Syrie : les deux plus grands hôpitaux des quartiers rebelles d’Alep frappés par des bombardements.

Des civils syriens après un bombardement dans un quartier rebelle de la ville d'Alep (Syrie), le 27 septembre 2016.

Le déluge de feu sur Alep se poursuit. Les deux plus grands hôpitaux situés dans les quartiers rebelles da la ville syrienne ont été touchés par des bombardements, indique, mercredi 28 septembre, l’ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS), basée aux Etats-Unis.

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Au moins deux personnes tuées, trois blessées.

« L’attaque est survenue à 4 heures du matin. Un avion militaire les a visés directement », a affirmé Adham Sahloul, responsable de l’ONG SAMS. Sur Twitter, l’ONG suisse de l’Union des organisations de secours et soins médicaux indique que les bombardements ont tué 2 personnes et blessé trois autres.

Dans l’un des deux hôpitaux, un générateur a été complètement détruit. Trois employés ont été blessés dans le deuxième, dont le chauffeur d’une ambulance, une infirmière et un comptable, d’après lui. « Il ne reste plus (à Alep-Est) que six hôpitaux encore en activité, maintenant que ces deux établissements sont hors service », a-t-il précisé.

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Les quartiers d’Alep assiégés par les forces pro-gouvernementales syriennes ont été lourdement bombardés depuis la fin de la trêve, la semaine dernière. Plus de 250 000 habitants y vivraient toujours, selon une estimation relayée par l’ONU.

Alep est le théâtre d’une bataille acharnée entre le régime syrien et les rebelles depuis 2012, comme le détaille Géopolis (sur la carte les forces rebelles sont en vert et les loyalistes en rouge).

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l’armée syrienne a lancé une offensive terrestre à Alep.

Depuis la fin de la trêve, le gouvernement syrien et son allié russe pilonnent la ville d’Alep en Syrie.

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Les bombardements sont incessants à Alep en Syrie. Et après l’intense campagne aérienne, voilà l’offensive terrestre. Les forces syriennes, épaulées par des milices iraniennes, irakiennes et du Hezbollah, viennent de lancer une violente attaque au sol, dans le secteur est d’Alep, détenu par la rébellion.

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Une ville ravagée.

Selon le gouvernement, un quartier en plein cœur de la ville aurait été repris. Hier, lundi 26 septembre, les aviations russes et syriennes avaient multiplié les raids sur les zones d’Alep, semant la mort parmi les civils. Environ 250 000 habitants sont piégés dans ces zones, cernés par les forces syriennes. Une relance des hostilités qui intervient huit jours après l’échec de la trêve, négociée par les Russes et Américains. Alep est désormais une ville ravagée que le pouvoir veut reprendre à tout prix.

Une famille syrienne quitte un quartier qui vient d'être bombardé, à Alep, ce 23 septembre.

Syrie : offensive finale à Alep ?

En Syrie, les troupes armées syriennes et les milices du régime ont commencé à investir plusieurs quartiers d’Alep. Les combats ont été intenses ce mardi 27 septembre.

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Après les bombardements aériens, l’armée de Bachar al-Assad a lancé ce mardi après-midi une attaque au sol à Alep. Selon le gouvernement, un quartier situé au coeur de la ville aurait été repris. C’est pour reconquérir l’ensemble de la 2e ville de Syrie que l’armée mène depuis jeudi dernier une offensive sans précédent sur les quartiers rebelles, semant la mort au quotidien.

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La communauté internationale impuissante

Ce mardi, dans les décombres d’un immeuble, des sauveteurs sont parvenus à extraire le corps sans vie d’une fillette de cinq ans sous les yeux de son père. Environ 250 000 habitants sont piégés dans ces zones, cernés par les forces syriennes. Les pays occidentaux ont continué en vain à dénoncer l’offensive du régime syrien et de son allié russe. À Alep, les combats sévissent depuis quatre ans.

A Alep, en Syrie, après des bombardements ce 23 septembre.

La bataille d’Alep: les cartes pour comprendre les enjeux.

Depuis juillet 2012, Alep est le théâtre de la plus importante bataille entre les troupes du régime et la coalition des rebelles islamistes et modérés. Isolés à l’est de la cité par l’armée syrienne, ceux-ci ont réussi une percée inespérée le 6 août 2016. Retour en cartes sur quatre années de combats urbains.

Carte rebelles syriens

Des combattants rebelles de Jaïch-al-Fatah lors de la percée de l’école d’artillerie au sud d’Alep le 6 août 2016. © AHMED MUHAMMED ALI / ANADOLU AGENCY

De manière inespérée, les rebelles ont réussi à briser le blocus qui étranglait le centre de la capitale économiquedu pays. Ce qui a permis de rétablir l’équilibre entre les deux camps. L’acheminement d’importants renforts laissent entrevoir une intense reprise des combats.

Cet équilibre avait été rompu le 7 juillet, lors de la prise, par l’armée syrienne, de la «route de la mort», surnom donné à la route du Castello, au nord-ouest d’Alep. C’est par cet axe stratégique qu’arrivent de l’extérieur approvisionnement et renforts pour les rebelles combattant à l’est de la ville.

