La mort, cette semaine, d’un des principaux dirigeants des Druzes de Galilée, vient donner un nouveau démenti aux accusations malveillantes et absurdes véhiculées par les groupements gauchistes (BDS) et ceux issus de la décomposition du stalinisme international.

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Toute la vie de cet homme, comme celle des siens, fut marquée par l’alliance entre Juifs et Druzes pour édifier une maison commune, à égalité de droits, pour construire une maison fondée sur ce que les mouvements noirs d’Afrique du sud (AZAPO et ANC) réclamaient, à savoir : un homme, une voix.

Juifs, Druzes, Arabes, Araméens, Circassiens, Arméniens, formeront et forment le peuple israélien. Tous participent, librement, aux élections au même parlement souverain formé de nombreux partis. La « liste arabe unie », au sein de laquelle on trouve le parti staliniste (parti communiste Hadach), a remporté pas loin d’un tiers des sièges.

L’internationalisme frelaté, -dont « la pierre de touche » jusqu’en 1991 était le soutien inconditionnel à la bureaucratie de l’URSS et à ses satellites– l’internationalisme frelatée s’est transformé en ralliement mortifère au djihadisme sous toutes ses formes (Hamas, Hezbollah, Daesh..).

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Le leader Druze et les siens prirent au mot, le 15 mai 1948, la déclaration solennelle de David Ben Gourion. Rappelons-la, elle mérite d’être connue :

« (…) L’Etat d’Israël sera ouvert à l’immigration des Juifs de tous les pays où ils sont dispersés. Il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants. (…) Il respectera la complète égalité sociale et politique de tous ses citoyens, sans distinction de religion, de race ou de secte. Il garantit la liberté de religion, de conscience, d’éducation et de culture. Il protègera les Lieux saints de toutes les croyances (…). Nous invitons les habitants arabes de l’Etat d’Israël à préserver les voies de la paix et à jouer leur rôle dans le développement de l’Etat, sur la base d’une citoyenneté égale et complète, et d’une juste représentation dans les institutions*, qu’elles soient provisoires ou permanentes. Nous tendons la main dans un désir de paix et de bon voisinage, à tous les Etats qui nous entourent, nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante, pour le bien commun de tous. L’Etat d’Israël est prêt à contribuer au progrès de l’ensemble du Moyen-Orient. »(…)

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Ce programme d’égalité politique et sociale, suivi point par point depuis le 15 mai 1948, -dans les conditions créées par un environnement hostile refusant que l’ancien dhimmi fusse devenu un être libre et l’égal de son ancien maître-, est qualifié d’apartheid par des écervelés, des insensés, des irresponsables et des fanatiques (comme ces sanguinaires égorgeant douze jeunes Irakiens pour fêter l’Aïd) et comme leurs alliés et auxiliaires de BDS.

Israël n’est plus seul aujourd’hui à être cloué au pilori, lorsqu’il veut simplement sauver sa vie : on a vu aussi que des jeunes Corses et tout un village, Sisco, ont été accusés par les mêmes, pour avoir refusé leur dhimmisation et s’être défendus face à une forme particulière de cette féroce dictature religieuse qui ne supporte pas que des Juifs soient redevenus libres et qu’ils vivent à égalité avec des Arabes musulmans et non-musulmans, avec des chrétiens arabes, avec des Arméniens chrétiens, avec des Araméens ayant recouvré leur identité plusieurs fois millénaire, avec des Circassiens et des Bédouins musulmans.

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J’observe que les Araméens d’Israël se sont faits attaquer, par les mêmes, parce qu’ils ont recouvré leur identité et se sont dépouillés de celles de leurs conquérants dont l’idéologie fanatique est le ferment principale de la guerre qui a déjà dévoré cinq-cents mille vies en Syrie.

Israël est une libre et égalitaire association de citoyens et de groupes nationaux. Il est le contraire d’un apartheid. Le parlement est unique et élu par tous. La loi permet les mariages entre personnes de groupes nationaux ou de religions différentes.

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Jusqu’à la fin le leader Druze a affirmé la justesse de son choix de mai 1948. Derrière lui, les Druzes d’Israël, mais aussi, sous une certaine forme ceux du Golan de Syrie, ont confirmé ce choix.

Pour toutes ces raisons, il m’a semblé utile de revenir sur ce que j’écrivais sur le sujet il y a sept ans.

