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Introduction

 
L’Islam a pris naissance dans la Péninsule arabique au VIIIième dans un milieu tribal et commerçant.La religion musulmane repose essentiellement sur un message  et la mise en pratique de ses commandements.
 
L’Islam connaît une expansion fulgurante sous les quatre premiers califes « bien guidés » et sous la dynastie omeyyade, et un développement culturel considérable avec la dynastie abbasside. Les invasions turques successives vont porter un coup fatal à cette dynastie, entraîner une période de dislocation de l’empire et détruire le califat est en 1258 sous le coup des Mongols. Un califat ottoman en reprend la tête à Istanbul en 1453. Avec la chute de l’empire Ottoman en 1923 et l’abolition du califat par Mustafa Kemal, l’Islam s’est de nouveau retrouvé dépourvu d’élément fédérateur. Dans ce cadre surgissent des mouvements réformistes, nationalistes et islamistes. De ce dernier mouvement, nous connaissons aujourd’hui des répercussions radicales et extrémistes dans certains endroits de la planète et en France.
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Message et messager, loi et pratique de l’Islam

 
Le message correspond au contenu de la Révélation et le Prophète en est le transmetteur. Dieu a fait descendre sur son Prophète par l’intermédiaire de l’archange Gabriel, l’ensemble de ses commandements divins consignés dans le Coran. La Révélation est un Rappel, qui s’inscrit dans la continuité des messages de Moïse, Jésus et les autres prophètes. Selon les musulmans, Mahomet clôt le cycle prophétique par lequel Dieu rentre en contact avec les hommes et considèrent ainsi l’Islam comme la dernière religion révélée.
Sur le plan dogmatique, l’Islam comporte trois principes fondamentaux, la foi (Imân) affirmée par la « shahada », la soumission à Dieu (Islâm) et la religion (Din) à laquelle les musulmans doivent obéir pour mériter le salut et le bonheur futur.
Selon Coran, Dieu a accordé un pacte aux fils d’Adam. Ceux-ci l’ont accepté. Les prophètes ou plutôt les envoyés (rusul, pl. de rasûl) n’ont fait que répéter aux hommes cet engagement primordial. L’islam n’est donc pas pour les musulmans une religion nouvelle mais la dernière religion révélée qui clôt le cycle prophétique. Cinq prophètes ont ponctué ce cycle prophétique, Noé, Abraham, Moïse, Jésus et finalement Mohammed, qui clôt le cycle et « Sceau » de la Prophétie.
 
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2. Histoire : unité et divisions dans l’Islam

