Ces soldats d’élite auront pour mission de «coordonner les troupes locales sur le terrain et les efforts de la coalition pour contrecarrer l’État Islamique».

Des soldats américains lors d'une intervention en Afghanistan en 2008.

C’est une inflexion dans la stratégie américaine contre les terroristes de Daech. Même si la Maison-Blanche assure que sa «stratégie en Syrie n’a pas changé», les États-Unis ont donné leur feu vert à l’envoi de troupes au sol dans le nord du pays. Jusqu’à présent, Washington avait refusé toute présence militaire sur le sol syrien afin de ne pas se laisser entraîner dans le conflit.

Pour la première fois, en quatre ans et demi d’un conflit qui a fait plus de 250.000 morts, Barack Obama a «autorisé le déploiement d’un petit effectif, moins de 50, de forces d’opérations spéciales américaines dans le nord de la Syrie», a confié vendredi un cadre de l’administration américaine.
Ce petit contingent de soldats d’élite aura pour mission de participer à l’effort de guerre contre le groupe terroriste État islamique, a précisé ce responsable américain. Ces forces spéciales «aideront à coordonner les troupes locales sur le terrain et les efforts de la coalition pour contrecarrer l’EI», a-t-il expliqué. «Ces forces n’ont pas de mission de combat», a insisté le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, lors de son point de presse vendredi.

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«Ces forces n’ont pas de mission de combat»

Officiellement, ces effectifs seront donc cantonnés à un rôle d’assistance et de conseil aux groupes armés rebelles syriens dits modérés, et ne seront donc pas directement impliquées dans des combats. Toutefois, ils seront «équipés pour se défendre». Car «il est indéniable que ces militaires prendront de réels risques», a précisé le porte-parole de Barack Obama.

Professor Obama? (Photo by Alex Wong/Getty)

Ces effectifs pourront-ils augmenter à l’avenir? La Maison-Blanche n’exclue pas cette éventualité:
«Je ne veux pas prédire l’avenir» a répondu le porte-parole. Combien de temps resteront-ils sur place?
Sur ce point encore, Josh Earnest est resté évasif:
«Je ne décrirais pas cette mission comme permanente»…

Par ailleurs, dans le cadre de l’effort de guerre, un responsable à Washington a confirmé que l’armée américaine allait déployer des avions d’attaque au sol A-10 et des chasseurs F-15 sur une base aérienne de la Turquie, voisine de la Syrie et membre de la coalition.

Ces décisions militaires interviennent alors que le secrétaire d’État américain, John Kerry, participait ce vendredi à Vienne, la capitale autrichienne, à des discussions multilatérales sur la guerre en Syrie avec les autres principaux acteurs diplomatiques du dossier. Mais aucune décision définitive sur l’avenir du régime de Bachar el Assad n’a été conclue.
Une nouvelle réunion est prévue dans deux semaines.

Depuis le déclenchement de la guerre civile syrienne en mars 2011, Barack Obama a longtemps refusé de s’impliquer militairement en Syrie. En septembre 2013, le président américain répétait qu’il «ne placerait pas de troupes américaines au sol en Syrie», provoquant à l’époque la colère de ses alliés, la France et des puissances du Golfe notamment, en renonçant au dernier moment à frapper militairement le régime de Bachar el Assad. Puis à l’été 2014, Washington a monté une coalition de 65 pays pour bombarder les positions de l’EI et d’autres groupes djihadistes en Syrie et en Irak voisin. Depuis plus d’un an, ces frappes sont quasi quotidiennes.

Bon comme un citron bien rond !

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