  • Ainsi au sein de la centrale syndicale ouvrière, la Histadrouth, un nombre de fédérations régionales et de sièges au sein des instances dirigeantes centrales sont réservés à des syndicalistes arabes, en nombre supérieur à ce que les Arabes représentent au sein de la population. C’est ce que les organisateurs de la fête de l’Humanité appellent « apartheid »…

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Le super apartheid au quotidien…

Si vous écoutez l’ex LCR/NPA, le POI, le PCF, et bien sur tous les groupes et groupuscules gravitant autour de l’islamisme (1), si vous écoutez beaucoup de ceux issus de la vieille droite extrême catholique et la Fédération protestante, Israël est le pire des pays sur la planète. Il y régnerait un féroce apartheid, au moins aussi oppressif que le système sud- africain sorti de la seconde guerre mondiale.

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Un peu d’histoire :

Même si ceux que l’on appelle peuple Palestinien se sont essentiellement installés dans le pays au 18ème siècle, puis, -pour des centaines de milliers d’arabes palestiniens et israéliens- venus de Syrie dans la première partie du vingtième siècle, ils sont -pour ces courants politiques- seuls occupants légitimes du pays flanqués de quelques malheureux descendants d’Africains victimes de la traite négrière orientale (2).

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Même si les relations de voyage du 17ème siècle (voir l’ouvrage du géographe néerlandais Relandi décrivant la « terre sainte » visitée en 1695) ne trouvaient, parmi les 5000 habitants de Jérusalem (3), qu’une poignée de bédouins habitants nomades et une grosse majorité de Juifs, ces derniers sont aujourd’hui qualifiés de « colons » lorsqu’ils habitent Jérusalem dite Est. Ils y sont considérés comme des occupants illégitimes. Ils ne seraient que des colons devant être mis à la porte pour conclure la paix, dans la ville dont ils ont été expulsés, tous, par la force militaire arabe commandée par l’officier britannique Glubb Pacha, en 1948.

La chose est identique pour le Gaza de la même époque (1695), peuplé alors par 500 habitants, en majorité des Juifs.

La même chose encore pour les deux principales villes de Galilée, Safed et Tibériade, villes antiques presque exclusivement habitées de Juifs jusqu’aux trente premières années du 19ème siècle.

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La même chose encore, à Hébron, dont les Juifs seront expulsées par les autorités britanniques, après les sanglants et sanguinaires pogromes organisés en août 1929 par le mufti Husseini contre des Juifs habitant la ville depuis toujours.

La même chose aussi à Naplouse, l’antique Sichem capitale de l’ancien Israël et dernier établissement des Samaritains.

Bien sur qu’il y avait d’autres habitants que les Juifs et que les Samaritains dans le pays où avait « coulé le lait et le miel » avant qu’il se retrouve transformé en gisement de pierrailles et de sables stériles. La formule « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » n’a été qu’une formule à l’emporte pièce. Elle n’a jamais fondée le paradigme de la volonté nationale juive. Elle n’en est pas le fondement, sans quoi, la Jérusalem du milieu du 19ème siècle, Safed de 1830, Hébron à la même époque, n’auraient pas été ce qu’elles étaient.

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Au milieu du 17ème siècle, quand le mouvement messianique pour le retour -initié par Nathan de Gaza et Sabbataï Tsevi– ébranlera en profondeur la quasi-totalité des communautés juives de la diaspora, depuis les Juifs du Yémen jusqu’à ceux des steppes d’Ukraine, en passant par Hambourg et Amsterdam, le Maroc et la Perse, et jusqu’en Afghanistan, la question n’était pas et ne sera jamais que cette terre serait « sans habitant ».

Sur cette terre, grande comme la Bretagne, il y avait des petits clans de Bédouins autochtones, dont la tradition et la continuité territoriale séculaire les amènera à considérer comme étant légitime le retour juif massif, ainsi qu’à prendre leur part de la défense du pays, notamment en y faisant majoritairement le service militaire. Il y avait les Druzes montagnards. Eux aussi sont des citoyens loyaux de l’état national de la nation juive restaurant sa souveraineté politique en 1948, même s’ils lui reprochent, ces derniers temps, et souvent à juste titre, de ne pas faire assez pour eux, pour améliorer leur bien être.

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Il y avait au 17ème siècle, l’administration ottomane et ses hommes ; c’était des sujets venus des Balkans et du Caucase. Plus tard, dans la seconde moitié du 19ème siècle, viendra la « smala » d’Abdel Kader ; elle laissera des traces humaines et toponymiques dans le pays.

