Le Kremlin reste ferme concernant la Syrie:

l’intervention dans les affaires intérieures du pays et l’imposition d’un scénario de développement occidental à son peuple est inadmissible.

 

La Russie approfondira son isolement sur la scène internationale si elle continue d’accorder un soutien au président syrien Bachar el-Assad, a annoncé lundi le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest.

Répondant à la question d’un journaliste sur l’évolution éventuelle de la situation si la Russie ne rejoint pas la coalition antiterroriste dirigée par les Etats-Unis, M.Earnest a affirmé que Moscou serait encore plus isolé au sein de la communauté internationale.

« Cela voudrait dire qu’ils réalisent des objectifs contraires à ceux fixés par près de 60 Etats qui luttent contre l’Etat islamique (EI) dans le cadre de la coalition antiterroriste menée par les Etats-Unis », a fait savoir le porte-parole de la Maison Blanche.Dans le même temps, selon lui, les intérêts de la Russie ne contredisent pas totalement ceux du reste de monde.

« La Russie a intérêt à ce que cette coalition antiterroriste réussisse. Moscou voudrait sans aucun doute voir la réalisation efficace de la stratégie de neutralisation de l’EI », a rajouté Josh Earnest, tout en soulignant qu' »il est temps que Bachar el-Assad parte ».

Le Kremlin estime pourtant qu’il est inadmissible d’imposer de l’étranger des scénarios de développement du pays au peuple syrien.

« Jusqu’à présent, personne n’a pu expliquer de façon raisonnable ce qui pourrait constituer une bonne alternative aux autorités officielles de Syrie afin d’assurer la sécurité dans le pays, de lutter contre le groupe Etat islamique et de sauvegarder l’intégrité du pays », a fait remarquer le porte-parole du président russe Dmitri Peskov le 12 septembre.

Depuis 2011, la Syrie est déchirée par un conflit armé qui a fait plus de 250.000 morts. Début 2014, le groupe djihadiste Etat islamique a commencé à intensifier son activité dans la région en cherchant à créer un califat sur les territoires irakiens et syriens tombés sous son contrôle.Connu pour sa cruauté extrême, le groupe Etat islamique est considéré comme organisation terroriste par de nombreux Etats et est accusé par l’Onu, l’UE, les Etats-Unis ou encore la Ligue arabe, d’être responsable de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et de génocide.

Depuis août 2014, une coalition internationale conduite par les Etats-Unis intervient militairement contre ce groupe.

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Syrie: cinq messages géopolitiques de Vladimir Poutine.

Moscou déclare haut et fort qu’il est prêt à remplir ses promesses et se propose de prendre une part active à l’évolution de la situation au Proche-Orient, écrit dans son article pour le National Interest un expert en politique étrangère et sécurité nationale des Etats-Unis.

 

La coopération technico-militaire entre Moscou et Damas est le moyen par lequel le président russe Vladimir Poutine « envoie au monde cinq messages géopolitiques », estime le rédacteur en chef du National Interest,
Nikolas K.Gvosdev, expert en politique étrangère et sécurité nationale des Etats-Unis.

Premièrement,  « les déclarations sur l’effondrement de la Russie sont extrêmement exagérées (…) Les affirmations, selon lesquelles les sanctions occidentales, la chute des prix du pétrole et le ralentissement de la croissance économique en Chine auraient mis le Kremlin au bord de la faillite, sont plus que prématurées », écrit M.Gvosdev.

Et d’ajouter que la Russie restait l’un des pays très peu nombreux dans le monde qui sont capables d’envoyer et de soutenir leurs troupes au-delà de leurs frontières, et que le Kremlin

« se proposait de prendre une part active à l’évolution de la situation au Proche-Orient ».

Deuxièmement, « Vladimir Poutine laisse clairement entendre qu’il n’accepte pas le point de vue de Washington, selon lequel la destitution d’un leader dur amène à la stabilité à long terme au Proche-Orient », note l’expert.

« Poutine a plus d’une fois indiqué que si l’Occident voulait réduire l’afflux de réfugiés et atténuer la menace du terrorisme islamiste, l’expérience acquise en Irak et en Libye prouve que le renversement d’Assad (…) ne donnerait pas de résultat attendu », souligne le rédacteur en chef du National Interest.

M.Gvosdev constate par ailleurs que les « positions de la Russie en Ukraine se sont confortées ».

« En dépit d’une certaine accalmie, Kiev est toujours confronté à de très graves problèmes économiques et politiques intérieurs qui remettent en doute la capacité des actuelles autorités ukrainiennes à garantir la ligne d’intégration euro-atlantique du pays », est persuadé l’expert.

Quatrièmement, « le Kremlin trace ses +lignes rouges+ ».

« La Russie n’observera pas les bras croisés (le président syrien) Bachar el-Assad perdre son poste à l’issue d’une intervention militaire extérieure », a prévenu l’analyste.

Cinquièmement, « Moscou est prêt à tenir ses promesses même si cela demande certains sacrifices sous forme de dépenses matérielles (…) Et des pays, tels que l’Azerbaïdjan et l’Egypte qui doutent de la volonté américaine d’assurer leur prospérité, s’en sont sans doute aperçus »

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