Une entreprise d’imagerie satellite israélienne a publié dimanche des photographies montrant les conséquences de la frappe de la semaine dernière sur une base militaire syrienne, qui a été attribuée à l’armée de l’air israélienne.

Résultat de recherche d'images pour "frappe de la semaine dernière sur une base militaire syrienne"

Jeudi matin, le Centre d’études et de recherches scientifiques syrien (CERS) proche de Mesyaf, dans le nord-ouest de la province de Hama, a été frappé depuis les airs, ce qui a endommagé plusieurs bâtiments et tué deux soldats syriens.

Les responsables occidentaux associent depuis longtemps le CERS à la production de missiles de précision et d’armes chimiques.

Dans un communiqué, l’armée de Bashar el-Assad a affirmé que « des avions de guerre israéliens ont tiré à 02h42 des missiles depuis l’espace aérien libanais, ciblant une de nos positions militaires à proximité de Mesyaf, et ont provoqué des dégâts matériels et la mort de deux membres du site. »

Les images satellites, fournies par ImageSat International, montrent l’étendue des dégâts causés.

Images satellites israéliennes montrant les conséquences d'une frappe aérienne attribuée à Israël contre une base de développement de missiles, en Syrie, le 7 septembre 2017. (Crédit : ImageSat International)

Images satellites israéliennes montrant les conséquences d'une frappe aérienne attribuée à Israël contre une base de développement de missiles, en Syrie, le 7 septembre 2017. (Crédit : ImageSat International)

Images satellites israéliennes montrant les conséquences d'une frappe aérienne attribuée à Israël contre une base de développement de missiles, en Syrie, le 7 septembre 2017. (Crédit : ImageSat International)

Une autre image satellite montrait la proximité de la base avec ce qui serait une usine iranienne de production de missiles, et un système de défense anti-aérien russe S-400.

Images satellites israéliennes montrant les conséquences d'une frappe aérienne attribuée à Israël contre une base de développement de missiles, en Syrie, le 7 septembre 2017. (Crédit : ImageSat International)

Ces cinq dernières années, Israël a mené des dizaines de frappes aériennes en Syrie, même s’il a rarement reconnu être responsable d’attaques précises.

Israël affirme maintenir une politique de non intervention envers la guerre civile syrienne, ne s’impliquant que lorsque l’une de ses « lignes rouges » est transgressée.

Ces « lignes rouges » sont notamment la violation de la souveraineté israélienne par des attaques délibérées ou accidentelles, le déploiement de milices soutenues par l’Iran à la frontière du plateau du Golan, et des tentatives de transférer des armes sophistiquées au groupe terroriste du Hezbollah.

Même si Israël n’a pas confirmé son implication dans la frappe de jeudi matin, les analystes pensent que l’attaque contre l’installation militaire syrienne a été menée afin d’empêcher que des missiles guidés de précision ne tombent entre les mains du Hezbollah.

Images satellites israéliennes montrant les conséquences d'une frappe aérienne attribuée à Israël contre une base de développement de missiles, en Syrie, le 7 septembre 2017. (Crédit : ImageSat International)

Les forces d’opposition syrienne ont affirmé ces derniers mois que le site de Mesyaf, et d’autres appartenant au CERS, travaillaient sur des projets avec des spécialistes iraniens pour développer des missiles portant des armes chimiques.

Images satellites israéliennes montrant les conséquences d'une frappe aérienne attribuée à Israël contre une base de développement de missiles, en Syrie, le 7 septembre 2017. (Crédit : ImageSat International)

En avril, l’administration Trump avait sanctionné des centaines d’employés du CERS après une attaque chimique contre la ville syrienne rebelle de Khan Cheikhoun, qui a fait des dizaines de morts civils, dont des enfants. Mercredi, la commission des crimes de guerre des Nations unies a annoncé avoir des preuves évidentes de la responsabilité du régime syrien dans cette attaque, et de l’usage de gaz sarin.

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En 2005, le président américain George W. Bush avait sanctionné le CERS, affirmant qu’il produisait des armes de destruction massive.

Cinq ans après, en septembre 2010, le directeur du bureau du contre terrorisme du Conseil israélien de sécurité nationale avait indiqué que les centres du CERS seraient détruits s’il continuait de fournir des armes aux groupes terroristes.

Nitzan Nuriel, général de brigade de réserve de l’armée israélienne, pendant un sommet de l’Institut international du contre terrorisme, avait déclaré que le CERS fournissait des armes au Hezbollah et au groupe terroriste palestinien du Hamas, et avait appelé la communauté internationale à le cibler s’il ne cessait pas son soutien au terrorisme.

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En février 2013, des agents du renseignement américain avait dit au New York Times qu’une frappe attribuée à Israël contre un convoi à destination du Liban, qui transportait des armes anti-aériennes sophistiquées avait pu par inadvertance toucher le centre de recherche principal du CERS pour le développement d’armes chimiques et biologiques.

Israël mènerait depuis des années des frappes aériennes contre les systèmes d’armement sophistiqués en Syrie, notamment contre les missiles anti-aériens de fabrication russe et les missiles iraniens, ainsi que contre des positions du Hezbollah.

Amir Eshel à la conférence d'Herzliya 2017 (Crédit : Capture d’écran YouTube)

En août, un ancien commandant de l’aviation israélienne avait indiqué qu’elle avait mené des dizaines de frappes contre des convois d’armes destinées au Hezbollah ces cinq dernières années. Les propos du général de division Amir Eshel révélaient pour la première fois l’ampleur de ces frappes, qui ne sont généralement ni confirmées, ni démenties par l’armée de l’air.

La frappe israélienne en Syrie la plus célèbre a eu lieu il y a dix ans presque jour pour jour, le 6 septembre 2007, quand un avion de l’armée israélienne a bombardé un réacteur nucléaire présumé à Deir Ez-Zor.

Le Hezbollah a tiré plus de 4 000 roquettes contre Israël pendant sa dernière guerre contre l’Etat juif en 2006. Depuis mardi, des dizaines de milliers de soldats israéliens effectuent un exercice de 10 jours pour s’entraîner à une guerre contre le groupe terroriste chiite dans le nord du pays, le plus grand exercice de l’armée israélienne depuis 20 ans.

 

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