Le président américain Donald Trump a dit vendredi à un quotidien israélien ne pas croire que l’expansion des colonies soit « bonne pour la paix », à cinq jours de recevoir le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

mmmLe président américain Donald Trump à la Maison Blanche, le 9 février 2017 à Washington

Ces propos tenus à Israel Hayom constituent sa déclaration la plus explicite sur le sujet depuis son investiture.

Notablement distincts de certaines de ses déclarations de campagne, ils ressemblent à un appel direct à la retenue à un moment où M. Netanyahu se trouve face à une surenchère des colons et de ses rivaux à droite, favorables à une accélération des constructions israéliennes en territoires palestiniens occupés, à l’annexion de la Cisjordanie et à la dénonciation de la « solution à deux Etats ».

Après 70 années de conflit, M. Trump dit « vouloir la paix » et un accord « bon pour toutes les parties ». Mais Israéliens et Palestiniens doivent se montrer « raisonnables », dit-il au journal gratuit du magnat Sheldon Adelson, soutien notoire de M. Netanyahu.

mlkLe Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 6 février 2017 à Londres

L’avènement de M. Trump a été salué par M. Netanyahu comme une « chance formidable » après huit années de « pressions énormes » de l’administration Obama au sujet notamment des colonies et de l’Iran.

Naftali Bennett, un poids lourd d’un des gouvernements les plus à droite de l’histoire d’Israël, a affirmé que l’idée de créer un Etat palestinien indépendant coexistant avec Israël (« solution à deux Etats », référence de la communauté internationale) était révolue avec M. Trump.

Actuellement soumis aux pressions de sa droite et confronté à des enquêtes de police pour des faits présumés de corruption, M. Netanyahu a annoncé plus de 5.000 logements de colonisation en Cisjordanie et la première nouvelle colonie impulsée par le gouvernement depuis plus de 20 ans.

Il s’est aussi rallié à une loi qui scandalise les Palestiniens et dans laquelle une partie de la communauté internationale voit un pas vers l’annexion de la Cisjordanie occupée.

Une grande partie de la communauté internationale considère la colonisation israélienne, illégale au regard du droit international, comme un obstacle à la paix.

opiLe président palestien Mahmoud Abbas, le 9 février 2017 à Bruxelles

La Maison Blanche avait fini par sortir de son silence la semaine passée pour signifier à Israël qu’il ne devait pas compromettre les futurs efforts de M. Trump pour tenter de résoudre l’un des plus vieux conflits de la planète.

Désastre.

Dans Israel Hayom, M. Trump promet au grand allié israélien des relations « meilleures » qu’avec Barack Obama.

Il dit qu’il ne veut pas de condamnation diplomatique d’Israël sous son mandat et présente M. Netanyahu comme un « homme bon » qui veut la paix.

Mais il dit ne pas être « quelqu’un qui pense que le développement des colonies soit bon pour la paix ».

Pour M. Trump évoque le peu de terres disponibles, laissant supposer que son administration pourrait accepter de nouvelles constructions à l’intérieur de colonies existantes. Or la construction dans les colonies en place est également inacceptable pour les Palestiniens.

Ces derniers se sont aussi vivement alarmés d’une promesse de campagne de M. Trump: le transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem.

Un tel déménagement romprait avec la politique historique des Etats-Unis, qui est aussi celle de la grande majorité de la communauté internationale, et selon laquelle le statut de Jérusalem, également revendiquée par les Palestiniens comme capitale de l’Etat auquel ils aspirent, doit se régler par la négociation.

Désormais aux affaires, l’administration Trump, mise en garde sur les risques d’explosion dans les pays arabes, temporise.

Donald Trump dit réfléchir « très sérieusement ». « J’étudie le sujet, et nous verrons ce qui se passera », déclare-t-il.

M. Netanyahu a déjà indiqué que l’Iran occuperait une bonne place dans ses entretiens mercredi avec le président américain.

Ils ont en commun d’être de virulents détracteurs de l’accord international conclu avec la République islamique sur ses activités nucléaires. Cet accord est « un désastre pour Israël », dit M. Trump.

Le Premier ministre devrait discuter dimanche avec son cabinet restreint des positions qu’il présentera à Donald Trump sur l’Iran, le conflit avec les Palestiniens et les colonies, rapportait vendredi la presse israélienne.

Ses rivaux au gouvernement pourraient alors le presser de dénoncer son engagement envers une « solution à deux Etats », disait-elle.