Description de cette image, également commentée ci-après

La nation juive s’est reconstituée comme une collectivité politique souveraine, cessant d’être éparpillée et soumise aux aléas des expulsions et des pogromes, et aux enfermements dans les ghettos, dans les mellah et les rues juives. Les éléments hétérogènes non juifs, musulmans et chrétiens, ont à leur tour cristallisé en nation palestinienne ; cette nation n’avait jamais existé jusqu’alors comme groupement humain spécifique aspirant à prendre son destin en main. D’ailleurs, pendant la période du mandat britannique, ne s’appelaient « Palestiniens » que les Juifs ; à l’inverse la majorité des arabes s’estimaient et se voulaient Syriens. Le terme de « naqba » est d’ailleurs apparu au début des années vingt, et non en 1948, en tant que protestation contre l’érection de la Palestine séparée de la Syrie.

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A entendre les adversaires d’Israël, les Juifs, en se défendant, feraient aux Palestiniens ce qu’on leur a fait dans l’Europe dominée par le nazisme. Ils feraient aux Palestiniens ce qu’ils ont subi pendant des siècles dans les pays d’islam, où ils étaient ces « protégés » ayant, vis-à-vis des musulmans, autant de droits que les Afro-américains des USA en avaient vis à vis des blancs, avant le triomphe des lois civiques des années soixante. « Protégés », les Juifs en terre d’islam…curieuse protection qui ressemblait quelque peu à celle imposée par l’ordre des familles mafieuses. Un enfant de la « meilleure communauté », celle des « vrais croyants », pouvaient frapper, injurier, humilier un adulte juif, même un vieillard. Aucune réplique n’était tolérable et tolérée de la part du Juif.

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On appelait cela le pacte d’Omar ou la dhimmitude. Est-ce que cela est possible en Israël à l’encontre des citoyens non juifs? Est-ce qu’un enfant juif peut injurier ou frapper un adulte arabe israélien ou palestinien travaillant dans le pays, sans que sa victime ait le droit de répliquer ?

Alors, Israël, une démocratie, imparfaite -comme tout régime politique et social sur cette terre jusqu’à ce jour- ou un régime d’apartheid, un système de ségrégation ?

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La question syndicale est un bon thermomètre pour mesurer la démocratie

Si nous la prenions pour mesurer le contenu démocratique de la république islamique d’Iran, que constaterions-nous ?

Pour ne prendre que l’exemple des travailleurs des transports, qui sont parvenus à reconstituer des syndicats : la dictature de l’oligarchie des porteurs de turban les a « régi », c’est à dire qu’elle les a combattus, par le seuls moyens qu’elle connaît. Elle a jeté en prison, et enfermé depuis cinq ans, le président de leur syndicat. Ce syndicaliste iranien croupit, privé de liberté et gravement malade. Depuis quelques mois, le vice-président du syndicat l’a rejoint derrière les barreaux des geôles des pasdarans devenus le GPU de la dictature islamiste.

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Et Israël ?

Tout le monde a entendu parler de la Histadrut. Elle est l’organisation syndicale de tous les travailleurs organisés d’Israël. Elle a fréquemment organisé des grèves, y compris des actions de grève massives, parfois des grèves généralisées, pour les revendications. Jamais ces grèves n’ont été réprimées. Aucun syndicaliste, même arabe, ne pourrit en prison parce qu’il est syndicaliste.

Question : Mais les « arabes » israéliens, mais les Palestiniens qui travaillent en Israël, y ont-ils leur place, dans cette organisation syndicale, et si oui laquelle : Sont-ils simples cotisants sans véritables droits ou des militants et responsables à part entière ?

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Je voudrais, pour répondre à cette question, donner la parole à Avital Shapiro-Shabirow, directeur du secteur international de la fédération générale des travailleurs d’Israël (4). Ecoutons-la :

(…) parmi les travailleurs palestiniens légaux en Israël, 50% sont syndiqués. Ils sont membres de la Histadrut. Nous avons voulu améliorer nos rapports avec la Palestinian General Federation of Trade Union, la fédération générale des travailleurs palestiniens- PGFTU (l’organisation des travailleurs salariés du futur état de Palestine). Pour cela, nous avons signé un accord général le 24 juillet 2008, puis un second le 25 mai 2009, plus particulier, avec le syndicat de la construction de la PGFTU.