Des phases d’unité et de troubles profonds se sont succédé dans le monde arabo-musulman et ont scandé des périodes de déséquilibres et d’équilibres, de séparations et d’unions, de divisions et d’unités.
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Dès l’origine, le Prophète unit sa communauté et parallèlement combat ses ennemis. De Médine, Mahomet livre la guerre à ses opposants de la Mecque, les Koraïchites. Il élargit considérablement la communauté de ses partisans. Il entend unir sous son autorité ses partisans, à savoir ceux qui ont émigré de la Mecque et ceux qui l’ont accueilli sur leur territoire. Après la mort du Prophète en 632 quatre califes vont se succéder pour diriger la communauté musulmane au gré de périodes de paix et de querelles de succession.
Les quatre premiers califes (les « Bien guidés) sont Abu Bakr (632-634), Umar (634-644), Ali cousin et fils adoptif de Mahomet, également son gendre. Lorsqu’il arrive comme calife, l’unité du monde musulman est défaite. Depuis la mort de Mahomet, ses compagnons souhaitaient qu’il devienne le chef de la communauté car ils considéraient que le Califat devait revenir de droit à un membre de la famille du Prophète. Ali est ainsi élu comme quatrième calife dans un climat troublé. Il meurt, lui aussi assassiné dans une mosquée et c’est Mu’awiyya, gouverneur de Damas, qui lui succède à la tête du Califat.
Les quatre premiers califes, successeurs de Mahomet à Médine, vont mener l’Islam hors de ses frontières territoriales d’origine. Très rapidement, après la mort de Mahomet, l’Islam se répand hors de la Péninsule arabique où tous les territoires sont majoritairement chrétiens. A la façon du Prophète, Abu Bakr qui lui succède, renforce à son tour l’unité de l’Arabie et affirme la suprématie de l’Islam. Ce qui lui permet de mener une poussée, en 637 vers la province byzantine de Damas, puis en Mésopotamie en 638, en Egypte en 641, jusqu’en Andalousie et aux limites de l’Indus via l’Empire Perse Sassanide en 651.
Ni le Coran ni Mahomet n’avaient réglé institutionnellement sa succession. Ce problème est le plus grave auquel la communauté va être confrontée et va susciter le schisme entre sunnites et chiites particulièrement d’actualité.
– Pour les sunnites, les attitudes et les dires du Prophète consignés constituent une référence immuable que le Calife peut suivre, quelle que soit son origine, qu’il soit issu de la famille du Prophète ou élu par ses condisciples. Le Calife ne fait que perpétuer la pensée et les gestes du Prophète. Les sunnites ont suivi cette voie et l’on parle alors de
« ahl al sunna ».
En revanche les chiites considèrent que l’esprit de Mahomet ne survit quand dans sa lignée héréditaire, il est alors fondamental que son successeur appartienne à cette lignée pour continuer à transmettre cet esprit. Les chiites se considèrent comme les «’ahl al bayt » ou « gens de la Famille du Prophète » en laquelle demeure l’étincelle divine transmise par la Révélation de Dieu par Mahomet et en ce sens Ali, cousin et gendre du Prophète, est leur repère religieux.
Cette période fait suite aux divisions fondamentales engendrées par l’assassinat d’Ali (à la suite de la bataille de Sîffin) à la suite de laquelle les Omeyyades rétablissent l’unité en prenant Damas comme capitale du califat omeyyade qui devient le plus grand Etat de l’histoire s’étendant de l’Indus jusqu’à la Péninsule ibérique. La dynastie va pour plusieurs décennies réunifier la ‘umma (communauté des croyants) et diriger le monde arabo-musulman de 661 à 750. Mu’awiyya se disant descendant de la lignée du Prophète, se saisit de la charge de calife, jusqu’alors élective, héréditaire (ce que ne validait aucun texte), au sein de sa propre famille, qui n’est pas celle du Prophète (mais d’une branche adjacente). Après la première vague de conquêtes immédiatement après la mort de Mahomet, de nouvelles conquêtes vont, sous Muawiya (661) et jusqu’aux années 700 prendre une ampleur sans précédent.
