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Des hommes armés ont saccagé un centre de lutte contre le virus Ebola à Monrovia (photo), la capitale du Liberia, provoquant la fuite de 29 malades.

L’épidémie Ebola, déjà incontrôlable, pourrait prendre un tour absolument dramatique au Libéria. Des hommes armés ont saccagé un centre de lutte contre le virus Ebola à Monrovia, la capitale du Liberia, provoquant la fuite de 29 malades.«Ils ont cassé les portes et ont pillé les lieux. Les malades ont tous fui», a affirmé Rebecca Wesseh, un témoin de l’incident survenu dans la nuit de samedi à dimanche. Ses propos ont été confirmés par des habitants et le secrétaire général des travailleurs de la santée au Liberia, Georges Williams.

En cinq mois, l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui s’est déclarée en Afrique de l’Ouest, la plus grave depuis la découverte de la maladie en 1976, a fait 1.145 morts, selon le dernier bilan de l’OMS arrêté au 13 août: 380 en Guinée, 413 au Liberia, 348 en Sierra Leone et quatre au Nigeria.

Ebola : la carte de la propagation
Le code couleur correspond aux nombres de cas confirmés d’infection (Sources : OMS), du plus clair au plus foncé.

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Ebola : le bilan officiel au 13 août

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Le Kenya a également annoncé samedi l’interdiction d’entrer sur son territoire, à compter de mercredi, aux voyageurs venant de Guinée, du Liberia et de Sierra Leone. Cette décision ne concerne pas les professionnels de santé impliqués dans la lutte contre l’épidémie ni les Kényans revenant dans leur pays depuis ces trois pays.

Ebola : un virus qui a déjà ravagé l’Afrique

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Un cas suspect en Espagne

En Espagne, une personne qui pourrait avoir contracté le virus a été placée en isolement dans un hôpital spécialisé à Alicante (ouest), ont rapporté samedi soir les autorités sanitaires. «Le patient est hospitalisé à l’hôpital Saint Jean» à Alicante, «dans un état clinique stable, dans une zone isolée, selon le communiqué. Il s’agirait du premier cas possible d’Ebola en Espagne après la mort du missionnaire espagnol rapatrié à Madrid le 7 août. D’autres cas suspects ont été détectés en Espagne depuis le début de l’épidémie,mais aucun n’a été confirmé dans le pays.  Ailleurs en Europe, les tests de dépistage du virus Ebola d’une détenue d’un centre de rétention écossais, qui était tombée malade et avait été transférée à l’hôpital, se sont révélés négatifs, ont annoncé samedi les services de santé publique.

Ebola en Guinée
Progression des cas (et décès) d’infections confirmés, probables ou suspects.

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Ebola au Libéria
Progression des cas (et décès) d’infections confirmés, probables ou suspects.

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Ebola au Sierra Leone
Progression des cas (et décès) d’infections confirmés, probables ou suspects.

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Ebola au Nigeria
Progression des cas (et décès) d’infections confirmés, probables ou suspects.

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Ebola : Médecins sans frontières débordé par l’épidémie

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Kailahun (Sierra Leone), jeudi. Des fonctionnaires de la Santé transportent le cercueil du Dr Modupeh Cole, deuxième médecin victime d’Ebola, au sein du dispensaire de MSF.

Ebola «se répand plus vite que notre capacité à y faire face», s’inquiète ce vendredi Médecins sans frontières (MSF). De son côté, l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS estime elle que l’ampleur de la propagation de l’épidémie est «largement sous-évaluée». Les pays africains affectés ont par ailleurs avoué jeudi leur impuissance à juguler par leurs propres moyens la progression du virus.

 «Le personnel présent dans les zones d’épidémie relève des preuves montrant que le nombre de cas rapportés et le nombre de morts sous-estiment largement l’ampleur de l’épidémie», s’est alarmée jeudi soir l’OMS dans un communiqué. «L’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest continue à s’étendre, avec 1 .975 cas et 1 .069 morts en Guinée, au Liberia, au Nigeria et en Sierra Leone».

Face à cette situation, « l’OMS coordonne une augmentation massive de la réponse internationale (à l’épidémie, ndlr), avec le soutien individuel de divers pays, des agences de contrôle des maladies et des agences appartenant aux Nations Unies ».

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Des athlètes africains interdits de compétition en Chine.

Certains athlètes en provenance de pays d’Afrique de l’ouest touchés par l’épidémie d’Ebola ne pourront pas participer à la 2ème édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse, qui commencent samedi à Nankin (Chine). Selon le CIO (Comité international olympique) et le comité organisateur des Jeux, il a été décidé que «les athlètes venant des régions infectées ne pourront pas participer aux sports de combat (2 athlètes) ni aux sports de natation (1 personne)».