(…) le premier accord signé par nos deux organisations prévoit de reverser à la PGFTU 60% des cotisations des syndiqués palestiniens membres de la Histadrut. Tous les trois mois, nous effectuons directement ces reversements de cotisations. Ce n’est pas qu’une simple question d’argent. Nous cherchons à établir des relations de confiance avec la PGFTU, entre le sommet des deux fédérations et entre les syndicats de base. (…) Nous avons mis en œuvre ces décisions dans les secteurs de la construction où intervient le principal syndicat de la PGFTU. (…). Avec le syndicat PGFTU des transports, nous avons mis en œuvre deux projets (…). Ces relations et ces accords se font sous les auspices de la fédération internationale des transports de la CSI. Le mouvement syndical international est directement concerné par nos accords. C’est aussi le cas de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Son dernier rapport annuel est d’ailleurs très positif au sujet de l’action de la Histadrut vis-à-vis des syndicalistes palestiniens.

Concernant les travailleurs palestiniens des transports, les accords Histadrut- PGFTU se préoccupent, par exemple, de la prévention des accidents et aussi du secours mutuel entre chauffeurs palestiniens et israéliens. Dans toutes ces activités communes, l’arabe et l’hébreu sont utilisés à égalité, pour éviter les difficultés de compréhension, mais aussi pour marquer notre volonté mutuelle d’un vrai travail commun. (…). Nous allons continuer à rechercher la coopération entre les syndicats de base de nos deux fédérations.

(…) quels sont nos rapports avec l’actuel gouvernement israélien ? L’ancien président de la centrale syndicale, Eni OFER, membre du Labour Party (le parti travailliste d’Israël), est entré dans le gouvernement. Sa participation se traduit par une contrepartie concrétisée par un accord entre la Histadrut, les employeurs et le gouvernement. L’accord prévoit une série de mesures intégrées dans le budget de l’état, pour les années 2009-2010. La défense de l’emploi, et plus spécialement des dispositions de défense des outils de production, constitue l’axe de l’accord. (…)

Tu évoquais les actions de boycott menées dans différents pays. Elles coûtent à l’économie de notre pays. Pourquoi le nier. Mais vois-tu, les responsables de la PGFTU y sont également défavorables. La PGFTU dit très justement : les premiers salariés victimes du boycott, ce sont des travailleurs palestiniens !

Travailleurs Israéliens et Palestiniens, nous avons un intérêt commun, un intérêt que ceux qui boycottent remettent en cause. Le boycott favorise les tensions entre les travailleurs. La PGFTU dit même ceci : le boycott prend en otage les travailleurs palestiniens ! Il s’agit d’un problème de gouvernement, et ce n’est pas en punissant les travailleurs que l’on aura de résultats positifs.

Les salariés Palestiniens sont eux qui sont les plus nombreux à être employés dans les activités les plus frappées par les actions de boycott.

En Australie, avec le « Trade Union Linking Israël and Palestine »- TULIP, (5), des secteurs importants du mouvement ouvrier ont réagi. Ils refusent un boycott dont les motifs pourraient être invoquées, à la puissance dix ou cent, pour des pays qui n’hésitent pas à poser au procureur, pointant du doigt le notre. Dans ces conditions, nous croyons qu’il est vraiment très important que les syndicats français soutiennent TULIP.

(…) Tu évoquais les discriminations et l’apartheid qui existeraient dans notre pays. On pourrait parler des salariés asiatiques, africains ou autres qui sont membres de notre organisation, pour montrer que le racisme est aux antipodes de notre société, même si elle a encore beaucoup de problèmes à résoudre et des injustices à supprimer.

Pour répondre aux accusations d’apartheid que tu évoquais et montrer qu’elles sont sans fondement, sauf celui de la mauvaise foi, je retiendrai une seule chose. Elle te montrera bien ce qu’il en est du soi-disant apartheid en Israël.

On discute beaucoup chez vous pour savoir s’il faut de la « discrimination positive », comme vous dîtes, pour réaliser une égalité plus complète entre les français de différentes origines. Chez nous, les arabes israéliens représentent moins de 18% des salariés et des syndiqués. Pourtant, nous avons voulu faire de « l’affirmative Action » à leur bénéfice, en renforçant leur présence dans les instances de direction de la Histadrut. On a fait en sorte que sur les 30 régions qui constituent la Histadrut, six soient entièrement dirigées par des syndicalistes arabes israéliens. Nous avons voulu, de cette manière, favoriser le syndicalisme dans tous les secteurs de la population. Nous avons voulu, par ce moyen, favoriser la prise en main des centres de décision de l’organisation par toutes les composantes nationales de notre société et, en favorisant plus particulièrement nos camarades syndicalistes arabes israéliens.

Je te donnerai un dernier exemple de cette démarche.

