Décret anti-immigration : la justice lui inflige un nouveau camouflet, Trump enrage.

Décret anti-immigration : la justice lui inflige un nouveau camouflet, Trump enrage

Le gouvernement n’a pas démontré que le maintien de la suspension du décret se traduirait par de graves atteintes à la sécurité des Etats-Unis, a conclu la cour.

Deuxième camouflet judiciaire pour Donald Trump ! La cour d’appel de San Francisco a maintenu jeudi 9 février la suspension du très controversé décret anti-musulmans du président américain. Donald Trump a de son côté promis de poursuivre la bataille judiciaire pour défendre sa mesure emblématique.

Trump

L’appel du gouvernement est « rejeté », ont écrit les trois juges de la cour d’appel de San Francisco dans leur décision prise à l’unanimité, insistant sur la nécessité de protéger « l’intérêt général ». Le gouvernement n’a pas démontré que le maintien de la suspension du décret se traduirait par de graves atteintes à la sécurité des Etats-Unis, ont-ils conclu.

Le décret signé le 27 janvier interdisait l’accès aux Etats-Unis pour trois mois aux ressortissants de sept pays musulmans et pour quatre mois aux réfugiés. Une interdiction illimitée dans le temps pour les Syriens.

« RENDEZ-VOUS AU TRIBUNAL, LA SECURITE DE NOTRE NATION EST EN JEU ! »

a immédiatement tweeté le président américain, avec ce qui ressemble à une promesse d’aller jusque devant la Cour suprême.

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Trump

« Nous allons gagner »

Plus tard devant des journalistes, il a qualifié la décision de « politique »: « c’est seulement une décision qui vient de tomber mais nous allons gagner le dossier », leur a-t-il affirmé.

Cette mesure présentée comme nécessaire pour lutter contre le terrorisme est la plus emblématique de son début de mandat. Après seulement trois semaines à la Maison-Blanche, il subit donc un revers politique majeur et se retrouve entraîné dans une bataille judiciaire qui promet d’être longue.

Il est maintenant parfaitement possible que le combat engagé remonte jusqu’à la plus haut instance juridique américaine, la Cour suprême.

Trump Republicans

« Personne n’est au-dessus des lois »

Les juges William Canby, Richard Clifton et Michelle Friedland ont souligné que le gouvernement n’avait « pas fait la preuve qu’un étranger d’un des pays incriminés a perpétré un attentat aux Etats-Unis » par le passé.

Le décret, qui suspend l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants d’Iran, Irak, Yémen, Soudan, Somalie, Syrie et Libye, avait été bloqué temporairement vendredi dernier par un juge de Seattle, dans l’Etat de Washington, le temps qu’une plainte déposée par le ministre de la Justice de cet Etat soit examinée.

Cette mesure, décriée dans le monde entier, avait dans les jours suivant sa promulgation provoqué le chaos dans les aéroports américains et déclenché des manifestations dans tout le pays.

« Personne n’est au-dessus des lois, pas même le président », s’est réjoui Jay Inslee, gouverneur de l’Etat de Washington, qui avait contesté ce décret en Justice. Son ministre de la Justice Bob Ferguson s’est félicité d’une « victoire sur toute la ligne ».

« Le président devrait retirer son décret mal fait, précipité et dangereux », a-t-il ajouté.

L’association de défense des droits civiques ACLU a quant à elle assuré que la décision de la cour d’appel était « correcte », qualifiant le décret d’« interdiction des musulmans » (« Muslim ban »).

« Les tentatives erratiques et chaotiques du gouvernement de réinstaurer une interdiction anticonstitutionnelle ont eu un impact terrible sur des individus innocents, sur les valeurs du pays et sur notre statut dans le monde », ajoute l’association.

President Trump Departs White House for Philadelphia

De son côté, l’ex-candidate démocrate à la Maison-Blanche, Hillary Clinton, s’est amusé sur Twitter de ce nouveau revers pour Donald Trump, notant avec humour qu’il s’agissait du 3e camouflet judiciaire sur ce sujet en quelques jours.

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« Complètement légal »

Côté républicains, le sénateur Tom Cotton a de nouveau martelé que le décret du président Trump est « complètement légal » et a qualifié de « malavisée » la position d’une cour d’appel « notoirement à gauche », dont les décisions sont selon lui fréquemment « cassées par la Cour Suprême ».

« Aucun étranger n’a de droit constitutionnel d’entrée aux Etats-Unis et les tribunaux n’ont pas à remettre en question les décisions sensibles du président sur la sécurité nationale », a-t-il fait valoir.

