Jean Patrick Grumberg, lors de son intervention récente sur Goldnadel.tv, a jeté un pavé dans la mare.

Le voile islamique, « vu de l’Amérique », ne devrait pas poser de problèmes. Le rejet du voile par les Français est incompréhensible et injustifié, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans leur esprit et c’est bien cela qui pose problème et non le voile.

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En tant qu’observateur du phénomène islamique, j’estime que les choses ne sont pas aussi simples. Chaque pays a sa façon de réagir à l’exhibitionnisme religieux, surtout quand celui-ci a pour fonction de transformer la vie de tous les jours. L’expérience américaine vaut pour l’Amérique, l’expérience française vaut pour la France et chacune doit être analysée dans son contexte.

Mais avant de procéder à l’analyse et pour dissiper toute ambiguïté, il importe de clarifier les choses.

Le voile comme toutes les autres manifestations de l’islamisation est une attaque calculée à l’endroit de la culture occidentale où qu’elle se trouve, y compris et surtout dans les pays à majorité islamique, car avant son incursion en Occident, le voile s’est imposé non sans résistance en terre d’islam, autant comme signe d’appartenance religieuse qu’en opposition radicale à l’occidentalisation. Le voile est donc porteur d’un message non verbal, un message de rejet on ne peut plus clair.

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Le regard que porte l’Amérique sur le voile ne tient pas compte de ses multiples messages, le message religieux est le seul qui a été capté, et c’est essentiellement celui que Jean Patrick Grumberg a entendu. Essayons à présent d’y voir plus clair, la constitution des États-Unis reconnaît que les droits et les libertés sont un don de Dieu, ils ne relèvent d’aucune autorité humaine, c’est pourquoi ils sont inaliénables. Dieu est donc à l’origine de la constitution américaine, mais Dieu est aussi au-dessus des religions qui elles, vu leur grand nombre, sont en bonne partie des constructions humaines. En tant que garant des droits et des libertés, Dieu ne peut être évacué sans compromettre la constitution et donc les fondements mêmes de l’État.

La laïcité aux États-Unis ne s’exprime pas par l’évacuation de Dieu dans l’espace public, mais par la neutralité de l’appareil gouvernemental sur le plan religieux. Il existe donc une sorte de coexistence (on pourrait l’appeler convivialité ou vivre-ensemble) entre ce dernier et les différentes religions. Aucune d’elle d’ailleurs n’a le droit de s’immiscer dans le jeu politique ou dans l’administration des affaires de l’État.

Ceci dit l’islam aux États-Unis ne s’est pas privé d’infiltrer les universités, les partis politiques, l’appareil gouvernemental, y compris le Pentagone, le FBI, la CIA et jusqu’à la Maison Blanche du temps d’Obama. Les musulmans ont beau être moins de 1% de la population des États-Unis, leur influence politique est presque aussi grande qu’en France.

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La majorité des Américains croit en Dieu et pratique une religion. Le christianisme est majoritaire aux États-Unis. Les Américains sont par conséquent moins enclins à souffrir d’insécurité face à une religion agressive comme l’islam. Mais ceci est en train de changer, en fait ils se méfient de plus en plus de l’islam et des musulmans, particulièrement des islamistes et de leur agenda politico-religieux. La question du voile ne les interpelle pas encore parce qu’elle est perçue, non pour ce qu’elle est, mais simplement comme une forme parmi d’autres d’expression religieuse.

Tôt ou tard le message du voile islamique aux États-Unis apparaîtra pour ce qu’il est, il ne peut en être autrement. Sans monopoliser toute l’attention, il sera perçu comme une composante visible du suprématisme et du rejet islamique.

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En France les choses sont différentes, les droits et les libertés inscrits dans la constitution sont un don de la raison, donc de l’homme ou plutôt de la société. Dieu non seulement n’y est pour rien, mais il ne doit pour aucune considération être mêlé à la question. La laïcité en France est donc absolue, si elle cessait de l’être, l’édifice constitutionnel risquerait de s’écrouler. Dieu n’a donc rien à voir avec l’État, il ne doit être ni son allié ni son ennemi, sa place est ailleurs et doit être aussi éloignée que possible. Le vivre-ensemble entre l’État et Dieu est impensable.

La laïcité en France impose donc une extrême réserve à l’expression religieuse dans l’espace public. Tous les croyants à l’exception des musulmans, se plient volontiers à cette contrainte, qui d’ailleurs ne brime pas leur liberté religieuse, celle-ci étant garantie par la constitution.

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Cette laïcité à la française constitue donc le noyau dur que l’islam se promet de briser car elle se dresse comme un obstacle à sa volonté de domination. Ne pouvant l’attaquer de front sans risquer de se casser les dents, il choisit de la gruger méthodiquement par tous les moyens disponibles.

