«  Je suis musulman et je n’ai pas d’autre pays  »

Le 22 octobre au soir, des centaines  de jeunes arabes musulmans israéliens ont manifesté contre le terrorisme palestinien, à l’université de Tel Aviv.

Ils arboraient des panneaux écrits en arabe et en hébreu sur lesquels on pouvait lire les slogans suivants:

« Vous êtes palestinien, vous êtes l’ennemi  »

Sur un autre : « Je suis musulman et je n’ai pas d’autre pays  »  

« Nous sommes contre la violence si vous soutenez la violence vous ne me présentez pas, même si vous êtes d’un membre de la Knesset.»

Manifestation d'arabes musulmans israéliens contre le terrorisme palestinien

Manifestation d'arabes musulmans israéliens contre le terrorisme palestinien

Des étudiants musulmans manifestent contre le terrorisme.

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Les violences ayant suivi la mort de Kheir Hamdane, abattu par des policiers dans le nord d’Israël, ont mis en lumière le malaise des Arabes israéliens, une importante minorité qui se dit victime de longue date de discrimination.

Des femmes de la minorité arabe israélienne manifestent contre les violences policières dans le nord d'Israël, le 9 novembre 2014

Israël compte 1.709.900 Arabes, musulmans et chrétiens, qui représentent 20,7% de sa population, selon les statistiques officielles publiées en septembre.

Descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leurs terres après la création de l’Etat juif en 1948, les Arabes israéliens ont le droit de vote et douze d’entre eux siègent à la Knesset (Parlement) sur un total de 120 parlementaires.
Aucun parti arabe n’a cependant participé à une coalition gouvernementale depuis la création en 1948 de l’Etat d’Israël. Les Arabes israéliens ne sont pas astreints au service militaire.
Seuls les 130.000 druzes, un courant minoritaire de l’islam chiite, sont tenus par la loi de servir trois ans sous les drapeaux israéliens.

Sur le plan social, 50% des foyers arabes israéliens vivent sous le seuil de pauvreté contre 20% des foyers israéliens, selon le réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme.
Le taux de chômage est d’un peu plus de 6% en Israël, mais celui des hommes arabes est deux fois plus élevé que celui des juifs, tandis que celui des femmes arabes est trois fois supérieur à celui de leurs compatriotes juives.

Un des points les plus sensibles porte sur la confiscation des terres, les autorités israéliennes ayant saisi la quasi-totalité des terres des municipalités arabes pour y installer des immigrants juifs.
Les localités arabes reçoivent ainsi beaucoup moins de fonds publics pour leur développement que les municipalités juives et les permis de construire sont délivrés au compte-gouttes.
Dans un arrêt retentissant publié en juillet 2000, la Cour suprême avait reconnu que la minorité arabe était victime de discrimination, notamment, pour les emplois.

Selon un sondage réalisé début 2013 par Mada al-Carmel, le Centre arabe pour la recherche sociale appliquée, une majorité d’Arabes-israéliens de 16 à 22 ans sont opposés au service militaire. Dans cette tranche d’âge, 36,5% des Arabes israéliens estiment qu’Israël n’est « pas un Etat démocratique ».

Des jeunes de la minorité arabe israélienne manifestent avec un drapeau palestinien contre les violences policières dans le nord d'Israël, le 9 novembre 2014

Une journaliste arabe israélienne fulmine contre les politiciens arabes.

Lucy Aharish semble révoltée face au leadership arabe qui attise les violences en Israël

Lucy Aharish, journaliste et présentatrice des informations, qui se définit elle-même comme « israélienne, femme, arabo-musulmane » est intervenue sur la Deuxième chaîne israélienne pour exprimer son mécontentement voire son indignation face à la propagation de la violence en Israël.

Dans son intervention, Lucy Aharish dénonce le silence des leaders arabes. Selon elle : « Ils n’essayent pas de calmer la situation, ils n’essayent pas d’agir dans le sens d’une compréhension et d’une acceptation mutuelles. »

Au lieu d’essayer de calmer la situation, ils attisent la violence. Elle dénonce le fait que ceux qui paieront le prix fort lorsque les violences s’arrêteront sont les citoyens israéliens arabes eux-mêmes. Pour justifier ses propos, elle prend pour exemple la première et la deuxième intifada qui ont couté très cher aux Arabes israéliens et aux Palestiniens.

Lucy Aharish s’insurge en déclarant : « nous n’apprenons pas de nos erreurs. »

La journaliste continue son analyse en expliquant que « même si le status quo avait été rompu, ce qui n’est en réalité pas le cas, est-ce que cela permet à une personne de tuer quelqu’un pour un lieu sacré, parce qu’un Juif a été prié dans la maison de Dieu ? »

En élevant la voix : « Je ne comprends pas. Pourquoi au nom de Dieu ? De quel Dieu parlent-ils ? Qui permet de tuer des gens innocents ? Quel genre de femme qui porte le voile et prie Dieu, prend un couteau et tente de poignarder des gens innocents ? Je ne comprends pas et je ne l’accepte pas. »

Dans ses propos, la journaliste arabe israélienne souligne le fait qu’à ses yeux il n’y a rien qui peut justifier de tels actes de terrorisme, même la rupture, inexistante, du status quo. Elle finit par conclure, toujours en colère, que le leadership arabe en Israël est médiocre et insuffisant. En abordant les politiciens israéliens arabes, elle dénonce :

« Ils savent comment manifester et aller au mont du temple, et crier, bien qu’ils ne croient même pas en Dieu, vous n’êtes même pas religieux, mais vous hurlez que ce lieu est à vous ! Mais de quel lieu parlez-vous ? C’est la maison de Dieu ? De votre Dieu ? Vous avez un titre de propriété dessus ? Mais de quoi parlent-ils ? ».

Enfin, elle dénonce qu’en agissant ainsi, les politiciens arabes incitent des milliers de jeunes gens à sortir dans la rue :
« ils détruisent l’avenir de ces jeunes gens avec leur propres mains.»

Lucy Aharish, faisait partie des personnes qui avaient l’honneur d’allumer une torche lors de la cérémonie officielle donnant le coup d’envoi des célébrations de 67e anniversaire du Jour de l’Indépendance d’Israël.

Aharish est une « journaliste musulmane pionnière, qui apporte un discours de tolérance et d’ouverture inter-confessionnelle à l’ordre du jour du public israélien », a écrit le Comité ministériel des symboles et des cérémonies, dirigé par l’ancienne ministre des Affaires culturelles Limor Livnat, expliquant le choix d’Aharish.

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