Un argument qui selon Bob Ferguson a été écarté par les trois juges vu leur décision unanime. Au cours des derniers jours, le président américain a multiplié les pressions et les attaques contre la justice qu’il accuse d’être « politisée ».

Pour Arthur Hellman, professeur de droit à l’université de Pittsburgh, ces tensions entre le pouvoir exécutif et la justice sont sans précédent : « Il n’y a jamais eu de confrontation qui ait escaladé à ce niveau. »

Elles évoquent le bras-de-fer « entre le président Franklin Roosevelt et la Cour Suprême sur le ‘New Deal’ mais le président Roosevelt n’en avait pas fait une affaire si personnelle ».

Trump Immigration

Et maintenant ?

Quelques heures avant la décision de la cour, Donald Trump s’était lancé dans une nouvelle salve d’attaques sur Twitter qui ne devrait pas contribuer à apaiser les inquiétudes de l’institution judiciaire.

Le magistrat Neil Gorsuch, sélectionné par Donald Trump pour occuper le siège vacant de la Cour Suprême, avait qualifié ces commentaires de « décourageants ».

Le camp présidentiel a maintenant 14 jours pour demander à la cour d’appel de « reconsidérer » son arrêt ou faire monter l’affaire à la Cour Suprême.

Mercredi, Donald Trump avait mis en avant un sondage Morning Consult-Politico qui montrait un taux d’approbation de 55% pour son décret migratoire, faisant valoir que sa base électorale le soutient… même si de précédents sondages constataient le contraire.

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Donald Trump, harceleur en chef sur Twitter.

Donald Trump, harceleur en chef sur Twitter

Le nouveau président des Etats-Unis se sert du réseau social comme d’une arme. Et il a beaucoup d’ennemis.

Quand le nouveau président des Etats-Unis n’est pas content, il le fait savoir sur son réseau social favori : Twitter. Donald Trump a ainsi brocardé, mercredi 8 février, la chaîne de magasins Nordstrom parce qu’elle a renoncé à vendre la ligne de vêtements de sa fille-chérie Ivanka. Une colère publiée sur son compte, et relayée avec le compte Twitter de la présidence des Etats-Unis.

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Au-delà du potentiel conflit d’intérêts que cela soulève, ce comportement illustre combien Donald Trump, utilisateur de Twitter depuis mars 2009, qui totalise plus de 34.500 tweets et 24,3 millions d’abonnés, est passé maître dans l’art de l’insulte et du harcèlement sur le réseau social. Et même si cela contrevient aux règles d’utilisation établies par Twitter, le nouveau président s’en moque, rétorquant :

« A chaque fois que je parle des rageux et des perdants je le fais avec amour et affection. Ils n’y peuvent rien s’ils sont nés détraqués ! »

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Pour mieux appréhender cet appétit pour le harcèlement numérique, on a remonté le fil des tweets passés de Donald Trump, bien avant qu’il ne soit président des Etats-Unis. Florilège.

# Contre Kristen Stewart

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Onze. Donald Trump a évoqué onze fois sur Twitter la relation amoureuse entre Kristen Stewart et Robert Pattinson, que l’on a pu voir ensemble à l’écran dans les films « Twilight ». Les deux acteurs ont eu une idylle entre 2009 et 2013, qui n’a cessé d’agiter la presse people, en particulier lorsque Kristen Stewart a reconnu publiquement une infidélité en 2012. De quoi obséder Donald Trump :

« Robert Pattinson n’aurait pas dû se remettre avec Kristen Stewart. Elle l’a trompé comme un chien et le fera encore – vous verrez. Il peut faire beaucoup mieux ! »

« Robert [Pattinson] tu devrais lâcher Kristen [Stewart]. Si tu as vu les filles de Miss Univers, tu devrais la reconsidérer. »

« Tant de tweets et d’articles sur Stewart/Pattinson. Ça n’a pas d’importance, la relation ne sera jamais la même, elle est définitivement brisée. »

« Tout le monde sait que j’ai raison et que Robert Pattinson devrait larguer Kristen Stewart. Dans quelques années, il me remerciera. Sois intelligent, Robert. »

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Kristen Stewart est revenue sur cette étrange obsession lors du festival du cinéma indépendant de Sundance le 20 janvier : Donald Trump « était complètement obsédé par moi […], c’était totalement dingue », lâche-t-elle.

