Un mois après son quatrième essai nucléaire, la Corée du Nord a procédé, dimanche 7 février, à un tir de fusée, suscitant de vives réactions. L’engin est parti dans la matinée du pas de tir de Sohae à Tongchang-ri, dans le nord-ouest du pays, avant de suivre une trajectoire vers le sud. Le premier étage serait tombé en mer Jaune, à l’ouest de la péninsule coréenne, et la coiffe de la fusée au sud-ouest de l’île sud-coréenne de Jeju.

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Séoul et Washington cherchent à évaluer la réussite du tir, présenté par Pyongyang comme un lancement de satellite mais considéré à l’étranger comme un test de missile balistique à longue portée. L’engin pourrait avoir une portée de 10 000 km.

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Les responsables sud-coréens et américains de la Défense ont décidé d’ouvrir des pourparlers officiels sur le déploiement dans la péninsule coréenne d’un système de défense antimissiles américain auquel Pékin est fermement opposé, a annoncé dimanche le ministère sud-coréen de la Défense.

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Réagissant à l’annonce du tir, les Etats-Unis ont dénoncé une « violation flagrante » des résolutions onusiennes, qui interdisent à la Corée du Nord de tirer des fusées. Ce lancement intervient alors que le Conseil de sécurité de l’ONU discute d’éventuelles nouvelles sanctions à imposer à Pyongyang pour son quatrième essai nucléaire, réalisé le 6 janvier. Les pourparlers n’avancent guère en raison notamment des réticences chinoises et russes.

Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité

Le tir intervient également alors que les traditionnelles manœuvres américano-sud-coréennes baptisées Foal Eagle, considérées comme une menace directe par Pyongyang, doivent commencer le 2 mars.

La Corée du Sud, en congés pour le Nouvel An lunaire qui tombe cette année le 8 février, a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, qui devrait se tenir dimanche matin, à New York. La présidente sud-coréenne Park Geun-hye veut des « sanctions fermes ». Elle a convoqué le Conseil de sécurité nationale qui réunit ses ministres de la défense, de l’unification et des affaires étrangères, ainsi que le responsable des services de renseignement.

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La Chine, traditionnel soutien de la Corée du Nord a exprimé dimanche ses regrets tout en appelant au calme et à la prudence pour ne pas prendre de mesures de nature à accroître les tensions dans la péninsule coréenne. « La Chine regrette que la Corée du Nord, en dépit de l’opposition généralisée de la communauté internationale, ait continué d’utiliser la technologie des missiles balistiques pour procéder à ce lancement », a dit la porte-parole Hua Chunying sur le site du ministère des Affaires étrangères.

« Un programme spatial pacifique »

Le premier ministre japonais Shinzo Abe a qualifié le tir de « totalement inacceptable ». L’engin a survolé une partie du petit archipel d’Okinawa, dans l’extrême sud nippon. Le Japon s’était préparé en déployant des plateformes antimissiles PAC-3 Patriot et des navires dotés du système d’armes Aegis.

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La République populaire et démocratique de Corée (RPDC) avait informé le 2 février l’Organisation maritime internationale (OIM, agence onusienne) de son projet de lancement d’un satellite d’observation de la Terre, appelé Kwangmyongsong (« étoile scintillante »). Pyongyang se défend de mener des essais de missiles et affirme mener un programme spatial pacifique. Le tir devait intervenir entre le 8 et le 25 février.

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Depuis cette annonce, la question était de savoir quand la RPDC procéderait au lancement. Certains l’attendaient pour le 16 février, jour anniversaire de Kim Jong-il (1941-2011), père de l’actuel dirigeant Kim Jong-un. Le 16 février est le « Jour du Kwangmyongsong ». Un tel tir pourrait être destiné à mobiliser lapopulation, toujours confrontée à des difficultés économiques.

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Selon les experts américains, le programme de développement de missiles nord-coréens date des années 60. Le premier missile développé localement aurait été le Hwasong-5, mis au point en 1984 à partir des modèles soviétiques Scud. Les techniciens de Pyongyang ont par la suite produit la série des Nodong, d’une portée maximum de 1 000 km, puis les Taepodong et Musudan, pouvant couvrir plusieurs milliers de km. Depuis 2006, ses essais nucléaires sont généralement associés à un lancement d’un engin à longue portée. Celui du 7 février est le sixième depuis 1998 pour de telles fusées.

Tir d’une fusée capable de mettre un satellite sur orbite.

Des images diffusées par la télévision nord-coréenne montrent le lancement d'une fusée à longue portée.

C’est une nouvelle provocation qui a suscité immédiatement des réactions de la communauté internationale. La Corée du Nord a testé dimanche 7 février une fusée de longue portée, officiellement pour lancer un satellite de communication. Mais de nombreux experts estiment qu’il s’agit d’un essai de missile balistique intercontinental – une violation flagrante des résolutions de l’Organisation des Nations unies interdisant à Pyongyang tout programme nucléaire ou balistique.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a demandé à Pyongyang de « cesser ses actions provocatrices ». Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira en urgence dimanche à partir de 11 heures (17 heures à Paris).

Un système de défense antimissiles en pourparlers

Pour Washington, il s’agit d’une action « déstabilisatrice, provocatrice ». Ce lancement est « absolument intolérable », a dit à la presse le chef de gouvernement japonais Shinzo Abe. La France a appelé à « une réaction rapide et sévère de la communauté internationale » après cette « provocation insensée ». LeRoyaume-Uni a également « condamné fermement » le test de Pyongyang.

La Corée du Sud et les Etats-Unis ont décidé d’ouvrir des pourparlers pour le déploiement d’un système de défense antimissiles américains sur la péninsule coréenne, le THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), auquel la Chine est fermement opposée.

En réaction à l’essai nord-coréen, Pékin a « exprimé ses regrets », tout en appelant « toutes les parties prenantes » à « répondre à cette situation avec calme ». La Russie a également condamné cet acte jugé « très dommageable pour la sécurité des pays de la région, en particulier et en premier lieu de la Corée du Nord elle-même ».

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