Les Français admettent que la laïcité est leur seul rempart face à l’islamisation. Ils s’étaient à ce point investis dans son édification, qu’ils en sont venus il y a cent ans à imposer une sorte de bâillon au christianisme; celui-ci a été graduellement dépouillé de ses dimensions culturelle et identitaire. Pour avoir délaissé la foi de leurs pères et embrassé la laïcité, ils se retrouvent spirituellement démunis; à présent ils se rendent compte que leur chère laïcité, qui fut assez puissante pour réduire le christianisme au silence, est mal outillée face à l’islam conquérant. Elle est d’autant mal outillée que ceux qui ont pour mandat de la défendre choisissent lâchement de céder du terrain.

Il n’est donc pas étonnant que les Français souffrent d’insécurité et qu’ils s’alarment à chaque fois que les musulmans s’attaquent à leur principale ligne de défense. Faute d’être spirituellement armés et prêts au combat, ils n’ont d’autre choix que se retrancher derrière le rempart de la laïcité. Leur attitude est purement défensive, parce que la laïcité, du fait qu’elle n’a pas de dimension affective ni spirituelle, est incapable de mener la charge contre l’ennemi. Concrètement elle n’a aucune consistance aux yeux de l’islam.

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Les Français sont amplement justifiés d’interdire le voile, sur ce point ils sont bien en avance comparés aux Américains, mais contrairement à ces derniers, ils apparaissent plus vulnérables. Il est temps pour eux de reconnaître que le combat contre l’islam a une dimension spirituelle et que sur ce champ de bataille la laïcité est totalement impuissante.

Le réarmement moral dont j’ai déjà parlé comporte nécessairement un volet spirituel, ceux qui ont échangé leur droit d’aînesse, en tant que chrétiens, contre le plat de lentilles de la laïcité, doivent s’imposer un examen de conscience, car, à bien y penser, ils se sont volontairement désarmés face à l’ennemi.

Pour terminer sur une note d’espoir, j’invite les Français à redécouvrir les trésors spirituels qui dorment au profond d’eux-mêmes. C’est en prenant conscience de leurs propres forces qu’ils pourront les mobiliser dans la lutte existentielle qui les attend.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hélios d’Alexandrie pour Dreuz.info.

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L’islam avance, tout doucement : la Suisse valide le mariage forcé d’une mineure.

Des centaines de mineures musulmanes d’origine étrangère vivent en Suisse et sont mariées de force par leur famille. Les autorités ne bougent pas, voire valident ces mariages pour ne pas paraître islamophobes.

En 2018, le Centre national contre les mariages forcés basé à Zürich s’est occupé de 119 cas de mineures musulmanes mariées de force. 119 cas, c’est le nombre recensé déjà en 2016, montrant que rien ne bouge vraiment. La plupart sont des Kurdes d’Irak et de Syrie, des Turques, des Afghanes ou des Somaliennes – toutes sont musulmanes et leurs familles rejettent les valeurs occidentales et la valeur universelle des droits de l’homme.

Anu Sivaganesan, directrice du centre national contre les mariages forcés

« La principale raison de ces mariages forcés sur des mineures est le culte de la virginité des femmes», explique Anu Sivaganesan, directrice du centre.

Les familles musulmanes craignent que leurs filles aient des relations sexuelles avant le mariage parce qu’en Suisse, les hommes et les femmes évoluent dans le même environnement et non dans des sphères séparées, comme c’est le cas dans leur pays d’origine.

«Afin de protéger l’honneur de la famille, la fille est donc mariée ou fiancée de force à l’étranger alors qu’elle est encore mineure.»

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Khadija*, jeune Suissesse mariée à 15 ans par téléphone avec un Syrien

  • Khadija est une Suissesse née en Suisse. Ses parents sont syriens. Elle a été mariée à l’âge de 15 ans, par téléphone, avec un homme en Syrie.
  • A l’âge de la majorité, son mariage a été légalement reconnu en Suisse.
  • Lorsque la jeune femme s’est rendu compte de la situation – ses parents la lui avaient cachée – elle a tenté de mettre fin à ses jours : «J’ai avalé les médicaments de mon père. Mais j’ai survécu.»
  • L’union est désormais officielle. Son mari, qui vit en Syrie, a bien entendu obtenu le droit de réunification familiale. Son arrivée en Suisse est prévue dans les prochains jours.
  • «Pourquoi la Suisse reconnaît-elle mon mariage ? Je ne veux pas être mariée !» explique Khadija dans une situation de détresse extrême.

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Avec l’aide du Service contre les mariages forcés, elle tente d’empêcher l’arrivée en Suisse de son « époux ». Mais la loi n’est pas de son côté. En fait, elle est même totalement contre elle :

  • Si Khadija n’arrive pas à dissuader l’homme de la rejoindre, elle devra vivre sous le même toit que son « époux », et consumer le « mariage ».
  • Autre option, quitter son emploi car sans sécurité financière, le droit à la réunification familiale n’est plus accordé.