Transfert de l’ambassade américaine : la décision n’est « pas facile », affirme Trump.

L'ambassade américaine à Tel Aviv. (Crédit : Ori~/Wikimedia Commons/File)

Le président américain a confié à Israel Hayom qu’il y réfléchissait « très sérieusement »

Leprésident Donald Trump a dit vendredi réfléchir « très sérieusement » sur le transfert de l’ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, mais n’avoir pas pris de décision sur la question, dans un entretien publié par le quotidien Israel Hayom, de Sheldon Adelson, ami de Benjamin Netanyahu.

« J’étudie le sujet, et nous verrons ce qui se passera », dit-il dans cet entretien publié en hébreu sur le site internet du quotidien gratuit israélien.

Il souligne que la décision n’est « pas facile » et qu’il y réfléchit « très sérieusement ».

telechargement

Trump avait promis pendant sa campagne de transférer la représentation américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Il s’agirait d’une rupture avec la politique historique des Etats-Unis, qui est aussi celle de la grande majorité de la communauté internationale, et selon laquelle le statut de Jérusalem, également revendiquée par les Palestiniens comme capitale de de l’Etat auquel ils aspirent, doit se régler par la négociation.

En cas de transfert, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a menacé de revenir sur la reconnaissance d’Israël par l’Organisation de libération de la Palestine, considérée par la communauté internationale comme représentant tous les Palestiniens. Une telle mesure de la part des Palestiniens renverrait l’effort de paix plus de 20 ans en arrière.

channukah-trump-360x240.png

Yuli Edelstein, président de la Knesset, a rencontré au début du mois à Washington son homologue américain, Paul Ryan (représentant républicain du Wisconsin), président de la Chambre des représentants des Etats-Unis, dans l’espoir de rassembler des soutiens pour le déplacement de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, une promesse électorale du président Donald Trump.

La Maison Blanche a indiqué qu’elle pourrait revenir sur le déplacement de l’ambassade, mais les responsables israéliens ont continué à faire pression en faveur du déménagement, voyant ce geste comme une reconnaissance par son allié le plus important, longtemps recherchée, de Jérusalem comme étant la capitale d’Israël.

Pendant sa rencontre avec le président de la Chambre, Edelstein a déclaré à Ryan qu’il soutenait fermement le déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem, et qu’il espérait que cette mesure soit approuvée par un large soutien bipartisan au Congrès.

« La signification d’un large soutien au Congrès entraînera probablement un soutien mondial et régional » au déplacement de l’ambassade, a dit Edelstein à Ryan, selon un communiqué de presse du président de la Knesset.

« Si l’ambassade américaine est déplacée, je suis certain que d’autres pays déplaceront leurs ambassades dans la capitale » d’Israël, a ajouté Edelstein.

ff.JPGhgfd

Cependant, dans le communiqué publié par Ryan, le président de la Chambre n’a pas fait mention du déplacement de l’ambassade à Jérusalem, et a souligné son « soutien inébranlable à la sécurité d’Israël et son droit inaliénable à l’autodéfense. »

Ryan a également remercié Edelstein pour son « engagement au renforcement de cette relation particulière » entre les Etats-Unis et Israël.

Edelstein a invité Ryan en Israël à la fin de leur rendez-vous. La dernière visite de Ryan en Israël remonte à avril 2016, où il faisait partie d’une délégation du Congrès.

5c3811b14698481b9f5a626c31f4cf10_18

Les Palestiniens entrent enfin en contact avec l’administration Trump.

Le chef des renseignements palestiniens rencontre des responsables américains de la sécurité et du renseignement à Washington.

Le premier ministre Benjamin Netanyahu et le négociateur palestinien en chef Saeb Erekat à Jérusalem, en avril 2012. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO/Flash90)

Le chef des services des renseignements palestiniens s’est entretenu avec des responsables de la sécurité américaine. Cela représentait le premier contact entre les Palestiniens et l’administration Trump, a signalé jeudi l’agence de presse AP citant un responsable anonyme.

Le responsable a déclaré que Majed Faraj a rencontré des responsables américains de la sécurité et des renseignements à Washington au cours des deux derniers jours.

Le fonctionnaire a fait ses déclarations sous couvert d’anonymat conformément au protocole.

La direction palestinienne a déclaré qu’elle avait essayé sans succès de tenter de joindre le président Donald Trump depuis son élection en novembre et craignait la possibilité d’être marginalisée alors que l’administration accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui se rendra à la Maison Blanche la semaine prochaine.

