Le sénateur américain John McCain a affirmé que les bombardements russes en Syrie ont visé, aujourd’hui, des rebelles entraînés et financés par la CIA.

« Je peux absolument confirmer que ces frappes visaient l’Armée syrienne libre ou des groupes qui ont été armés et entraînés par la CIA ».

« C’est une incroyable illustration de (…) ce qu’est la première priorité du (président russe Vladimir) Poutine », a ajouté M. McCain, président de la Commission des forces armées du Sénat. « C’est bien sûr pour soutenir » le président syrien Bachar al-Assad.

Un groupe de rebelles soutenu par les Etats-Unis a indiqué avoir été la cible de frappes russes menées aujourd’hui. Américains et Russes doivent se réunir d’urgence pour mettre en place un minimum de coordination et de dialogue pour éviter des incidents entre avions de chasse. Il s’agit d’éviter un incident militaire entre les avions russes et ceux de la coalition pilotée par les Etats-Unis en action depuis un an.

Selon le ministère de la Défense, l’armée russe a déployé plus de 50 avions et hélicoptères ainsi que des troupes d’infanterie de marine, des parachutistes et des unités de forces spéciales pour son dispositif militaire en Syrie.

La Russie a entamé ses premiers bombardements en Syrie.

Le Parlement russe avait donné le feu vert mercredi à Vladimir Poutine pour une action militaire. Les États-Unis jugent que ces premières frappes sont « contre-productives » et ne visaient pas Daech.

La Russie a officiellement commencé sa campagne militaire contre les «terroristes» de Syrie, quelques heures après un vote en ce sens de son Parlement. Mercredi, les avions de Moscou ont frappé leurs premiers objectifs situés dans la région de Homs mais aussi à Hama et à Lattaquié. Les bombes ont été larguées sur des «équipements militaires» et «des stocks d’armes et de munitions» de l’État islamique, ont affirmé dans l’après-midi les autorités russes.

Une entrée en campagne attendue.

Si les Russes entrent officiellement en campagne aujourd’hui, en pratique, leurs forces sont présentes depuis plusieurs mois dans le pays, en soutien au régime de Bachar el-Assad. L’officialisation de cette présence russe dans le conflit était latente depuis plusieurs jours. Lundi, devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président américain, Barack Obama, avait indiqué que son pays, qui dirige la coalition internationale contre Daech, était prêt «à travailler avec toutes les nations, y compris la Russie et l’Iran». Américains et Russes s’étaient ensuite entretenus de détails pratiques concernant l’action militaire sur le terrain.

Mercredi matin, les sénateurs russes avaient autorisé Valdimir Poutine à utiliser la force aérienne dans le conflit. Cette autorisation ne couvre pas l’envoi de troupes au sol. Pour parer l’opération d’un voile de légitimité, l’administration russe a fait savoir qu’elle avait reçu une demande d’aide officielle du régime syrien.

Incertitude sur les cibles russes.

Cependant, les États-Unis semblent avoir été surpris par la rapidité et les objectifs de ces premières frappes. Ces derniers estiment que les cibles ne se trouvaient pas dans des secteurs tenus par l’État islamique.
Un constat partagé par la France.

«Les forces russes ont frappé en Syrie et curieusement elles n’ont pas frappé Daech»,
a dit le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. De source diplomatique française, on disait auparavant que les groupes d’opposition avaient sans doute été visés.
«C’est sans doute sur les groupes d’opposition, ce qui confirme qu’ils sont davantage dans le soutien au régime de Bachar el-Assad que dans la lutte contre Daech»
, indiquait-on. John Kerry a dénoncé des frappes «contre-productives».

Moscou affiche un soutien sans faille au régime de Bachar el-Assad depuis le début du conflit, contrairement aux Américains, qui souhaitent le départ de celui que Barack Obama qualifie de «tyran». Pour faire bonne figure, Vladimir Poutine a appelé le président syrien, après l’annonce de ces premières frappes, au «compromis» avec l’opposition.

Les réticences américaines ont également été balayé par l’Église russe.
«Le combat contre le terrorisme est une guerre sainte et aujourd’hui, notre pays est peut-être celui qui le combat le plus activement», a déclaré son porte-parole.
Un soutien total également affiché par le grand mufti de Russie.

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