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Zaynab*, mariée de force à 14 ans

A l’âge de 14 ans, Zaynab a été mariée de force en Irak.

  • Deux ans plus tard, la famille est arrivée en Suisse. Elle a demandé et obtenu l’asile politique. Abus du droit d’asile ? On ne peut pas poser la question, on passerait pour islamophobe.
  • La famille est donc en Suisse et a l’asile politique.
  • Les autorités chargées de l’asile ont été informées de l’union forcée, et ils ont renvoyé l’affaire en justice.
  • Lequel Tribunal devait évaluer si le mariage était dans l’intérêt ou non de Zaynab : drôle de question, concernant une enfant de 14 ans la réponse devrait être naturellement : non.
  • Bref, le tribunal a fait traîner pour ne pas, lui aussi, passer pour islamophobe.

Même si la justice suisse ne s’est pas adaptée au droit islamique – ce qu’elle devra obligatoirement faire un jour ou l’autre – les seules raisons qui auraient pu permettre le maintien de cette union forcée sont une grossesse ou la confirmation qu’il s’agit bien d’un mariage d’amour.

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Mais Zaynab n’est pas enceinte, et le mariage avec un homme adulte, et qui plus est forcé, n’a pas exactement les caractéristiques d’un mariage d’amour.

Et bien, la jeune femme n’a pourtant pas obtenu l’annulation de son mariage.

Le Tribunal n’aurait soi-disant pas « encore eu le temps de traiter son cas ».

Pourquoi ?

Parce que dans un mois, Zaynab fêtera ses 18 ans. Et là, son mariage sera d’office reconnu. Les juges se seront débarrassés d’un encombrant sujet, et croyez-moi, ça ne les empêchera pas de dormir.

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Aïcha*, 10 ans, déjà mariée

Un cas découvert en 2016 concernait une fillette somalienne de dix ans, Aïcha. Inscrite dans une école suisse, un travailleur social avait découvert par le plus grand des hasards qu’elle était mariée.

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Une justice inadaptée à l’islam conquérant

  • En Suisse, le mariage de mineurs, qui pourtant est interdit, n’est pas considéré comme un mariage forcé. Première grosse erreur, première violation des droits fondamentaux.
  • Il n’est donc pas interdit.
  • Même l’examen de l’intérêt de l’union pour la jeune fille, je l’explique plus haut, est en soi une démarche moralement douteuse.
  • Pire encore, le processus est vicieux, selon la directrice du Service contre les mariages forcés car il «dure le plus souvent jusqu’à ce que la personne concernée soit majeure et que le mariage soit automatiquement reconnu.»
  • Le dernier recours des victimes reste donc le divorce, une procédure souvent longue, coûteuse, et dangereuse pour la jeune femme.

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Pour la conseillère nationale Thérèse Schläpfer (UDC), «il faut par principe supposer que les mariages de moins de 16 ans sont forcés». Elle a d’ailleurs déposé une motion en ce sens à la fin du mois de septembre.

Et je vous parie que la gauche, la belle gauche humaniste, cette belle gauche morale qui se dit féministe, au service des minorités et de la protection de la dignité humaine, va trouver mille arguties pour miner le débat, empoisonner le sujet, puis empêcher tout vote d’une loi.

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A l’exception de la conseillère nationale Sibel Arslan (Verts) qui considère que «l’approche actuelle des mariages forcés n’est pas tenable. De nouvelles mesures doivent être prises pour être réellement efficaces». Et devinez quoi : Arslan est turque. Vous ne verrez probablement pas de gauchistes suisses ethniques soutenir avec ce courage : Arslan ne sera pas accusée d’islamophobie, elle peut parler librement.

Le gouvernement a jusqu’en janvier prochain pour rendre son rapport sur l’efficacité de l’interdiction des mariages forcés datant de 2013. Il n’a pas jusqu’à présent fait les preuves de son engagement courageux en la matière.

De son côté, le Service contre les mariages forcés propose que la Suisse ne reconnaisse pas les mariages des jeunes de moins de 18 ans qui ont été célébrés à l’étranger, même quand les personnes concernées deviennent majeures.

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Mais en 2012, le Parlement suisse avait déjà adopté une série de mesures, augmentant les peines d’emprisonnement jusqu’à un maximum de cinq ans pour les personnes reconnues coupables d’avoir contraint d’autres personnes à se marier. Et ceci s’appliquait indépendamment du fait que le mariage ait été conclu hors de Suisse ou non. De quoi laisser songeur…

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

*Pour protéger leur anonymat, leurs noms et pays d’origine ont été modifiés.

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