En décembre, l’équipe de transition de Trump a refusé de rencontrer des responsables palestiniens en visite à Washington, repoussant la rencontre à après la cérémonie d’investiture qui s’était déroulée le 20 janvier, selon Saeb Erekat, le responsable qui rentre en contact avec les responsables des États-Unis.

trumpmag

D’autres conseillers révèlent qu’Abbas a essayé d’organiser un appel téléphonique avec Trump après les élections de novembre et de nouveau après l’inauguration, mais n’a reçu aucune réponse à ses demandes. La Maison Blanche n’a pas répondu à une lettre rédigée en janvier dans laquelle Abbas a exprimé des inquiétudes au sujet du déménagement éventuel de l’ambassade américaine à Jérusalem.

La semaine dernière, Erekat a déclaré que la Maison Blanche avait repoussé toutes leurs tentatives de joindre la nouvelle administration.

« Nous leur avons envoyé des lettres, des messages écrits, ils ne se donnent même pas la peine de nous répondre », avait-il dénoncé dans Newsweek.

Une solide relation avec les États-Unis a été la clé de la stratégie palestinienne pour obtenir un État. Les États-Unis ont servi de négociateur principal en deux décennies de pourparlers intermittents entre Israël et les Palestiniens.

Trump a déclaré qu’il voulait négocier un accord de paix, mais beaucoup voient la position de son administration comme étant favorable à Israël. Après l’investiture, Israël a approuvé quelque 6 000 nouveaux logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. La Maison Blanche est restée silencieuse sur la question avant de publier un communiqué dans lequel il émet une critique selon laquelle l’expansion des implantations « pourrait ne pas être utile ».

L’administration Trump a également gardé le silence sur une loi controversée adoptée plus tôt cette semaine légalisant des milliers de maisons construites sur des terres privées palestiniennes, et qui, selon les Palestiniens, reviendrait à « légaliser le vol ».

Mais les Palestiniens ont pris soin de ne pas s’opposer à Trump avec des déclarations publiques et se sont contentés de lui demander de freiner les ardeurs d’Israël. Ils espèrent qu’il finira par entrer en contact, arguant que Trump doit les impliquer s’il est sérieux au sujet de la négociation d’un accord de paix au Moyen-Orient.

« La politique étrangère de l’administration américaine n’est pas encore claire, en dehors de son soutien clair à Israël, mais l’administration sait que rien ne peut être fait sans les Palestiniens », a déclaré le conseiller d’Abbas, Mohammed Ishtayeh.

Au cours de sa campagne, Trump avait également promis de déplacer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, une déclaration que certains membres du gouvernement israélien ont accueillie chaleureusement alors que les Palestiniens et les Jordaniens ont mis en garde Washington contre une telle action. Depuis son investiture le 20 janvier, il a été plus vague au sujet de cet engagement.

Plus tôt jeudi, le New York Times a informé que, pour faire avancer le processus de paix entre les Israéliens et les Palestiniens, Trump réfléchissait à l’idée de faire participer les États arabes et d’adopter l’approche « de l’extérieur » favorisée par Netanyahu.

L’article ajoute que Trump et son gendre juif Jared Kushner – qui a été désigné comme l’homme pour le processus de paix au Moyen-Orient – ont trouvé cette idée attrayante après avoir rencontré un certain nombre de dirigeants arabes depuis que le président est entré en fonction en janvier.

Le président américain Barack Obama et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en réunion à la Maison Blanche à Washington (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Le département d’Etat a déclaré le mois dernier qu’il examinait une décision de dernière minute prise par l’ancien secrétaire d’Etat John Kerry d’envoyer 221 millions de dollars aux Palestiniens malgré les objections des républicains du Congrès.

Le ministère a déclaré mardi qu’il examinerait le transfert d’argent et pourrait faire des ajustements pour s’assurer qu’il corresponde aux priorités de l’administration Trump.

L’administration Obama a depuis un certain temps fait pression pour que l’argent, qui provient de l’Agence américaine pour le développement international, soit utilisé pour financer l’aide humanitaire en Cisjordanie et à Gaza, soutenir les réformes politiques et sécuritaire et pour aider à préparer la bonne gouvernance et la primauté du droit dans un futur État palestinien, selon la notification envoyée au Congrès.

Résultat de recherche d'images pour

                                                                      Jared Kushner

Publicités

Bon comme un citron bien rond !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :