Le 28 septembre dernier, je disais pourquoi Trump avait, d’après moi, d’excellentes chances de remporter l’élection présidentielle aux États-Unis, le 8 novembre. J’y crois toujours et voici pourquoi.

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  1. Un récent sondage très détaillé de Fox (6 octobre) montre que 70 % de ceux qui appuient Trump, l’appuient fortement, tandis que ce chiffre tombe à 57 % pour Hillary Clinton. C’est un signe que ceux qui disent qu’ils vont voter pour Hillary sont sans enthousiasme et risquent même de rester chez eux le jour du vote.
  2. Le camp démocrate s’acharne sur Trump et ses soi-disant écarts de conduite avec des femmes, car il veut désespérément marquer des points auprès de l’électorat féminin qui constitue 50 % des électeurs. Mais si les femmes sont réellement acquises d’avance à Hillary, à quoi rime cette campagne de dénigrement ? Là aussi, le sondage de Fox est très instructif. Concernant les électeurs inscrits (Registered Voters) à la question « si l’élection présidentielle avait lieu aujourd’hui, comment voteriez-vous ? » Les résultats étaient comme suit :
    Hommes Femmes Blancs Non blancs Hommes blancs Femmes blanches
    Clinton 36% 47%  32% 67% 26% 37%
    Trump 43% 37% 49% 16% 53% 46%

    On voit qu’Hillary est 10 points en avance avec les femmes en général, mais 9 points derrière Trump avec les femmes blanches. Tandis que Trump a 7 points d’avance avec les hommes, 17 % d’avance avec les Blancs en général et 27 points d’avance avec les hommes blancs. Ce sont surtout les Non-Blancs des deux sexes (c’est à dire les Noirs, les Latinos et les Asiatiques) qui appuient Hillary.

  3. Ajouté à cela, début octobre 2016, 66 % des électeurs inscrits (des deux sexes) pensent qu’Hillary n’est ni honnête ni digne de confiance alors qu’ils étaient 46 % à penser cela en février 2006 !A contrario, en dépit du peu de confiance qu’ils disent accorder à Trump en général (61 % pensent qu’il n’est ni honnête ni digne de confiance), 48 % font davantage confiance à Trump sur la question du terrorisme et de la sécurité nationale (contre 47 % pour Hillary) ; 50 % pour Trump sur l’économie (contre 45 % pour Hillary) ; 49 % pour gérer l’argent de leurs impôts (contre 44 % pour Hillary) ; et 52 % pour détruire des groupes terroristes comme l’État islamique (contre 41 % pour Hillary).C’est précisément sur ces trois derniers points que Trump a insisté et le sondage Fox montre que près de la moitié des répondants le trouve plus crédible qu’Hillary sur ces sujets.
  4. À la question Hillary Clinton aime traiter Donald Trump d’escroc (« fraud ») — pensez-vous qu’il s’agisse d’une caractérisation exacte de Trump, ou pas ? : 51 % pensent que non. Lorsqu’on leur demande à l’inverse s’il sont d’accord quand Donald Trump coiffe Hillary Clinton du surnom de « crooked Hillary » (Hillary la frauduleuse) — pensez — vous que cette caractérisation de Clinton est exacte ou non? 52 % des répondants lui donnent raison !
  5. Le déluge d’accusations récentes sur de soi-disant attouchements sur des femmes qui sortent soudainement de l’anonymat pour accuser Trump devrait servir à garder ou à récupérer les femmes, car les médias de masse ont beau vouloir créer l’illusion qu’Hillary est de loin la gagnante, les chiffres montrent que son avance demeure faible. (Un article publié dans le New York Post fait état de l’intervention d’un Britannique qui se dit témoin de l’accusatrice que le NYT a présentée en vidéo, Mme Leeds, et qu’elle ment effrontément. Ce serait elle qui faisait des avances à Trump dans l’avion !)

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Ce qui est surprenant, c’est le fait qu’Hillary soit encore même faiblement en avance dans la plupart des sondages (sauf LA Times et Rasmussen), en dépit du scandale des e-mails, de ses nombreux mensonges sur Benghazi, sur sa santé, sur ses conférences à Wall Street somptueusement rémunérées, etc.

Évidemment, le battage publicitaire anti-Trump dans les médias qui passe pour de l’« information » sert à occulter les affaires embarrassantes pour Hillary.

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Le New York Times a renoncé à son intégrité pour enfoncer Donald Trump.

Apparemment, il n’y a rien de ce qui va mal en Amérique qu’on ne puisse imputer à Donald Trump.

À lui seul, il détruit le Parti républicain, il bousille les débats présidentiels et il gâche la réputation des vantardises de vestiaire.

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Et — alerte à la nouvelle ! – Trump est même en train de changer le journalisme.

Certaines de ces accusations sont peut-être vraies, mais celle qui impute à Trump l’évolution du journalisme est manifestement fausse.

D’autant plus parce qu’elle émane de l’éditeur du New York Times, qui se trouve être le vrai coupable, Dean Baquet, le patron de la « Grey Lady » depuis deux ans, lequel a récemment affirmé que la campagne de Trump avait amené le journal à couvrir la politique d’une nouvelle façon.

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« Je pense qu’il a remis en question notre langage » a dit Baquet lors d’une interview. « Il a réellement changé le journalisme ».

Cette idée est présentée par lui comme un concept digne d’une longue réflexion philosophique au sujet d’un nouveau paradigme que les gauchistes viennent de découvrir.

