Après les bombardements de la coalition internationale, Daech aurait perdu «600 combattants ces trois dernières semaines en Syrie», selon John Kerry. Le secrétaire d’Etat américain a ajouté que le groupe islamiste avait également «perdu 3000 km2».

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 «La pression va s’intensifier», a-t-il ajouté lors d’une rencontre à Paris avec ses homologues français, allemand, britannique et italien.

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Dans cette même réunion, John Kerry a mis en garde le régime de Damas et ses alliés contre toute violation de leurs engagements dans la trêve. «Toutes les parties doivent respecter la cessation des hostilités, coopérer dans la livraison d’aide humanitaire, et respecter le processus de négociations visant à parvenir à une transition politique. Si le régime et ses alliés pensent qu’ils peuvent tester les limites (…) ils se trompent», a-t-il martelé.

 © AFP

Il a également dénoncé les propos tenus la veille par le ministre syrien des affaires étrangères Walid Moualem qui a refusé que le sort de Bachar al-Assad soit évoqué aux négociations de Genève, estimant que c’était une «ligne rouge». Ces déclarations montrent qu’il «essaie clairement de perturber le processus» de discussions, a jugé le secrétaire d’Etat américain.

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Le ministre des affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault a également regretté l’évocation de cette ligne rouge. «Nous avons assisté ces dernières heures à des provocations du ministre des Affaires étrangères syrien, ce qui est un mauvais signe et ne correspond pas à l’esprit du cessez-le-feu», a lancé le patron du Quai d’Orsay.

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Par ailleurs, dimanche en Irak, les combattants de Daech se seraient retirés de la localité de Routba, située dans la vaste province occidentale d’Al-Anbar, ont indiqué des autorités irakiennes. Si cela est confirmait, ce revers serait un cas rare de recul des djihadistes sans forte pression militairesuggérant peut-être une crise des effectifs au sein de Daech.

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Chronologie. Les étapes du conflit syrien

Le «Printemps arabe» arrive en Syrie.

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Début 2011

En décembre 2010, le peuple tunisien manifeste en masse contre son gouvernement, revendiquant plus de liberté. La vague révolutionnaire s’étend au monde arabe, jusqu’à la Syrie. En février 2011, les rassemblements se transforment en véritables révoltes en Tunisie et en Égypte. Mais en Syrie, le régime, marqué par une précédente révolte à laquelle a dû faire face dans les années 1980 le père de Bachar al-Assad, anticipe la rébellion. Il va très vite mettre en place une violente répression.

Le début de la guerre civile

Mars 2011

Dès le début des manifestions en Syrie, en mars 2011, le régime de Bachar al-Assad répond par les armes. Les arrestations, les passages à tabac et les coups de feu se multiplient. Côté insurgés, on commence à s’armer, notamment grâce aux soldats qui ont démissionné et ont rejoint les rebelles. La guerre civile qui éclate à ce stade est toujours d’actualité, cinq ans après.

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L’opposition s’organise

Juillet 2011

Pendant l’été 2011, la partie modérée de la rébellion se structure. Fin juillet, civils et déserteurs de l’armée d’al-Assad créent l’Armée syrienne libre (ASL) qui collabore dans le nord avec la communauté des Kurdes syriens (YPG). Elle est en première ligne dans les combats mais ne suffit pas à éviter la mort de nombreuses femmes et enfants. Côté politique, l’opposition s’organise depuis l’étranger, en Turquie. Le Conseil national syrien (CNS) est ainsi créé pour coordonner la lutte contre le régime. En novembre 2011, la France le reconnaîtra comme interlocuteur légitime. Les Etats-Unis feront de même en décembre.

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Massacres et premiers exils

Août 2011

Les combats sont si sanglants que nombre de Syriens prennent le chemin de l’exil. Ce sont les mêmes «migrants» qui arrivent aujourd’hui par vagues en Europe. Le 17 août 2011, al-Assad avait pourtant assuré à l’ONU que toutes les opérations contre les civils avaient pris fin. Mais ce même été, des dizaines de manifestants tombent sous les balles de l’armée, à Homs notamment. La Commission des droits de l’homme de l’ONU ouvre une enquête internationale. Ce qui n’empêchera pas d’autres massacres.

