n’a plus, non plus, de logique de coupure : l’Etat islamique était pour beaucoup composé de combattants étrangers tandis que les groupes salafistes de l’insurrection, s’ils ont pour objectif d’imposer la charia, sont des groupes composés de Syriens et ont des liens important avec la population locale. A cet égard, la radicalisation de ces groupes s’effectue en parallèle de la radicalisation de la population civile restée sur place.

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Buses transporting pro-Ankara Syrian opposition fighters are seen as they prepare to enter Syria at the Syrian Turkish border city of Karkamis, in the southern region of Gaziantep on August 24, 2016. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

Vous évoquez l’Etat islamique au passé. C’en est fini de l’EI ?

  • La chute de Mossoul et de Raqqa se dessine. Auront-elles lieu en quelques mois ou un peu plus ? Tout dépend des décisions militaires qui seront prises dans chacune des parties. Si les Turcs décidaient de foncer sur Raqqa, ils seraient capables de reprendre la ville très rapidement. Aucun groupe en Syrie n’a la capacité de tenir contre une armée conventionnelle comme l’armée turque. Le plus probable, c’est qu’on en ait pour un an ou deux.

Mais par ailleurs, si la perte des villes sonne la fin du caractère territorialisé de l’Etat islamique, elle ne mettra pas fin à l’insurrection de l’EI qui devrait rester présent dans les campagnes, en Irak comme en Syrie. Voire, par le biais d’attentats, dans les villes.

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This picture taken from the Turkish Syrian border city of Karkamis in the southern region of Gaziantep, on August 24, 2016 shows smoke billows following air strikes by a Turkish Army jet fighter on the Syrian Turkish border village of Jarabulus during fighting against IS targets. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

Syrie : « Les Turcs s’entendent avec les djihadistes et s’attaquent aux Kurdes ».

Syrie : "Les Turcs s'entendent avec les djihadistes et s'attaquent aux Kurdes"

Pour la présidente du parti pro-kurde HDP Figen Yuksekdag, l’intervention de l’armée turque en Syrie vise autant les forces kurdes que Daech.

Pris entre les attentats du PKK, la pression de Daech et la répression de l’armée turque, le sud de la Turquie à majorité kurde vit dans la violence. La coprésidente du parti pro-kurde turc HDP Figen Yuksekdag, dénonce à Istanbul le sort de la population, mais aussi celui de son parti pris dans les purges organisées par le pouvoir depuis la tentative manquée de coup d’Etat.

TURQUIE. Les dessous du putsch raté

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This picture taken from the Turkish Syrian border city of Karkamis in the southern region of Gaziantep, on August 24, 2016 shows a pro-Ankara Syrian opposition fighter truck positioned two kilometres west from the Syrian Turkish border town of Jarabulus, preparing to move position. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. The air and ground operation, the most ambitious launched by Turkey in the Syria conflict, is aimed at clearing jihadists from the town of Jarabulus, which lies directly opposite the Turkish town of Karkamis. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

Quelle est la situation pour les Kurdes de Turquie depuis la tentative de coup d’Etat le 15 juillet ?

Nous vivions déjà sous une forme de coup d’Etat depuis un an. Les attaques du régime contre les Kurdes ont commencé depuis de nombreux mois, certaines villes dans le sud-est sont en ruines. Il y a eu près de 1.000 morts depuis le 7 juin [date des élections lors desquelles le parti d’Erdogan avait perdu sa majorité au Parlement en raison du bon score du HDP, NDLR].

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Après le 15 juillet, l’oppression s’est étendue au reste de la société, le régime a pu asseoir son diktat. Ils ont rétréci le champ d’action politique, réduit la démocratie en transférant le pouvoir de l’Assemblée aux préfets. Avec l’état d’urgence, ils ont trouvé l’occasion de mettre en place le régime autoritaire qu’ils souhaitaient.