Les forces rebelles, véritable mosaïque de mouvements confessionnels et modérés, ont uni leurs forces – près de 6 000 hommes – durant les six premiers jours d’août 2016 pour mener l’assaut sur deux fronts au sud: à la fois à l’extérieur de la ville en prenant l’école d’artillerie et de Ramoussah (voir cartes ci-dessous), mais aussi depuis les quartiers assiégés du sud, tel Sukkari.

Des combattants rebelles se rassemblent dans école d'artillerie

Des combattants rebelles se rassemblent dans l’école d’artillerie nouvellement prise, le 6 août 2016. © Ammar Abdullah / Reuters

 

Les méthodes de combat et l’acharnement des djihadistes du Front Fattah Al-Cham (ex-Front Al-Nosra) ont joué un rôle majeur dans l’ouverture de la brêche du 6 août. Fin juillet, le mouvement a changé son nom et souhaite à présent prendre ses distances avec Al-Qaïda. Interrogé par le Monde, le chef de la Coalition nationale syrienne (opposition politique syrienne en exil) fait à présent le pari d’une «normalisation» de ces alliés radicaux.

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Un corridor très fragile.

L’équilibre entre les deux camps reste extrêmement fragile. Le couloir (2 km de long, 900 m de large) ouvert par la rébellion ne semble pas permettre un approvisionnement normal des quartiers est d’Alep. Dans le même temps, la zone est aussi la cible d’intenses raids aériens et de tirs d’artillerie. Elle peut donc être reconquise à tout moment.

Les habitants d'Alep pour acheter vivres au marché noir.

Le 11 août 2016, les habitants d’Alep profitent de l’ouverture du blocus pour acheter des vivres au marché noir. © Abdalrhman Ismail / Reuters

Le général russe Sergueï Koudkoï, allié de Bachar Al-Assad a appelé les rebelles qui souhaitent rendre les armes à emprunter l’un des «sept corridors humanitaires» mis en place par le régime de Damas et les troupes russes. Peu de civils ont fui la zone est, ce que Moscou et Damas interprètent comme une prise en otages des habitants de ces quartiers par les «terroristes».

Cette bataille aux fronts volatils est un calvaire pour les populations civiles. Environ 250 000 personnes vivent encore dans les quartiers est assiégés, contre 1,2 million dans le centre, côté loyaliste. Victimes des bombardements venus des deux camps, ces habitants sont aussi au premier rang des blocus que chaque camp souhaite imposer à l’autre. Après trois semaines de blocus et de montée des prix, le marché d’Alep a pu rouvrir et retrouver son animation. Une bouffée d’oxygène pour les civils.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, près de 290 000 personnes ont trouvé la mort selon l’AFP. Le président turc Recep Tayyip Erdogan parle, lui, de plus de 600 000 victimes.

Le 6 août 2016Le 6 août 2016.  Des rebelles syriens célèbrent  la fin du siège d’Alep dans les rues de la ville.

Hôpitaux bombardés à Alep : l’ONU dénonce des « crimes de guerre »

Appuyée par son allié russe, l’armée syrienne a neutralisé les deux principaux hôpitaux des secteurs rebelles, aggravant une situation humanitaire déjà dramatique. Washington menace de geler sa coopération.

La trêve est déjà un lointain souvenir. Depuis que l’armée syrienne a annoncé, jeudi 22 septembre, une offensive majeure en vue de reprendre définitivement les quartiers rebelles d’Alep, le feu pleut de nouveau sur l’est de l’ex-capitale économique. Point d’orgue de ces nouvelles attaques, les bombardements délibérés, mercredi avant le lever du jour, des deux principaux hôpitaux de la zone rebelle.

Frappés entre 3h30 et 5h, l’un par un raid, l’autre par des tirs d’artillerie, les deux établissements ont été contraints de suspendre leurs activités. Selon l’ONG SAMS, basée aux Etats-Unis, il ne reste que six hôpitaux encore en service dans les quartiers est. Car l’objectif est bien d’annihiler toute infrastructure encore en service, dans des quartiers assiégés qui manquent déjà de tout et vivent sous les bombes, et, comme l’explique à l’AFP Diana Semaan d’Amnesty International, de contraindre leurs 250.000 habitants à fuir vers les zones gouvernementales :

« Le seul objectif de ces attaques contre les hôpitaux est d’accroître les souffrances des civils ».

Mais la majorité des habitants en zone rebelle craignent d’être arrêtés s’ils passent à Alep-ouest. « Les gens blessés et malades qui se trouvent dans un état grave doivent être évacués d’Alep-est », plaide MSF. « Pour le moment, ils sont piégés et peuvent mourir ». Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 165 personnes, en très grande majorité des civils, ont été tuées dans les quartiers rebelles en 6 jours. L’organisation « Violations Documentation Center in Syria » recense elle 377 morts dont… 369 civils.

Mohammad, loueur de voitures de 37 ans qui réside dans le quartier al-Chaar, a déclaré à l’AFP :

« Nous ne savons pas ce qui nous attend les prochains jours. Je crains que nous restions assiégés et que le régime avance encore vers les quartiers résidentiels. Il nous tuera tous avec des balles, pas avec les bombardements. Il n’y a pas moyen de fuir. Tous les quartiers sont visés. »

 

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