L’engagement des États-Unis.
Jeudi, le Président américain Barack Obama s’est entretenu avec ses homologues libérienne Ellen Johnson Sirleaf et sierra-léonais Ernest Bai Koroma pour les assurer de l’engagement des États-Unis. Il a souligné le rôle des experts des Centres américains de contrôle de prévention des maladies (CDC) envoyés dans leur pays pour aider les autorités sanitaires.

Un laboratoire mobile en Sierra Leone.
La ministre de la Santé sierra-léonaise, Miatta Kargbo, a annoncé l’envoi par l’Afrique du Sud d’un laboratoire mobile, attendu vendredi, qui « sera installé dans la capitale pour analyser des échantillons sanguins à la fois de l’Ouest et du Nord », autour de Freetown, la capitale du pays.

Au même moment, le département d’État américain annonçait l’évacuation « par précaution » des familles de son personnel diplomatique à Freetown, capitale de la Sierra Leone.

Le Liberia a reçu mercredi des doses d’un sérum expérimental américain prometteur pour traiter deux médecins contaminés, le Zmapp. Le pays a commencé des travaux d’extension de l’unique centre de traitement de sa capitale, Monrovia, aux capacités largement dépassées.
La situation empire. Selon un dernier bilan de l’Organisation mondiale de la (OMS) établi le 9 août, l’épidémie d’Ebola, la plus grave depuis l’apparition de cette fièvre hémorragique en 1976, a fait 1 013 morts en Afrique de l’Ouest, dont 373 en Guinée, 323 au Liberia et 315 en Sierra Leone. Devant l’ampleur de l’épidémie, la communauté internationale et l’OMS ont approuvé l’expédition d’un traitement contre le virus Ebola dans les pays d’Afrique de l’Ouest touchés par la maladie.

L’OMS a enregistré 56 décès dimanche
Lundi Cinquante-six nouveaux décès ont été enregistrés en deux jours, dimanche et lundi, et 128 nouveaux cas ont été recensés suite à l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola en Afrique de l’Ouest, précisent les chiffres actualisés de l’Organisation mondiale de la santé diffusés mercredi. Il y a eu 4 nouveaux cas et 4 décès en Guinée, 71 nouveaux cas et 32 décès au Liberia, pas de nouveaux cas et 1 décès au Nigeria et 53 nouveaux cas avec 19 décès au Sierra Leone.

La communauté internationale entretient l’espoir
«Nous devons éviter la panique et la peur, il est possible d’arrêter Ebola», a assuré mardi Ban Ki-moon.
Le secrétaire général de l’ONU a également annoncé la nomination d’un coordinateur des Nations unies pour Ebola. Il s’agira du médecin britannique David Nabarro, spécialiste des épidémies.

«Ebola a été contenu ailleurs et nous pouvons le faire ici aussi», a insisté Ban Ki-moon. «Dans les jours à venir, les Nations unies vont renforcer leurs actions pour combattre l’épidémie», a-t-il promis, citant l’envoi de personnels médicaux et de matériel de protection.

De son côté, l’OMS a approuvé l’ utilisation de traitements contre le virus Ebola tout en regrettant la quantité limitée des stocks existants. La fièvre Ebola est «typiquement une maladie de pauvres dans des pays pauvres dans lesquels il n’y a pas de marché» pour les firmes pharmaceutiques, a déclaré Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale de l’organisation afin d’expliquer la faible quantité de stocks disponibles.

Un traitement expédié en Afrique
Malgré tout, la société pharmaceutique américaine qui a élaboré le ZMapp, l’un des principaux traitements, a annoncé lundi avoir expédié la totalité des doses disponibles en Afrique de l’Ouest, sans préciser de pays.
La société a également assuré que le traitement avait été fourni «gratuitement dans tous les cas».

Face à l’ampleur de l’épidémie, un comité d’experts réuni par l’OMS a jugé mardi «éthique d’offrir des traitements non homologués dont l’efficacité et les effets secondaires ne sont pas encore connus, comme traitement potentiel ou à titre préventif».

Le Canada, par la voix de sa ministre de la Santé, Rona Ambrose, a annoncé ce mercredi qu’il comptait donner à l’OMS entre 800 et 1.000 doses d’un vaccin expérimental contre le virus Ebola, pour tenter d’endiguer l’épidémie qui sévit en Afrique de l’Ouest. Par ailleurs, le Canada a annoncé qu’il allait ajouter 185 000 dollars aux 5 millions de dollars (environ 3,8 millions d’euros) déjà versés pour financer l’aide humanitaire et tenter d’empêcher la propagation du virus de la fièvre hémorragique.