Figen Yuksekdag, la coprésidente du parti pro-kurdes HDP,
à Istanbul le 25 novembre 2015 (OZAN KOSE/AFP)

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This picture taken from the Turkish Syrian border city of Karkamis in the southern region of Gaziantep, on August 24, 2016 shows Turkish army tanks and pro-Ankara Syrian opposition fighters moving two kilometres west from the Syrian Turkish border town of Jarabulus. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. Turkey’s state-run Anadolu news agency reported that pro-Ankara Free Syrian Army (FSA) rebels had already penetrated three kilometres (two miles) inside Syria towards the IS-held town of Jarabulus. The air and ground operation, the most ambitious launched by Turkey in the Syria conflict, is aimed at clearing jihadists from the town of Jarabulus, which lies directly opposite the Turkish town of Karkamis. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

L’opposition est-elle entravée dans son travail ?

Nous ne pouvons agir sur rien. Le Parlement n’a plus son mot à dire. Nous subissons en outre des centaines de poursuites en justice contre nos députés, évidemment pour des raisons politiques. Ils accusent les parlementaires HDP de « promotion du terrorisme » et prennent pour preuve des discours de défense du peuple kurde prononcés par nos élus. Par ces procédures, ils veulent nous faire sortir du Parlement.

Il faudrait au contraire assurer une réconciliation qui prenne en compte les Kurdes, les Alévis, les femmes… Mais ils ne veulent pas de la démocratie car elle menacerait leur survie politique. Les Kurdes sont les seuls demandeurs de démocratisation dans la région et sont pour cela la cible de tous, y compris celle de Daech.

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This picture taken from the Turkish Syrian border city of Karkamis in the southern region of Gaziantep, on August 24, 2016 shows pro-Ankara Syrian opposition fighter trucks positioned two kilometres west from the Syrian Turkish border town of Jarabulus. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. The air and ground operation, the most ambitious launched by Turkey in the Syria conflict, is aimed at clearing jihadists from the town of Jarabulus, which lies directly opposite the Turkish town of Karkamis. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

Justement l’armée turque mène une offensive contre Daech à la frontière turco-syrienne…

Mais les Turcs ont lancé leur offensive autant contre Daech que contre les Kurdes, qui obtenaient des victoires contre Daech dans la région. Nous sommes victimes de cette offensive. Le combat mené par le YPD a été le seul efficace durant des mois et les Kurdes syriens ne combattent pas que pour défendre les Kurdes mais aussi les Assyriens, les Chaldéens, les Yézidis qui étaient menacés d’un génocide.

Les Turcs ont décidé de s’attaquer aux Kurdes pour ne pas laisser fonder de canton kurde à leur frontière. Une politique soutenue par la coalition internationale. Or aucune coalition ne résoudra les conflits dans la région si elle ne préfère pas la démocratie que seuls les Kurdes défendent aujourd’hui ici. Avec qui travaillent les Turcs sur le terrain en ce moment en Syrie ? Les djihadistes d’Ahrar al-Sham ! Les Etats-Unis et l’Otan ont une grande responsabilité en laissant jouer un jeu aussi sale car les conséquences seront très lourdes.

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Turkish soldiers stand guard in the Turkish Syrian border city of Karkamis in the southern region of Gaziantep, on August 24, 2016 as Turkish army tanks and pro-Ankara Syrian opposition fighter trucks positioned two kilometres west from the Syrian Turkish border town of Jarabulus, prepare to move position. Turkey’s army backed by international coalition air strikes launched an operation involving fighter jets and elite ground troops to drive Islamic State jihadists out of a key Syrian border town. The air and ground operation, the most ambitious launched by Turkey in the Syria conflict, is aimed at clearing jihadists from the town of Jarabulus, which lies directly opposite the Turkish town of Karkamis. / AFP PHOTO / BULENT KILIC

Après autant de violences dans les régions à majorité kurde, la paix semble difficile à retrouver. Gardez-vous une once d’espoir ?