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Les Abbassides qui se réclament d’Abbâs, oncle de Mahomet, après le massacre de Kufa dans le sud de l’Irak actuel triomphent du califat omeyyade qui prend ainsi fin en 750, et conserveront le pouvoir durant cinq siècles.
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Beaucoup considèrent cette période comme l’âge d’or de l’islam pas tant sur le plan des conquêtes, déjà largement accomplies, que sur celui du développement culturel. D’emblée, la capitale est transférée de Damas à Bagdad, ville fondée en 762 par le second calife abbasside, al Mansur.
Les principaux califes abbassides sont Al Mansur (136/754-158/775, véritable fondateur du califat et de sa capitale Bagdad, puis Harun al Rachid, souverain noctambule des Mille et une nuits, qui représente une sorte de Charlemagne à l’orientale. Haroun al Rachid se fait seconder par des vizirs (premiers ministres) d’obédience alide, donc chi’ites, enfin al Mâ’mûn 198/813(218/833), protecteur éclairé des savants et des artistes. Au total trois longs règnes, trois périodes de stabilité où s’incarnent les vertus militaires, administratives et intellectuelles du nouvel empire.
Si la politique des Omeyyades était de tendance arabe et syrienne, les Abbassides règnent en affirmant une tendance anti syrienne, irakienne et cosmopolite. A l’influence byzantine qui s’était exercée sous les Omeyyades, les influences iraniennes vont marquer profondément la sensibilité musulmane. La grande époque de cette dynastie a été celle d’Harun al Rachid (IX –Xè siècle) où se succèdent à la cour, philosophes, poètes et artistes. C’est l’âge de l’humanisme classique de l’Islam avec l’influence intellectuelle de la pensée grecque avec des lettrés et traducteurs chrétiens, musulmans et juifs.
Si la fin de la dynastie abbasside intervient lors de la prise de Bagdad par les Mongols en 1258, son unité et celle du monde musulman n’existe plus depuis déjà plusieurs décennies. Au cours de cette période d’éclatement, on voit surgir des califats qui règnent sur certaines parties du monde islamique tels le califat de Cordoue (929-1031), les Bouyides, 945-1055, dynastie d’émirs iraniens, le califat du Caire (969-1171) dirigé par la dynastie chiite des Fatimides, l’empire seldjoukide (XIè-XIIIè) fondé par des nomades turcs originaires des steppes d’Asie centrale islamisés au contact de tribus musulmanes aux alentours de Boukhãrã. Tous vont introduire dans le monde musulman une nouvelle sensibilité qui se conjuguera à l’esprit arabe et persan.
Des vagues de tribus turques se succèdent alors, Ghaznévides, Seljoukides et autres jusqu’à l’arrivée des Mongols qui, en 1258, saccagent Bagdad. Dans le même temps, les mongols chassent devant eux les tribus turques qui les avaient précédés jusqu’en Anatolie. Désormais, l’Islam turc et sunnite trouve et pour six siècles son rassembleur, en l’empire ottoman, nouvel Empire et nouveau califat, infiniment plus cohérent et plus stable que les précédent.
Après la mort de Timur Lang (Tamerlan), les Turcs ottomans réalisent ce dont les arabes avaient rêvé pendant six siècles, la conquête de Constantinople en 1453. Cette conquête va changer pour un temps l’évolution culturelle et politique de l’Europe. Istanbul devient la capitale de la Turquie et le nouveau centre de l’Empire islamique. Désormais, les nouveaux sultans ne sont plus arabes mais n’en cherchent pas moins à se légitimer en se positionnant dans la tradition islamique. Le Sultan reprend le titre de Calife. L’Empire étend son pouvoir direct sur l’Asie Mineure, la Mésopotamie, les Balkans, la Crimée, les îles de la mer Egée, l’Egypte, le Maghreb (sauf Maroc). La Perse reste en dehors de la sphère turque.
Après la mort de Soleiman le Magnifique, en 1566, commence une période de déclin. Le démembrement de « l’homme malade » se poursuivit au cours du XIXème siècle. Certaines possessions ottomanes deviennent indépendantes telles la Grèce, mais aussi l’Algérie, la Tunisie, la Lybie, l’Egypte, la Syrie et Liban, dont certains deviennent des protectorats ou colonies européennes.
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3. Islam et monde contemporain – XXème siècle.

