Le tocsin du djihadisme.
“C’est bien joli de défendre la France, encore faut-il qu’il reste demain quelque chose à défendre…”
Charles Pasqua.

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La guerre au djihadisme libère la parole ; souhaitons qu’elle libère aussi les énergies. « Il faut terroriser les terroristes, il faut que la peur change de camp », avait dit Charles Pasqua, emporté, ce lundi, par un arrêt du coeur. Il avait dit cela quand il était arrivé au ministère de l’Intérieur et que les terroristes frappaient déjà. C’était en 1986. Toute la gauche en avait fait des gorges chaudes. Lui, il avait deux idées en tête : redonner confiance à ses policiers et conduire une guerre psychologique dans l’opinion.
Un perpétuel recommencement.

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L’autre dimanche, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, mettait en garde contre un « climat d’anesthésie ». Le 26 juin au matin, vendredi de ramadan, un salafiste tentait de faire exploser une usine chimique après avoir sauvagement décapité son patron ; sur une plage de Sousse, en Tunisie, un autre djihadiste massacrait 38 touristes ; au Koweït, un troisième faisait éclater une bombe dans une mosquée chiite. Commentant ce qui venait de se passer, Manuel Valls déclarait dimanche que nous devions faire face à un « ennemi intérieur » (nous, Français, comme les autres), que nous ne pouvions pas « perdre cette guerre contre le terrorisme, contre l’islamisme radical […], parce que c’est au fond une guerre de civilisation ». « C’est notre société, expliquait-il, notre civilisation, nos valeurs que nous défendons. »



La civilisation face à la barbarie.

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Charles Pasqua avait anticipé tout cela. Dans un livre publié il y a trente ans, l’Ardeur nouvelle (Albin Michel), il écrivait ces lignes consacrées au coeur de notre sujet, notre identité.

« Je suis tout à fait favorable au développement de bons rapports entre civilisations différentes et au contact avec des peuples qui parlent une autre langue, célèbrent d’autres fêtes et respectent des valeurs qui ne sont pas les nôtres. Mais nous avons aussi un héritage à préserver et il n’y a pas de raison que nous adoptions les usages et les coutumes des voisins, que nous nous laissions submerger par leurs façons de faire, ni que nous fassions systématiquement apprendre à nos enfants les langues des populations qui viennent travailler chez nous. »

Du Pasqua 1985, six mois avant la victoire de la droite aux élections législatives.

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Mais qui l’écoutait ? Ils étaient peu nombreux ceux qui, comme lui, avaient compris ce que contenait comme message le succès de Jean-Marie Le Pen aux élections européennes de 1984. Et nous voici, trente ans plus tard, avec 10 000 à 15 000 salafistes sur notre sol, cette « antichambre du terrorisme », comme le dit le premier ministre, cette mouvance de l’islamisme radical au sein de laquelle se recrutent ces “invisibles” semblables aux Merah, Nemmouche, Kouachi et à ce Yassin Salhi qu’un pompier courageux a ceinturé avant qu’il ne poursuive son attaque sur l’usine chimique de l’Isère.

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Un modèle de dissimulation, cet individu. Un banal et doux anonyme qui se transforme brusquement en un être d’une violence inouïe. Repéré et fiché à 25 ans, il passe à l’action à 35. Dix ans d’attente, à l’affût. Et il devient capable, comme d’autres en Algérie, en Libye, en Syrie, de décapiter un homme. Avant de nous expliquer que c’est la conséquence d’un « différend »

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C’est toute la différence qu’il y a, en effet, entre la barbarie qu’il porte en lui et la civilisation du droit qu’il assimile à une posture de faiblesse. Dae’ch, l’organisation de l’État islamique, qui distribue les consignes, progresse sur la désintégration morale et spirituelle de nos sociétés occidentales. Quand on dit civilisation, il faudrait s’accorder sur ce dont on parle. Cette faiblesse, nous l’avons fabriquée nous-mêmes.

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Charles Pasqua l’avait exposé avec une clairvoyance qui ne se noyait pas dans la langue de bois. Il expliquait, en effet, dans son livre de 1985 que le problème central qui pesait sur notre avenir était celui de notre démographie — et encore celle-ci est-elle meilleure que celle de nos voisins allemands, italiens et espagnols. Comparant le taux de fécondité des Français à celui des populations immigrées, il observait :

« Les autochtones deviennent de moins en moins nombreux tandis que les étrangers se multiplient et se multiplieront selon une progression géométrique. On prétend ici ou là que c’est un bienfait, que l’un compense l’autre, mais la solution qui consiste à remplacer une population par une autre n’est certainement pas la bonne. Un pays qui ne veut pas mourir doit faire ses enfants lui-même. Une nation qui se sert d’une ou plusieurs autres comme mères porteuses est vouée à la disparition pure et simple. »

C’était naturellement une manière de sonner le tocsin, de poursuivre sa guerre psychologique pour éveiller les consciences, mais c’est encore lui qui disait :

« C’est bien joli de défendre la France, encore faut-il qu’il reste demain quelque chose à défendre… »

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