Beaucoup de cœurs ont été brisés, il y a eu beaucoup de morts parmi les civils. Mais le peuple kurde croit à la paix. Aujourd’hui, pour en finir avec la guerre il faut un contexte démocratique. Et le HDP peut jouer un rôle pour résoudre ce conflit entre Turcs et Kurdes. Les parlementaires doivent prendre leurs responsabilités, une commission sur les droits de l’homme doit être mise en place… Des hommes sages peuvent et doivent essayer de résoudre ce conflit.

TURQUIE. Les dessous du putsch raté

L’Etat Islamique lance un nouvel appel aux « déséquilibrés » occidentaux.

rumiyah

Dans sa nouvelle revue, au nom emblématique de « Rumiyah », qui, dans la langue d’Allah signifie « Rome », l’EI encourage ses partisans à submerger les pays des koufars d’une vague torrentielle « d’amour et de paix », selon la charia.

L’objectif de ce nouveau magazine est de recruter de nouveaux terroristes islamistes en Occident – pardon, des dépressifs et des déséquilibrés.

Pas question de paresser, ni de perdre du temps à rêvasser, Allah s’impatiente…

A l’intérieur du magazine, quatre pages sont dédiées à la mort du « martyr » libano-australien Abu Mansur.

Ce jihadiste a vécu longtemps en Australie avant de s’installer au Moyen-Orient, où il trouva dans la joie de mourir en martyr le chemin glorieux vers Allah. Un hommage qui se termine, sans surprise, par un appel tonique aux sympathisants de l’EI restés dans le pays à attaquer les infidèles dans les rues de Brunswick, Broadmeadow, Bankstown et Bondi :

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« Égorgez-les, abattez-les, empoisonnez-lez et écrasez-les avec votre voiture. »

Nul doute que ce message de la religion de paix, d’amour et de fraternité envers les non-musulmans trouvera un écho favorable auprès des déséquilibrés résidant au pays des koalas et des kangourous.

Dans un autre article, les jihadistes justifient le meurtre des non-musulmans en se basant sur les avis d’experts et autres « savants » de l’islam.

Le texte est illustré par la photo d’un fleuriste britannique présenté comme une cible potentielle. Un fleuriste ! Vendre des fleurs, est-ce aussi haram en islam ? Il est vrai que les fleurs représentent la beauté, or les islamistes détestent la beauté, quelle qu’elle soit. Aimer les fleurs, la musique, la danse, la nature détourne le cœur et l’esprit de la créature de son maître : Allah, seul, est digne d’être aimé.

Cette nouvelle cible s’ajoute à une liste déjà variée d’infidèles à abattre : l’homme d’affaires, l’employé, l’ancien, l’agriculteur, le policier, le militaire, l’évêque, le prêtre.

« Avec vos lois démocratiques, nous vous coloniserons. Avec nos lois coraniques, nous vous dominerons. »

Tout mécréant doit être abattu, à l’exception des femmes et des enfants… non par souci humanitaire, ne rêvons pas, mais par intérêt. Si leur sang ne doit pas être versé, c’est pour une raison simple : il est plus avantageux de les utiliser comme esclaves. Toujours ce bel esprit de justice et de respect de la dignité humaine, si caractéristique des pieux et vertueux disciples d’Allah.

Apparemment, cet ordre n’a pas dû être entendu par les mercenaires d’Allah en Occident, qui massacrent sans distinction et avec délectation hommes, femmes et enfants. Il est vrai qu’en Occident, le califat n’existe pas encore. Mais comme l’avait annoncé l’une des sommités de la secte sunnite, le très « modéré » Yusef al-Qaradawi en 2002 :

« Avec vos lois démocratiques, nous vous coloniserons. Avec nos lois coraniques, nous vous dominerons. »

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Et sa sage prophétie semble s’accomplir, grâce non seulement aux droits de l’homme érigés en religion suicidaire de l’Occident par ses dirigeants et organisations humanitaires, mais aussi grâce à la politique migratoire imposée par Frau Merkel, l’ONU, et l’UE, ouvrant grandes les portes de l’Europe aux adeptes d’Allah.