En fait, ce n’est qu’un nouvel exemple qui démontre que le Times a tout faux. Trump n’a pas changé le Times — c’est Baquet qui l’a fait.

C’est lui qui a autorisé les journalistes à abandonner l’éthique du journal en ce qui a trait à la couverture de la candidature de Trump et d’exprimer leurs opinions politiques personnelles.

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Comme le dit Baquet lors de son entretien avec Ken Doctor (du site Nieman Journalism Lab), la lutte pour l’objectivité est terminée. « Je pense que Trump a mis fin à cette lutte », se vante-t-il. « Je pense que nous disons maintenant les choses. Nous vérifions ce qu’il dit. Nous affirmons plus puissamment que ce qu’il dit est faux. »

La vérification des faits n’est pas forcément neutre et elle a le don de se transformer rapidement en opinion lorsqu’il n’y a pas de contrainte ou de norme de neutralité.

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Quel est le résultat de toutes ces belles « vérifications des faits » ? Des attaques quotidiennes du journal contre Trump qui avantagent Hillary Clinton.

Ce sont des opinions, toutes uniformément anti-Trump, qui suintent maintenant par tous les pores du New York Times. Avec des titres à la une pour des articles de « nouvelles » qui sont impossibles à distinguer des dénonciations quotidiennes en éditorial et dans les pages d’opinion.

Ce n’est pas une simple continuation de l’ancien parti pris gauchiste qui a infecté le Times, le Washington Post et les réseaux de diffusion depuis des années. Il s’agit plutôt d’une souche maligne de conformité qui s’est dépouillée de toute prétention à l’objectivité en faveur d’une partisanerie virulente.

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Le signe que le Times a abandonné sa traditionnelle « séparation de l’Église et de l’État » entre articles et opinions est arrivé avec le texte d’un reporter chargé des médias, il y a de cela deux mois. Dans cet article paru en août, Jim Rutenberg a déclaré que la plupart des journalistes voient Trump « comme un candidat anormal et potentiellement dangereux ». Ils en ont conclu qu’ils se devaient d’être « fidèle aux faits d’une manière qui leur permettra d’être jugés favorablement par l’histoire ».

Baquet, lors de l’interview, a cité l’article de Rutenberg, en disant qu’il a exprimé exactement sa pensée. Il a également dit qu’il a commencé « dans cette voie » il y a quelques années, lors du conflit sur les armes de destruction massive en Irak, et il a précisé qu’il croyait alors que le président George W. Bush et le secrétaire d’État Colin Powell avaient menti pour convaincre les Américains de faire la guerre.

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La façon dont le journal traite Trump, dit-il, est un résultat logique :

« Je pense qu’il nous a donné du courage. Trump (…) nous a forcés, parce qu’il le fait si souvent, à être à l’aise pour le dire quand nous pensons que quelque chose est faux ».

Baquet a offert un autre exemple de ce qui l’a amené à ce point de vue. Il a accusé les républicains d’avoir menti (lors de la campagne électorale de 2004 contre John Kerry) alors qu’ils reprenaient le point de vue des Swift-boats Veterans for Truth (NDT : Les SBVT ont fait campagne contre le candidat démocrate John Kerry, l’accusant d’être « inapte à servir » en tant que président à cause de ses prétentions exagérées au sujet de son service au Vietnam, et de sa déformation délibérée de la nature et de l’efficacité des opérations de bateaux rapides [les « Swift boats »].

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Ce n’est pas un hasard si ces allégations concernent toujours des républicains malhonnêtes et n’impliquent jamais des démocrates menteurs.

Il n’y a rien de mieux pour expliquer la raison pour laquelle le Times n’examine pas avec la même attention que pour Trump les allégations qui concernent Clinton.

Plus de 60 pour cent des électeurs la considèrent comme fondamentalement malhonnête, mais pour Baquet, il n’y a que les républicains qui mentent.

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Autrement dit, son parti pris politique est un obstacle à un journalisme impartial.

Et une fois que les normes se sont évaporées, elles ne reviennent jamais. Ce qui signifie que tous ceux qui voudront travailler au Times seront confrontés à un test politique décisif.

La défense que fait Baquet de la couverture biaisée de son journal se retrouve dans la série d’emails du président de la campagne de Clinton, John Podesta, révélée par WikiLeaks.

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Les journalistes et les chroniqueurs du Times y montrent à plusieurs reprises leur partisanerie.

  • Le correspondant du NYT à Washington John Harwood, envoie à Podesta son accord privé concernant les apparitions en public d’Hillary Clinton, comme s’il faisait partie de l’équipe.
  • Le chroniqueur Nicholas Kristof, avant une entrevue avec Bill Clinton, envoie ses questions par emails, ce qui permet à l’équipe de Podesta de les faire circuler auprès du personnel de manière à mettre au point les réponses de Clinton.
  • Un journaliste de Washington donne à Hillary Clinton un pouvoir de veto sur les citations qu’il peut utiliser à partir d’une entrevue.
  • Un autre journaliste est salué comme quelqu’un qui n’a « jamais déçu » dans la publication de nouvelles que l’équipe de campagne d’Hillary voulait faire mousser pour consommation publique.

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En tant qu’éditeur, Baquet devrait être outré que son personnel ait secrètement compromis l’intégrité du journal.

Mais en tant qu’éditeur qui a éliminé les normes éthiques du New York Times, il a obtenu le journal biaisé qu’il voulait.

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