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Dès 1916, deux ans avant la défaite de l’empire ottoman, les accords Sykes-Picot signés entre la France et le Royaume Uni mettent en place les protectorats anglais et français au Proche et Moyen-Orient. Des Etats modernes se constituent animés par le nationalisme, le modernisme et l’islamisme qui vont animer la vie politique de cette période et la place de l’Islam qui varie selon les pays. En 1924, Mustafa Kemal abolit le Califat et prône une voie laïque.

Les Etats musulmans, lors de leur accession à l’indépendance, ont d’abord conçu leur organisation nouvelle selon l’exemple des nations européennes. Leur histoire est celle de la rencontre de ces tendances laïcistes et de solutions ou d’attitudes spécifiquement musulmanes. Les dosages des unes et des autres varient non seulement selon les pays, mais à l’intérieur d’une même nation, selon les dominantes des partis successivement au pouvoir.

L’influence intellectuelle et politique du socialisme arabe déjà très importante dans les années 50 et 60, constitue la base idéologique des partis et des mouvements nationalistes arabes comme le parti Baath et le nassérisme. Le terme de socialisme arabe a été inventé par Michel Aflaq, l’un des fondateurs du parti Baath arabe socialiste, opposé aux idées marxistes et intimement lié au sentiment anticolonialiste et anti-impérialiste de l’époque dont les manifestations les plus spectaculaires sont la nationalisation du pétrole et du Canal de Suez, et l’indépendance économique qui devait permettre au monde arabe de prendre son indépendance politique vis-à-vis de l’Occident. Les voies laïciste et socialiste exogènes à la culture musulmane n’ont évidemment pas résisté au temps ni à l’impact toujours latent voire pressant de l’Occident dans la région (influences politique et économiques –pétrole).
Le XXème siècle a été témoin d’une croissance de l’Islamisme, sous différentes formes qui tire son unité de sa volonté d’instaurer un ordre religieux conforme à l’islam et obéissant à certains préceptes religieux (la Charia), mais dont les divers courants ne sont pas tous fondamentalistes. Il recherche l’affirmation et la promotion de croyances et de prescriptions islamiques mais il a pris trois formes distinctes : politique, missionnaire et djihadiste.
Dès la fin du 19 ème siècle, en réaction à un sentiment de fragmentation et d’affaiblissement du monde musulman, des mouvements politico-religieux apparaissent avec pour préoccupation la purification de l’islam par la suppression de toutes les influences étrangères et par un retour à ses fondamentaux. Des penseurs comme Al-Afghani appellent à un retour aux pratiques de Mahomet et de la première génération. Le Salafisme (salaf signifie « ancêtre ») correspond à ce courant qui souhaite un retour aux origines de l’Islam.

Le Wahhabisme, fondé par Abd al-Wahhab au 18ème siècle est un mouvement très proche du salafisme. Mouvement puritain de réformation de l’Islam, il s’allie avec la dynastie des Saoud. Si le Wahhabisme s’ancre en Arabie Saoudite par son association avec la dynastie des Saoud, le salafisme prend différentes formes. Il s’exprime en Egypte avec la création des Frères Musulmans en 1928 par Hassa al Banna (1906-1949). Ce mouvement pacifique s’engage dans la politique avec pour slogan « Dieu est notre but. Le Prophète est notre chef. Le Coran est notre constitution ». Son objectif est l’islamisation en profondeur de la société par l’éducation et l’action sociale afin d’instaurer une islamisation « par le bas ». Leur combat politique se heurte au nationalisme de Nasser qui interdit leur organisation en 1954. Il convient ici de mentionner l’intellectuel égyptien Sayyid Qutb, qui se distingue par son radicalisme en faveur d’un djihad offensif et considéré plus efficace que le combat des Frères Musulmans. Sayyid Qutb est pendu par Nasser le 29 août 1966.

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L’Islamisme politique.

L’Islamisme politique correspond aux mouvements politiques Islamiques qui opèrent dans le cadre de la démocratie et de l’Etat nation et qui tentent de promouvoir un retour à l’Islam par des voies pacifiques et politiques. Leur objectif est une ré-islamisation de la société par la base (à l’aide de diverses associations islamiques) et une prise de pouvoir autant que faire se peut par les urnes une fois la société acquise aux préceptes de l’Islam « pur ».
L’Islam politique en Iran : c’est en Iran que l’Islam politique a accède pour la première fois au pouvoir en 1979 mais sa racine profonde émane de plus loin, en particulier des Frères musulmans en Egypte (Hassan al Banna), de Mowdoudi en Afghanistan et de Mohammed Iqbal au Pakistan. Le 1er février 1979, Khomeyni qui rentre d’un log exil en Iraq (et de quelques mois à Neauphle-le-Château) met en oeuvre une politique totalement opposée à celle d’Ataturk qui prévoit un retour à un Islam intellectuellement fondamentaliste.

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L’Islam politique en Turquie :

L’islam politique est à la tête du pouvoir turc depuis 2002. Le développement des forces islamistes en Turquie est comme en Iran et en Egypte le résultat d’un processus historique. Persécuté depuis Ataturk, l’Islam politique s’était réfugié dans la clandestinité pour ressurgir en 1996 avec l’élection de l’ex-Premier Ministre Necmettin Erbakan et de son Parti de la Prospérité (RP). En 1997, le RP est supprimé par les militaires. En 2001, malgré son interdiction, l’aile réformiste de Récept Tayyip Erdogan crée l’AKP, remporte les législatives de 2002 et s’installe au pouvoir. Les militaires laïcs contrebalancent encore leur politique mais pour combien de temps encore ?