Les islamistes savent très bien se servir des droits de l’homme pour nous imposer leur idéologie politico-religieuse afin de poursuivre leur jihad de conquête et d’asservissement. Ainsi, une civilisation diamétralement opposée à la nôtre est en train de se mettre en place, que nos « élites » chérissent au point de nous détruire en leur nom.

Ce nouveau magazine complétera la revue de propagande « Daqib ». Ces barbares qui veulent imposer à la planète la façon de vivre de leur prophète au VIIe siècle, ne crachent pas sur les technologies du XXIe siècle pour distiller la peur dans le cœur des infidèles.

500 millions d’Européens vivent actuellement dans l’angoisse d’attentats. Ils sont désormais confrontés à la même menace sécuritaire qui plane constamment sur Israël. Cela va-t-il leur permettre de mieux comprendre la politique de défense d’Israël ?

 

Les apologistes d’un islam à l’Occidental qui serait respectueux des droits de l’homme devraient s’interroger sur l’avenir réservé par les envahisseurs musulmans à ces droits de l’homme, une fois devenus majoritaires dans nos pays. Ils disparaîtront, tout simplement, remplacés par les « droits de l’homme », basés sur les textes islamiques justifiant la soumission et la discrimination des non-musulmans, interdisant toute opinion en contradiction avec les principes de la charia.

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La Déclaration du Caire des droits de l’homme en Islam du 5 août 1990 se base sur les droits et les libertés de la charia, considérée comme l’unique référence.

Le Pacte d’Omar sera imposé aux mécréants en lieu et place des droits de l’homme, dont se gargarisent les fossoyeurs de l’Occident pour culpabiliser ce dernier et justifier son suicide par l’immigration de masse musulmane, censée apporter un sang nouveau et vivifiant à la vieille Europe moribonde, selon ces esprits si mal éclairés à la tête de l’UE.

Nous assistons à une première dans l’histoire de l’humanité : au lieu de protéger leurs peuples, les dirigeants occidentaux offrent à leurs ennemis, sur un plateau d’argent, les moyens légaux pour les asservir ou les détruire.

L’islam a déclaré la guerre à l’Occident. Nos dirigeants ont déjà du sang de nos concitoyens sur les mains. Ils nous bradent à l’ennemi, détruisent nos pays, notre culture, notre civilisation, à la poursuite d’un rêve chimérique, d’une utopie multiculturelle, d’un mirage d’une société du futur merveilleusement métissée dans un magma explosif.

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Aucune société multiculturelle n’a vécu longtemps dans la paix et la félicité.

Les barbares venus de l’extérieur veulent demeurer des barbares à l’intérieur. Ils défendent leurs coutumes, mœurs et valeurs, incompatibles avec celles des pays d’accueil, d’où naissance de conflits, de violences et mise en péril de la survie du peuple hôte, appelé à disparaître corps et biens dans les abîmes de la multiculturalité.

Mais… c’est peut-être le but poursuivi par les « élites » mondialistes, de plus en plus indisposées, voire offensées à la vue d’un Européen blanc aux racines judéo-chrétiennes et de culture gréco-romaine et qui a l’audace de le clamer haut et fort.

Suis-je raciste pour avoir écrit cela ? Si un Blanc revendique son identité, sa patrie, sa foi, sa culture, ses traditions, c’est du racisme, à sanctionner pénalement, et les gardes-chiourme de la bien-pensance se mettent furieusement à l’œuvre.

Si un musulman ou un Africain revendique fièrement son identité, son pays d’origine, sa croyance, ses traditions, et vomit sa haine du méchant Blanc, ces défenseurs du pauvre étranger opprimé, humilié, stigmatisé, se pâment d’admiration.

Nous les Occidentaux sommes devenus des parias dans nos propres pays et d’aucuns s’étonnent, douloureusement abasourdis, de la montée des partis, dits – non sans un certain mépris – populistes.

Ah le peuple, mais de quoi se mêle-t-il ?

kufy

 

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