Lors de l’émission « Saturday Night Live » sur NBC samedi 4 février, elle s’amuse : « Pour être honnête, je ne pense pas que Donald Trump me détestait. Je pense qu’il était amoureux de mon petit ami. » Avant de lancer :

« Donald, si tu ne m’aimais pas à l’époque, tu ne vas sans doute pas m’aimer davantage aujourd’hui […] parce que je suis tellement homo, mec ! »

L’actrice a fait son coming out à l’été 2016.

# Contre Megyn Kelly

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Au rayon des obsessions, Donald Trump a également fait une fixation sur la journaliste américaine Megyn Kelly, présentatrice vedette sur Fox News. Il s’est déchaîné durant sa campagne présidentielle :

« Si la folle Megyn Kelly ne couvre pas [ma campagne] dans sa terrible émission, alors son audience va totalement s’effondrer. »

« Tout le monde devrait boycotter l’émission de Megyn Kelly. Ne jamais plus le regarder. Elle est malade, c’est la personne la plus surévaluée à la télé. »

« La folle Megyn Kelly n’est pas regardable. »

« Si les téléspectateurs donnent des audiences faibles à la bimbo Megyn Kelly, la Fox considèrera d’autres programmes ! »

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Lors de différents discours, le candidat républicain a de nouveau qualifié la reporter de « bimbo » et évoqué ses menstruations à plusieurs reprises… Fox News avait dénoncé des attaques « grossières et sexistes » contre la journaliste. A l’été 2016, Donald Trump a finalement présenté ses excuses, arguant que « quand [il] est blessé, [il] se défend durement ».

# Contre Arianna Huffington

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En 2012, Donald Trump, toujours accro aux potins, attaque Arianna Huffington, fondatrice du site Huffington Post, sur son divorce d’un député américain en 1997 qui a par la suite fait son coming out. Il lance :

« Arianna Huffington n’attire pas aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je comprends parfaitement pourquoi son ancien mari l’a quitté pour un homme – il a pris une sage décision. »

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Avant d’attaquer directement le site :

« Le Huffington Post fait tout très mal. Avec des articles très inexacts. Comme AOL, quand vont-ils échouer ? »

« Le Huffington Post est un tel raté – il va mourir tout comme AOL est en train de mourir. Quel stupide affaire qu’a fait AOL en le rachetant. »

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Celui qui n’était pas encore président des Etats-Unis n’avait alors pas digéré un article du Huffington Post qui se penchait sur ses excès de colère. Le Huffington Post lui répond : « On s’est toujours demandé ce qu’il y a au fond du canon. S’il vous plait, allez voir. » En revanche, Arianna Huffington n’a jamais réagi directement.

# Contre Hillary Clinton

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Le candidat républicain n’a pas mâché ses mots sur sa rivale démocrate Hillary Clinton, durant la campagne présidentielle. Et les attaques ont eu vite fait de déraper :

« Si Hillary Clinton ne peut pas satisfaire son mari, qu’est-ce qui lui fait penser qu’elle pour satisfaire l’Amérique ? » [tweet supprimé depuis]

« C’est fou que la pourrie Hillary ose m’attaquer à propos des femmes quand son mari était le PIRE abuseur de femmes de l’histoire politique américaine. »

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# Contre Meryl Streep

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Durant la cérémonie des Golden Globes, l’actrice Meryl Streep, récompensée pour l’ensemble de sa carrière, a livré un long discours anti-Trump à la tribune, clamant : « Hollywood croule sous les gens venus d’ailleurs et les étrangers. Si vous les mettez tous dehors, vous n’aurez plus rien à regarder que du football américain et du free-fight, qui ne sont pas de l’art. »

Un discours qui n’a semble-t-il pas plu au président américain nouvellement élu :

« Meryl Streept, l’une des actrices les plus surévaluées d’Hollywood, ne me connaît pas mais m’a attaqué. C’est un laquais d’Hillary [Clinton] qui a tout perdu. »

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# Contre les femmes

Plus largement que ces actrices, journalistes ou politiques, Donald Trump semble affectionner les attaques contre les femmes. Il glisse :

« 26.000 agressions sexuelles non signalées dans l’armée – seulement 238 condamnations. Qu’est-ce que ces génies attendaient en mettant des hommes et des femmes ensemble ? »

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Trois mois plus tard, il s’en prend directement à Laurene Powell Jobs, défunte de Steve Jobs, le cofondateur d’Apple. Alors que ce dernier est décédé en novembre 2011, il accuse sa veuve d’avoir profité de sa fortune laissée en héritage (elle est la 23e personne la plus riche du monde selon le classement « Forbes »).