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L’Islam politique en Egypte et en Tunisie à la suite des Révolutions arabes de 2011

Les Frères Musulmans égyptiens initiateurs de l’idéologie de l’islam politique accèdent enfin au pouvoir avec les suites que l’on sait.

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L’islamisme missionnaire :

Il est mis en œuvre par les missions islamiques de prédication, souvent financées par l’Arabie Saoudite. Leur objectif n’est pas la prise de pouvoir mais la préservation de l’identité musulmane, de la foi islamique et de l’ordre moral. Les missionnaires dénoncent la corruption des valeurs islamiques et l’affaiblissement de la foi et privilégient une forme de réarmement moral et spirituel qui fasse de la vertu individuelle le préalable à toute bonne gouvernance ainsi qu’au salut collectif.

 

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L’islamisme djihadiste.

Les islamistes djihadistes dénoncent le poids oppressif des forces militaires et politiques non musulmanes au sein du monde islamiques et privilégient la résistance armée. L’islamisme djihadiste ou lutte armée islamique possède trois variantes. Le djihad interne a pour objectif de prendre le pouvoir dans les pays arabes pour renverser des régimes considérés comme impies et sous influence occidentale. Le djihad irrédentiste se bat pour délivrer un territoire considéré comme musulman mais sous occupation (ex : Israël). Enfin, le djihad global combat l’Occident. C’est cette dernière forme d’islamisme, incarnée par Al Qaïda, qui représente directement une menace pour l’Occident.

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Conclusion

L’histoire de l’Occident est intimement liée au monde musulman. Après sa naissance l’Islam a très vite progressé vers l’Occident et les croisades n’ont pas tardé à répondre à cette incursion en terres européennes. Les conflits violents provoqués par la progression des Mongols ont pendant un temps paralysé la progression musulmane. Mais quelques décennies, plus tard, en 1453, Byzance devient musulmane et l’Europe doit de nouveau se protéger de cette nouvelle expansion. Elle parvient à stopper la progression des Turcs à Vienne. En réaction, ce ne sont plus alors les Croisades religieuses du Moyen-âge occidental qui affluent en terres musulmanes, mais le progrès et les idées humanistes, car en effet, alors que les Mongols ravageaient le Moyen-Orient, la modernisation commençait à poindre en Europe grâce à la science et aux idées philosophiques nouvelles. Contraint par sa faiblesse technologique, l’Empire ottoman alors a été distancé. Puis sont venues les deux guerres mondiales. Tuméfiée par la Première guerre, l’Europe s’est imposée sur la dislocation de l’Empire Ottoman et l’a dépecé à son profit. Mais ironie de l’histoire le pétrole, nerf de l’industrialisation, surgit alors du sol arabe. Les intérêts stratégiques et politiques des Occidentaux pour la région du Moyen-Orient favorisent alors des alliances considérées comme inopportunes par des mouvements nationalistes qui prennent comme défense l’Islam politique. La guerre froide et l’invasion soviétique de l’Afghanistan feront le reste en amplifiant les frustrations du monde musulman et décuplant les réactions nationalistes. Ces dernières se sont aussi nourries de la création de l’Etat d’Israël en 1948 et de sa pérennité.
L’Islam, dont le message englobe, comme nous l’avons vu, à la fois la vie spirituelle et concrète du croyant s’est dès lors trouvé mobilisé dans sa composante extrémiste dont nous avons vu les diverses composantes.
L’histoire nous le montre- le religieux est toujours brandi en temps de crise. Il devient alors une arme, souvent reformulé dans une version extrémiste. Mais le Message de l’Islam et celui des deux autres monothéismes doivent être profondément étudiés pour préserver leur authenticité et la porter dans l’histoire. A bien les étudier, sans les relativiser, nous nous rendons compte que l’histoire et les contenus des messages de ces monothéismes ne font qu’un. Une Loi (juive), une Parole incarnée (le Christ), et un message (de soumission), trois voies de foi en un seul Dieu. Si la politique, les désirs d’hégémonie et la faiblesse des hommes ne s’en mêlaient, pas de quoi en faire une guerre au fond !

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Bon comme un citron bien rond !

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