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Un terreau fertile pour les jihadistes

A partir de l’été 2011

L’opposition au régime de Damas est loin d’être homogène : les modérés de l’Armée syrienne libre (ASL) côtoient au départ les salafistes jihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaïda. Ces derniers ne font toutefois pas alliance face à l’ennemi commun. Les insurgés modérés vont même rapidement être dépassés par les extrémistes qui, contrairement à l’idéal démocratique de l’ASL, prônent une société reposant sur les lois de la charia. Depuis l’Irak, Daech commence également à avoir des vues sur le territoire syrien.

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Les alertes des ONG

Décembre 2011

Dès fin 2011, plusieurs instances internationales s’inquiètent des méthodes d’al-Assad. L’ONG Human Rights Watch publie notamment un rapport sur la répression et accuse nommément 74 responsables militaires d’avoir ordonné de tirer sur la foule lors de manifestations pacifiques. Des observateurs de la Ligue arabe arrivent en Syrie. Elle demande en vain l’envoi de casques bleus.

>> POUR ALLER PLUS LOIN. Le rapport Human Rights Watch 2015 sur la Syrie.

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Mort de plusieurs journalistes

Début 2012

En janvier 2012, le journaliste français de France 2Gilles Jacquier est tué à Homs. Paris ouvre une enquête pour homicide volontaire. Le régime et l’opposition s’accusent mutuellement. Sa mort est aujourd’hui encore un mystère. En février, deux autres journalistes, dont le photographe français Rémi Ochlik, sont tués. D’autres sont blessés, comme Edith Bouvier, qui demande de l’aide dans une vidéo publiée sur Internet. Elle rentrera saine et sauve le 2 mars.

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Damas accusé d’utiliser des armes chimiques

Août 2013

En août 2013, le régime veut reprendre la Ghouta, une banlieue de Damas tenue par l’ASL. Les affrontements font près de 1 500 morts. L’armée de Bachar al-Assad est alors accusée d’avoir utilisé des armes chimiques. Damas dément. Une intervention militaire est fortement envisagée par la coalition nationale syrienne. Des prélèvements permettront plus tard de certifier la présence de gaz sarin et gaz moutarde sur place.

>> POUR ALLER PLUS LOIN. L’utilisation d’armes chimiques devient «une routine».

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L’Occident se prépare à intervenir

Eté 2013

De Paris à Washington, plusieurs scénarios de riposte à l’utilisation d’armes chimiques contre les civils sont à l’étude. Une intervention militaire est même envisagée sans le consentement de l’ONU en raison d’un probable véto de l’allié jusqu’alors indéfectible de la Syrie, la Russie. La France notamment semble prête à agir après deux ans et demi de guerre et plus de 100 000 morts. En attendant, les camps de réfugiés syriens dans les pays voisins ne cesse de gonfler.

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La Syrie sommée de détruire ses armes chimiques

Septembre 2013

Alors que l’on parlait de riposte imminente, l’Europe, les Etats-Unis et la Russie s’entendent finalement sur une autre option. En septembre 2013, la première résolution du Conseil de sécurité de l’ONU depuis le début du conflit est adoptée pour contraindre le régime à détruire son arsenal chimique. La résolution prévoit la possibilité de prononcer des sanctions si le plan de désarmement n’est pas respecté mais il ne s’agit pas de sanctions automatiques. Des experts sont envoyés pour superviser les opérations.

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Daech, la nouvelle menace de la Syrie

Juin 2014

Les déstabilisations géopolitiques font un heureux. Depuis un an, l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL, acronyme arabe Daech et Isis en anglais) conquiert les territoires syriens acquis par les rebelles, en parallèle des jihadistes d’al-Nostra. Le régime de Damas tente d’arrêter leur progression et attaque sans distinction civils et jihadistes. Les insurgés doivent faire face à la fois à l’armée de Bachar al-Assad et à cette nouvelle menace sanglante. Toujours plus de Syriens fuient leur pays. Le 29 juin 2014, l’EIIL proclame son califat à cheval entre l’Irak et la Syrie sous le nom raccourci d’État islamique.

>> INTERACTIF. Daech continue de détruire la cité antique de Palmyre.

Soutenir Assad contre Daech ?

A partir de l’été 2014

Une question très complexe s’impose à l’Occident.Faut-il s’appuyer et soutenir l’armée de Bachar al-Assad pour empêcher la progression de Daech? Jusqu’aux récents attentats de Paris, et même après ceux de janvier 2015, la France optera pour le non, malgré les appels de Moscou à soutenir Damas. En attendant, en août 2014, les Etats-Unis et leurs alliés bombardent les positions de Daech en Irak puis étendent leurs frappes au nord-est de la Syrie en septembre.