« Steve Jobs meurt et laisse à sa femme des milliards de dollars. Maintenant, sa femme a un petit ami (amant). Oh Steve ! »

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Plus récemment, en octobre 2015, il s’est livré à une série d’attaques contre une jeune Américaine, qui s’est ensuite vue harcelée par les supporters de Trump, voire menacée de mort. Lauren Batchelder, 18 ans, avait osé poser une question au candidat lors d’un forum politique sur son sexisme et sur l’égalité de salaire entre homme-femme.

Dans la foulée, Donald Trump l’a désignée comme « arrogante » et « désagréable », affirmant qu’il s’agissait d’une « employée de Jeb » Bush, son rival républicain. Ses soutiens ont alors publié toutes ses coordonnées (téléphone, adresse, e-mail…), appelant à la harceler.

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# Contre Barack Obama

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En plus de sa rivale à l’élection présidentielle Hillary Clinton, Donald Trump n’a jamais caché sa haine contre son prédécesseur Barack Obama, l’attaquant sur Twitter :

« Obama est, sans aucun doute, le PIRE président. Je prédis qu’il va maintenant faire quelque chose de vraiment mauvais et totalement stupide pour montrer la virilité ! »

« Si Obama démissionne MAINTENANT, ce qui rendrait un grand service au pays – je lui donnerait un accès gratuit à vie à l’un de mes cours de golf ! »

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Et lorsque Barack Obama a été réélu, en novembre 2012, Donald Trump y a vu « une honte », assurant que « la démocratie n’existe plus ». Avant d’enfoncer le clou :

« Le collège électoral est un désastre pour la démocratie. »

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# Contre les lanceurs d’alertes

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Donald Trump n’apprécie guère les lanceurs d’alerte, de Edward Snowden, ancien consultant de l’agence de renseignement NSA qui a révélé l’ampleur des programmes de surveillance aux Etats-Unis et dans le monde, à Chelsea Manning, ex-analyste américaine qui a transmis à WikiLeaks des milliers de documents confidentiels, et sera libérée en mai selon l’une des dernières décisions de Barack Obama. Des personnalités qui irritent le nouveau président américain :

« Snowden est un espion qui devrait être exécuté. »

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« Cet ingrat TRAITE de Chelsea Manning ne devrait jamais avoir été libéré de prison. »

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Interrogé en novembre dernier sur l’élection de Donald Trump, Edward Snowden a estimé qu’il s’agit d' »un moment sombre dans l’histoire de la nation » américaine, mais que « ce n’est pas la fin de l’histoire ».

# Contre Anthony Weiner (et sa femme)

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En 2011, le représentant de New York Anthony Weiner démissionne, après le scandale suscité par les photos osées et les textos à caractère sexuel qu’il a envoyés à des femmes via Twitter. Lorsque l’ex-politicien rouvre son compte Twitter, il est accueilli par Donald Trump :

« Alerte pervers. Anthony Weiner est de retour sur Twitter. Toutes les filles de moins de 18 ans devraient le bloquer immédiatement. »

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Nouvelle attaque à l’été 2015, lorsque l’épouse d’Anthony Weiner, Huma Abedin, devient directrice de campagne de sa rivale Hillary Clinton :

« Apparemment Huma Abedin sait tout sur les e-mails illégaux d’Hillary. Le mari et attaché de presse d’Huma, Anthony Weiner, va le raconter à tout le monde. »

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# Contre Russell Brand

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Le harceleur Donald Trump affectionne aussi les combats de tweets. En 2014, il lance une violente charge contre l’humoriste britannique Russell Brand, ex-époux de la chanteuse américaine Katy Perry :

« Katy Perry devait être ivre quand elle a épousé Russell Brand. »

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« Katy Perry, à quoi diable pensiez-vous quand vous avez épousé le raté Russell Brand. »

« Katy Perry, j’ai observé Russell Brand et je pense que son esprit est frit – il semble vraiment mauvais. Russell est une blague totale, un idiot qui s’est perdu ! »

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Des attaques auxquelles l’humoriste réplique : « Donald, es-tu bourré quand tu rédiges ces tweets ? Ou est-ce que la mousse que tu te pulvérises sur ta tête chauve te fait planer ? » Avant de l’attaquer sur son héritage financier, alors que le millionnaire aime à se présenter comme un self-made man.

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Plus récemment, Russell Brand est revenu sur l’élection de Donald Trump, la rapprochant du Brexit, y voyant un échec du libéralisme :

 

 

 

 

 

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