Le président sierra-léonais, Ernest Bai Koroma,
a lancé un appel à la communauté internationale afin de trouver les 18 millions de dollars (13,5 millions d’euros) manquants pour financer la lutte contre l’épidémie.

Berlin appelle ses ressortissants à quitter les pays touchés par l’épidémie L’Allemagne a appelé ce mercredi ses ressortissants à quitter les pays où sévit l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola.
«Il a été décidé là-bas de demander à tous les ressortissants de quitter la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia, où la situation continue d’être critique», a déclaré Martin Schäfer, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse régulière.
«Cela ne concerne pas formellement le personnel médical qui lutte contre le virus ni les représentations allemandes sur place, les ambassades restent ouvertes», a toutefois précisé Berlin.

L’Afrique de l’Ouest en état de siège
Dans la région d’Afrique de l’Ouest touchée par l’épidémie, la Guinée-Bissau a annoncé la fermeture de ses frontières avec la Guinée, autre pays touché, «jusqu’à nouvel ordre», a déclaré le Premier ministre,Domingos Simoes Pereira.

La Confédération africaine de football (CAF) a par ailleurs demandé à la Fédération guinéenne (FGF) de délocaliser les matches des équipes nationales guinéennes jusqu’à la mi-septembre en raison de l’épidémie.

Précautions autour des migrants arrivés en Espagne .
Aux marches du continent, dans le détroit de Gibraltar et dans l’enclave espagnole de Melilla, les membres de la Garde civile qui ont récupéré ces derniers jours plus d’un millier de migrants d’Afrique subsaharienne étaient pour certains équipés de gants et de masques de protection afin de se prémunir du virus.

 Guinée, Liberia, Sierra Leone, la fièvre hémorragique virale Ebola est désormais transfrontalière en Afrique de l’Ouest. Cette épidémie est l’une de celles qui comporte « le plus de défis » depuis l’apparition de la maladie il y a 40 ans, a estimé l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette maladie est l’une des plus graves connues chez l’homme : son taux de létalité peut atteindre 90%.  La dernière manifestation du virus date de 2012, en République démocratique du Congo où il a tué 69 personnes. Depuis sa découverte en 1976 dans ce même pays, le nombre de décès total qui y sont liés avoisine les 1 600. Son origine exacte demeure encore inconnue, mais le virus a été introduit dans la population humaine via des animaux sauvages, vivants ou morts. « En Afrique, l’infection a été constatée après la manipulation de chimpanzés, de gorilles, de chauves-souris frugivores, de singes retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale »,
précise l’Organisation mondiale de la santé.
Il se propage ensuite dans les communautés par transmission interhumaine.

« Il est souvent trop tard »

Il suffit pour cela d’un contact avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques (urine, sperme) de personnes infectées ou par l’intermédiaire d’environnements contaminés. Les patients qui en sont atteints souffrent brutalement de fièvre intense, de douleurs musculaires, de céphalées. Ces premiers symptômes, qui ressemblent à ceux du paludisme, sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, d’une insuffisance rénale et, dans certains cas, d’hémorragies.
« L’Ebola est d’autant plus redoutable que ses virus ne sont pas tout de suite repérés par l’organisme. Quand ce dernier réagit, il est souvent trop tard. Les virus ont créé des caillots, bloquant les organes vitaux et provoquant d’importantes hémorragies. Les malades peuvent saigner abondamment, y compris par le nez ou via leur urine »,
explique Médecins sans Frontières (MSF).
Les sujets restent contagieux tant que le virus est présent dans leur sang et leurs sécrétions.

La recherche au point mort

Il n’existe pas de vaccin, ni pour l’homme ni pour les animaux. « Plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique », précise l’OMS. Ni même de traitement spécifique, mais il est possible de réduire sa mortalité en s’attaquant à ses symptômes : les patients ont besoin d’une réhydratation au moyen de solutions d’électrolytes ou par voie intraveineuse. « Des vitamines et des anti-douleurs peuvent aussi être utiles », affirme MSF.
Cette absence de traitement efficace, de vaccin et de connaissances sur l’origine du virus montre que les recherches sur le sujet sont très limitées, « même si plusieurs pays s’y intéressent pour parer des menaces de guerre bactériologique ou de bioterrorisme », ajoute MSF. Le nombre peu élevé d’épidémies et de malades ne facilite pas les investigations. Les principaux gestes de prévention consistent à éviter tout contact avec des animaux sauvages et à respecter les règles d’hygiène de base.

 

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