La Histadrut a mis en place le Jewish- Arab- Institut. Cet organisme, syndical par son origine, est chargé de veiller au respect de l’égalité des droits entre tous les salariés. Il doit pointer les discriminations qui peuvent exister en Israël. L’institut a pour rôle principal de favoriser les relations entre les travailleurs Arabes israéliens et les travailleurs Juifs. Pour poursuivre cet objectif, le responsable nommé par la fédération générale des travailleurs d’Israël, Farouk AMROUR, est un arabe israélien.

 

(1) C’est ainsi que le bouffon triste, ci-devant porte parole de la liste « antisioniste » aux dernières élections européennes, vient de révolutionner la science historique.

Examinant les résultats de la liste dont il était la tête sans cervelle, l’homme nous a servi cette révélation, incroyable et sidérante découverte : « c’est avec les clous du sionisme que Jésus a été crucifié ».

Ainsi, pour la tête de liste antisioniste, il y a 2000 ans, des gens seraient venus ou cherchaient à se rendre, on ne sait d’où, pour une Palestine qui s’appelait la Judée : c’étaient quoi, ces « sionistes » d’il y a 2000 ans dont « les clous ont crucifié le Juif Jésus? »… Des Gaulois, des Germains et des Slaves, des Chinois, des Africains et des Nord- Africains, et d’autres, venus eux aussi d’un peu partout, pour former un « peuple artificiel » (Ahmadinejad) ?

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Ce qui ressort de la découverte scientifique du comique triste, ce sionisme, qui aurait crucifié Jésus, était tout aussi mystérieux et malveillant que son successeur, le « colonialiste » sionisme contemporain…

Déjà, il y a deux millénaires, des colonialistes, et des colonialistes spécialement perfides, les sionistes, cherchaient à s’emparer de ce pays sur lequel ils n’avaient déjà aucun droit. Pourquoi ne pas s’emparer d’un autre ??

Ils ont de la suite dans les idées les « sionistes ». Déjà il y a 2000 ans, ils voulaient chasser les Palestiniens d’une Palestine qui n’existait pas encore et où ils n’habitaient pas encore… Déjà, le sionisme s’agitait et … il crucifiait, le Juif Jésus.

La tête de liste antisioniste et ses compagnons et comparses le disputent en absurdités avec un groupuscule fanatique, devenu lui aussi islamiste. Ce groupe, c’est ce qui se donne le nom de « front anti impérialiste » du sieur Kemi Séba. Selon lui, depuis la plus haute antiquité, Juifs ou Hébreux sont en guerre contre les Noirs. Pourquoi ? Mystère.

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C’est sûrement pour défendre les noirs, qu’il aime à la façon dont le loup de la fable aimait la mère-grand, que le régime négrier de Khartoum mène des guerres d’extermination à répétition contre des millions de négro-africains : d’abord depuis 1974, en commençant par la destruction du mouvement ouvrier, puis à partit de 1980 en menant la guerre contre les ethnies négro-africaines qui refusaient la charia (les clans animistes Noubas puis les chrétiens du Soudan du sud) ; ensuite le gouvernement de la charia au Soudan mènera la guerre contre les Four et les Agawa.

Ces deux grandes ethnies négro-africaines disposèrent longtemps de leur propre état (le sultanat du Darfour). Puis vint la puissance et les appétits impériaux britanniques. Résultat : le sultanat des Fours fut incorporé de force dans l’entité soudanaise, par décision souveraine de l’administration impériale britannique, à la fin du 19ème siècle.

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Les soutiens du régime de Khartoum défendent aujourd’hui, dans la vie quotidienne, l’ordre colonial de l’empire britannique. Ils le défendent comme une donnée géopolitique définitive. On voit quel crédit il faut accorder à leur « haine » envers les survivances coloniales et impérialistes.

(2) j’en ai rencontré il y a quelques semaines, dans les rues de la vieille ville de Jérusalem. Un vieil homme d’abord, sorte d’oncle Tom, lobotomisé, privé de tout souvenir de ses ancêtres arrachés à l’Afrique pour être vendus aux esclavagistes de l’empire ottoman opérant dans la « Palestine » turque. Un peu plus loin, j’ai croisé une femme noire, autre « arabe » de la vieille ville, arpentant la via dolorosa, couverte de ces vêtements qui ne laissent voir que deux yeux dont l’origine était elle aussi l’Afrique lointaine, qu’elle ne verra jamais et dont sa mémoire éradiquée ne lui parlera pas.

(3) Relandi 1695

(4) propos recueilli lors d’un entretien le 11 juin dernier

(5) TULIP – www.tuliponline.org

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