ARCHIVE. Bachar al-Assad sur les Champs-Elysées, lors du défilé du 14 juillet 2008 

Victoire symbolique à Kobané

Février 2015

En février 2015, les frappes de la coalition anti-Daech aident les Kurdes (YPG), 4e force en présence en Syrie, et ceux d’Irak (peshmergas), à reprendre la ville de Kobané, frontalière de la Turquie. Au delà du symbole après quatre mois de combats violents, cette victoire est stratégique: les Kurdes ont reconquis une large partie des territoires alentours, passage clé des jihadistes, notamment étrangers, de la Turquie vers la Syrie.

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Enquête pour crime contre l’humanité

Septembre 2015

Le parquet de Paris annonce l’ouverture d’une enquête pénale pour crimes contre l’humanité à l’encontre de Bachar al-Assad. L’investigation s’appuie notamment sur un dossier contenant environ 50 000 photos d’au moins 11 000 personnes mortes dans les prisons syriennes.

>> POUR ALLER PLUS LOIN. Le parquet de Paris ouvre une enquête contre al-Assad.

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Intensification des frappes occidentales

Après les attentats de Paris…

Quelques jours après les attentats du 13 novembre, le président François Hollande hésite encore à s’appuyer sur Assad pour combattre Daech. La France intensifie ses frappes et déploie son porte-avions Charles-de-Gaulle au large de la Syrie. Le chef de l’Etat se rend également aux Etats-Unis pour s’assurer du soutien de Barack Obama. Il le répète : le président syrien «ne peut être la solution».

Washington, le 24 novembre. François Hollande et Barack Obama font bloc face à la Syrie. (Photo AFP / Yuri Gripas.)

Hollande et Poutine trouvent un accord…

Novembre 2015

Le président français et son homologue russe, Vladimir Poutine, arrivent à un accord à Moscou, en le limitant strictement à la lutte contre le terrorisme. La Russie est censée «s’abstenir de viser» l’opposition modérée. Mais Poutine insiste également sur le fait que «l’armée de Bachar al-Assad est une alliée».

>> POUR ALLER PLUS LOIN. Hollande et Poutine trouvent un accord mais…

Moscou (Russie), 25 novembre. Le président russe Vladimir Poutine reçoit son homologue français au Kremlin. (AFP/ Alexander Zemlianichenko.)

Hollande demande l’arrêt des bombardements russes

Février 2016

«Nous devons faire en sorte que Bachar al-Assad quitte le pouvoir. En ce moment, aidé par les Russes, il agit et massacre une partie de son peuple, même s’il agit contre un certain nombre de terroristes», lance le président français lors d’une intervention télévisée le 11 février. Et de demander la fin des bombardements russes. Le 15 février, l’ONU révèle que près de 50 civils, dont des enfants dans des hôpitaux, ont été tués par des tirs de missiles à Idleb et Alep. Des frappes attribuées à la Russie par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Le Kremlin dément. L’armée de Poutine se targue en revanche d’avoir frappé en Syrie 1.593 cibles «terroristes» au cours des six derniers jours.

>> POUR ALLER PLUS LOIN. Hollande demande l’arrêt des bombardements russes.

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Négociations à Genève

14 mars 2016

Cinq ans après le début de la guerre civile, une nouvelle série de discussions destinées à mettre fin au conflit en Syrie se déroulera à Genève du 14 au 24 mars, sous l’égide de l’ONU. Selon l’envoyé special des Nations Unies, Staffan de Mistura, l’accent sera mis sur «la formation d’un nouveau gouvernement, la rédaction d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections parlementaires et présidentielle dans un délai de 18 mois».

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  • La situation en Syrie

    Syrie : qui soutient qui ?

    Chronologie. Les étapes du conflit syrien

    En Syrie, des pépinières de kamikazes

    Syrie : Daech continue de détruire la cité antique de Palmyre

    L’armée d’Assad gagne du terrain sur les jihadistes de Daech

    «A Homs, c’est pire qu’à Bagdad pendant la guerre », témoigne un chirurgien

    Selon l’ambassadeur de Russie en France, «avec ou sans Assad, ce régime va tenir»

    En mars 2014, le terrible bilan de trois ans de guerre

    Les clés du désastre syrien (février 2012)

  • Les interventions militaires sur le terrain
  • La France dans le conflit
  • Le monde face à la crise syrienne
  • Les visages de Daech

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